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mardi 14 novembre 2017

[Track of The Day] James Holden & The Animal Spirits - Thunder Moon Gathering

On ne peut pas dire que je fais dans le court en ce moment. Après les 13'30" de Kamasi Washington, les 20 minutes de Max Richter hier, place aux près de 8 minutes de James Holden & The Animal Spirits.

Repéré par Nathan F de Playlist Society, voilà un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points.
James Holden m'étant inconnu, je suis rentré dans ce 'The Animal Spirits' à l'aveugle.

Et j'ai été happé dès les premières secondes par cette ambiance si particulière et ce melting-pot de sonorités et d'influences. Il y a ici de la musique orientale, du (free) jazz, de l'expérimental, de l'électro, des beats, du folk sous-acide, des saxophones ivres...

Enregistré en une prise live pour chaque morceau, laissant place à l'improvisation sans pour autant que cela parte dans tous les sens et n'ait ni queue ni-tête, 'The Animal Spirits' rappelle aussi bien le premier album de Pivot quand ils ne s'appelaient pas encore PVT ('O Soundtrack My Heart') que le 'Live at the South Bank' de Kieran Hebden, Steve Reid et Mats Gustafsson (accessoirement mon album de l'année en 2011).
Mais surtout, en construisant brillamment leur propos (tout ici découle très simplement), James Holden & The Animal Spirits rendent cet album d'une consistance et d'une facilité d'écoute sidérante. Avec en point d'orgue ce Thunder Moon Gathering.

NB : Si vous voulez en savoir plus sur ‘The Animal Spirits’ de James Holden & The Animal Spirits, la chronique de The Quietus est faite pour vous.


Album : The Animal Spirits
Année : 2017
Label : Border Community

Acheter


Une fois n'est pas coutume, Thunder Moon Gathering de James Holden & The Animal Spirits est uniquement disponible dans les playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog). Mais d'autres extraits de 'The Animal Spirits' sont en écoute. Deux pour être exact : Each Moment Like The First et Pass Through The Fire. 




dimanche 8 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 10-01



Avant d'en finir avec 2011 et de faire un petit bilan - rapide - de l'année, encore quelques top de fin d'année piochés dans la blogosphère musicale française (j'en ai sûrement oublié beaucoup. N'hésitez pas à donner vos tops/liens dans les commentaires) :
Derrière La Fenêtre
Le Naze Journal de Mbfsc2

Il donc temps pour moi de refermer l'année 2011. Pas dans l'idée de l'oublier, mais plus de voir ce que va pouvoir nous proposer 2012.

Parce que 2011 aura été une belle année, une nouvelle fois. Il est toujours délicat de classer des disques (au-delà du fait que cela a sans doute une utilité bien vaine). Mais cette année, ce fut bien complexe tant les disques (aux univers bien différents) qui m'auront fait vibrer auront été légions.

Mais au-delà de l'aspect musical de 2011, c'est du côté du graphisme que le monde de la musique aura retrouvé des couleurs. Il y aura eu à mes yeux profusions de très beaux artwork, très bien pensés. Souvent simple, parfois plus élaborés, ils ont tous en commun d'avoir Du 'Kaputt' de Destroyer en passant par le 'Ravedeath, 1972' de Tim Hecker, les albums de Craft Spells, Banjo or Freakout, Rivulets, Nicolas Jaar, Lykke Li, Sister Crayon, Wye Oak, Ensemble, ou Over The Rhine, la liste est longue des groupes qui auront su remettre cette année et plus que par le passé (récent) les beaux artwork au goût du jour.

Pour beaucoup des albums présentés ci-dessous, je n'ai pas évoqué la moindre ligne dans ces pages durant 2011. La faute à une année pourrie dans tous les sens du terme à un niveau personnel. La faute aussi à un manque d'idées pour traiter comme il se doit des albums si forts et si grands. Ainsi, vous trouverez (comme depuis le début de ces tops) un petit "+" vous renvoyant vers des chroniques éclairées, très bien écrites, et qui expliquent parfaitement à quels disques nous avons à faire ici.

En tout cas, le dix albums présentés ci-dessous ne sont pas des albums que je vais oublier de si tôt. Et comme ils l'auront fait toute l'année, ces dix disques vont encore tourner souvent sur ma platine.

Mais plutôt que blablater à n'en plus finir, passons donc à ce top 10.
Une fin de bilan 2011 qui me donne l'occasion de vous remercier de venir lire dans ces pages quelques bafouilles musicales tout au long de l'année. Et de vous souhaiter à nouveau tout le meilleur pour 2012.
Bonne lecture et bonne(s) écoutes (au bas du billet, dans le lecteur grooveshark, mais vous commencez à avoir l'habitude).


Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'



10. The Roots - Undun [DefJam]
Vingt-cinq années de carrière derrière eux et pourtant une envie et une ambition sans cesse renouvelée: The Roots est une énigme. Car comment comprendre qu'un groupe aussi important et qui a déjà quasiment tout dit peut avoir l'idée d'un concept album contant les aventures de Redford Stephens, personnage fictif (inspiré du Redford de 'Greetings From Michigan, The Great Lake State' de Sufjan Stevens), jeune garçon noir d'un ghetto américain et à la destinée tragique?
Mieux, comment peut-il sortir avec 'Undun' un de ses plus beaux albums, plus soul qu'hip-hop, lorgnant un peu plus vers l'indie (la présence de Sufjan Stevens pour une reprise de Redford (For Yia-Yia & Pappou) donc), comme ça? Quoi? Le talent? Ah ouais tiens, le talent. Ça doit être ça.
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09. The Dears – Degeneration Street [DangerBird]
Je n’ai jamais été fan des Dears. Même de leur ‘No Cities Left’ loué ici et là. Mais il faut bien dire que j’aurais tout au long de 2011 lentement mais sûrement changé mon fusil d’épaule. ‘Degeneration Street’, ce cinquième album est peut-être l’album d’où s’échappe le plus la notion de plaisir. Des guitares (comme d’hab), une inspiration chopée – notamment – chez le Pulp de Jarvis Cocker, des mélodies à chanter à tue-tête et des chansons solides. Du tout bon tout du long.
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08. Puressence – Solid State Recital [Caserta Red]
Auteur d’un des disques les plus réussis des années 90 (je pense qu’on est deux à penser cela, avec Lyle), on avait un peu perdu de vue les Puressence. Car depuis ‘Only Forever’, je ne peux pas dire qu’ils m’avaient fait vibrer. Et j’ai été bien pris par surprise par ce ‘Solid State Recital’, album de brit-pop/rock d’une grande tenue, aux hymnes imparables. La voix de James Mudriczki est toujours pleine d’émotion. Et les mélodies ne sont pas en restes. Grand disque mélancolique pour grand groupe, méconnu ou mésestimé - c’est selon.
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07. Stranded Horse – Humbling Tides [Talitres]
Deuxième album pour l'ancien Encre, Yann Tambour. Et s’il perd son Thee, il ne perd pas sa kora, cet instrument malien qui rappelle la harpe et la mandoline. ‘Humbling Tides’ amène un poil de pop dans les circuits et quelques cordes pas piquées des vers. Pour un ensemble beau, langoureux, léger autant que pesant, que Stranded Horse sait rendre ample malgré le côté intimiste de la chose. En un mot comme en cent, sublime.
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06. Cold Cave – Cherish The Light Years [Matador]
Cet album de Cold Cave contient 9 chansons. Et autant de tubes. Beaucoup trouvent (ou trouveront) cet album putassier au possible, prenant autant à The Human League ou New Order qu'à la scène post-punk en général.
Mais il est pour moi un régal sans nom. ‘Cherish The Light Years’ ou l’album le plus efficace de 2011. A danser sans modération, le doigt collé au synthé.
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05. Hausckha – Salon des Amateurs [Fat Cat]
Un des très grands absents des tops de fin d’année à mes yeux. Hauschka a pourtant sorti là un album des plus électros et des plus fins qui soit. Tout en gardant une trame très classique (on ne se renie pas), Hausckha balance tout du long de ce ‘Salon des Amateurs’ des morceaux où la répétition des rythmes et l’empilage des sons donne à l’ensemble une folie que n’aurait pas renié Four Tet. Très grand album organique. Et splendide.
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04. Bill Wells and Aidan Moffat – Everything's Getting Older [Chemikal Underground]
Non content d’être un des comptes twitter les plus à suivre, Aidan Moffat m’aura soufflé cette année. Avec Bill Wells, jazzman de son état croisé ici ou là depuis quelques années, le plus cynique des écossais aura sorti un disque en tous points remarquables. ‘Everything's Getting Older’ est un mélange savoureux et délicat de musique jazzy de Bill Wells et la voix écossaise nonchalante d’Aidan Moffat, chantant et/ou débitant ses histoires bien sombres pour être honnêtes. Mieux, le duo s’amuse à pondre, au débotté, une chanson pop du meilleur effet, Glasgow Jubilee.
Et si l’écoute seulement de l’album se suffit à elle-même, elle prend encore une toute autre ampleur les paroles à la main. Entre la carrière solo de Malcolm Middleton et celle d’Aidan Moffat, je crois qu'Arab Strap peut reposer sur ses deux oreilles.
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03. Low – C’Mon [Sub Pop]
Les groupes pouvant se targuer d’avoir une discographie sans faille ne sont pas nombreux. Low est un de ceux là, qui plus est après ce ‘C’Mon’, clairement un des meilleurs albums du duo Sparhawk/Parker. Slowcore, pop, presque soul par moment, composé de chansons parmi leurs meilleures (Especially Me, tuante, et le blues-slowcore renversant de Nothing but Heart, pour ne citer que ces deux là), ‘C’Mon’ est un album bouleversant et qu’il faut avoir écouté en 2011.
Vu en concert il y a deux mois de cela à Lyon. 1h15 de show. Un régal. Un public figé et abasourdi par la classe de ce qu’il venait de recevoir.
Alors oui, il y a ‘Things We Lost in Fire’. Evidemment. Mais ce ‘C’Mon’ n’est pas si loin que cela du chef d’œuvre de Low. Quel groupe. Mais quel groupe!
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02. Tim Hecker – Ravedeath, 1972 [Kranky]
A mes oreilles, Tim Hecker a une discographie sans faille. Aussi bien en solo qu'avec d'autres (comme avec Aidan Baker en 2009).
Pour ‘Ravedeath, 1972’, Tim Hecker s’est inspiré d’une photo. Celle de l’artwork. Il s’agit d’étudiants du MIT qui, en 1972, s’était amusé à balancer du haut d’un immeuble un piano. Pourquoi ? Pour rien.
Il en résulte une musique entre ambiant/noise, sombre, que l’on pourrait qualifier de redondante si l’on passait rapidement mais qui est pleine d’aspérité. Une musique exigeante, bruitiste mais délicate, aux contours cotonneux et à l’ambiance mélancolique.
Je ne pensais que cela pouvait être possible de faire mieux, mais je pense que Tim Hecker vient de pondre là son meilleur album. C’est dire !
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01. Kieran Hebden, Steve Reid and Mats Gustafsson – Live at the South Bank [Smalltown Superjazzz]
Début décembre, au détour d’une chronique, j’apprends que dans un anonymat assez fou est sorti un live rassemblant Kieran Hebden (héros de ces pages), Steve Reid (batteur de génie disparu au printemps dernier) et Mats Gustafsson (saxophoniste suédois qui a collaboré avec une pléiade d’artistes, dont les plus célèbres se nomment Jim O’Rourke, Sonic Youth et The Ex).
Pour être franc, mon album de l’année devait se décider entre le ‘C’Mon’ de Low et le ‘Ravedeath, 1972’ de Tim Hecker. Et puis est arrivé ce live. Qui a mis les choses au point.
Enregistré en juin 2009, à Londres, ‘Live at the South Bank’ est un enregistrement live dantesque qui rendrait presque les collaborations Steve Reid/Kieran Hebden pour de gentils amuse-bouches.
Deux disques, 6 titres et plus d’1h20 de jam, de free jazz, de batterie démoniaque, d’electronica répétitive et de saxophone dévastateur. Sur ‘Live at the South Bank’, l’univers de ces trois protagonistes prend une ampleur folle pour créer une musique délirante, habitée, dérangeante et hypnotique. On ressort véritablement lessivé de l’écoute de cet album live. Mais il y a un tel souffle, une telle inventivité, un tel magnétisme qui s’en ressort qu’on y retourne aussitôt.
Bordel, la musique, c’est ça ! Et c’est pour des moments comme celui-ci qu’on en écoute.
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Comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson ou un titre des 10 albums présentés au-dessus (il n'y en a que 9 pour le moment. Le 10è arrive très rapidement):





Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

mercredi 14 avril 2010

[Track of The Day] Steve Reid and Kieran Hebden - Morning Prayer


Personne ne le connait mais au final, tout le monde l'a déjà entendu. Que ce soit sur un disque de Fela Kuti, de chez Motown, de James Brown ou de Miles Davies. Il était de partout.

Batteur de jazz talentueux, avant-gardiste, Steve Reid n'avait pas 66 ans depuis 4 mois que le voilà parti pour d'autres aventures.

Et quand on voit le résultat hypnotique et convaincant de son association avec Kieran Hebden (aka Four Tet) pendant 2 ans - et 4 albums, entre déstructuration, expérimental, on se dit qu'il lui en restait pourtant plein de belles à vivre.

mardi 26 janvier 2010

Four Tet - There Is Love In You [Domino]

Il fait partie de ces artistes touchés par la grâce. Ceux qui ont pris une plus grosse part du gâteau que les autres. Et qui en ont même privé certains. Ceux sur le berceau de qui de gentilles marraines se sont penchées, l’une lui donnant une oreille parfaite, l’autre un don pour la mélodie, une troisième lui conférant une ouverture d’esprit rare. Bref, un petit génie, totalement insaisissable, exaspérant pour bon nombre de ses coreligionnaires, passionnant pour les autres.

