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jeudi 26 décembre 2024

Bilan 2024 : Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »


Jeudi 26 décembre oblige, et pour respecter la tradition de ce blog de près de vingt ans, il est temps de passer au bilan de cette année 2024. Un travail sans doute un peu vain pour beaucoup mais une habitude chez moi à laquelle j’apprécie toujours autant répondre, un quart de siècle après ma première fois, tant tout cela permet, ne serait-ce qu'à moi, de trier le bon grain de l’ivraie et d’en ressortir le meilleur. Un bilan qui se déroulera comme à chaque fois en quatre temps : aujourd’hui, tout ce qui à trait aux formats courts, aux rééditions et autres compilations. Samedi, la première partie du top album (avec les disques classés de 21 à 40). Lundi, la suite de ce top album (avec les disques classés de 1 à 20). Et enfin, le 1er janvier, les 50 chansons qui auront fait mon année, à écouter au réveil d'un jour de l’an que l'on imagine plein d'excès.

Mais avant d’aller plus loin, regardons un peu (là aussi, comme le veut la tradition) quels bilans ont tiré les sites amis (ou non) de cette année 2024 :
- Les meilleures rééditions de 2024 selon Treble
- Le bilan vraiment annuel de Sun Burns Out
- Les 10 Ep de l’année de Sound of Violence
- Les rééditions de 2024 selon Raven Sings The Blues
- Le top 2024 des contributeurs du Gospel

Ouvrons donc le bal avec les meilleurs singles, Ep et autres rééditions de l’année 2024. Avec une nouvelle fois beaucoup de 45-tours, un artiste habitué de ces pages (que voulez-vous, on est fan ou on ne l’est pas), la réédition d’un disque plus qu’immense et deux compilations à vous mouiller les yeux. C’est à lire ci-dessous. Et comme lire sans écouter quand on parle de musique est un peu dommage, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs (Spotify et Deezer) proposant chacun une chanson des seize disques proposés ici. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !


Bilan 2024 :
Top « 50 Chansons »
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)



