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mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des mètres étalon du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup séduit. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un disque tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses, de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau tourner ça dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field', leur second album, ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument superbe et qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité ; et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti un disque de pop classieuse, de grande qualité, et qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée à sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons !
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21

jeudi 14 décembre 2017

[Track of The Day] Beach Youth - Diary

Il y a eu l’époque des groupes en « The ». Et il y a désormais les groupes en « Beach » : Beach House, Beach Fossils, Menace Beach, Beach Baby, Beach Beach, j’en passe et des meilleurs. Et désormais… Beach Youth.

Eux, ils sont caennais, sont quatre et ont la pop à guitare dans la peau. Dans une veine à la Aline voire à la Granville, les Beach Youth chantent pour le coup eux en anglais. Un chant plutôt assuré d’ailleurs, pas trop « français » (la voix pas tant mis en avant que cela jouant aussi).

‘Singles’ est leur premier Ep qui regroupe, ô hasard, leurs premières chansons. Elles sont au nombre de 5 (une sixième, Waves, se trouve sur la version vinyle) et si tout ne me convainc pas totalement, tout ceci est prometteur.

A retenir Days, chanson à faire gigoter les pieds plus que de raisons, mais surtout Diary, titre qui ferme ce ‘Singles Ep’. Une chanson, de loin la plus longue des cinq, rappelant les Radar Brothers sur son introduction, prouvant que cette jeunesse plagiste pourrait faire son trou.

Album : Singles Ep
Année : 2017
Label : Beau Travail


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Diary de Beach Youth est en écoute ci-dessous :



Autre titre de ce ‘Singles Ep’ de Beach Youth, Days :



Le clip de Diary de Beach Youth :



mercredi 20 septembre 2017

[Track of The Day] FM Belfast - All My Power

C’était donc l’heure des adieux. Après trois éditions, le formidable festival Heart of Glass, Heart of Gold a donc décidé de mettre la clé sous la porte avec une quatrième session qui se tenait le week-end dernier.
Le concept de HOG HOG est très simple : un camping de vacances privatisés, des bungalows à louer entre amis et une vingtaine de groupes répartis sur trois jours de fête.

Pour la seconde année consécutive, Hog Hog a pris ses quartiers à Saint-Amans-des-Côts au camping des Tours. Un grand espace, posé à côté d’un lac, perdu dans la campagne aveyronnaise. Sur le papier, cela vend beaucoup de rêve. Et le lieu est très beau effectivement.
Malheureusement, et contrairement à l’année précédente, le soleil et la chaleur ne sont pas au rendez-vous. Pire, c’est l’automne qui a décidé d’y prendre ses quartiers d’hiver. Résultat : pulls et doudoune obligatoires pour résister à l’humidité (la pluie était annoncée) et au froid (8°C un 15 septembre, y a p’us d’saison ma bonne dame). Côté programmation, je ne connais que six groupes sur tous ceux prévus, ma foi en les organisateurs de Hog Hog est inébranlable.

VENDREDI

Ayant raté l’ouverture du festival le jeudi soir, arrivé tardivement sur le site le vendredi, le temps de prendre nos quartiers - à côté de deux autres bungalows amis - et d’entamer joyeusement l’apéro, je rate le set de Petit Fantôme, qui ouvrait le bal. Mais pas question de rater Beach Fossils, dont j’ai pu dire tout le bien que je pensais du dernier album. J’avais peur de la transposition de leurs beaux arrangements sur scène, il n’en a rien été, car tout sonne parfaitement bien et de façon très maligne. Gros coup de cœur. 
Le second ne se fait pas attendre et arrive dans la foulée. Il s’appelle K-X-P et a donné rendez-vous aux hog-hogueurs dans la salle 2, où ils vont asséner une heure durant un gros set électro puissant et dansant. Une seule question se pose : pourquoi les avoir fait jouer si tôt ? C’eut été parfait en fin de soirée…
Poni Hoax enchaîne à la scène 1. Leur dernier album mérite, comme les autres, le détour, pourtant leur set ne sera pas mémorable, la faute à un réglage son moyen et un Nicolas Ker chantant plus à côté que dans le rythme de ses acolytes. Rien d’assez catastrophique pour bouder son plaisir, mais pas franchement mémorable.

Après un passage obligé par le karaoké géant (toujours aussi fun), Agar Agar prend la scène. Leur dernier single m’a bien plu, et j’avoue que sur ce que j’ai pu voir de leur set (la moitié environ), le duo est très efficace et sait faire danser les foules avec une belle débauche d’énergie.

