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dimanche 26 décembre 2021

Bilan 2021 : Top 15 « 7", Ep, Réédition & Compilation »


Nous sommes le 26 décembre, 2021 est sur le point de tirer sa révérence et
si je suis ravi de la voir disparaitre, je ne suis pas pour autant sûr d'avoir hâte de découvrir 2022 tant celle-ci devrait être, vu les dernières nouvelles assommantes qui se répètent, un copié-collé pas forcément enviable.
Pour autant, si 2021 vu à bien des égards détestables, elle n’en reste pas moins une bien formidable année musicale. On le verra dans ce premier papier et les trois qui suivront, elle aura même été de très haute volée, avec des albums mémorables, des découvertes incroyables, des confirmations implacables et des disques que je sais d’ores et déjà entrés dans mon panthéon personnel.

Mais avant d’aller plus loin et de détailler ces quinze premiers disques, entre 45-tours, Ep, compilations et autres rééditions, quelques liens vers les sites amis et/ou voisins qui eux aussi ont tiré le meilleur de l’année écoulée :
- Les 10 albums de l’année selon la rédaction de Benzine
- Les meilleurs Ep de 2021 des précieux For The Rabbits
- Les 20 meilleurs Ep de l’année selon The Revue
- Le bilan 2021 d’Addict Culture
- Les choix de la rédaction de Section 26

Mais revenons en à nos moutons et démarrons donc ce bilan musical 2021 par, comme le veut la tradition, les formats courts, les rééditions et autres compilations. Un sacré cru comme je le disais plus haut, avec son lot d’Ep épatants, ces compilations qu’on poncera jusqu’à plus soif et ces rééditions d’albums incroyables et jusque là passés sous mon radar. Tout est à lire, brièvement, ci-dessous. Et pour bien faire les choses, en bas de page se trouve des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter un morceau de chacun des disques présentés. Bonne lecture et bonne écoute !


Bilan 2021 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)

Top 40 « Albums » (40-21)


7"

Pale Blue Eyes - Motionless / Chelsea 7" [-]
Il n’aura suffit que d’un 45-tours pour que le trio Pale Blue Eyes séduise son monde - et surtout ses compatriotes de Full Time Hobby chez qui ils vont poursuivre leurs aventures discographiques. Et ce deux titres en dit beaucoup sur le talent de ces anglais de Totnes : une envie de dream-pop aux guitares shoegaze sur Chelsea et un Motionless en face-A, indie-pop aérienne, catchy au possible, aux touches synthétiques et qui ne cesse de monter en puissance pour mieux éclater sur un refrain qu'on dirait robotique.
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Emma Tricca - It Don't Bother Me / Good Morning Diner 7" [Dell'Orso Records]

Italienne désormais domiciliée à Londres, Emma Tricca aura été un de ces immenses coup de cœur qui arrivent sans crier gare. La faute à une composition magnifique en face-B et à une reprise splendide de It Don't Bother Me de Bert Jansch, à la relecture ample et à la belle orchestration (et où, pour info, Steve Shelley officie derrière les fûts).
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EP

A Place to Bury Strangers - Hologram Ep [Dedstrange]

Si les new-yorkais d’A Place to Bury Strangers ont perdu de leur jusqu'au boutisme des débuts, s'ils ont mis un peu de pop dans leur moteur, leur intransigeance et leur talent restent intacts. Preuve en est avec ce 'Hologram Ep', qui ne manque ni shoegaze, de noise ou de disto et encore moins de tube (Playing The Part, où A Place to Bury Strangers sonneraient presque comme Blonde Redhead).
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Bestfriend - Places I’ve Lived Ep [-]

Premier Ep du duo canadien Bestfriend, composé à distance, à la bedroom pop synthétique, touchante et nostalgique, comme une rencontre entre A Weather et The Postal Service. Très prometteur. Et heureusement, la suite serait déjà dans les tuyaux (et le titre tout trouvé : 'Places I've Left').
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Cub Scout Bowling Pins - Heaven Beats Iowa Ep [Guided By Voices Inc. / Rockathon Records]

