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mardi 23 juillet 2019

[Track of The Day] Radical Face - Dead Ends

Chose promise, chose due. Fin 2016, alors qu'il venait de mettre un terme à sa trilogie familiale (voir ici et ), Ben Cooper aka Radical Face annonçait qu'il ne voulait plus se lancer dans des projets aussi longs et qu'il allait, sauf inspiration pouvant faire l'objet d'un album, se concentrer sur des formats plus courts. Dont acte.

Depuis, Radical Face a en effet sorti un trois titres ('SunnMoonnEclippse' en 2017), un Ep de reprises ('Covers, Volume 1: Lady Covers' en 2018) avant de mettre au monde il y a quelques semaines 'Therapy', dont il est question ce jour.

Un disque de 6 chansons, à la sauce Radical Face, aux mélodies qui lui sont si chères. Et s'il est rentré dans le rang et n'atteindra sans doute plus la perfection qui était sienne lors de la sortie de 'Ghost' en 2007, l'ensemble tient bien la route et se termine par une vraie douceur, d'une magnifique simplicité, mélancolique mais pleine d'espoir, Dead Ends : « And I don't wanna know why, I just want to know how to move on now, The past is buried in time, And the future's an anxious invention, Oh, and you never arrive, Unless you accept your dead ends, Yeah, you will never arrive, Unless you make peace with your dead ends ».

Album : Therapy Ep
Année : 2019
Label : Bear Machine


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dead Ends de Radical Face est en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de 'Therapy Ep' de Radical Face, voilà Doubt :


Et histoire de bien faire les choses, voilà le clip de Hard of Hearing, écrit, réalisé et monté par Radical Face lui-même (il semble avoir du mal à déléguer le Ben Cooper) :



mardi 15 novembre 2016

[Track of The Day] Radical Face - Sunn

Alors qu'il vient de mettre un point final à sa trilogie familiale 'The Family Tree' ('The Roots', 'The Branches' et 'The Leaves' au printemps dernier. Il est à noter d'ailleurs qu'un très joli site permet d'en savoir plus et de se perdre dans son histoire familiale ici) mais aussi à sa série d'Ep 'The Bastards' (les chansons composées sur le même sujet mais ne rentrant pas exactement dans la série 'The Family Tree'), arrêtée au nombre de quatre (et depuis éditée officiellement), Ben Cooper, plus connu sous le nom de Radical Face, va pouvoir se consacrer à de nouveaux sujets.

L'auteur du chef d’œuvre qu'est 'Ghost' en a même décidé de changer sa façon de travailler :

« I think I'm pretty done with the record cycle for the time being. Coming down from such a long drawn out project has made me a lot more excited for something rapid. I want less space between recordings and releases. And I'm much less interested in being so specific about the length. Not everything has to be a record. Some ideas might just be a single song, not connected to anything. Or one 20 minute piece. Or an EP of 5 songs. Or a series of EPs. If I have an idea that would need a normal length record to get across, that's fine. But I think, because that's the format we always work in, I tend to shelve, or outright discard, ideas that don't fit into that mold. »

Un exemple donc, avec ce premier single post-'The Family Tree', Sunn. Une chanson dans l'esprit de Radical Face (ses mélodies sont reconnaissables entre mille !), mais plus « électronique » (tout ceci est très relatif), à la mélancolie évidemment très présente. Une chanson qui devrait faire partie d'un Ep à venir dans les prochaines semaines dont, raconte l'auteur, aucune chanson ne devrait ressembler à une autre. Et qui sortira sur le propre label de Radical Face, Bear Machine. Impatience quand tu nous tiens.

NB : Deux pochettes pour le prix d'une. L'officielle est celle-ci contre, l'officieuse est celle en tête de l'article, réalisée par un certain Gordonmcb.



