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lundi 1 novembre 2021

Danny George Wilson - Another Place [Loose Music]

D
ans le film de Cameron Crowe 'Jerry Maguire', alors que Tom Cruise est en train de déclarer sa flamme à la femme qu'il aime et qu'il essaie de reconquérir, Renée Zellweger le coupe, amoureuse et séduite, et à cette réplique devenue célèbre : « You had me at "Hello" ».

Hé bien pour 'Another Place', Danny George Wilson had me at "Lost Future". En quinze secondes, l'affaire était pliée, entendue. Il a suffi de quelques notes, de cette guitare qui vibre et qui a ce je ne sais quoi de Heroes de David Bowie, pour que j'embarque dans ce bien beau voyage de 40 minutes tout pile, bras dessus bras dessous avec cet anglais à la carrière longue de vingt ans avec les groupes Grand Drive, Bennett Wilson Poole et Danny & The Champions Of The World.

Pour autant, il n'est nullement question des groupes sus-mentionnés. Car 'Another Place' est un album solo de Danny George Wilson - le second de sa carrière et le premier depuis seize ans. Mais avant tout une révélation. Celle d'un sacré songwriter (le mot anglais est très approprié ici) et à la voix belle et stupéfiante. Un timbre et un chant où l'on jurerait entendre Bob Dylan (Heaven For Hiding), Jonathan Donahue de Mercury Rev (I Wanna Tell You) et surtout le regretté Vic Chesnutt - dont l'ombre plane quasiment tout du long.

Naviguant dans un univers pop où divers effets sur la voix l'empêchent d'être lisse et gentillet, où country et folk ne s'en laissent jamais compter, où les mélodies volettent au bras tantôt de guitares électriques nerveuses et de pedal steel chatoyantes, tantôt de guitares acoustiques et délicates, où violoncelle, bruits en tous genres et tout ce qui se rattache de près ou de loin à un piano (piano, piano et clavecin électrique, orgue, mellotron et autre celesta, excusez du peu) sont de la partie, 'Another Place' est un vrai beau voyage qui respire une classe toute anglaise et aux textes à la mélancolie comme sereine.

Sorti chez les toujours délicieux Loose Music - label précieux dont on oublie trop souvent (et moi le premier) de célébrer les sorties -, aidé dans son œuvre par, entre autres, l'australienne Emma Swift (avec qui Danny George Wilson reprend en duo I Would Be in Love (Anyway) de Frank Sinatra), Gerard Love de Teenage Fanclub et Jeff Tweedy de Wilco (tous deux sur We've Got a Lot to Learn), 'Another Place' est le genre de disque franchement impeccable, aux mélodies soignées, dont les écoutes confirment chaque fois un peu plus la beauté. Et qui donc s'ouvre merveilleusement bien. (Sortie : 15 octobre 2021)


Plus :
'Another Place' de Danny George Wilson est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Another Place' de Danny George Wilson est à l'achat sur sa page bandcamp
'Another Place' de Danny George Wilson est notamment en écoute sur Deezer et Spotify

Trois chansons de 'Another Place' de Danny George Wilson en écoute. A tout seigneur tout honneur, débutons par Lost Future, qui ouvre donc parfaitement l'album (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Right Place, qu'on jurerait chantée par Vic Chesnutt. Et enfin le poppy Heaven for Hiding :

Trois clips de 'Another Place' de Danny George Wilson : We've Got a Lot to Learn (la chanson où viennent dire bonjour Gerry Love et Jeff Tweedy), Heaven For Hiding et I Wanna Tell You et ses faux-airs de Mercury Rev :

 

samedi 5 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (20-01)



Après le Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition », après le Top 50 « Chansons » (en écoute ici) et après la partie partie du top albums avec les disques classés de la 40ème à la 21ème place, finissons ce récapitulatif/bilan de l'année 2018 avec les 20 disques qui auront marqué mon année musicale.

Mais avant de se plonger dedans, prenons du temps pour avoir voir ce qu'il se dit du côté des blogs et autres sites amis (ou non) :
Vingt albums donc pour finir l'année. Une excellente année d'ailleurs, rock au possible (qui a dit qu'il était mort ? Parce qu'il avait tort, disons le clairement), particulière car ça doit faire bien longtemps qu'un de mes tops albums ne comporte pas un album de chez Domino.