La fin de la soirée sera moins marquante : le live de The Pilotwings puis le set de Zozo, à base d’électro très lascive et pas entraînante (ce qui fera dire à un ami « on est quand même pas venu pour écouter une pub pour les shampoings Ushuaïa, merde ! », élue évidemment phrase du week-end) pour un sou finissent de doucher mes dernières velléités de fête. Une fête qui se continuera en after sur la terrasse glissante de l’un de nos trois bungalows, avec sound-system de qualité et une cinquantaine de noctambules (Clara d’Agar Agar viendra faire un coucou parait-il).

SAMEDI

Le lendemain, en guise de réveil, j’ai droit à un sacré mal de tête. Il est 13h, le temps est couvert, il fait froid et humide. Tout ceci ne me dit rien qui vaille. Et puis, finalement, le soleil s’autorise quelques percées. Pas assez pour aller oser tenter un bain dans la piscine extérieure chauffée, mais parfait pour aller déjeuner en écoutant un mix à la piscine, avant que les Buttertones ouvrent la deuxième journée en plein après-midi. Un concert très efficace avec des californiens aux deux pieds bien ancrés à la fin des 50s et au début des 60s, et qui semblent vraiment être contents d’être là.
Les canadiens de Corridor enchainent au même endroit. Sorti chez Requiem Pour Un Twister, leur dernier album reçoit des éloges de toutes parts. L’ayant peu écouté pour avoir un avis définitif (qui jusque là n’est pas aussi dithyrambique que la rumeur), leur set à Hog Hog est très plaisant. De bien belles choses, un vrai son bien à eux, quelques passages presque math-rock et un groupe rayonnant (qui se permet de compter dans ses rangs un batteur sosie officiel de J. J. Abrams) qui joue devant un public de plus en plus conquis.

Le concert fini, il est temps de partir se réchauffer tant bien que mal au bungalow, de rater Molly Burch, et de revenir pour H-Burns qui va donner un concert épatant. Tout est clair, carré, précis, avec un son très bien réglé, les mélodies font mouches à chaque fois, les envolées électriques donnent envie de passer la nuit à les écouter jouer et H-Burns empoche totalement l’adhésion. Ravi, semble t-il, d’être là, il a d’ailleurs eu quelques mots très sympathiques pour l’équipe d’organisation. Il est vraiment temps que j’écoute son dernier ‘Kid We Own The Summer’ (sorti au printemps dernier). Concert du festival sans nul doute.

Passé les B-Boys (trio punk de chez Capture Tracks dont je me réserve un jugement définitif quand j’aurais écouté leur album sorti il y a peu), faisons place à FM Belfast. Pierre m’avait prévenu que c’était immanquable. « Ça n’invente rien mais on va faire la fête! ». Et il avait raison. Un groupe de cinq islandais, dont le seul but est de faire danser les gens. Cotillons à gogo, froufrous tape à l’œil, les FM Belfast me font penser à une sorte de mélange entre les Scissor Sisters, Gossip, I’m From Barcelona et The Polyphonic Spree. Leur musique n’est pas toujours fine, mais est ultra efficace et dansante. Un vrai show balancé par les FM Belfast, avec en point d’orgue leur tube Underwear (dont le refrain est le suivant «We're running down the street in our underwear»), qui verra 6 hog-hoggeuses et hog-hogueurs, débouler sur scène (malgré le froid) en sous-vêtements, danser avec le groupe avant de retourner dans le public, portés par la foule (et pour certains à finir cul nul). (Et pour ceux qui ne connaissent pas, comme moi, le groupe, All My Power, le tout dernier single en date des FM Belfast, est le titre du jour dans ces pages).

Pleine d’euphorie, la foule se regroupe autour de la télévision pour la partie karaoké du soir, et va enchainer à beugler les New-York New-York de Sinatra et autres Bohemian Rapsody de Queen. Convenu ? Oui, mais tellement simple et efficace que tout le monde joue le jeu à fond.

C’est alors que déboule sur la scène 1 Islam Chipsy & Eek, un trio composé de 2 batteurs à la carrure de rugbyman et d’un mec seul, sur machine. Totalement inconnu de mes oreilles, ce groupe est normalement tout ce que je déteste : que des percus, encore des percus, toujours des percus. D’ailleurs, plus le concert avance, plus la foule se disperse et se clairsème. Et pourtant, chez moi, leur électro-cheap pleins de percus matche à fond, et de façon assez incompréhensible. Je dois être un bon mood, la blonde qui danse à mes côtés avec son pull en laine trop large est bien jolie et surtout, la musique du trio est - très - efficace.

Les oreilles en bouillie (ces gens là jouent tout de même fort), la fin de soirée sera composée de bières et de l’électro de Zaltan puis de Vladimir Ivkovic, diablement énergique, avant que l’organisation ferme le rideau pour permettre à nos corps et nos cerveaux fatigués d'aller se reposer. Il est 5h30, il fait toujours froid, il pleut, mais on est bien.