Album : -
Année : 2016
Label : Bear Machine







En plus d'être en écoute dans le lecteur Spotify à gauche, Sunn de Radical Face est également en écoute sur le lien soundcloud ci-dessous : 



Enfin, I See Roads, un autre inédit, que Ben Cooper nomme lui-même sur son bandcamp « Secret Family Tree Song ». Et en téléchargement gratuit (contre une adresse mail) sur son bandcamp :


lundi 5 juillet 2010

[Track of The Day] Radical Face - The Deserter's Song

Après une parenthèse Patients (formidable projet presque collaboratif dont il était question ici), après un deuxième album aussi emballant que décevant d'une de ses nombreuses activités parallèles Electric President, Ben Cooper réanime Radical Face, son projet le plus réussi jusque là.

Radical Face, c'est un 'Ghost' en 2007, genre chef d'œuvre quasi-inconnu. Un album d'une beauté presque inégalable, plein de mélodies renversantes, de clappings incessants mais bien trouvés, d'ambiance atmosphérique et de rythme enlevés.

Trois ans plus tard donc, Radical Face remet le couvert avec 'Touch The Sky Ep', première sortie Sound Of A Handschake, un sous-label de chez Morr Music. Six titres dont Welcome Home, Son (déjà présent sur 'Ghost'), une version acoustique de Glory (sa plus belle chanson jusqu'à présent) et trois nouvelles chansons; dont The Deserter's Song, la plus réussie des trois, enjouée et déprimée à la fois, menée par une rythmique et un piano tous deux d'une justesse folle.

Ce 'Touch The Sky Ep' est en tout cas un sacré retour sur le devant de la scène. L'exposition que lui donne Nikon via son spot télévisé (la musique, Welcome Home, Son, c'est lui) et ce disque pourrait permette à Radical Face d'obtenir enfin le succès qu'il mérite tant. Tout le mal qu'on lui souhaite. 

Album: Touch The Sky Ep 
Année: 2010 
Label: Sound Of A Handschake

Ce 'Touch The Sky Ep' n'est pour l'instant disponible qu'en version digitale en cliquant ici. Mais comme Ben Cooper le dit lui même sur son site internet : «I will eventually press up some physical copies, but that may be a little while. It'll be digital to begin with. If I do press up some copies, it'll likely be doing it on my own, so there won't be many made». Croisons les doigts.

mardi 15 octobre 2013

[Track of The Day] Radical Face - Holy Branches

Si vous lisez ce blog depuis ses débuts (déjà 6 ans !), vous n'êtes pas sans savoir que je voue une grande admiration pour l'allemand Ben Cooper, l'homme derrière Radical Face, depuis la sortie de 'Ghost' en 2007 ; un artiste pour qui le succès a enfin trouvé le bon chemin et dont le talent a finalement sauté à la gueule de tous (merci à Nikon d'avoir eu du goût).

Bien que surfant sur des mélodies et des progressions très classique, Radical Face change son approche avec 'The Family Tree : The Branches', deuxième opus d'un triptyque commencé de la plus belle des manières avec 'The Family Tree : The Roots'.

Bien qu'annoncé plus tôt, 'The Family Tree : The Branches' va enfin voir le jour, et chez Nettwerk. Radical Face a donc un label digne de ce nom pour étendre ses chansons à tout le monde. Le premier extrait de ce nouvel album, Holy Branches, est une réussite. Et comme je le disais, qui s'éloigne des constructions et des pré-dispositions de Welcome Home, Son, indéniable tube intemporel. Et c'est une bonne nouvelle.

Album : The Family Tree : The Branches
Année : 2013
Label : Nettwerk

Acheter



En plus du lecteur Grooveshark, Holy Branches de Radical Face est également en écoute sur le soundcloud de Nettwerk. Et ci-dessous.  (malheureusement plus en écoute)

jeudi 15 novembre 2007

Radical Face – Ghost [Morr Music]

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, celui-là est le premier qui m’a renversé. Mis les larmes aux yeux. Procurés des frissons dans le dos, dans les bras, au bout des doigts. De partout. Mon premier choc musical de 2007.