Une année marquée surtout donc par un album dingue (qui aurait mérité de faire les unes de magazine et qui il y a quelques années auraient enfanté une génération de futurs musiciens), le disque d'un australien qui vit à Berlin auteur d'un album sidérant de beauté, de retrouvailles avec un groupe perdu de vue depuis 15 ans, de l'épitaphe d'un groupe français, brillant comme bruyant, d'un groupe mythique qui se réinvente sans cesse  et autres folk éthérée canadienne. Entre autres, et beaucoup de choses.


Évidemment, lire c'est bien, écouter c'est mieux. Donc au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (un Spotify, un Deezer) proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s) et à très vite dans ces pages !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (40-21)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

20. Dakota Suite, Dag Rosenqvist and Emanuele Errante - What Matters Most [Karaoke Kalk]
De mémoire, la dernière fois que j’ai écouté Dakota Suite ce devait être pour leur 'This River Only Brings Poison' de 2002. Sachez donc que 16 ans plus, au-delà de la surprise de les savoir toujours actifs, leur musique, entre ambiant-pop et drone, est toujours aussi belle et évocatrice. Et rappelle énormément Jesse Poe, l'homme derrière ce fabuleux groupe qu'était Tanakh.


19. Adrian T. Bell - The Navigator [-]
Découvert par le biais de « J’écoute une K7 de la vedette » (dont j’avais parlé ici), ce disque d’un musicien anglais parti vivre à Prague - et accessoirement leader du groupe The Prostitutes - m’aura saisi immédiatement, quand bien même sa production m’a plutôt dérouté. Mais il a pour lui une voix, des mélodies captivantes et de vraies bonnes chansons. Et quand il marie son timbre à une voix féminine (voir ici), ce sont les images de certains des plus beaux duos de l’histoire qui ressurgissent. Pas mal pour un disque aussi confidentiel.


18. The Limiñanas - Shadow People [Because Music]
Après un 'Malamore' décevant, les Limiñanas retrouvent hargne, fougue et une production tout sauf lisse et qui leur va bien - mieux - au teint. Sur ce disque, on trouve plein de superbes chansons, d’invités de marque apportant tous leurs pierres à l’édifice et un tube vénéneux et presque drogué (écouter ici). Plus que jamais, leur psychédélisme sixties (d'aucuns diront yé-yé) est imparable.


17. Soft Kill - Savior [Profound Lore]
Album marqué par le décès prématuré du fils du leader du groupe, il s’en dégage une atmosphère assez mélancolique. Pour autant si l’on est en plein post-punk, shoegaze et tout ce qui peut s’y accrocher, il ressort de ce disque un côté lumineux. Mélancolique certes mais lumineux.


16. Dominique A - La Fragilité [Cinq7]
Grosse année pour Dominique A qui aura sorti deux albums, un « électrique », l’autre plus « acoustique ». Et c’est le second qui nous intéresse, le premier étant un peu décevant. Mais ce 'La Fragilité' rattrape le tout, avec une simplicité et une beauté fascinante. Monsieur Ané à son meilleur.


15. Marissa Nadler - For My Crimes [Bella Union / Sacred Bones]
Huitième album pour la formidable Marissa Nadler. Un disque à la très belle pochette et à la beauté renversante, comme à chaque fois. Mélancolique, blues-folk (ce Blue Vapor !), il confirme que l’américaine est l'incarnation musicale de la beauté.


14. The Innocence Mission - Sun on the Square [Bella Union]
Malgré ses trente années d'activité, et contrairement à pas mal de leurs contemporains, on dirait que les nouveaux disques de The Innocence Mission sont encore plus beaux que les précédents. La preuve avec ce 'Sun on the Square' qui reprend les mêmes recettes, mais en mieux. Toujours la voix de Karen Peris, toujours ces compositions au charme incroyable, toujours ces arrangements soyeux et soignés, toujours ces textes aussi tristes que plein d’espoirs.


13. The Beths - Future Me Hates Me [Carpark Records]
Sans conteste la découverte power-pop de l’année. Un disque pied au plancher de la part de ces néo-zélandais qui tombent l’album le plus efficace de 2018, où derrière l’énergie et les mélodies se cachent parfois des histoires pas si ensoleillées.


12. Iceage - Beyondless [Matador]
Album de rock absolument terrible, 'Beyondless' est d’une justesse et d'une efficacité quasi sans égal cette année : proto-punk, punk-soul, rempli de mélodies marquantes (écouter ici), fortes et évidentes et portées par un chant toujours aussi impressionnant. Le tout sans jamais aucune compromission. On l'oublie souvent, mais Iceage est décidément un des groupes majeurs de la décennie en cours.