Si à l’écoute de ce premier Ep de Cub Scout Bowling Pins vous entendez beaucoup de Guided By Voices, pas d’inquiétude, c’est tout à fait normal : c’est bien la bande à Robert Pollard qui est derrière. Nouvelle itération pour ce groupe plus que prolifique, et une sacrée réussite pour une première sortie, courte, nerveuse, aux relents 70s et qui se conclue par la chanson titre, le genre de chansons qui vous font une année.
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Kishi Bashi - Emigrant Ep [Joyful Noise Recordings]

Deux reprises (une de Dolly Parton, une des Regina Spektor) et quatre nouvelles compositions, qui n’auraient pas dépareillées sur son 'Omoiyari' de 2019 : Kishi Bashi ne se sera pas foutu de nous pour faire patienter pour son prochain album. Un artiste qui prouve qu’il semble savoir mieux que beaucoup comment composer des chansons pop mélancoliques et aux arrangements délicats.
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Lumer - Disappearing Act Ep [Beast Records / Bleakhaus Records]

Quartet originaire de Leeds, aux quelques Ep disséminés ici et là, aura sorti sans doute - jusque là - son coup de maitre avec 'Disappearing Act Ep', disque à la grande efficacité et au post-punk certes, mais qui ne se départit pas d’un certain côté pop. Et au-dessus plane un chant so british et que l’on aura du mal à ne pas aimer.
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Mannequin Pussy - Perfect Ep [Epitath]

Après un épatant 'Patience' en 2019, les américains de Mannequin Pussy n’auront pas fait de détail avec ce 'Perfect Ep', indie-rock marqué du sceau des nineties jusqu’au bout des ongles et portés par deux chansons qui en d’autres temps auraient connu un bien autre succès : Control et To Lose You.
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Sprints - Manifesto Ep [Nice Swan Recordings]

Daniel Fox, le bassiste des furieux ex-Girl Band et nouveau Gilla Band, ce premier Ep des irlandais de Sprints est une grosse claque, punk en diable et à l'urgence revigorante. Le genre de disque qui ne pouvait que sortir chez les toujours aussi parfaits Nice Swan Recordings.
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REEDITION


Karate - Karate [Numero Group]

Au début des années 2000, à l'époque où je passais mes journées sur les forums Internet, j'étais arrivé sur le forum de La Caverne, une formidable communauté amoureuse des Arts en général et de musique en particulier. Là, grâce à un des membres éminents des lieux (Piezo pour ne pas le nommer), j'avais découvert Karate, groupe alors inconnu à mes oreilles, dont le dernier effort 'Some Boots' avait eu plus que ses faveurs. De là, j'avais plongé dans la discographie des bostoniens et j'étais tombé amoureux de 'Karate', leur premier album, réédité par Numero Group cette année, vingt-six après sa sortie. Et sachez le, l'effet n'a pas changé : leur slowcore matiné de post-hardcore reste toujours aussi irresistible. Le rock indé à son sommet.
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L’Altra - In The Afternoon [Talitres]

A l’époque des balbutiements d’Internet, l’album d''In The Afternoon' de L’Atra a sans doute été un des premiers albums que j’ai téléchargé sur Soulseek. En moins d’une écoute, je savais que j’allais chérir ce disque pendant des années. Et vingt ans plus tard, cet album des chicagoans continue régulièrement de tourner sur ma platine CD. Et sans doute bientôt sur ma platine vinyle, vu que Talitres a eu l’excellente idée de le rééditer en LP, et en ajoutant quatre très belles chansons au tracklisting d’origine. Pour les amoureux de 2002, rassurez-vous : ce chef d’oeuvre est toujours un chef d’oeuvre.
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My Own - Non Wake Up Clocks [Greed Recordings / Zéro Egal Petit Intérieur / Araki / Pied de biche / Day Off]

Ils se seront mis à cinq labels pour rééditer 'Non Wake Up Clocks' de My Own, rien que ça. Et la pépite oubliée (vendue comme telle par Michel Malégeant de Greed Recordings) méritait bien ça. Car quelle découverte ! Groupe français à la carrière courte ('Non Wake Up Clocks' sera son unique album), My Own aime le noise, les ruptures, les élans presque post-rock et autant Sonic Youth que le Blonde Redhead des débuts. Un disque fracassant et en tous points passionntants.
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Martin Newell - The Off White Album [Captured Tracks]