DIMANCHE

Oui. Sauf que le lendemain matin, on sait que nous avons 4h de route à faire pour rejoindre Lyon. Et le temps n’est pas à la fête : le ciel est très bas, la pluie tombe par intermittence. Et nous sommes gelés. Alors on range, on fait un ménage rapide, on fait notre check-out, on monte dans la voiture et on part retrouver notre Saône et notre Rhône en zappant les djs set de Yonatan Gat et de The Pilotwings. Pourtant, le dimanche est vraiment un des meilleurs moments du festival : tous les festivaliers, regroupés dans la piscine, en maillot de bain, à danser sur des mixes entraînants. Sauf que le temps en a décidé autrement.

Que retenir donc de cette quatrième édition de Heart of Glass, Heart of Gold ? Que malgré le temps désastreux et l'affluence assez faible (mon second étant la conséquence de mon premier), c’était une nouvelle fois parfait. Qu’on vient à ce festival pour l’affiche, évidemment, mais aussi et surtout pour l’ambiance qui y règne.
L’ambiance, parlons-en : des gens adorables, venus d’un peu partout en France, juste là pour faire la fête, tripper devant des artistes dont on connaît ou non le pedigree, mais toujours avec le sourire collé aux lèvres. Le meilleur festival du monde assurément.
Merci donc cher Hog Hog pour ces 4 éditions (même si je n’en ai fait que deux). Merci pour les découvertes, la gentillesse de l'organisation, les idées toutes simples mais géniales et plus globalement le pied que vous m’avez fait prendre. Vous me manquez déjà. N’hésitez pas à revenir sur votre décision. Vraiment.

Album : -
Année : 2017
Label : World Champions Record

Télécharger gratuitement


En plus des lecteurs Deezer et Spotify, All My Power de FM Belfast est en écoute ci-dessous :



Le clip de All My Power de FM Belfast :


mardi 12 septembre 2017

[Track of The Day] Beach Fossils - Saint Ivy

N’y allons pas par quatre chemins : les Beach Fossils et moi, ça fait deux. Oh, j’ai toujours trouvé chez eux de quoi m'amuser les oreilles mais sur la longueur, le trio de Brooklyn m'a toujours ennuyé : les mêmes mélodies, le même rythme et, semble t-il les mêmes accords (j'ai bien conscience que ceci est faux, rassurez-vous).

Alors pourquoi m’obstiner ? Parce que je les vois ce week-end lors de la 4è édition du meilleur festival du monde, à savoir Heart of Glass, Heart of Gold (dites HOG HOG ça sera plus simple). Une édition qui aura lieu à Saint-Amans-Des-Côts dans l’Aveyron. (Tu veux venir ? Viens donc voir par ici)

Et donc, il a bien fallu me mettre à jour de la programmation de ces deux jours à venir entre rivière, piscine, chaleur (j'enlace un arbre, on ne sait jamais, ça peut servir) et musique. Beach Fossils donc. Et surtout ‘Somersault’, leur quatrième album.

Un disque qui change de leurs compositions passées. Il y a ici plus d’ambition, un son plus pop, beaucoup plus rond (magnifique basse) presque Beatles-ien période 'Abbey Road' par moments (Saint Ivy) et de belles et légères orchestrations avec violons, flûte traversière ou encore clavecins (qui ne sont pas sans rappeler les Bee Gees des débuts).
Dépourvu de véritables fautes de goûts (le slam Rise d’1’41’’, qui coupe une belle dynamique, c’était vraiment pas obligé cependant), doté d’une production très fine et bien vue, ce ‘Somersault’ des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen de janvier dernier. Sans jamais s’énerver et en gardant le calme olympien qui habite leurs compositions depuis leurs débuts. Grosse surprise.

Album : Somersault
Année : 2017
Label : Bayonet Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Saint Ivy de Beach Fossils est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson très réussie de ce 'Somersault', voilà This Year, qui ouvre l'album :



Enfin, le clip de Down The Line et sa basse toute ronde, toute belle :


vendredi 3 février 2012

[Track of The Day] Beach Fossils - Shallow

Beach Fossils. Voilà un groupe qui avait connu un joli buzz quand le label Captured Tracks avait commencé à vraiment faire parler de lui. Bon, au final, à quelques singles près, leur album ne m'avait pas transcendé ou passioné plus que cela.

Sauf que voilà, les new-yorkais reviennent en 2012 et lancent les hostilités avec un premier 7" qui contiendra la chanson en écoute du jour, Shallow. Guitare fuzz, poppy, ce premier extrait me donne quand même bien l'eau à la bouche.

A voir ce qu'il adviendra de l'album. Mais on part sur des bases qui me plaisent bien.

Album: Shallow 7"
Année: 2012
Label: Captured Tracks