mardi 8 mars 2011

The Joy Formidable - The Big Roar [Canvasback]

«Sont cons les supporters. Mais si on veut aller par là, on peut toujours trouver plus con que les supporters. Y a les sportifs. Y sont plus cons les sportifs. Parce que les supporters ils sont assis et les autres ils courent». Coluche

Samedi dernier, 7h35. Le réveil sonne. A la même heure que lundi, mardi, mercredi, jeudi et vendredi. Que peut donc m'infliger un sixième jour d'affilée sans grasse matinée, lovée dans les bras de ma couette toute propre?

Une réunion sportive. Le genre qui se joue à 7 contre 7, sur un terrain synthétique avec des lignes blanches et des cages aux filets troués. Une intention louable au départ, il faut avouer. Mais particulièrement fatigante.

Samedi dernier, 13h35. Champignons, pâtes fraiches et escalopes avalées, il est temps de se mettre enfin au travail, d'avancer ce que la semaine m'a empêché de faire avec un planning on ne peut plus chargé. Sauf que les paupières et les jambes sont lourdes, la fatigue se bat en duel avec les courbatures qui apparaissent au fil des heures. Une seule solution: trouver un album, un groupe ou une chanson, au choix mais quelque chose d'assez énergique, d'efficace voire d'ennivrant pour tenir le coup.

Dans la liste des albums que je me suis promis d'écouter, il y a beaucoup de choses qui me font de l'œil. Et en premier lieu 'The Big Roar', premier album de The Joy Formidable, trio gallois dont j'ai eu jusque là quelques bons échos. L'écoute se lance. Et en deux riffs rageurs, l'affaire est entendue. Et 'The Big Roar' ne quitte depuis lors plus mon lecteur.

Pourtant, la musique des Joy Formidable n'a rien de révolutionnaire: du rock très nerveux, du grunge, du punk qui tire vers l'emo de temps à autres. Certes. Mais tout d'abord il y a cette voix, celle de Ritzy Brian. Une jeune femme qui rappelle aussi bien physiquement que vocalement la sublime Liela Moss des Duke Spirit.

Mais surtout il y a ces chansons qui n'en finissent plus de malmener la batterie, ces guitares qui n'en finissent plus d'hurler, ces ambiances tantôt joyeuses tantôt sombres. Il y a chez The Joy Formidable un côté épique voire grandiloquent qui en dérangera sûrement certains, mais il se dégage une telle envie de leurs compositions, qui flirtent régulièrement avec le bas du front, qu'il est très difficile d'y résister.

Combien de temps 'The Big Roar' tournera sur ma platine? Difficile à dire. Tout n'est pas à garder ici, il y a des choses poussives par moments. Mais à l'heure actuelle je trouve que ce premier album des Joy Formidable tient vraiment la route. Et il fait office de véritable guronzan.
Et si je n'avais qu'un seul disque à conseiller aux Nasri, Xavi et autres Messi pour se remettre de leur débauche d'énergie qui promet grandement ce soir du côté de Barcelone, ca serait 'The Big Roar' des Joy Formidable. Car Coluche avait tort: faire du sport ca peut amener à des coups de foudre inattendu.(Sortie: 24 janvier 2011)


Son:
Myspace (2 chansons de 'The Big Roar' et beaucoup d'autres chansons plus anciennes)
Site officiel de The Joy Formidable

Si je ne suis pas très fier de ce texte sans queue ni tête, je n'ai pas pour autant envie de le voir disparaître dans les méandres d'Internet, flingué par un web-shériff indélicat et un peu trop pointilleux.
Donc trois chansons de The Joy Formidable en écoute, aujourd'hui dans un lecteur Grooveshark: The Everchanging Spectrum of a Lie, sommet de 'The Big Roar' qui en est aussi le premier titre; The Magnifying Glass qui lui succède et A Heavy Abacus et sa lancinante fureur. (malheureusement plus disponible)

Pour finir, les deux premiers clips de The Joy Formidable tirés de 'The Big Roar' : I Don't Want to See You Like This et Austere, deux autres réussites:



lundi 7 mars 2011

[Track of The Day] Brave Irene - No fun

Maison mère des formidables The Pains of Being Pure at Heart (voir ici, ou ) Slumberland lance ces prochains jours Brave Irene, un quintette originaire de Vancouver et mené par Rose Melberg, une américaine qui navigue dans le monde de la musique depuis le début des années 90.

Voir Brave Irene chez Slumberland n'est pas une hérésie vu que comme The Pains of Being Pure at Heart, le groupe aime, notamment, les guitares fuzz. Mais si l'on pourrait peut parler de filiation, Brave Irene met beaucoup plus les claviers en avant, est moins marqué rock et a même un côté twee-pop que ses compères de label non pas.

No Fun est le premier extrait tiré de l'Ep à venir (le 15 mars prochain). Court, incisif, catchy, c'est une réussite qui donne en tout cas envie d'en savoir plus. 

Album: Brave Irene Ep 
Année: 2011 
Label: Slumberland

vendredi 4 mars 2011

Classement Wikio des blogs musique de mars 2011



Souvent décrié voire ignoré, le classement wikio reste tout de même un incontournable de chaque début de mois dans la blogosphère française. Pour mars 2011, c'est - notamment - bibi qui s'y colle avec le Classement Wikio des blogs Musique de mars 2011, disponible ci-dessous.