Sorti en 1995 chez Humbug, il aura fallu une réédition de Captured Tracks vingt-six ans plus tard pour découvrir, totalement par hasard, 'The Off White Album'. Lors d’une première écoute à l’aveugle, pensant qu'il s'agissait d'un album de 2021, et sans connaître ni l’auteur, ses accointances avec la poésie ou avant d’apprendre qu’il avait été formidablement produit par Louis Philippe, je m’étais dit au bout de quelques chansons que si le niveau de la deuxième partie de l’album était du même acabit de la première, alors je tenais indubitablement mon album de l’année. Il n’en est rien donc, mais avec ses chansons pop, romantiques, psyché, lettrées et très Beatles-ienne, 'The Off White Album' est autant la réédition que la découverte de l’année

The Beach Boys - Feel Flows: The Sunflower & Surf's Up Sessions 1969–1971 [Capitol]
A l’instar de Bob Dylan et de son 'Springtime In New-York' (voir plus bas), cette réédition ne plonge pas dans la période faste des Beach Boys, celle dans laquelle ils assommaient le monde de leur voix et du talent de leur génie de meneur, Brian Wilson. Pour autant, la période 'Sunflower' et 'Surf’s Up' est tout sauf anodine et mérite vraiment qu’on s’y attache. Ne serait-ce que pour 'Sunflower', disque diablement aimé par l’auteur de ces lignes. Ce coffret a le bon gout de plonger la tête la première dans les sessions d’époque et de prouver, à qui en doutait encore, que même dédaigné par tout le monde à l’époque, les Beach Boys étaient quand même un groupe hors du commun.
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Bob Dylan - Springtime In New York: The Bootleg Series, Vol.16 (1980-1985) [Columbia]
A chaque année son Bob Dylan. Alors oui, entre 1980 et 1985, nous ne sommes pourtant plus dans l’âge d’or de Dylan qui l’a vu enchainer les chef d’oeuvres comme d’autres enchainent les chansons oubliables. Pourtant, cette compilation, si elle n’est - peut-être - pas aussi passionnante que ses devancières ('The Bootleg Series Vol. 12: The Cutting Edge 1965-1966', 'The Bootleg Series Vol. 14: More Blood, More Tracks' ou 'The Bootleg Series Vol. 5: Live 1975 - The Rolling Thunder Revue', pour n’en citer que trois), ce 'Springtime In New York' n’est pas avare de grands moments, de chansons oubliées. Un coffret qui prouve que même dans sa décennie maudite, il était encore un sacré songwriter. Et qu’on a eu à l’époque un peu trop tendance à l’oublier.
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Bilan 2021 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)

Pour mieux découvrir les 15 disques dont il est question ci-dessus, une chanson de chacun se trouve dans les lecteurs Spotify et Deezer ci-dessous :


lundi 11 mai 2020

[Track of The Day] Desmond Korma - Shades of Black

On l'avait quitté en 2018 avec Maps of Jupiter, un projet solo dans une veine Blonde Readhead/The Notwist. On le retrouve en mai 2020 avec Desmond Korma, un nouveau projet, là aussi solo, avec toujours l'ombre de la bande à Kazu jamais bien loin. Avant qu'à la rentrée de septembre sorte un nouveau single de Maps of Jupiter et, avant la fin de l'année, la sortie - enfin ! - du premier Ep de son groupe Cabale.

Lui, c'est donc Michel Malégeant, l'homme derrière Moonman et Greed Recordings. Et Desmond Korma, un projet qu'il ambitionne au long cours : un premier 45-tours digital (dont il est question aujourd'hui) pour commencer. Puis deux Ep de 4 titres en juillet et novembre prochain, avant l'album en avril 2021... accompagné d'un disque compilant ces 10 premiers titres.

Shades of Black est la « face-A » de ce single. Une chanson aux très belles guitares, presque dream-pop, et au mix parfait emmenant la chanson assez haut. Pour autant, pas dit que le reste de Desmond Korma sonne de cette façon, tant, Michel Malégeant le dit lui même, « c'est une direction folk (Smog, Villagers, Syd Matters) qui devrait se dégager sur les prochaines sorties ». Réponse en juillet.