7" / Single numérique

Moreish Idols - Pale Blue Dot 7" [Speedy Wunderground]
Difficile de ne pas célébrer le cinquantième 45-tours du label londonien Speedy Wunderground. Et encore plus quand le disque en question compte une de leurs meilleures sorties. Pale Blue Dot, une chanson remarquablement produite, très mélodique, aux belles harmonies vocales, à la rythmique essentielle, et comme construite sur plusieurs strates mais qui s'agencent avec bonheur les unes aux autres. Un morceau de Moreish Idolsqui fait plus qu'honneur à ce label ô combien indispensable.
No Drama - Papershop / A City Within 7" [Hidden Bay Records / Araki Records / Bus Stop Press / Seitan's Hell Bike Punks / Stonehenge Records (FR) - Brainwasher Records (DE) - Anything Bagel (US) - Wood of Heart (JP)]
Nouveau single pour le quatuor toulousain No Drama (qui compte notamment Manon Raupp d'Hidden Bay Records), avec autant de guitares acérées, de gimmick accrocheur, de langueur électrique que d'explosions exquises pour satisfaire tout amateur de rock à la sauce 90s. Très recommandé (et à un prix tout mini).
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Chappell Roan – Good Luck, Babe! [Island Records]
En l’espace de quelques mois, l’américaine Chappell Roan est passée des premières parties d’Olivia Rodrigo à remplir des stades et à être la tête d’affiche de nombreux festivals l’été prochain. La faute à Good Luck, Babe!, tube en or massif avec son ambiance rétro eighties, son refrain qui éclate, sa voix qui monte haut et qui emporte son monde avec elle. D’ailleurs, vous en connaissez beaucoup des tubes d’une (désormais) superstar qui sont sortis en 45-tours ? Pour une fois que je ne suis pas à la traîne niveau tubes grand public...
Laetitia Sadier & Storefront Church - La Langue Bleue 7" [Duophonic Super 45s]
Laetitia Sadier n'aura pas arrêté cette année. Et c'est peut-être sur ce duo avec les américains de Storefront Church qu'elle a été à son meilleur. La Langue Bleue, une chanson ample, à l'orchestration imposante mais léchée, à la beauté cinématographique, qui n'est pas sans rappeler quelques esthètes français du genre (Vannier, Legrand). Sublime.
RVG - Don't Take It Badly / Pet Sematary Double-A Single [Fire Records]
Don't Take It Badly dans une veine jangle-pop en face-A, Pet Sematary, une reprise d'une chanson des Ramones, en face-B : si les australiens de RVG ne sont pas revenus avec un nouvel album (après tout, 'Brain Worms' ne date que de 2023), ils ont fait les choses bien avec ce 45-tours malheureusement uniquement numérique. Deux chansons où la voix et la présence de Romy Vager font toute la différence.
Cindy - Swan Lake 12" [Tough Love Records]
Si je leur reconnais beaucoup de qualités, je n'avais jamais été renversé par les albums des californiens de Cindy, que je trouvais un peu trop ronronnant sur la longueur. Mais cette année, en resserrant leur propos sur un 12" de six chansons, toujours comme hors du temps, le groupe de San Francisco, mené et porté par la voix de Karina Gill et ses airs de Nico, emporte totalement l'adhésion.
The Decemberists - Joan In The Garden [Y.A.B.B. Records]
The Decemberists ont une carrière longue comme le bras. Alors pour leur nouvel album, à contre courant de ce qui se fait généralement, ils ont poussé Joan In The Garden comme second « single » de leur album alors à venir. Une chanson de quasi vingt minutes qui imagine Jeanne d’Arc avoir ses visions. Une chanson très longue donc qui voit Colin Meloy et son groupe mener ça de main de maître, passer du folk au rock et même près de cinq minutes d’expérimentations, et clôturer de façon audacieuse et remarquable son dernier album. Mais vous me direz : que vient faire un extrait d’un album dans cette section là ? Tout simplement parce que cette chanson a été pressé en 12" à l’occasion de quelques listening parties lancées par leur propre label. Certes, la production s’est limitée à quatorze (oui, 14) exemplaires et n’a jamais été mis en vente, mais ce pressage existe. Il a donc toute sa place ici.
Antenna - Antenna Ep [Urge Records]
Nouveau projet de l'australien Tim 'Shogun' Wall (ancien chanteur de Royal Headache), Antenna aura publié son premier Ep en 2024. Et si je devais classer tous les disques cités dans ce premier papier « bilan », ce disque serait sans doute tout en haut. Avec cinq chansons pour douze minutes, qui débordent d'énergie, de garage punk frénétique aux reflets power-pop, 'Antenna Ep' est un disque impeccable, catchy où la voix de Tim Wall est incroyable de présence, de justesse et d'émotion.
Bar Italia - The Tw*ts Ep [Matador Records]
Cet Ep n’atteint sans doute pas la classe de 'Tracey Denim' et 'The Twits', leurs deux albums publiés l’an passé et qui les avait vus vraiment éclore à la face du monde. Pour autant, avec cet Ep (malheureusement uniquement numérique) et ses quatre chansons (dont trois inédits), le trio Bar Italia prouve qu’il est décidément au-dessus de la mêlée.
Junior Varsity - My Star Ep [Key Records]
Porté par ce qu'il faut bien appeler un banger qui dit tout en même pas trois minutes (imparable Cross The Street dont on reparlera dans le top singles), ce nouvel Ep de Junior Varsity, entre pop  pourrait enfin permettre au duo californien de voir leur carrière prendre une nouvelle envergure. Disque d'indie-pop très dansante et qui n'est pas sans rappeler le début des années 2000. A suivre de près.
MF Doom – MM..Food (20th Anniversary Edition) [Rhymesayers Entertainment]
On le cite assez peu lorsqu'on évoque la discographie de MF Doom, mais s'il a bien une chose que cette réédition aura permis cette année, c'est de se rendre compte que derrière l'évident (et intouchable) 'Madvillainy', 'MM.. Food' est sans doute le meilleur album de MF Doom (oui, devant 'Operation: Doomsday' ou 'Vaudeville Villain'). Le plus chiadé niveau prod, avec le storytelling le mieux foutu et les samples les plus raccords avec son rap et son discours. Et si l'on ne tombera pas de notre chaise  à l'écoute des bonus (toutefois pas inintéressants), si l'on regrettera que la pochette originale ait été remplacée par une nouvelle plus quelconque, l'essentiel est à chercher ailleurs : le retour sur le devant de la scène d'un album plus que majeur de l'histoire du hip-hop et des années 2000.
Aline - La lune sera bleue (2009-2015) [–]
Compilation de sept inédits et de deux reprises (Tombé pour la France d’Étienne Daho et Moi je joue de Brigitte Bardot) enregistrés entre New-York et Marseille de 2009 à 2015 et financé par crowdfunding, 'La lune sera bleue' aura marqué un premier retour pour Aline, sur scène et dans les bacs, avant peut-être d'autres nouvelles chansons et aventures. Un catalogue d'inédits qui montre à quel point Aline était un groupe au-dessus de la concurrence.
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Broadcast - Distant Call: Collected Demos 2000-2006 [Warp]
Broadcast - Spell Blanket: Collected Demos 2006-2009 [Warp]
Quatorze ans depuis la disparition de Trish Keenan. James Cargill, son compagnon, continue d'essayer de perpétuer sa mémoire. Et il l’aura très bien fait avec ces deux superbes compilations de démos, l'une pour la période 2000-2006 (avec des chansons qui finiront sur leurs albums de l’époque), l'autre pour les trois années suivantes (avec ici des chansons qui auront du finir sur leur cinquième album). C'est évidemment beau, intime mais aussi touchant et prouve à quel point Trish Keenan, sa voix et sa douceur manquent dans le paysage actuel.
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Bob Dylan - The Complete Budokan 1978 [Columbia Records]
Bob Dylan - The 1974 Live Recordings [Columbia Records]
Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, aucune surprise de trouver dans cette sélection les deux nouvelles rééditions de Bob Dylan publiées cette année par Columbia. Surtout qu'une nouvelle fois, tout est passionnant à fouiller, des quatre disques de ses concerts au Japon ou ses vingt-sept disques (27 !) de la tournée de 1974 avec The Band. C'est évidemment beaucoup trop pour quelqu'un qui apprécie tout juste Dylan et donc réservé aux fans hardcore. Et comme j’en suis un, c'est une nouvelle fois (et c'est toujours le cas depuis que les Bootleg Series ont commencé) absolument indispensable.
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Bilan 2024 :
Top « 50 Chansons »
Top « Albums » (01-20)
Top « Albums » (40-21)


