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lundi 6 novembre 2023

[Track of The Day] Alamo Race Track - Fight

Voilà un groupe que je ne m'attendais pas à recroiser. Disparu de la scène depuis 2015 et un 'Hawks' sympathique à défaut d'être resté dans les mémoires, Alamo Race Track vient de faire son retour avec un nouvel album, 'Greetings From Tear Valley And The Diamond Ae', cinquième album totalement inattendu (il semblerait que le leader Ralph Mulder ait connu quelques soucis familiaux, qui expliquent sans doute le « Tear Valley » du titre) et toujours publié chez les fidèles Excelsior Recordings.

Moins acide que par le passé, cet album des néerlandais est aussi moins inspiré que ses prédécesseurs (surtout dans sa deuxième partie qui part dans tous les sens avec des chansons bien moins abouties, comme à l'état de démo). Toutefois, si on n'échangera une tonne de ce 'Greetings From Tear Valley And The Diamond Ae' contre leur parfait 'Black Cat John Brown', on se satisfera volontiers ici de quelques compositions de haute tenue, notamment le triptyque d'ouverture : Sally H. (chanson d'ouverture, pop à souhait, franchement sixties et aux choeurs plutôt fameux), Got to Get Home et Fight, morceau tendu comme il faut et à la rythmique très Alamo Race Track-ienne.

Album : Greetings From Tear Valley And The Diamond Ae
Année : 2023
Label : Excelsior Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Fight d'Alamo Race Track est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson réussie de 'Greetings From Tear Valley And The Diamond Ae' d'Alamo Race Track, voilà Sally H. :

mardi 24 février 2015

[Track of The Day] Alamo Race Track - Young Spruce and Wires

Inconditionnel de leurs deux premiers albums et surtout de 'Black Cat John Brown' (2006), les néerlandais d'Alamo Race Track m'avaient fortement déçu en 2011 avec 'Unicorn Loves Deer', disque qui voyait le groupe perdre toute son acidité et son côté malsain - la fin du line-up original n'aidant pas il est vrai.

Pourtant, Alamo Race Track existe toujours, 12 ans après ses débuts. Preuve en est avec ce 'Hawks', nouvel album à venir le 23 mars prochain, toujours chez Excelsior Recordings.
Peu d'informations à se mettre sous l'oreille pour le moment, si ce n'est ce premier extrait Young Spruce and Wires, qui ouvrira les hostilités. Une chanson sombre et lancinante, au jeu de batterie particulièrement juste

De là à dire que les Alamo Race Track sont de retour avec de meilleures intentions il n'y a qu'un pas, que j'éviterais pour le moment de franchir. On n'est jamais trop prudent avec les groupes qu'on a aimé.

Album : Hawks
Année : 2015
Label : Excelsior Recordings

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Young Spruce and Wires, premier extrait de ce quatrième et nouvel album des Alamo Race Track, est également en écoute ci-dessous :


lundi 21 novembre 2011

[Track of The Day] Alamo Race Track - Apples


Perdu de vue depuis un brillant 'Black Cat John Brown', les néerlandais d'Alamo Race Track sont de retour cinq ans plus tard avec un troisième album. Et ça sent un peu la fin des haricots. Le line-up a changé et surtout eux qui avaient un son bien à eux perdent leur identité et prennent à droite à gauche pour en faire un mélange pop pas inintéressant au final mais franchement pas affolant.



A la fin de l'écoute de 'Unicorn Loves Deer' (tout un programme), on se dit qu'on pourrait réécouter les disques de Mojave 3 ou le 'Come on Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens (Hypnotised II pompe une partie de sa mélodie sur la chanson Come On! Feel the Illinoise!(Part I: The World's Columbian Exposition – Part II: Carl Sandburg Visits Me in a Dream)). Et on ne pense déjà plus à Alamo Race Track.


Attention: 'Unicorn Loves Deer' n'est pas un mauvais album. Il y a d'ailleurs de beaux moments à picorer, et le tout s'écoute sans déplaisir. Mais le côté ténébreux, acide, malsain même de leurs compositions passées manque. Et pas qu'un peu.

Album: Unicorn Loves Deer
Année: 2011
Label: Excelsior Recordings


Apples est également en écoute ci-dessous (et en téléchargement libre et légal en cliquant sur la petite flèche noire à droite). (malheureusement plus en écoute)

Le reste de 'Unicorn Loves Deer' est également en écoute complète sur le soundcloud des Alamo Race Track, ici même. (malheureusement plus en écoute)

lundi 23 juin 2008

Track of The Day (17-23 juin 2008)

Une semaine de musique mais six titres. Entre remixes et nouveautés. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite).