Album : Shades of Black / Don't Forget
Année : 2020
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Shades of Black est également en écoute ci-dessous :


La face-B de ce premier 45-tours numérique, Don't Forget, de Desmond Korma est quant à elle en écoute là :


Le clip de Shades of Black de Desmond Korma :




vendredi 30 novembre 2018

[Track of The Day] Maps of Jupiter - Architects

Pendant longtemps, Greed Recordings fut un de mes labels préférés. Et je ne me suis pas fait prier pour le faire savoir. Entre le choc que fut l'écoute de 'Necessary Alibis' de Moonman, les découvertes de Cornflakes Heroes (voir ici et là), de Delphine Dora, des belges de Guernica, des italiens d'Action Dead Mouse (voir là et ici)  ou encore des français de General Bye Bye, Greed Recordings fut un de mes labels préférés, celui dont je guettais impatients les futures sorties.

Sauf que depuis 2012 et la parution de 'ä', troisième dernier album des fameux italiens d'Action Dead Mouse, Michel Malégeant, aux manettes de l'aventure, s'était fait très discret. Il y avait bien son projet personnel CABALE, mais rien jusque là de consistant à se mettre sous la dent.

C'est donc tout à ma joie que je fus il y a quelques semaines de cela quand Michel Malégeant (et Greed Recordings par la même occasion) rompit le silence en présentant son nouveau projet, Maps of Jupiter, avec un 'Firewalker Ep' de cinq titres, aux belles guitares où les ombres et influences de Blonde Redhead et The Notwist planent sur l'ensemble. Un bien joli retour (Architects, en écoute ce jour, en est la meilleure preuve). Et qui, à en croire l'intéressé, n'est que le début de nouvelles aventures.

Album : Firewalker Ep
Année : 2018
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Architects de Maps of Jupiter, qui ouvre ce 'Firewalker Ep', est en écoute ci-dessous :  



Autre chanson de ce 'Firewalker Ep' de Maps of Jupiter, voilà Noone will ever know what it was all about :


Pour finir, le clip de Architects de Maps of Jupiter :



lundi 4 septembre 2017

[2007 - 2017] Dix ans sans chapeau

I Left Without My Hat, première mouture
C’est fou ce que le temps passe vite. Il y a donc 10 ans, jour pour jour, je lançais ce blog musical au nom que j'avais mis du temps à trouver (voir plus bas) et à la baseline bateau (une ex m'avait acheté un t-shirt avec cette phrase de Nietzsche, dont contrairement à Hatem Ben Arfa je n'ai jamais rien lu, il y a bien longtemps) par une chronique du 'V-Live' de Vitalic. A la base, mon ambition première était d’avoir un endroit où pouvoir garder toutes les chroniques que je disséminais sur divers forums internet, alors encore en vogue. Et puis je me suis pris au jeu, à bloguer beaucoup, essayant de mettre en avant les chansons qui m’avaient touché.

En 10 ans sur « I Left Without My Hat », j’ai beaucoup écrit. Sans doute trop même (1200 papiers), même si cela aurait pu être bien plus. Je me suis sans doute emballé pour des albums qui ne le méritaient pas, pour des chansons que je pensais éternelles et qui n’ont pas passé une saison. J’ai sans doute également raconté beaucoup de conneries, j’ai dû faire des erreurs dans tous les sens, et pas que grammaticales. J’ai sans doute souvent fait trop long aussi. 
Mais j’ai surtout essayé de parler de chansons qui me tourneboulaient en une demie-écoute. D'albums qui à mon avis méritaient bien mieux qu’un simple papier sur un blog amateur (un exemple parmi des dizaines : les albums du label français Greed Recordings auraient mérité une plus grande presse à l’époque). Ou d'artistes qui auraient du sortir de l'anonymat tant leur talent me semblait fou. 

En me rendant compte il y a quelques mois que ce blog allait fêter ses 10 ans, je me suis un peu penché sur tout ce que j’avais pu publier. Et donc, 10 ans de « I Left Without My Hat », c’est plus de 1100 groupes et 500 labels différents chroniqués, avec quelques artistes (Sufjan Stevens, Four Tet, The Pains of Being Pure at Heart composent le top 3) et quelques labels (Domino, Sub Pop et Rough Trade, si l'on omet évidemment Without My Hat Records) qui ressortent du lot. Un temps bien trop important passé à parler de musique en somme.