Comme promis, deux players (Spotify et Deezer), également disponibles ci-dessous, proposant chacun une chanson de quinze disques évoqués ici, la seizième (No Drama) étant disponible avec son lecteur bandcamp. Bonne écoute !

lundi 20 mai 2024

[Track of The Day] The Decemberists - Oh No!

Autre groupe disparu depuis longtemps de mes radars, revoilà The Decemberists, neuf ans après un excellent - mais ignoré - 'What a Terrible World, What a Beautiful World' (qui comptait une des meilleures chansons jamais écrites sur la relation entre un groupe et ses fans, The Singer Addresses His Audience) et six après 'I'll Be Your Girl' tout à fait anecdotique (à un Severed près), revoilà The Decemberists, autre groupe longtemps aimé mais depuis tout aussi longtemps disparu de mes radars.
 
Avec un titre en forme de vœu pieux avec ('As It Ever Was, So It Will Be Again'), le nouvel album de la bande à Colin Meloy sera le neuvième en près de vingt ans de carrière. Prévu pour dans un mois, il comptera treize chansons dont quatre ont déjà été dévoilées (que voulez-vous, si on ne déflore tout son nouvel album avant sa sortie, on a raté sa vie), dont un gargantuesque et étonnant Joan in the Garden de près de vingt minutes.

Mais en ce lundi, restons plus prosaïque avec Oh No!, le quatrième extrait de 'As It Ever Was, So It Will Be Again', et « seulement » cinq minutes au compteur. Un morceau avec beaucoup de cuivres à danser, et une ambiance - assez peu Decemberists - à chercher quelque part entre Calexico et Emir Kusturica (référence assumée). Une chanson surtout réjouissante au possible.

Album : As It Ever Was, So It Will Be Again
Année : 2024
Label : YABB Records / Thirty Tigers

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Oh No! de The Decemberists est également en écoute ci-dessous :

En guise de clip de Oh No!, The Decemberists nous offre une très belle version live :

vendredi 19 janvier 2018

[Track of The Day] The Decemberists - Severed

Et les Decemberists se dirent qu’il était temps de changer de formule. Groupe à la discographie conséquente, pas toujours passionnante mais souvent intéressante, la bande à Colin Meloy sera de retour en 2018 avec un huitième album, 'I’ll Be Your Girl', trois ans après un 'What a Terrible World, What a Beautiful World' mésestimé et qui est sans doute pour moi leur meilleur - avec 'Picaresque'.

