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jeudi 24 février 2011

[Track of The Day] J Mascis - Is It Done

Mon cher J Mascis

J'ai quelque chose à te demander. Oui à toi, tête de lard incroyable et leader (ou plutôt co-leader mais je n'ai pas envie que tu t'énerves) de Dinosaur Jr, capable de sortir des albums mémorables aussi bien à la jonction 80s/90s qu'au milieu des années 2000, toi l'homme à qui aucun riff ne fait peur.

Oui, mon cher J Mascis, j'ai quelque-chose à te demander. Non pas à propos de ton nouvel album solo, 'Several Shades of Why', acoustique et enregistré sans batterie. J'en ai assez écouté (deux chansons dont Is It Done en écoute aujourd'hui) pour savoir qu'il me tarde de l'avoir entre les oreilles.
Tes invités ont plutôt de la gueule (Kurt Vile, Sophie d'A Silver Mount Zion, Kevin Drew de Broken Social Scene, Ben Bridwell de Band of Horses ou Paulo Zappoli des Black Heart Procession, pour ne citer qu'eux), tes mélodies sont remarquables, ta voix ne bouge pas et puis l'arrivée presque impromptue de riffs discrets comme si cette guitare acoustique te démangeait trop me va très bien. Bref, tout baigne.

Non c'est autre chose qui me turlupine. Plus anodine. Plus superficielle: c'est quoi ce nouveau look à la con? Un bouc? Et pourquoi pas une barbichette ou des rouflaquettes pendant qu'on y est? Non parce que vieillir, prendre du poids, voir sa vue baisser, d'accord, on n'y peut rien, c'est la vie. Mais tenter de ressembler à Sean Connery aux cheveux longs quand on a été une icône du rock indé US, ce n'est pas très sérieux non?
Pour un mec né avec une guitare électrique entre les pognes, qui a composé avec Dinosaur Jr des albums magistraux et qui a réussi peut-être LA reformation la plus passionnante des années 2000, ça fait tâche de ressembler à un indie-papy à 45 ans à peine!

Tu me diras, faut bien changer, on n'est plus en 1991. Mais même, tu ne m'empêcheras pas de penser que de te voir là sur les photos presse avec ce bouc, et ayant plutôt la classe il faut bien l'avouer, ben ça me choque. C'est bête mais c'est comme ça.
Allez, Jay, reviens à la raison, rase moi cette barbe, remets un t-shirt dégueulasse et continue de ne ressembler à rien. Sinon Lou Barlow va encore se foutre de ta gueule.

xxx

Ton fan, -Twist-

Album: Several Shades of Why
Année: 2011
Label: Sub Pop


Not Enough, autre extrait de 'Several Shades of Why' est à télécharger gratuitement et légalement sur le site officiel de J Mascis en cliquant ici.

vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

vendredi 28 septembre 2007

Thurston Moore - Tree Outside The Academy [Ecstatic Peace]

Quand même, Sonic Youth… quel groupe. Entre sa longévité (plus de 20 ans), sa stabilité (même line-up des débuts ou presque, Shelley arrivant dès 1985), des choix artistiques convaincants et convaincus, une influence énorme sur tout un pan des groupes d’aujourd’hui, et des albums toujours aussi intéressants, année après année (bon, on ne va pas se mentir, il y a quand même quelques ratés ici, là et même dans le coin aussi. Mais on est sympa, on passe l’éponge), la bande à Lee Ranaldo confirme année après année son statut de groupe culte.

Et comme ça ne leur suffit pas, les new-yorkais réussissent même en solo, là où tant et tant ont fait tanguer une aura et une carrière suite à des décisions artistiques douteuses et des promesses d’ego hypertrophiés. Dernièrement, c’est le père Thurston Moore qui s’y est collé avec son deuxième album solo, 'Tree Outside The Academy'.