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, l’album de Radical Face (alias Ben Cooper) est sans conteste celui sur lequel j’ai mis le plus de temps à me jeter. Le nom m’a rebuté : j’avais peur de me trouver face à un album de gangsta rap mal torché. Je ne sais pas d’où cette idée un peu incongrue m’est venue. Mais j’ai pensé à cela. Et j’ai laissé traîner l’écoute. Avant de me rattraper, comme un fou désespéré de ne pas avoir compris plus tôt.

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, 'Ghost' est, avec l’album de Rien, un petit bijou d’objet : un artwork splendide, un packaging cartonné et léger, à trois volets, contenant un petit livret, tout de couleur or vêtue. En ces temps où l’industrie du disque vend de moins en moins, cet album est une preuve qu'il faut garder foi en l'objet ; loin des boîtiers en plastoc tout moche, des livrets de quatre feuillets et des pochettes hideuses, qui se détachent et donnent envie de vomir sur le pas que prend chaque jour un peu plus la numérisation de la musique (dans un but commercial) sur l’objet physique.

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, 'Ghost' de Radical Face est indubitablement un des tous meilleurs. Si ce n’est le meilleur. Pop planante atmosphérique et romantique, folk serein et céleste, accordéon en bandoulière, piano délicat, rythmiques et clappings endiablés et embruns en fond sonore. Un peu comme si Why? (hip-popeur de chez Anticon) avait enregistré son 'Elephant Eyelash' de l'an passé chez Morr Music avec Page France en charge des chœurs.

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, cet album est celui dont j’aurais aimé pouvoir parler beaucoup mieux que je ne le fais actuellement. Histoire d’insister sur des titres comme Glory (voir plus bas) – une des perles de 2007 avec ce rythme quasi militaire auréolé de sifflements tout en cadence –, sur ces morceaux à géométrie variable qui se finissent rarement là où ils ont commencé ou sur ces paroles oniriques comme jamais.

De tous les disques que j’ai pu écouter et aimer cette année, ce premier album de Radical Face est une (avec le Cloud Cult) de mes plus grandes découvertes. Touché, retourné, subjugué le Twist. 'Ghost' est un chef d’œuvre. Frissons garantis. (Sortie : 20 mars 2007)

Son:
Myspace (deux titres en écoute)
Site Officiel (carnet de bord, titre en écoute, un vrai petit régal)


Deux titres en écoute. Déjà, la merveille qu'est Glory (je pèse mes mots) et le très beau Wrapped Up In Strings (malheureusement plus en ligne).

vendredi 12 décembre 2014

[Track of The Day] Radical Face - Baptisms

Quand certains abandonnent des projets en cours de route (coucou Sufjan), d'autres les poursuivent jusqu'au bout. Vous me direz, entre l'américain et l'allemand Ben Cooper, le niveau d'ambition n'était pas forcément le même : l'un voulait faire un disque par état des États-Unis d'Amérique. L'autre, Radical Face donc, voulait faire une double trilogie, une d'albums (disques très conseillés dont il est question ici et ) et l'autre d'ep, consacrés à la famille (voir par ailleurs).

Et Radical Face touche au but, car il vient de clore la partie Ep avec la sortie de 'The Bastards : Volume Three'. Un disque, comme ses deux prédécesseurs, à télécharger gratuitement et légalement (voir plus bas).

Et notre homme, qui fait tout tout seul et qui a réussi à graver l'idée de clapping dans les plus reculés coins de son âme, continue de distiller ses belles chansons pop, pleines de folk, et de clappings donc.

Pour peu que l'on soit fan de Ben Cooper sous son entité Radical Face, on succombera très facilement à ces trois chansons, notamment à Baptisms et sa capacité à être aussi dénudée dans sa partie couplet que très arrangée lors du refrain. Mais Sisters et Nightclothes sont aussi de haute volée.

Et pour peu qu'on ne le connaisse pas ? On en tombera fou. Forcément.