Lui, c'est Kieran Hebden, aka Four Tet. Un artiste digne des Nick Drake, John Coltrane, Bob Dylan, Paul Mc Cartney, Miles Davis, Beethoven, Brian Wilson et autres Mozart. Cette accumulation de noms et de superlatifs va en faire sourire ou hurler plus d’un. Mais je pense sincèrement que Four Tet est de l’acabit de ces gens là. Un homme à l’intelligence et l’éclectisme fou, qui a une idée très large de la musique et de son art, et qui s’échine à toujours à ressortir la quintessence de ses expérimentations.

L’œuvre de Four Tet est une œuvre en mouvement constant, en perpétuelle mutation. De ses premiers essais en trio avec Fridge (groupe sur lequel un jour on se recueillera pieusement) à son nouvel album sorti hier ‘There Is Love In You’, Four Tet n’a pas choisi de chemin tout tracé mais a creusé son sillon. Toujours en suivant son instinct, sans s’appesantir sur ses premiers efforts, en se remettant sans cesse en question et sans jamais se limiter à la seule sphère électronique.

Il est mélodique et aérien sur ‘Rounds’ – album de folktronica somptueux sur lequel plus d’uns auraient fait carrière ? Il enchaine par un ‘Everything’s Ecstatic’, exigeant et brut de décoffrage.
Il s’acoquine le temps de quatre albums (en 3 ans !) avec le batteur de jazz Steve Reid pour des disques déstructurés, expérimentaux et habités ? C’est pour mieux produire ‘Just Beyond The River’ de James Yorkston & The Athletes, avant d’aller remixer Nathan Fake, Sia, Born Ruffians ou encore Madvillain et de collaborer avec le roi du dup-step Burial, mon enfant.

Nouvel effort discographique, ‘There Is Love In You’ est un nouveau pas en avant dans l’œuvre de Four Tet. Un disque optimiste (le titre n’est pas une façade) et une remise au cœur de son œuvre des mélodies. Si elles n’avaient pas disparues sur ses derniers albums, depuis ‘Rounds’ il n’avait pas été aussi soigné à ce niveau là.

Qu’il use de boucles ou de samples, qu’ils fassent de la synth-pop (Circling) ou se replonge dans un folktronica qu’il maitrise à merveille (She Just Likes To Flight), qu’il augmente les beats et rende les corps lascifs (Love Cry, Sing), la parole est toujours donnée à la mélodie, que Four Tet érige en grand commandeur de ce ‘There Is Love In You’.

Cet album est d’une finesse et d’une délicatesse totale, où chaque morceau est travaillé à l’extrême et composé de couches qui s’emboitent avec un naturel désarmant ; où chaque chanson semble prendre vie et corps (This Unfolds est à ce propos un bijou organique) ; où Four Tet fait dans le feutré et dans le ouaté.

En composant ‘There Is Love in You’, premier véritable album en cinq ans, Four Tet a monté un nouveau pan de mur de la cathédrale sonore qu’il construit depuis le début de sa carrière. Un édifice qui commence à être sacrément imposant, qui semble encore bien loin d’être terminé mais qui a déjà gagné l’intemporalité. (sortie : 25 janvier 2010)

Nb: Très belle chronique de ce 'There Is Love In You' par Berlin2Barcelona chez Chroniques Électroniques, à lire ici.

Son :
Myspace (Une chanson de ‘There Is Love In You’ en écoute)
Site officiel


Deux chansons en écoute. L’une (Angel Echoes) ouvre l’album, avec cette boucle féminine qui répète « There is love in you », l’autre le ferme avec She Just Likes to Flight, sublime morceau sur lequel les plus popeux craqueront forcément (malheureusement plus en écoute).

mardi 19 mai 2009

[Track of The Day] Burial & Four Tet - Wolf Cub

Des remixes de hip-hop ainsi qu'un titre avec MF Doom (voir les 'Madvillain Remixes'), un gros travail avec Steve Reid entre expérimental, free jazz et electro (4 albums en 3 ans!), des remixes aussi divers que variés (dernièrement, on citera Caribou, Thom Yorke, Born Ruffians ou même Explosions In The Sky!): Kieran Hebden (aka Four Tet) est un artiste éclectique, qui a tout sauf une idée préconçue et étriquée de la musique.
Preuve en est avec cette collaboration (la dernière en date) avec Burial, maître du dub-step (ce genre musical typiquement anglais qui mêle atmosphères urbaines et rythme à basses fréquences) et auteur de deux albums marquant et remarqués dans leur genre en 2006 et 2007.
Au programme de ce 12", deux titres bien différents, et qui sont le fruit d'une collaboration de chaque instant des deux artistes. Chez moi, c'est Wolf Cub qui remporte l'adhésion, tant le mariage des deux styles est réussi: à Four Tet le côté lumineux et mélodique, à Burial la face vaporeuse et torturée. Une grande réussite de 9 mns, sortie aujourd'hui sur Text, le label d'Hebden. 

Album: Moth/Wolf Cub 12" 
Année: 2009 
Label: Text