11. IDLES - Joy as an Act of Resistance. [Partisan Records]
LA confirmation de l’année, après le très prometteur 'Brutalism'. Que ce soit sur disque ou sur scène, le quintet de Bristol aura plus qu’animé cette année musicale - que ce soit sur disque ou sur scène. Et aura prouvé (avec d’autres) que le rock, dans son assertion la plus large évidemment, est décidément une bien vilaine bête qui ne veut vraiment pas mourir.


10. Thousand - Le Tunnel Végétal [Talitres]
Alors que j'étais totalement passé à côté du premier album de Stéphane Milochevitch, aka Thousand, rattrapage complet avec 'Le Tunnel Végétal', disque de chanson française comme on en fait plus (ou peu). Pop pleine de spleen, parlé plus que chanté, aux textes riches et foisonnants, ce disque s’il évoque aussi Bashung, Murat que La Blanche, est avant tout un disque vraiment unique.


09. The Dead Mantra - Saudade Forever [Cranes Records]
Fin de partie pour les manceaux de Dead Mantra. Mais quelle épitaphe. Un album aussi brillant que bruyant, avec des sonorités maltraités, un shoegaze concassé, une noirceur à tous les étages, pour un résultat puissant, puissant et encore puissant. Incroyable de bout en bout. C'est quand même rageant de tomber fou d'un groupe qui met la clé sous la porte.


08. Fog Lake - Captain [Stack Your Roster]
Découvert grâce à Ninie, derrière Fog Lake, il y a Aaron Powell, canadien de talent (parfois entouré) qui aime la folk éthérée, placer sa voix comme en deuxième rideau et dérouler des chansons poignantes qui rappellent We Are Catchers. Un des plus « beaux » disques de l’année.


07. Tim Hecker - Konoyo [Kranky]
Retour chez Kranky pour Tim Hecker, avec pour une fois une pochette particulièrement laide. Tout le contraire de l’album et ses sonorités cristallines au possible. Un commentaire sur sa page bandcamp résume bien l’affaire : « heartbreaking, mesmerizing, terrifying and beautiful all at once ». Et pour en savoir plus sur ce nouveau très brillant nouvel album, lisez l’excellente chronique ci-dessous.


06. Tony Molina - Kill The Lights [Slumberland]
Quatorze minutes et 30 secondes de musique, 10 chansons. On a vu des Ep plus remplis. Et pour autant, difficile de ne pas tomber sous le charme de ce disque si l’on aime la belle pop, celle des Beatles et d’Elliott Smith, les guitares de Teenage Fanclub et celles de David Gilmour, ou plus simplement si l’on aime les Byrds et Nick Drake. Un medley-album presque frustrant mais passionnant.


05. Smokescreens - Used to Yesterday [Slumberland]
Énième disque de pop à guitares ? Aucunement tant 'Used to Yesterday' s'échappe de la masse du genre par la qualité de son écriture, de ses guitares, de sa basse et de ses mélodies sur lesquelles il serait insultant de ne pas se déhancher.


04. Low - Double Negative [Sub Pop]
Il y a des groupes qui continuent leur carrière dans une indifférence générale, à force de redite et de manque d’inspirations. Et puis il y a Low. Le trio de Duluth au Minnesota n’en finit plus de surprendre. Sur 'Double Negative', ils malmènent leur traditionnel slowcore avec une production lourde et pleine d’aspérités. Un disque étouffant, parfois expérimental. Et absolument brillant.


03. Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love [ANTI-]
Porté par une chanson phénoménale (Canary Yellow, écouter ici), le quatrième album du quatuor de San Francisco est disque remarquable mariant post-rock, black-metal, hard-rock, prog, pop, avec toujours ce « chant » guttural et hurlé. Un album clair-obscur incroyablement mélodieux, à la puissance époustouflante. Jamais guitares et hurlements n’auront été aussi lumineux et mélancoliques.


02. Ned Collette - Old Chestnut [It Records]
Australien vivant à Berlin, Ned Collette est la révélation de cette année. Une révélation qui n'a failli jamais avoir lieu, tant le premier morceau de l'album est déroutant... avant d'enchainer avec un sublime deuxième titre, bouleversant, renversant. De la folk qui démarre de façon basique mais qui prend au fur et à mesure une ampleur insoupçonnée. Soixante-dix minutes pour 14 chansons, notre homme ne fait pas dans la demi-mesure. Mais le voyage musical (et bien plus) qu'il propose est tellement hypnotisant, charmant et vibrant, qu'il est impensable de passer à côté. Et si en plus vous rajoutez qu'il a ce je-ne-sais-quoi de Leonard Cohen, alors là...