Lundi 23 juin 2008:

* Envelopes - Party [Brille]
Envelopes, une des très belles découvertes de cette année, sait pondre de grands titres, à deux doigts du tubes. Rock à la Alamo Race Track, ce Party rend même hommage à Bonnie Tyler. Manquent pas d'humour ces franco-suédois.
(disponible sur Here Comes The Wind, 2008)

Dimanche 22 juin 2008:
* Hayden - Did I Wake Up Beside You? [Hardwood]
Folkeux de son état, Hayden, sur son nouvel album (et après quatre pourrait se rapprocher quelque part de Neil Young, notamment via ce Did I Wake Up Beside You?. Je sais que je dis ca constamment en ce moment, mais "on y reviendra". Il faut.
(disponible sur In Field & Town, 2008)

Samedi 21 juin 2008:
Boycottons la fête de la musique, ses reprises de Led Zepellin massacrés par quelques quinquagénaires en mal d'occupations et par quelques jeunots pour qui "les BB Brunes, cé tro kikoo lol". Donc pas de titre today.

Vendredi 20 juin 2008:
* dEUS - The Magic Hour [Islands]
Mon disque préféré de dEUS (oui je sais, In a Bar, Under a Sea, tout ça). Et un de mes titres préférés de la bande à Tom Barman. Y a bien sûr Instant Street. Mais ce The Magic Hour est une belle bouffée de zenitude, perdue au milieu de ce grand album qu'est 'The Ideal Crash'.
(disponible sur The Ideal Crash, 1999)

Jeudi 19 juin 2008:
* Boys Noize - My Head (ParaOne Remix) [Boysnoize Records]
Quant le supersonic Allemand Boys Noize remixe un titre d'un de ses collègues de la scène électro, une seule chose à faire: pousser les tables, virer les chaises et se mettre à danser comme un fou en sautant sur le canapé. Je ne vois pas d'autres solutions.
(disponible sur rien du tout pour le moment, 2008)

Mercredi 18 juin 2008:
* Ray Lamontagne - Crazy (Gnarls Barkley cover) [RCA]
Hier, je parlais des reprises dans mon post sur le dernier album d'Adem, 'Takes'. Encore une reprise aujourd'hui, avec celle de Crazy des Gnarls Barkley par le grand Ray Lamontagne (faudra qu'on en parle de ce grand barbu introverti un jour sur ce blog). Bon, je sais, elle a deux ans. Mais qui a dit qu'on n'avait pas le droit de se faire plaisir hein?
(disponible sur How Come Ep, 2006)

Mardi 17 juin 2008:
* Coldplay - Violet Hill (Cryptonites Remix)
Leur Ep 'Hands of God' vient de sortir. Mais c'est par ce remix du premier single du nouvel album de Coldplay 'Viva La Vida' que ces Electro-Suisse vont se faire un nom. Leur remix n'est pas un titre édifiant mais il est efficace et fais bouger la tête de bas en haut. Que demander de plus?
(disponible sur rien du tout pour le moment, 2008)

mercredi 25 février 2015

[Track of The Day] The White Birch - Solid Dirt

Plus inattendu que les Alamo Race Track, voilà un retour que l'on n'espérait plus, tant le trio norvégien avait disparu des radars depuis près de 10 ans. The White Birch donc, leur musique évanescente, éthérée, leur chef d’œuvre 'Star is just a Sun' qui passe les années avec bonheur (j'ai vérifié le week-end dernier).

'The Weight of Spring', à sortir le 27 février prochain, sera leur cinquième album. Enfin, difficile de dire « leur » vu que Hans Christian Almendingen et Ulf Rogde ne sont pas de la partie, la destinée de The White Birch reposant désormais dans les mains du seul Ola Fløttum, qui dit composer pour ce disque depuis quelques années déjà.

Il y a 9 ans, The White Birch, alors trio, sortait 'Come Up For Air' et mettait fin à l'aventure. Aujourd'hui Ola Fløttum rallume la flamme d'un groupe délicat, devenu projet solo. Mais qui semble pour le coup ne rien avoir perdu de sa beauté, comme le prouve ce premier extrait Solid Dirt ou Lantern, l'autre chanson disponible. Ou comment fêter, n'en déplaise au titre de l'album, avec un peu d'avance, l'arrivée du printemps.