Un disque qui déjà débute bien : la pochette est belle. Très belle. Basique, classique et sans génie certes. Mais belle. Tout simplement. Et en cette année 2007 peu gourmande en matière d’artwork de qualité, cela méritait d’être souligné.

La liste des invités fait aussi énormément envie. Si l’on retrouve de façon logique Steve Shelley à la batterie (compagnon de route un jour, compagnon de route toujours), la présence de Jay Mascis est une vraie surprise, lui qui depuis quelques mois a retrouvé le feu sacré au bout des doigts avec la reformation plus que réussie de ses Dinosaur Jr.. Leslie Keffer, de Charalambides (dont on reparlera du nouvel album bientôt dans ces pages) est là elle aussi. Tout comme la talentueuse Samara Lubelski au violon qui apporte une touche féminine, qui rend l'anodin beau (Fri/End, qui aurait été sans elle un morceau sans saveur) en mélodicisant un peu plus le tout.

Mais de mélodies, ce 'Tree Outside The Academy' n’en manque pas. Thurston Moore nous sort quelques compositions pas piqués des vers, qui n’auraient pas fait tâche sur les derniers albums du groupe (le titre éponyme par exemple, Honest James, Frozen Gtr), fait riffer Jay Mascis comme jamais (Wonderful Witches avec ce jeu reconnaissable entre mille) et s’applique à s’éloigner de l’œuvre de son groupe originel en se rapprochant d’un son plus folk-pop (bien évidemment, on est chez un membre de Sonic Youth, donc tout est relatif) en utilisant massivement l’alliage guitare acoustique/violon qui fait des ravages tout au long de l’album. Et puis il y a cette voix, ce grain si particulier qui a fait beaucoup, quoiqu’on en dise, sur la carrière du groupe.

Élevé au noise, Thurston Moore ne peut pas s’empêcher de planter ici quelques banderilles bien énervées, pour le plaisir (principalement à la fin de l’album). Et de conclure son disque par un enregistrement de lui à 13 ans. Une piste complètement décalée avec le reste, sans musique. Juste la voix du jeune Thurston expliquant à l’auditeur ce qu’il est en train de faire : ‘What you’re about to hear is the scissors snapping away at random… There!’. Un morceau inutile, sans saveur. Mais qui en dit beaucoup sur le bonhomme, ses idées, son imaginaire.

Et qui signifie aussi que cet homme là, bien qu'à la tête du plus grand groupe des trente dernières années, n’a pas fini d’avoir des choses à nous dire. Ce 'Tree Outside The Academy' très réussi en est la preuve la plus éclatante. Un disque pas forcément fondamental mais diablement passionnant. (Sortie : 18 septembre 2007)

Deux morceaux en écoute, comme à chaque fois. Deux petits bijoux, Fri/End et Wonderful Witches (malheureusement plus en écoute).

mercredi 3 octobre 2007

Dinosaur Jr. – Beyond [Fat Possum]

Résumé des épisodes précédents :
1994 : après une mainmise sur les quatre dernières décennies, le rock cède de la place, se fait bouffer sa marge, perd ses dividendes. Tenu à bout de bras par Kurt Cobain, l’industrie du rock s’écroule comme un château de cartes dès le suicide du leader de Nirvana. 2Pac, Notorious B.I.G, Dr. Dre, à l’affût depuis quelques années, s'engouffrent dans la brèche, prennent la place et trustent les playlist radio.

2001 : quatre branleurs BCBG New-Yorkais et un duo de Détroit aux États-Unis, un combo de lads géniaux en Angleterre, ravivent la flamme et ramènent le rock en haut des hit-parades.

Depuis ce retour en flamme, les reformations se multiplient, vieux groupes tentant de manger un peu sur le dos de ce renouveau rock. The Who, The New York Dolls, les Smashing Pumpkins, les Stooges, Queen (sans Freddie Mercury !). Même Europe (Europe quoi !) y est allé de son nouvel album ! Mais à quelques exceptions près (Gang of Four notamment, voire les Pixies), les résultats finaux ont été aussi désastreux qu’inutiles, tout au moins d’un point de vue artistique.