Alors merci à ceux qui ont lu et surtout écouté, qui ont commenté et qui m’ont fait découvrir de fameux groupes ; ceux qui ont aimé, qui ont pesté. Ceux qui ont compris où je voulais en venir avec mes longues phrases. Merci à ceux qui sont tombés dans ces pages en cherchant du porno. Merci aux web-sheriff d'être venus perdre leur temps dans ces pages. Merci aussi aux spams notamment pharmaceutiques qui sont venus envahir à une époque les commentaires de ce blog (notez qu’ils se font plus discrets depuis quelques temps). Et merci à ceux qui, malgré de nombreuses périodes d’inactivité, sont revenus dire bonjour. 
Enfin merci aux Hop Blog, Little Reviews de feu-Mmarsu, Dans Le Mur du Son, Benzine, Kill Me Sarah, The Man of Rennes, Disso, Playlist Society, Novland, B Comme Boxsons, Sound of Violence, j'en passe et sans doute pas des moindres, qui m'ont fait découvrir tant d'albums merveilleux. 

Alors oui, je ne sais pas trop si cela a encore un sens de tenir un blog musical en 2017, mais vu que l'envie est toujours là...

Et pour célébrer ces 10 ans de babillages musical dans ces pages, écoutons donc la chanson qui a donné son nom à ce blog : Bob Dylan's 115th Dream. La chanson qui pour moi symbolise totalement la rupture entre l’ancien Bob Dylan et le nouveau. Sortie en 1965 sur 'Bringing It All Back Home', elle fait véritablement passer Dylan de la folk à l’électrique. Dylan démarre sa chanson, guitare folk en main et explose de rire au bout de quelques mots. Comme s’il trouvait que cette ritournelle n’avait aucun sens jouée à la guitare folk. Joan Baez, dans le fond, est pliée en deux. Dylan se reprend. Il lance alors un « Ok, take 2 », l’électricité arrive et c’est parti pour un rêve halluciné où se côtoient un capitaine Arab qui dirige le Mayflower, une baleine mariée au shériff de la baie, une boule de bowling qui dévale une rue. Et un Bob Dylan qui quitte un restaurant où la nourriture vole dans tout les sens… en oubliant son chapeau.


En écoute dans le lecteur Spotify ou le lecteur Deezer dans la colonne de gauche (pour s'abonner à la playlist, c'est en cliquant ici ou en cliquant là).

lundi 8 décembre 2014

[Track of The Day] Action Dead Mouse - I Nomi Delle Ossa

Dernière ligne droite de 2014 engagée, beaucoup déjà se retournent sur cette année. Mais il reste encore un mois avant d'en finir, alors prenons donc le temps, les bilans arriveront bien assez tôt dans ces pages pour s'en soucier pour le moment.

Alors reprenons là où nous en étions restés. Et après le Love is Not a Game d'Aidan Moffat, écoutons donc le dernier 7" en date d'Action Dead Mouse, groupe italien récurrent de ces pages (là par exemple. Ou encore là).

Leur 'ä' de l'an passé continue de très bien vivre (et pour info, il est toujours à petit prix chez Greed Recordings). Cette nouvelle sortie devrait suivre le même chemin.

Split 45-tours avec un autre groupe italien, L'AMO (dont je ne sais rien), ce disque est composé de 2 chansons. Action Dead Mouse ouvre le bal en face-A avec un I Nomi Delle Ossa épatant tout en restant dans leur style caractéristique :  math-rock fait de belles ruptures, de plusieurs strates et d'un son puissant et particulièrement précis. De la belle ouvrage.

Et comme si cela ne suffisait pas, L'AMO enfonce le clou avec Stronza en face-B, chanson en 2 parties et dans un esprit post-punk. De la bonne en quelques sortes. Sont forts ces italiens.

Album : I Nomi Delle Ossa / Stronza 7" 

Année : 2014
Label : -

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I Nomi Delle Ossa est également en écoute sur le bandcamp d'Action Dead Mouse et ci-dessous :



Stronza, la chanson de L'AMO est à écouter quant à elle ici :

mercredi 15 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11


Deuxième et avant dernière partie de ce bilan de l'année 2013. Après les « Compilations, 45 tours et autres Ep » (à découvrir et écouter là), après le Top 50 « Chansons » (à découvrir et écouter là) et les albums classés de 50 à 31 (à découvrir et écouter là), voilà donc la suite : les albums classés de la 30è à la 1ère place.