Album : The Bastards : Volume 3
Label : -
Année : 2014



'The Bastards : Volume Three' est en téléchargement gratuit et légal en cliquant ici. Mais il est également en écoute ci-dessous dans son entièreté (Baptisms est en deuxième position).  (malheureusement plus en écoute)


mardi 3 mars 2009

Patients - Volume 1 [-]

Ben Cooper est un homme plein de ressources. Après la sortie en 2007 du splendide ‘Ghost’ sous le nom de Radical Face (un disque qui a fini chez moi numéro 2 cette année là) et un sympathique deuxième album d’Electric President (le groupe qu’il forme avec son ami Alex Kane), et avant la sortie du deuxième album de Radical Face (dont l’écriture ne cesse de progresser), pour patienter, l’homme aux mille projets (il est également membre de Mother's Basement et d’Iron Orchestra) propose sa dernière idée : Patients.

Qu’est-ce donc que Patients ? Juste une collection de chansons que Ben Cooper a enregistré au fil des années et qu’il a mis de côté pour diverses raisons. Son idée est de partager ces titres là avec le plus grand nombre, sous le format compilation et de façon gratuite (ou, en tout cas, non pécuniaire).

Car avant d’aller plus loin et de parler du disque en lui-même, il faut tout de même savoir que cet album là n’existe et n’existera jamais dans le commerce. Cooper a décidé de presser lui-même 100 copies de cet album, en fabriquant lui-même les 100 artworks. Comme il le dit sur son site officiel : «So they were basically just fancy CD-Rs dolled up with spray paint and markers».
Pour l’obtenir, rien de plus simple: il fallait envoyer un objet à l’auteur (une photo d’un paysage, une compilation homemade gravée sur cd, un paquet de chocolat, etc. En gros, tout… sauf de l’argent) et il vous envoyait le disque.

Le hic, c’est que son idée a eu du succès. Il a du donc proposer une alternative à ceux qui, comme moi, n’avait pas été assez prompt à réagir. Ainsi, en allant sur son site Internet, on peut se procurer ce ‘Patients’. Pour cela, il y a quatre conditions à remplir. Il faudra donc lui envoyer par mail :
1) Un lien vers un article (récent ou non) qui vous a bien plu.
2) Un lien vers une image, une photo, une peinture ou un dessin que vous aimez (Nb : si c’est une photo personnelle, il faut qu’elle soit hébergée sur Internet. Pas de pièce-jointes).
3) Le nom du dernier bon livre que vous avez lu.
4) Une citation ou un proverbe que l’on aime particulièrement.

Ceci fait (ajouter quelques lignes à ses choix ne fait pas de mal), vous recevrez quelques jours plus tard dans votre mailbox un lien pour télécharger l’album ‘Patients’, ainsi que quelques commentaire de Ben Cooper sur chacun de vos quatre choix. Bref, une initiative louable, très intéressante et sympathique comme tout.

En ce qui concerne le contenu à proprement parler de ce ‘Patients’, onze titres au programme qui rappelle tantôt Radical Face, tantôt Electric President. Et à chaque fois, le touché mélodique de Ben Cooper, fait de piano, banjo, guitare acoustique, accordéon et clappings, pour un résultat conviant pop atmosphérique (If You Come Back to Haunt Me, Mind Ur Manners) et folk céleste (Tall Tale No. 5, Leaves).
Certes, la cohérence de cet assemblage n’est pas forcément évidente. Il n'empêche que le tout est de grande qualité, que ce véritable cadeau de la part de Ben Cooper est un vrai bonheur. Et l’idée de le transmettre de cette façon, dans un souci de partage et artistique l'est tout autant. (sortie : février 2009)


Son:
Toutes les informations pour se procurer 'Patients' se trouvent là (et en date du 22 février). Mais comme je suis sympathique, je vais vous les résumer : il suffit donc d’envoyer un mail à patients [at] radicalface [point] com avec en objet Patients E-mail Trade, ainsi que les quatre conditions à remplir dans le corps du mail.
Pour toutes les informations concernant le projet, il suffit d’aller . Ben Cooper a listé tout ce qu’il a reçu en échange des copies physiques de son ‘Patients’ et explique l’histoire de chaque morceau. Passionnant.