Album : The Weight of Spring
Année : 2015
Label : Glitterhouse Records


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Solid Dirt, premier extrait de 'The Weight of Spring', nouvel album de The White Birch, est en écoute également ci-dessous :



Lantern, autre extrait de 'The Weight of Spring' a également vu le jour. Le mot splendide n'est pas galvaudé :


mardi 15 juillet 2008

Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]

J’ai souvent dit dans ces pages mon admiration et mon amour pour les pays Nordiques (sans préférence particulière, je suis bonne pâte). Et ce ne sont pas les Envelopes (que j’avais rapidement évoqué ici) qui vont me faire changer d’avis.

Bien au contraire. Sauf que cette fois, loin du folk-pop scintillant des Tobias Fröberg et autres Thomas Dybdahl, c’est un disque d’indie-rock dont il est question ici. Onze titres, 34 minutes, emballé, c’est pesé, et à la p’tite dame, il lui faut quoi ?

‘Here Comes The Wind’ est le second album (officiel) de ce quintette franco-suédois, formé en 2002 sous le nom de The Nicotines avant de changer deux ans plus tard de dénomination à la sortie de leur premier Ep, ‘I Don't Like It Ep’. Un disque qui sent bon le rock de la fin des 80s et du début des années 90s. Un album dont les deux influences majeures (partagées par tous les membres du combo) se nomment Talking Heads et Pixies (leur Heaven rappelle furieusement le Monkey Gone to Heaven de la bande à Franck Black, voir plus bas) et qui fait souvent au final penser à du Alamo Race Track énervé. Rien que du très recommandable donc.

Afin de prendre le contrepied de tout cela, les Envelopes rendent toutefois hommage à une des égéries des années 80s, à la choucroute sur la tête et aux chansons FM dégoulinantes, la bien nommée Bonnie Tyler. Oui oui. Dans The Party (voir plus bas), Henrik Orrling (un des deux leaders vocaux avec Audrey Pic) balance un «Once up a time I was falling in love, now I’m only falling apart», qui n’est ni plus ni moins qu’un copié-collé d’un passage de Total Eclipse From The Heart, LE tube de la blonde peroxydée à la voix bousillée par trop d’hurlements et de cigarettes. Bref, un bien beau clin d’œil qu’il est impossible d’imaginer involontaire.

Au-delà de cette jolie boutade (mais qui confère un charme particulier à ce titre), ‘Here Comes The Wind’ est un vrai disque de rock, joliment foutraque, produit « crassement » et bien construit. Et Envelopes un groupe dont on devrait rapidement entendre reparler. Très rapidement. (sortie : 18 février 2008)


Son :

Myspace (trois titres de ‘Here Comes The Wind’ en écoute)
Site Officiel

Deux titres en écoutes, le Pixies-ien Heaven et le calme Boat (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de The Party, le titre qui ouvre 'Here Comes The Wind' et qui « rend hommage » à Bonnie Tyler (malheureusement plus disponible).

mercredi 24 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 50-31


Et pour finir cette série de posts sur les tops, voilà donc mon top album 2008. Une belle année que celle-ci, portée par moi par deux immenses disques qui resteront. Beaucoup d'écoutes, de découvertes, de déceptions (le Islands à la première place de celles-ci), d'emballements médiatiques incompréhensibles (Vampire Weekend, je n'ai toujours pas saisi) mais surtout de grands disques. Bref, une année musicale de haute tenue qui tire sa révérence.

Voilà donc ce top 50, en trois parties. La première aujourd'hui (les albums classés de 31 à 50) , la suite demain et vendredi.
Et toujours, au bas de chaque papier, un lecteur avec un titre de chaque disque nommé.