Mais disais-je, The Decemberists ont décidé de changer ; et d’aller voir de quelle couleur était l’herbe, sortis de leur pré-carré. Bien qu’ils aient embauché à la production John Congleton (dont la liste des artistes avec lesquels il a bossé est longue comme le bras, de St. Vincent à Explosions in the Sky, d’Okkervil River à Swans, de Bill Callahan à The Walkmen), difficile à dire précisément vers où et vers quoi le groupe se dirige.

Toutefois, le premier single de ce nouvel album donne quelques éléments de réponse. Porté par un synthé aussi profond que métronomique, Severed est le genre de chanson rock, aux contours « électro », nerveuse, puissante et dansante. Et si l'on reconnaît bien la patte mélodique de Colin Meloy, voilà une chanson qui sonne vraiment comme la base solide d'une nouvelle aventure musicale pour les Decemberists. Et comme le premier tube certifié de 2018.

Album :
I’ll Be Your Girl
Année : 2018
Label : Capitol

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Severed de The Decemberists est également en écoute ci-dessous via leur clip :



jeudi 19 mars 2015

[Track of The Day] The Leisure Society - Tall Black Cabins

The Leisure Society est un groupe bizarre. Le genre que je devrais aimer à en mourir, dont je devrais guetter les rares venues en France. Mais pour des raisons inconnues, je n'ai jamais (su ?) accroché plus que ça à cette bande de Brighton, menée par Nick Hemming.

Comprenons-nous bien : les chansons de The Leisure Society ne sont pas mauvaises, loin de là, mais comme je l'expliquais à l'annonce de la sortie de leur troisième album, 'Alone Aboard The Ark', elles ne m'ont jamais plus touché que ce qu'elles auraient du, en tout cas sur la longueur d'un album.

Car il y a toujours de belles choses à picorer chez eux. Je ne doute pas un instant que leur quatrième album (en 6 ans) comportera ce qu'il faut de beaux moments. Car ces The Leisure Society savent écrire de jolies ritournelles pop, souvent bien ouvragées. Il leur manque juste ce je ne sais quoi pour passer au niveau supérieur, et en tout cas m'enthousiasmer. Peut-être que finalement, leur nom « société du loisirs » est une explication à tout cela.

On verra si grâce à 'The Fine Art of Hanging On' (leur quatrième album), The Leisure Society arrivera à me prendre totalement dans ses filets. Basé sur une guitare acoustique avant que petit à petit, le groupe amène une orchestration de haute volée, le premier extrait, Tall Black Cabins, est en tout cas (mais comme à chaque fois) fois prometteur. La voix rappelle régulièrement un - calme - Colin Meloy (de The Decemberists) et les premières notes de la chanson m'ont immédiatement fait penser à El Sereno de PALM, chanson qui ouvrait le très bel Ep du même nom en 2013.

Difficile de savoir si pour une fois l'album tiendra (à mes oreilles en tout cas la route), mais ces prémisses là peuvent faire espérer de belles choses. Croisons les doigts comme on dit.


Album : The Fine Art of Hanging On
Année : 2015
Label : Full Time Hobby
 

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Tall Black Cabins est également en écoute ci-dessous :


Mieux, ce premier extrait de 'The Fine Art of Hanging On' de The Leisure Society a également son clip, marin pour le coup :
 

jeudi 4 novembre 2010

[Track of The Day] The Decemberists - Down by the Water

Si on avait senti le vent commencer à tourner à la sortie de 'The Crane Wife' (où étaient disséminés quelques - rares - passages de mauvais goût), leur 'Hazards of Love' de 2009 avait fini de me convaincre que The Decemberists - auteur du sublime 'Picaresque' - avaient pris quelques distances avec le monde de la musique, laissant à leur place des sosies plus pompiers qu'autre chose.
Car comment expliquer alors cet album boursoufflé et lorgnant vers une sorte d'opera-rock
aussi fin qu'une blague des Grosses Têtes?

Deux ans plus tard, The Decemberists revient sur le devant de l'actualité avec l'annonce de la sortie tout début 2011 de 'The King is Dead', leur sixième album. Et le groupe d'enchainer avec la révélation d'une première chanson, Down By The Water, où se côtoient la chanteuse country Gillian Welch et le guitariste de REM, Peter Buck, où l'influence ici est immense!

Down By The Water est une belle composition, très entêtante, qui laisse augurer d'un nouvel album plus simple et moins ampoulé. Colin Meloy a annoncé que 'The King is Dead' a pour principale influence REM. Si sur le reste de l'album il continue de prendre pour modèle un disque comme 'Automatic For The People', ca devrait aller. 