Pour patienter avant la réception du lien dans vos boites aux lettres électroniques respectives, voilà deux titres à déguster, encore et encore. Le premier Tall Tale No. 5 ouvre ‘Patients’ et aurait fait une excellente face-b (voire même plus) de ‘Ghost’. Le second, If You Come Back to Haunt Me, est plus atmosphérique, plus planant, mais tout aussi délicieux (malheureusement plus en écoute).

jeudi 1 janvier 2015

Bilan 2014 : Top 15 « 7", 12", Ep & Compilation »


Je crois que je n'arriverais jamais à faire autrement : il faut que je publie mes tops de fin d'année toujours tard. Toujours très tard. Pas forcément par choix (même si la parution de ce genre de bilan mi-novembre ou même début décembre m'a toujours interpellé), mais plus par manque de temps. Bref.
Les top de fin d'année ou la tradition pour clôturer une belle année (musicale s'entend). Beaucoup trouvent ça ringard, idiot, inutile. Mais comme j'aime à le répéter, ce petit exercice que j'effectue depuis plus d'une dizaine d'années me plaît toujours autant. J'aime surtout pouvoir mettre en avant des disques que j'ai beaucoup apprécié, certains n'ayant pas eu à mon goût l'exposition qu'ils auraient du avoir. Et 2014 n'aura pas fait exception.

Mais avant de dérouler ce bilan, quelques petits liens de blogs, amis ou non, qui ont eux aussi publiés leurs bilans. Car la découverte est partout :


Une nouvelle fois, ce bilan de l'année se fera en trois temps et cinq publications. D'abord, aujourd'hui, en ce premier jour de l'année 2015 (que je vous souhaite belle, foisonnante, insatiable, musicale, culturelle et surtout heureuse), la première partie : un retour sur les formats « courts » et les compilations qui auront séduits mes oreilles. Quinze disques, avec des confirmations, des disques beaux à en - littéralement - pleurer, des découvertes incroyables.

Et évidemment, en bas de ce papier, un lecteur streaming pour écouter une chanson de chacun des 15 disques présentés ci-dessous. Bonne lecture et surtout, bonne(s) écoute(s) ! 

Pour rappel :
Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »
Bilan 2014 : « Albums » (50-31)
Bilan 2014 : « Albums » (30-11)
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


7-inch / 45-tours

Songs: Ohia - Journey On: Collected Singles
Pour sa 200è sortie, Secretly Canadian n'aura pas fait les choses à moitié. A l'occasion du Record Store Day, le label en a profité pour rendre un sublime hommage à Jason Molina, décédé un an plus tôt. Résultat ? Une compilation magnifique de neuf 45-tours de Songs: Ohia, avec beaucoup de chansons sorties sur des splits 7" et autres compilations tout au long de sa carrière. Le résultat est étourdissant de classe. Il y a ici d'ailleurs parmi les plus belles compositions de Songs: Ohia qui étaient jusque là inconnues à mes oreilles.
'Journey On: Collected Singles' est un coffret essentiel pour qui aime Songs: Ohia, Jason Molina ou tout simplement vibrer à l'écoute d'une voix rare et d'une guitare, acoustique ou électrique. Et c'est accessoirement, et de loin, le plus bel objet discographique de 2014.
Label : Secretly Canadian


We Are Catchers - Tap Tap Tap 7’
Vraie révélation de cette année (mais on y reviendra dans quelques jours), l'anglais Peter Jackson, qui officie sous le nom de We Are Catchers, m'aura renversé de ses mélodies superbes. Mieux, il se permet de mettre en face-b de son unique single 'Tap Tap Tap' une chanson qui est bien plus qu'une chute de studio It Gets Me Through (en écoute plus bas).
Label : Domino Records