Mais comme le veut la tradition, quelques autres liens pour aller fureter ici et là quelques belles découvertes :
Le Rewind 2013 chez Starsky

Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



30. Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain [Public Service Broadcasting] 
Album fourre-tout (la pop y cotoie le math-rock, le krautrock le post punk, le bango ou les synthés les guitares les plus précises) mais d'une très grande unité, plein de samples aux charmes aussi immédiats que désuets (tirés des archives du British Film Institute) et bourrés de mélodies, 'Inform - Educate - Entertain' de Public Service Broadcasting est sans conteste la très belle découverte de 2013.

29. Deafheaven - Sunbather [Deathwish Inc.]
Entre post-rock, guitares shoegaze et black metal, 'Sunbather' de Deafheaven (tout un programme !) aura été le groupe le plus bruyant de mon année 2013. Solide et très bien pensé, n'oubliant jamais les mélodies dans ses morceaux (The Pecan Tree), 'Sunbather' est un disque à l'énergie implacable.

28. Mondrian - Isn't It Fun [Without My Hat]
Forcément, il fallait que celui-ci y soit. Parce que c'est le premier LP de la jeune histoire de Without My Hat Records. Parce l'objet est splendide (4 faces imprimées, avec un volet). Mais surtout parce que Mondrian pond là une collection de chansons pop intemporelles, dont il est difficile de faire sortir un titre en particulier (They Don't Dance Much in Idaho quand même). 

27. Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]
A quoi bon changer une formule quand celle-ci est efficace ? Les italiens d'Action Dead Mouse, déjà encensés en fin d'année dans ces pages, continuent leur math-rock de chemin avec un 'ä' avec plein de guitares, de ruptures de rythmes et de changements de directions impromptus. Brillant.



26. Natti - Still Motion [APOS Music]
Dernier des trois CunninLynguists à se lancer en solo, Natti en impose avec ce premier album, 'Still Motion'. Alternant morceaux lascifs et titres percutants aux punchlines bien senties, aussi bien influencé par la black music que le jazz ou la pop, Natti n'oublie jamais de mettre au centre de tout les mélodies. 


25. Grant Hart - The Argument [Domino]
Copieux album (20 chansons pour 1h15 de musique), 'The Argument' est le 4è album de Grant Hart en 25 ans ! Découvert pour ma part cette année, cet ancien Hüsker Dü (je n'en savais rien) a composé là un disque de rock et de pop totalement habité. Un disque qui s'écoute d'une traite avec un plaisir non-feint. Et cette voix qui rappelle le David Bowie des 70s n'y est pas étrangère.

24. The Men - New Moon [Sacred Bones]
S'éloignant du rock bruitiste et noisy de ses premiers essais, The Men sur 'New Moon' partent dans un mode entre blues et psychédélique, même s'ils retrouvent l'urgence et la nervosité des chansons qui ont fait leur reconnaissance sur la deuxième partie de l'album. Prêt à mettre quelques billets sur une trajectoire à la Black Keys qui leur irait bien au teint. 


23. Boards of Canada - Tomorrow's Harvest [Warp]
Un des évènements musicaux de l'année a sans conteste été le retour des patrons de la musique électronique, Boards of Canada. 'Tomorrow's Harvest' (leur premier album depuis 2006) est d'une beauté incroyable, plein de couches, de textures et de lumières dont les écoutes successives s'avèrent plus riches à chaque fois.


22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
Disque court mais coquin en forme de rédemption pour Adam Green qui s'auto-parodiait depuis de trop nombreux albums. Le duo entre le new-yorkais et l'anglaise Binki Shapiro marche totalement, dans une sorte de version revisitée des célèbres Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Version qui a de l'avenir.


21. Califone - Stitches [Dead Ocean]
Depuis leur magnifique 'Quicksand/Cradlesnakes' en 2003, j'ai bizarrement suivi de très loin les aventures discographiques des américains de Califone. Retomber nez à nez avec eux m'aura fait comprendre : 1) mon erreur 2) que les mélodies tuantes, ils connaissent toujours 3) que l'americana (mais pas que) qui traverse tout 'Stitches' est à tomber. 