Quelques petites news en passant juste pour vous signaler que j'ai mis en place un petit pluggin google qui ne paye pas de mine mais qui permet de connaitre un peu vos avis (même si je trouve personnellement qu'un commentaire est toujours mieux) en votant sur la chanson ou l'album du jour. Ce système a ses limites mais on va voir si ca peut avoir un intérêt quelconque.
De plus, j'ai également ajouté une système pour partager plus facilement les articles/artistes/chansons qui vous plaisent dans ces pages (voir tout en bas de l'article).

Bref, tout cela vient s'ajouter au compte Twitter du blog, à la page I Left Without My Hat Lastfm et à son forum (n'hésitez pas à venir poster vos dernières découvertes, coups de cœur et de gueule!) et à l'inévitable Facebook.

Mais trève de blabla, voilà le Classement Wikio des blogs Musique de mars 2011:



1La Blogothèque - Flux général
2Le HibOO
3HOP
4Little reviews
5Soul Kitchen
6Chroniques Electroniques
7Pop Revue Express
8Gammes orientales en France
9dans le mur... du son
10zdar.net
11I Left Without My Hat
12Tasca potosina
13Des Chips et du Rosé
14JAZZ, BLUES & Co
15FTW
16Brainfeeders & Mindfuckers
17anotherwhiskyformisterbukowski
18Des Chibres et des Lettres
19La musique à papa
20Musiques arabes : Last night in Orient


[Track of The Day] Guillemots - Walk The River

Peut-être que sortir un album solo (plutôt sympathique + d'ailleurs) aura permis à Fyfe Dangerfield de retrouver raison. Car Guillemots est une des très grandes déceptions de ces dernières années: on n'a pas le droit de sortir un Ep ('From The Cliffs Ep') aussi ébouriffant, plein de promesses, aux élans énivrants et pondre un premier album aussi inoffensif (d'aucuns diront inepte) 'Through the Windowpane' dans la foulée - et vu que je suis quelqu'un de bien élevé je ne parlerai pas leur second disque qui a suivi, ça serait lui faire trop d'honneur, non mais oh.

Bref, Fyfe Dangerfield, chanteur et pièce maitresse des Guillemots, a sorti l'an passé un premier essai solo des plus sympathiques, qui renouait pour l'occasion avec quelques ambiances de l'Ep qui avait fait naitre tant d'espoirs, en tout cas chez moi.

Un an plus tard, le bon Fyfe retourne retrouver ses Guillemots. Et on sent que quelque chose a changé. Que le viseur a été réajusté. Et que le groupe de Birmingham est prêt à repartir au combat, ses mélodies qui aiment à se relancer sans cesse à coups de cuivre et de rythmiques endiablées sous le bras.

La preuve avec Walk The River, premier extrait à se mettre sous la dent et qui donne par la même le titre à ce troisième, qui fait naître quelques beaux nouveaux espoirs dans ces brigands Guillemots. En espérant qu'ils ne soient pas une nouvelle fois déçus: ces gens là ont trop de talent pour une nouvelle fois tout foutre en l'air. 

Album: Walk The River 
Année: 2011 
Label: Geffen

mardi 1 mars 2011

[Track of The Day] Buck 65 - She Said Yes

Longtemps considéré comme un artiste n'hésitant pas à dépasser les frontières de son hip-hop natal, ne rechignant pas à aller voir du côté du blues, du rock ou de la pop ce qu'il s'y passait, Buck 65 est en train de doucement mais sûrement tourner en rond.

Bien que responsable d'albums cross-over mémorable ('Talkin' Honky Blues' et 'Secret House against the World'), Buck 65 est effectivement depuis quelques disques rentré dans le rang en proposant à nos oreilles, pourtant amies, des albums aussi poussifs qu'inutiles. Et cette fois-ci, le canadien a fait fort.

Car avec '20 Odd Years', Buck 65 finit de se fourvoyer complètement. Le crossover, c'est bien et intéressant; mais il faut savoir à un moment donné se mettre des barrières et arrêter de s'acoquiner avec n'importe qui (quelle idée d'aller chercher l'affreuse Olivia Ruiz?) pour chanter n'importe quoi sur des productions sans nom (quelle vulgarité!).

Alors c'est bien de bosser le contenant (l'album existe en édition limitée avec pleins de goodies aussi débiles qu'indispensables genre casquette, balle de baseball ou mug) mais il aurait fallu aussi tenter de travailler un brin le contenu.

Parce qu'au final, une seule chanson sauve '20 Odd Years' d'un naufrage total et complet. Non, ce n'est pas Gee Whiz chantée avec Nicholas Thorburn (ex-Unicorns, ex-Islands, ex-Human Highway), composition à peine potable à la durée bien trop courte pour être honnête, mais She Said Yes dont il est question ici, très belle balade mélancolique comme sortie de nulle part, dans le grand style de Buck 65.

Car le reste est un puit sans fond pour Buck 65 et un album qui se positionne très clairement comme un des plus mauvais sortis en 2011. Et il va falloir faire fort pour l'en déloger. 

Album: 20 Odd Years 
Année: 2011 
Label: WEA