50. Jeremy Messersmith - The Silver City [Princess Records]
Des fois, on tombe sur un disque, comme ça, parce qu'on aime la pochette. Jeremy Messersmith donc. Songwriter qui fait dans la pop bien habillée de cordes et de quelques cuivres pour l'hiver, nourrie de pas mal d'influences, de Jude à Elliott Smith en passant par les Beatles. Court mais bel album, porté par une jolie voix.
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49. The Last Shadow Puppets – The Age of Understatement [Domino]
La mode est au super groupe, notamment chez nos amis d'outre-atlantique. Les britanniques s'y sont donc mis. Alex Turner (Arctic Monkeys) et Miles Kane (The Rascals) s'apprécient et, pour le fun, sortent un disque sixties à la sauce Western, avec des cordes et des cuivres t'en veux t'en as. Un exercice de style certes, mais couplé à un vrai don de songwriting. Le tout est sacrément efficace.
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48. Choir of Young Believers – This Is For The White In Your Eyes [Tigerspring]
De la pop qui vient du Danemark, qui hésite entre pop symphonique et moments plus intimistes. C'est magnifique, c'est fou! Un disque long en bouche en plus, qui mérite plusieurs écoutes pour en déceler tous les contours. Plus les écoutes passent plus on découvre un riff, un arrangement passé inaperçu.
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47. Willard Grant Conspiracy – Pilgrim Road [Loose]
‘Pilgrim Road’ est un album qui vit et qui marque une rupture dans la discographie des Willard Grant Conspiracy . Avec ces compositions et ce travail d’écriture, le groupe crée une sorte d’opéra pop, où l'on imagine Robert Fischer et sa voix profonde raconter des histoires, au milieu d’une scène, un piano à queue dans un coin, son orchestre à ses pieds. Un très bel album donc (peut-être leur meilleur), ambitieux, et qui rappelle par moment l’œuvre de David Ackles. On a vu pire compliment.
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46. The Dodos – Visiter [French Kiss]
The Dodos. Son album 'Visiter'. Sa pochette dessinée par un des enfants d’une classe pour qui le groupe a joué quelques mois avant la sortie du disque. Son ambiance folk/psyché-folk/indie-rock-pop. Un beau voyage plein de rythmiques et de mélodies.
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45. Bon Iver – For Emma, Forever Ago [Jagjaguwar]
Un disque parfait pour rentrer dans l'hiver. Ou en sortir. Un disque de folk mélancolique et doux. Une voix prévenante (mais qui peut agacer), des ambiances travaillées, un album habité. Bref, de la belle ouvrage, grand cru, qui se termine, par une merveille de titre, For Emma, Forever Ago, comme un symbole de toutes leurs ambitions.
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44. Envelopes – Here Comes The Wind [Brille]
Envelopes est un quintet franco-suédois qui sorte là un vrai disque de rock bien construit, qui rappelle les fantômes des Talking Heads, des Pixies, avec un peu d'Alamo Race Track, sans pour autant négliger de rendre un hommage ironique à la plus grande égérie de la FM des années 80, Bonnie Tyler.
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43. Micah P. Hison – and the Red Empire Orchestra [Full-Time Hobby]
Troisième album pour le grand Micah P. Hinson. Et troisième fois que je le mets dans un de mes tops de fin d’année. Je ne peux pas faire autrement. L’américain, avec son songwriting à l’ancienne, arrive toujours à sortir des compositions d’une qualité incroyable, soit d’une simplicité folle (une guitare et sa voix singulière), soit pleines de cordes qui aiment venir tutoyer les sommets. Assez peu reconnu malgré son incroyable talent, son ‘And The Red Empire Orchestra’ est à savourer plus que de raisons.
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42. Jenny Lewis – Acid Tongue [Rough Trade]
On l’avait laissé sur une participation très réussie sur ‘Dumb Luck’, l’album de Dntel l’an passé. Quant à son premier album, il s’écoutait comme du petit lait : une farandole de douceurs pop, bien écrites sans être essentielles. De retour pour un deuxième album, la multicarte Jenny Lewis surprend son monde et pond un vrai second album. Entourée d’Elvis Costello et pourvue d'un talent certains pour les arrangements mêlant cordes et guitare sombre), ce 'Acid Tongue' est une réussite et un délice sans fin.
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41. James Yorkston and The Athletes – When The Haar Rolls In [Domino]
Enchaînant un troisième disque décevant et une compilation de raretés vraiment intéressante, revoilà James Yorkston and The Athletes avec un nouvel album qui renoue avec la splendeur de 'Just Beyond The River', magnifié par une production de Four Tet parfaite de bout en bout. Un disque lumineux de la part de l'écossais folkant et de ses acolytes, où les mélodies sont toutes plus à tomber les unes que les autres. Pour info, 'When The Haar Rolls In' est un disque qui ne libère vraiment tout ce qu'il a dans le ventre que sur des enceintes de qualité et pas du tout au casque.
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40. Born Ruffians - Red, Yellow and Blue [Warp]