01. Car Seat Headrest - Twin Fantasy (Face-to-Face) [Matador]


L’album évident de l’année, c’est lui. Alors oui, on me rétorquera que ce n’est qu’un simple ré-enregistrement de l’album de 2011. Sauf que ces premières versions lo-fi deviennent de simples démos tant les compositions prennent ici une ampleur folle, accompagné qu’est Will Toledo (ils sont six autour de lui). Long (10 chansons, 71 minutes) mais toujours passionnant, 'Twin Fantasy (Face-to-Face)' est un album d’une grande unité, cohérence et homogénéité, qui balaye tout le spectre de l'histoire de la musique rock, pour mieux l’assimiler voire la synthétiser. Alternant balades et purs moments de rock'n'roll, ce disque est absolument brillant et essentiel. Et bien plus qu’un simple album de l’année, il pourrait être l’album d’une vie.  A une autre époque, nul doute qu’il aurait été l’album d’une génération.
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Bilan 2018 : 
Top « Albums » (40-21)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

Comme promis, voilà donc un player Spotify et un player Deezer proposant - dans l'ordre croissant - une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. La chanson de The Dead Mantra n'étant disponible sur aucune des plateformes, elle est en écoute via leur player bandcamp. Bonne(s) écoute(s) !







mardi 31 juillet 2018

Tony Molina - Kill The Lights [Slumberland]

Tony Molina est un artiste fascinant. Et sans doute assez unique quand on y réfléchit un peu. Soyons donc précis : Tony Molina, ce sont deux albums ('Dissed and Dismissed' en 2014 et donc 'Kill The Lights' cette année), deux Ep ('Six Tracks E.P.' en 2013 et 'Confront The Truth E.P.' en 2017), un album live ('West Bay Grease' l’an passé) et une cassette à ses débuts ('Embarrassing Times' en 2009). Soit 58 chansons (seulement deux dépassent les 3 mns, dont une reprise de Metallica) pour un total de musique enregistrée de… 75 minutes et 38 secondes.

Michael Gira ne doit rien y comprendre. Et sans aller jusqu'à Swans, à titre de comparaison, 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, c’est - précisément - 74'15". Un monde.

Car oui, sur son nouvel album 'Kill The Lights', Tony Molina n’a pas changé : il fait dans le court. Le très court. Quatorze minutes et 30 secondes de musiques, pour 10 chansons. On a vu des Ep plus remplis.

Et pour autant disais-je, Tony Molina est fascinant. Car si son disque est à l’image de 'Confront The Truth E.P.' en 2017, totalement enivrant. Difficile de ne pas être complètement séduit si l’on aime la belle pop, des Beatles à Elliott Smith, des Teenage Fanclub aux guitares Gilmourienne de la fin en passant par les Byrds ou Nick Drake.
Les presque 15 mns défilent toutes seules ici, notre homme composant de magnifiques mélodies. Alors oui, toutes ne sont pas des chansons, plus des couplet/refrain ou pont/refrain. Oui, il y a bien une frustration de ne pas le voir développer ses mélodies plus en longueur tant elles sont bien composées. Mais tout ce 'Kill The Lights' déroule sa musique avec une facilité toute pop que ce n'est finalement pas un frein. Et qu'il se permet d'orner d'une magnifique pochette, comme souvent.

Reste une question : pourquoi composer et enregistrer des chansons aussi courtes ? Parce que Tony Molina préfère frustrer son auditoire plutôt que le lasser avec des chansons qui traîneraient en longueur ? Parce qu'il veut s’échapper du sacro-saint « chanson pop de 3'00 » ? Parce qu'il souhaite laisser une trace dans le grand livre de la pop en « inventant » le concept de medley-album (les Beatles avaient rempli une face d''Abbey Road' pour ce qui reste à ce jour leur meilleure composition. Tony Molina lui en fait un album entier) ? Ou tout simplement engranger les écoutes sur les différentes plateformes de streaming et empocher le jackpot ?