Alors, quand on a vu Jay Mascis et Lou Barlow se rabibocher et Dinosaur Jr. se reformer, on a pris peur. Qu’est ce qu’un des groupes les plus cultes des années 80 pouvait bien encore avoir à dire ? Qu’est ce qu’ils pouvaient ajouter à 'You're Living All Over Me' ou 'Green Mind' dont on a tous épuisé les sillons au maximum ? Et bien tout mon général !

Car, si l’on fait un rapide tour de toutes les reformations depuis le début des années 2000 et les disques qui en ont découlés, 'Beyond' des Dinosaur Jr est tout simplement le meilleur. De tous. Un très grand album de cette année 2007, et dans le top 3 de leur discographie, ni plus ni moins.

On les retrouve comme si on ne les avait jamais vraiment perdus de vue. Comme si on était encore en 1990. Mascis est dans une forme olympique, Barlow assure comme un diable, notamment sur les deux morceaux où il prend le micro et plante des parties de basses absolument énormes (oh mon dieu, ce Lightning Bulb). Et Murph fait le boulot derrière ses fûts.

'Beyond' est un grand album, un euphorisant de première classe. Vraiment. Un délice constant. Ça riffouille a mort (le solo de trois minutes absolument jouissif de Pick Me Up, voir plus bas), les trois compères envoient du lourd dans tous les sens. Par pur plaisir, ils font durer leurs morceaux plus que de raison (trois seulement de moins de 4 minutes) et ce qui aurait pu être une grande faiblesse s’avère être au final un atout majeur.

Bref, Dinosaur Jr. est de retour. Comme à l’époque. Avec la même envie. Le même besoin de faire du rock. Du vrai. Un come-back plus que réussi. Qui redonne foi dans les solos de guitare qui ont de la gueule. Et qui mettent tout le monde d’accord. (Sortie : 30 avril 2007)

Son :
Myspace
Site Officiel

Et en écoute, deux titres, parmi les meilleurs de l'album qui contient donc, vous l'aurez compris, bon nombre de pépites (malheureusement plus en écoute).

lundi 30 octobre 2017

Chad VanGaalen - Light Information [Sub Pop]

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas. Ou qui ne prennent pas le temps d'écouter. Imbécile je l’ai été un long moment avec Chad VanGaalen. La faute à un ‘Skelliconnection’ en 2006 qui ne m’avait vraiment pas plu. Et pourtant, l’étiquette Sub Pop était déjà là. Et comme un imbécile, j’avais laissé là le canadien aller jouer avec ses mélodies lo-fi qui ne me touchait pas le moins du monde.

Sa venue à Lyon pour défendre son nouvel album aura donc eu raison de mon entêtement. Car avant d’aller le voir jouer sur scène, j’ai écouté ‘Light Information’, son dernier (et sixième) album en date. Je ne parlerai peut-être pas de révélation mais pour le coup, ce disque est un sacré coup de tête bien placé dans mon entêtement à ne pas m’intéresser à cet artiste.

Brinquebalant, pleins de guitares, de mélodies accrocheuses et même de tubes potentiels (évident Old Heads, vrai tube indie en puissance, avec une mélodie catchy au possible qui débarque au moment du refrain, mais aussi Mind Hikacker’s Curse, qui ouvre l'album), le tout porté par une production (qui me rappelle par moment celle de George Martin pour les Beatles) qui donne un corps à toutes ses chansons, ‘Light Information’ est un disque épatant. Pop (il y a du Fab 4 dans cet album et un je ne sais quoi qui me fait dire qu’Elliott Smith aurait très bien pu écrire ce genre d’album s’il était encore parmi nous), wave par moments mais noisy-lo-fi à la fois, il rabat mon caquet.