Dans le monde merveilleux de la pop-folk débridée et tourmentée, voilà un groupe qui est bien plus qu'une curiosité et qui pourrait devenir (est devenu?) une des têtes de proue de ce mouvement. Signés sur Warp, largement influencé par les Animal Collective (essentiellement au niveau rythmique), les Born Ruffians sortent de leur schéma guitare/basse/batterie un disque nerveux, tendu, mélodiquement imparable.
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39. British Sea Power – Do You Like Rock Music? [Rough Trade]
Troisième album pour le combo originaire de Brighton. Ce 'Do You Like Rock Music?' est une sorte de synthèse entre leurs deux disques précédents. Du post-punk et de la pop. Des hymnes dans tous les coins, et toujours cette voix à deux doigts de défaillir. Un grand cru. Un très grand cru. Ce groupe semble plus inspiré que jamais.
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38. Enablers – Tundra [Lancashire and Somerset]
Si la musique des Enablers était une rêverie, celle-ci tournerait vite au cauchemar. Car elle est très sombre, comme habitée. Du rock, du blues, un brin de noise, mais qui semblent venir des ténèbres. Comme si la fin du monde allait venir. Pete Simonelli ne chante pas, il raconte. Et avec une voix de crooner. Tremblez, les démons ne sont pas bien loin.
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37. Adrian Crowley – Long Distance Swimmer [Tin Angel]
Disque d’une homogénéité pleine de diversité, ‘Long Distance Swimmer’ rappelle l'œuvre de James Yorkston and The Athletes, mais avec un côté plus sombre. Le genre d’album aux contours habités mais doux. Concis, précis, chaque titre fait mouche, emportés qu’ils sont par la voix, les arrangements et les mélodies d’Adrian Crowley. Irlande of folk.
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36. Cornflakes Heroes - Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]
Deuxième album pour les Cornflakes Heroes. Passage difficile, surtout après un premier si réussi. Eh bien, quelle très belle surprise! Encore meilleur que le premier. Un putain de disque de rock indé anglo-saxon fait en France. Rock, punk, pop, moog, trompette, saturations, tout y passe, dans une cohérence et une homogénéité dingue. Grand disque. Et avec un très grand titre, Is Mother Right?.
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35. Madrugada – st [Malabar]
Sixième album – le cinquième studio – des Norvégiens de Madrugada qui fait suite au décès du guitariste Robert Burås, mort en juillet 2007 à 31 ans. Le résultat est jouissif. Un disque rock, assez bluesy, avec toujours cette voix à la Nick Cave-a-like. D'ailleurs cet album éponyme rappelle énormément 'Abattoir Blues/The Lyre of Orpheus' de l'Australien et son opposition rock/pop, noir/blanc, ying/yang. Le pied est grand à l'écoute de ce sixième disque.
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34. Pale Young Gentlemen – Black Forest (Tra La La) [Science Of Sound]
Avec une voix (celle Michael Reseinauer) qui aime être haut-perchée, les Pale Young Gentlemen sortent un second album où mélancolie (bien aidé par la présence de violons et violoncelles) se dispute la plus grosse part du gâteau avec un côté dansant surprenant. Tantôt folk mais toujours pop, les compositions du groupe originaire du Wisconsin ont un cachet vraiment délicieux. Et des passages qui rappellent Midlake.
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33. Coldplay - Viva la Vida or Death and All His Friends [Parlophone]
J'ai beau vouloir, je n'arrive pas à ne pas aimer les sorties discographiques de Coldplay. Celle-ci ne fait pas exception. Excellemment bien produit par Brian Eno, la bande à Chris Martin change de registre et s’éloigne un peu du classicisme pop dans lequel il puisait son inspiration depuis le début. Malgré cela, rien ne change, Coldplay enchaîne les tubes, de Viva La Vida à Violet Hill et son intro longue de 40 secondes en passant par 42. Et une nouvelle fois, Coldplay prouve qu'il est bien plus qu'un groupe FM et de midinettes.
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32. Eugene McGuiness – st [Domino]
Entre rock, pop, glam, rockabilly, balades touchantes et belles orchestrations, Eugene McGuiness sort un premier album d’une grande maturité. Il me fait penser à une sorte d’Elliott Smith version 2010 (toutes proportions et tous styles gardés bien sûr): un même don pour la composition, une même voix pas anodine et un touché mélodique assez imparable. Bref, une des grandes découvertes de l’année. Ce mec là ira très loin.
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31. Adem – Takes [Domino]
Adem, ancien de Fridge, pour son troisième album, s'entiche de titres composés et chantés par d'autres. Et les reprend. Exercice délicat comme chacun sait mais dont il se sort magistralement. Que ce soit les œuvres de PJ Harvey, Yo La Tengo, Aphex Twin, Lisa Germano ou Björk (période 'Homogenic'), notre homme sublime ces compositions à coups de folk contemporain et lumineux. Splendide.
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Et voilà le lecteur proposant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées de 50 à 31. Bonne(s) écoute(s)!