Album: The King is Dead 
Année: 2011 
Label: Capitol

Le premier extrait de 'The King is Dead', Down by the Water, est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel des Decemberists, en cliquant ici.

dimanche 18 janvier 2009

[Track of The Day] The Decemberists - The Rake's Song

Après leur série 'Always the Bridesmaid: A Singles Series', et comme prévu, The Decemberists seront de retour en mars prochain avec 'The Hazards of Love', leur nouvel album. Afin de patienter et de nous mettre l'eau à la bouche, The Decemberists qui sont des gens adorables (?) proposent de télécharger sur leur site officiel un premier titre, The Rake's Song (merci à super Cécile pour l'info).
Une chanson à l'allure de rock énervé, à la batterie frappante et qui tranche un peu avec leurs œuvres passées. Un titre qui donne surtout envie d'en savoir plus sur ce nouvel album, présenté par Colin Meloy comme un rock opéra. Rien que ça. 

Album: The Hazards of Love 
Année: 2009 
Label: Capitol

mardi 2 décembre 2008

The Decemberists – Always the Bridesmaid: A Singles Series [Rough Trade]

(suite à la suppression du texte par blogger (voir 'WebSheriff fais moi peur'), je le reposte donc, à la date initiale. A la différence près que les deux titres en écoute se trouvent au format deezer. Bonne lecture!).


On avait laissé The Decemberists avec un ‘The Crane Wife’ en 2006, concept album plutôt réussi n’hésitant pas à aller lorgner prêt d’un rock rappelant tantôt les Pink Floyd, tantôt les Who. Mais on gardait surtout en tête leur ‘Picaresque’ l’année d’avant ou même leurs deux premiers albums. Car ils ne sont jamais meilleurs que quand ils officient dans ce qu'ils ont toujours fait: du pop-folk teinté de rock, de cuivres, de cordes et d'extravagance.

Deux ans donc plus tard, revoilà la bande à Colin Meloy. Avant de sortir son nouvel album – un opera-rock qui portera le nom de ‘Hazards of Love’ (où l’on devrait retrouver Shara Worden de My Brightest Diamond et Becky Stark, la voix de Lavender Diamond) – qui devrait être disponible au printemps 2009, The Decemberists sortent trois singles-eps sous le nom 'Always the Bridesmaid: A Singles Series'. Sept titres au total, trois disques différents (et collector) qui résument en quelques notes la discographie du groupe.

Premier seven-inch, ‘Valerie Plame’ est un duo de chansons qui rappelle les premiers albums jusqu'à 'Picaresque', avec notamment un titre éponyme (du nom de l’agent de la CIA dont l’identité avait été révélée par le New-York Times) enlevé qui se finit avec des chœurs qui ont un je-ne-sais-quoi de ceux de Hey, Jude des Beatles.

Le volume II de ces 'Always the Bridesmaid: A Singles Series', ‘Days of Elaine’, se rapproche plus de ce que le groupe proposait sur ‘The Crane Wife’. Les deux titres sont excellents (Days of Elaine et sa guitare électrique pleine de riffs est addictive), notamment la reprise du Velvet Underground, I'm Sticking With You, qui résonne encore plus que l’originale comme une jolie comptine.

Enfin le dernier volume, ‘Record Year’ (du nom du premier morceau), est moins nerveux, moins fougueux que le reste. Record Year est une chanson calme, d’une beauté fracassante (le mélange des cordes, des notes du banjo et de la voix de Meloy fait merveille) tandis que Raincoat, qui finit l’affaire, n’est rien d’autre qu’un guitare-voix absolument délicieux.

Bref, en sept titres (dont une version longue de Days of Elaine) et 3 Eps, The Decemberists font une sorte de tour d’horizon de leur discographie et rassurent tout leur monde en prouvant qu’ils n’ont rien perdu de leur songwriting. On peut attendre avec calme – mais impatience – ce 'Hazards of Love'.

(Sortie :
Volume I ‘Valerie Plame’ : 14 octobre 2008
Volume II ‘Days of Elaine’ : 4 novembre 2008
Volume III ‘Record Year’ : 2 décembre 2008)

Son :
Myspace (un titre de ces ‘Always The Bridesmaid: A Singles Series’ en écoute).
Site officiel

Et deux titres en écoute. Le déjà classique dans leur discographie Valerie Plame ainsi qu’un Days of Elaine très réussi, pour cette fois dans un lecteur deezer (malheureusement plus en écoute).