Sans doute un peu de tout cela à la fois. Mais l’important est sans doute ailleurs : 'Kill The Lights' est un album superbe. Qu'il soit long ou court importe peu au final. (Sortie : 27 juillet 2018)

Plus :
'Kill The Lights' de Tony Molina est en écoute sur son bandcamp
'Kill The Lights' de Tony Molina est à l’achat sur son bandcamp
'Kill The Lights' de Tony Molina est notamment en écoute chez Spotify et Deezer


'Kill The Lights' de Tony Molina est court mais pour ceux qui ne voudraient que picorer quelques mélodies, trois chansons à l'honneur. D'abord Look Inside Your Mind / Losin' Touch (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colone de gauche de ce blog), accessoirement la chanson la plus longue du disque. Ensuite, Jasper's Theme. Et pour finir Before You Go :







Et pour ceux qui veulent l'écouter d'une traite 'Kill The Lights' de Tony Molina, ce lecteur est fait pour vous :



vendredi 7 octobre 2016

[Track of The Day] Teenage FanClub - Live in the Moment

Je n'ai jamais été plus fan que cela des Teenage Fanclub, même si je tiens en bonne estime 'Bandwagonesque' et 'Grand Prix'. C'est peut-être à cause de cela que je n'ai pas plus accroché à ce 11ème  album des anglais, plus si teenage que cela (on doit gentiment se rapprocher des 50 ans de moyenne d'âge désormais). 

Car 'Here' n'est pas un disque renversant. A l'image du précédent d'où ne ressortait qu'un joli Baby Lee. Un disque qui ronronne plus qu'il ne convainc réellement. On en ressort sans grand souvenir finalement : les chansons s'enchainent sans véritablement de passion et rythme. Pis, les mélodies sont plutôt absentes, ce qui, on l'avouera, est un peu gênant.

Mais (car il y a toujours un « mais »), on notera toutefois le très bon enchainement The First Sight / Live in the moment, au cœur de ce 'Here', le seul passage vraiment marquant de l'album, qui a le bon gout de lâcher les chevaux et où l'on sent le groupe prendre pas mal de plaisir (ce qui fait d'ailleurs de Live in the Moment un excellent single en devenir).

Mais sinon oui, 'Here' reste un disque sans grande saveur. Pas de quoi blâmer les Teenage Fanclub, car il n'y a strictement rien de honteux ici. Mais c'est trop inoffensif pour être emballant.

Album : Here
Année : 2016
Label : Merge

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En écoute dans le lecteur Spotify, Live in the moment est également en écoute ci-dessous :





Pour finir, le clip de I'm in Love, premier single de ce nouvel album des Teenage Fanclub :


jeudi 8 avril 2010

[Track of The Day] Teenage Fanclub - Baby Lee

J'ai eu un papa qui m'a transmis son amour du football. L'amour de son club de Mascara quand il était tout petiot. Sa passion pour les Verts et leur épopée des années 70. Combien il avait pleuré un soir de juillet 1982.

J'ai eu un papa qui m'a appris à jouer au football, à frapper correctement dans un ballon, à marquer dans un trou de souris, à réussir des reprises de volée.

J'ai eu un papa qui m'a transmis cette joie toute simple - et surement infantile - qu'on peut ressentir en suivant un match de football. A être heureux d'un but magnifique qui vous promet quelques heures de gloire; à se liquéfier de soulagement quand un gardien sort l'arrêt qu'il faut à la 88è minute et vous sauve d'une nouvelle élimination pourtant annoncée.

J'ai un papa qui ce soir avait un sourire jusqu'aux oreilles après la qualification du club de notre aorte pour les demi-finales d'une compétition (bêtement) appelée Ligue des Champions.

Alors oui ce soir, j'aurais aimé vous parler de ce nouveau titre des Teenage Fanclub, groupe mythique s'il en est. J'aurais aimé vous dire combien ce Baby Lee est une chanson belle comme tout, d'une grâce folle. Combien elle promet beaucoup pour leur nouvel album 'Shadows'.

Mais mes pensées de supporters heureux sont plus nombreuses à ce moment précis que celles d'amoureux de musique. Et ce Baby Lee parle de lui-même.
Car oui, que voulez-vous, j''ai eu la chance d'avoir un papa qui m'a transmis sa passion du football... 

Album: Shadows 
Année: 2010 
Label: PeMa 

Baby Lee (a priori le premier single de ce nouvel album 'Shadows') est à télécharger gratuitement et légalement sur la page officielle des Teenage Fanclub chez Merge Records (cliquez là) qui distribue l'album en Amérique du Nord.