12-inch

The Pains of Being Pure at Heart - Abandonment Issue 12"
Auteur d'un album une nouvelle fois inspiré (on y reviendra dans le top album), The Pains of Being Pure at Heart (aka « le meilleur groupe du monde ») aura profité d'une réédition opportuniste de son label Fierce Panda pour sortir 'Abandonment Issue', collection de chansons qui, comme le disaient ironiquement Kip, leader du groupe : « four (...) songs that weren't good enough ». Une démo, une face-b et trois inédits, dont la qualité en dit long sur tout le talent qui traversent ce groupe essentiel.
Label : -


Rivulets - Ride on, Molina 12"
Plus d'un an que Jason Molina est donc  mort. En lui rendant un très bel hommage, Rivulets m'aura rappelé, au cas où je l'aurais oublié, que le maître d’œuvre de Songs: Ohia était un artiste à part, et sans nul doute un de mes favoris. Et nul doute que la longue montée électrique de 7mns de Ride On, Molina aurait plu à Jason Molina lui même.
Label : Jellyfant Records


Extended Play


The Creases - Gradient Ep
L'an dernier, ce duo australien m'avait mis une énorme claque avec son excellent single I Won't Wait. J'attendais que Rough Trade sorte l'album dans la foulée. Et puis non rien. C'est Liberation Music qui s'occupe de la suite, via un Ep uniquement. Avec une production moins cradingue que plus lisse, avec un chant plus posé et toujours un grand sens de la mélodie qui marque, le groupe ne perd pas pour autant de son charme, tant leurs talents de compositeurs n'ont pas disparus. Espérons que 2015 soit enfin l'année de passage à l'album pour les Creases, groupe en train de devenir, doucement mais sûrement, une de mes valeurs sûres.
Label : Liberation Music

EAST. - Violence in the Flowers Ep
La France, en plein essor musical, aurait tort d'oublier les lyonnais de EAST. et leur post-punk abrasif chanté en anglais, où quelques pointes d'électro viennent faire joujou avec une basse, une guitare et des synthés détonants. Morceaux de bravoure, rythmique froide et sur de leur fait, EAST. donnent rendez-vous en 2015, année de sortie de leur premier album.
Label : -

The Grouch x Eligh x CunninLynguists - The WinterFire Ep
Fort d'un nouvel album sur lequel nous reviendrons dans quelques jours, les CunninLynguists auront terminé leur année comme ils l'auront commencé : avec un très bon disque. En s'acoquinant avec The Grouch et Eligh (rappeurs inconnus à mes oreilles), le trio pose là un disque d'une grande efficacité, où le micro circule bien et s'échappe un peu de l'ambiance traditionnelle CunninLynguists-ienne. Grand cru.
Label : Knolan Ryan Productions

Ed Harcourt - Time of Dust
Longtemps délaissé, Ed Harcourt aura fait un retour remarqué dans mes oreilles en 2013 avec un 'Back into the Woods' toujours aussi beau (et dernièrement allongé de quelques titres bonus). Mieux, il confirme tout le bien que je pense à nouveau de lui avec un mini-album/Ep 'Time of Dust' magnifique, avec le piano comme pièce centrale, au milieu duquel trône un sublime The Saddest Orchestra (It Only Plays For You) qui m'aura accompagné toute l'année.
Label : CCCLX

Public Access T.V. - Rebounder EP
Entre Angleterre et États-Unis, la musique de Public Access T.V. connaît depuis cet été un début de hype bien méritée. La faute à ce 'Rebounder Ep', parfait 4 titres de power-pop dansant et tubesque. Trio mené par l'ancien de Be Your Own Pet John Eartherly, signé sur un label anglais, Public Access T.V. a en tout cas prouvé qu'en 6 chansons (quatre ici, deux sur un 'In The Mirror 7"' tout aussi épatant), le futur pouvait compter sur lui.
Label : Gudrun Records

Radical Face - The Bastards 3 Ep
Ben Cooper, aka Radical Face, s'approche de la fin de son double triptyque. Si le 3è tome de ses aventures 'The Family Tree' n'est pas encore sorti, il a mis un terme à celui de 'The Bastards', collection d'Ep courts (trois chansons à chaque fois) et à télécharger gratuitement. Radical Face ne change pas sa façon de faire, avec son folk très mélodieux et aux nombreux clappings. Trois chansons merveilleuses qui viennent remplir une discographie déjà bien remplie et quasi sans faille.
Label : -