20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
Moins sous le feu des projecteurs de leurs compatriotes Aline, Granville et autres La Femme, The Limiñanas est pourtant un groupe plus qu'à suivre. Originaire de Perpignan, chantant en français, The Limiñanas est signé chez Trouble In Mind, rien que ça ! Leur nouvel album 'Costa Blanc' est la rencontre du psychédélisme et une inspiration toute gainsbourienne. Petit bijou.

19. Moonface - Julia With Blue Jeans On [Jagjaguwar]
Spencer Krug doit être l'artiste le plus prolifique sur les 10 dernières années. Dernier album en date, 'Julia With Blue Jeans On', deuxième sortie sous le nom Moonface. Piano/voix tout du long, chant sublime, piano très en avant et mélodie à tomber.



18. Nick Cave and the Bad Seeds - Push The Sky Away [Bad Seed]
Les années passent et elles ne semblent pas avoir d'emprise ni sur Nick Cave, ni sur ses Bad Seeds. 'Push The Sky Away', dernier album (studio) en date va titiller les meilleurs disques de sa discographie. La faute à des chansons sublimes, une cohérence tout du long et deux titres majestueux : Mermaids et Jubilee Street.


17. Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
Au contraire de groupes dans la même veine (The Decemberists, Iron & Wine), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. Fort d'un début d'album parfait, 'The Silver Gymnasium'  déroule un folk-rock aussi épique que délicat, comme à leurs plus grandes heures.


16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]
Sortie du giron de son frangin plus enclin aux expérimentations en tout genre, Eleanor Friedberger aura donné en 2013 au petit frère du déjà très réussi 'Last Summer' en 2011. Un disque qui prouve une fois de plus qu'elle a la pop dans le sens, des mélodies incroyables dans tous les doigts, et qu'elle est capable des tubes qu'il serait bon de fredonner à tue tête plus souvent qu'à notre tour. 

15. Poni Hoax - A State of War [Pan European Recording]
En continuant de puiser ses principales influences dans les années 80, les Poni Hoax auront sorti en 2013 leur troisième album, celui où les guitares sont les plus dansantes, les claviers les plus mélodiques, assez loin finalement des sonorités froides (mais pas désagréables pour autant) de leur précédents livraison. Jouissif.


14. Shannon Wright - In Film Sound [Vicious Circle]
Shannon Wright continue sa belle discographie avec 'In Film Sound', très bel album nerveux où les guitares sont plus que présentes et la furia sombre de l'américaine font merveille. Un jour, on se rendra compte de son talent incroyable. Un jour...



13. San Fermin - st [Downtown]
Groupe new-yorkais dont le leader est un grand fan du 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, San Fermin fait dans la pop à la ... Sufjan Stevens. Cet album n'a évidemment pas la consistance du chef d’œuvre des années 2000, mais est d'une grande beauté, avec arrangements aux petits oignons, plages de respirations et voix profonde, mix entre celle de Matt Berninger (The National) et Dan Michaelson (Absentee). Ces jeunes gens iront loin.

12. Mélanie Pain - Bye Bye Manchester [Yotanka]
De façon très surprenante, Mélanie Pain ne connait pas les unes des magazines. Et pourtant, le talent de cet ex-Nouvelle Vague. Son premier album était 'My Name' en 2009 était déjà une très belle réussite. Et son 'Bye Bye Manchester' est du même acabit, pop aux atours rétro, alternant français et anglais, avec sa voix coquine et conviant pour l'occasion des artistes aimés de ces pages (Florent Marchet, Ed Harcourt). Belle confirmation. 

11. Radar Brothers - Eight [Merge]
Guitares langoureuses, pop, slowcore, alternative rock : ce n'est pas avec leur 7è album (quoiqu'en dise son titre) que les Radar Brothers vont changer leur fusil d'épaule. La seule différence est peut-être un piano plus présent et une ampleur plus grande de l'ensemble. Sinon ? Leur meilleur album depuis 'And The Surrounding Mountains', autre chef d'oeuvre.


Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme promis, voilà donc un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus. Du numéro 30 au numéro 11. Bonne(s) écoute(s) !