RIEN1
Premier groupe musical à avoir décidé du jour de sa mort le jour de sa création, RIEN vient de tirer sa révérence avec une dernière tournée et un dernier EP, le bien nommé '1', qui fait suite à '3' et '2'. Peut-être le plus réussi des trois, entre mélancolie, douces mélodies, humour pince sans rire (Dernières volontés) et un titre magistral La Défaite des Vainqueurs aux faux-airs de dEUS. Ce groupe était assez unique. Et s'il n'y a donc plus rien pour RIEN, RIEN restera.
Label : Amicale Underground

Compilation

Various Artists - France 2014
Sorti à l'occasion du Record Store Day, 'France 2014' est un EP (vinyle uniquement) présentant 6 groupes français qui pourraient/devraient faire parler d'eux en 2014, ou plus tard. Une chanson par artiste, trois chansons par face. Et de belles découvertes. Si Aline n'en est pas une, son instrumental La Rivière Est Profonde est parfait. Quant aux suivants, de De La Romance à Skittle Alley en passant par les Parlor Snakes, Mrs Good et Rebels of Tijuana, ils furent tous de véritables grandes découvertes.
Label : Hands and Arms / Eyes Minded

Courtney Barnett -The Double EP: A Sea of Split Peas
Dans la galaxie des jeunes femmes à guitares, mon cœur penche vers Courtney Barnett plutôt que Angel Olsen. La faute à la compilation présentant ses deux premiers Ep (sortis en 2012 et 2013). Deux disques sans faute de goût, où l'australienne raconte ses histoires en faisant montre de son talent en mélangeant rock, folk et même country. Son premier album est très attendu, tout au moins dans ces pages.
Label : Marathon Artists

GravenhurstOfferings: Lost Songs 2000 - 2004
En 2004, Warp avait eu la bonne idée de sortir à grande échelle 'Flashlight Seasons', deuxième album de Nick Talbot, aka Gravenhurst, qui avait vu le jour chez Red Square. J'en avais alors profité pour réaliser une interview de notre homme, ma deuxième en tant que jeune chroniqueur (à lire ici).
Dix ans plus tard, Warp toujours sort une compilation des premières chansons de Gravenhurst. Le disque est sublime, la compilation est passionnante.
Quelques jours plus tard, la compilation se transforme en disque recueil. Nick Talbot passe l'arme à gauche à 37 ans. Après le choc, l'incompréhension et la tristesse, reste donc cet album, et toute la discographie de haute tenue qu'il avait publiée jusque là. Reste aussi les souvenirs, d'un homme à lunettes, timide, presque gêné d'être interviewé pour son art en 2004. Gravenhurst manque. Et il manquera longtemps.

Label : Warp Records
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Various Artists - Anthologie Souterraine
Après 30 ans de bons et loyaux service, Planet Claire, l'émission de radio d'Aligre FM a mis cet été la clé sous la porte. Pour mieux repartir sur Radio Campus Paris. Laurent Bajon et Benjamin Caschera sont tous deux à l'origine de « La Souterraine » ou les nouveaux défricheurs de la scène musicale française. Projet passionnant, éclectique et surtout exigeant, il est résumé dans un premier coffret de 4 cds (40 groupes, 40 chansons), à acheter pour presque rien ou à télécharger en « pay what you want ». Un must-have qui prouve à quel point la scène française est d’une grande vitalité. Une sorte de compilation 'Nuggets', mais à la française. Confirmation dans 30 ans.

Label : -


Pour rappel :
Bilan 2014 : Top 50 « Chansons »
Bilan 2014 : « Albums » (50-31)
Bilan 2014 : « Albums » (30-11)
Bilan 2014 : « Albums » (10-01)


Lire c'est bien mais écouter c'est quand même mieux. Ainsi, une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus est en écoute dans le lecteur ci-dessous :

vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'