Et sur scène, c'est sans doute encore mieux. Accompagné d'un batteur aux faux airs de Newman de Seinfeld, d'un bassiste et d'un guitariste en version cheap de Jay Mascis/Lou Barlow, Chad VanGaalen, calé sur un côté de la scène, balance ses chansons comme s'il était dans les années 90. Et rappelle furieusement Pavement (et pas parce que sa voix sonne comme celle de Malkmus).

Je ne sais pas si le reste de la discographie de Chad VanGaalen sur laquelle je ne me suis jamais penchée vaut le coup, mais ce ‘Light Information’, depuis sa découverte, est un album épatant. Et qui grow, qui grow, qui grow… (Sortie : 8 septembre 2017)

Plus :
'Light Information' de Chad VanGaalen est en écoute sur son bandcamp
'Light Information' de Chad VanGaalen est à l'achat sur son bandcamp
'Light Information' de Chad VanGaalen est en écoute (notamment) sur Deezer et Spotify

Trois titres de ce 'Light Information' de Chad VanGaalen. A tout seigneur tout honneur, Old Heads, le tube certifié de ce disque (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis, Mind Hikacker’s Curse, la chanson qui ouvre l'album. Et pour finir, Static Shape, la chanson qui clôt 'Light Information' de Chad VanGaalen :





Enfin, le clip de Pine and Clover, le premier single de ce 'Light Information' de Chad VanGaalen :


vendredi 26 avril 2019

[Track of The Day] Mannequin Pussy - Drunk II

Avec ses 4'28" au compteur, Drunk II est une petite surprise de la part de Mannequin Pussy. Car ce premier single de leur troisième album à venir, 'Patience', est la chanson la plus longue jamais composée par le trio de Philadelphie.

Il faut dire que leurs deux premiers efforts faisaient dans le minimal : un premier album de 18 mns (10 titres), un second de 17 (11 titres). Il semblerait donc que pour 'Patience', Mannequin Pussy ait décidé d'étirer ses chansons. Mais également de s'éloigner du punk et du garage de ses premières amours pour mieux se lover dans un grunge bien mélodique du plus bel effet.

Ce fameux Drunk II ouvre en tout cas de bien belles possibilités au groupe, qui rappelle beaucoup Screaming Females et dont la guitare a ce je ne sais quoi de Jay Mascis. Plus qu'épatant nouveau single.

Album : Patience
Année : 2019
Label : Epitath Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Drunk II de Mannequin Pussy est également en écoute ci-dessous :



Et le même Drunk II de Mannequin Pussy, mais via son clip cette fois :




jeudi 24 mars 2011

[Track of The Day] Bill Callahan - Baby's Breath

Avoir construit sa notoriété sur le nom de scène Smog et sortir aujourd'hui un album sous le nom d''Apocalypse' quand on voit comment tout part gentiment en sucette en ce moment dans tous les coins du monde, il faut oser.

Chassant de la playlist de ce blog J. Mascis, Bill Callahan est de retour et il ne semble pas avoir l'intention de se transformer en jo le rigolo. Le titre de son nouvel album annonce donc la couleur. Et la tonalité du premier extrait, Baby's Breath, reste dans la veine. Aussi acoustique qu'électrique, cette chanson est sinusoïdale, déchirante. Belle à pleurer.

Et si Bill Callahan enfilait (notamment après le magnifique 'Sometimes I Wish We Were An Eagle') une nouvelle perle à son collier de carrière déjà bien rempli? 

Album: Apocalypse 
Année: 2011 
Label: Drag City

jeudi 6 août 2009

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Pieces

Les suspicions concernant leur reformation, inhérentes à toutes opérations de ce type là, avaient été balayées d'un revers de guitare par 'Beyond', un album en tous points efficace où Jay Mascis, Lou Barlow et Murph semblaient avoir plongé la tête la première dans une cuve de jouvence.
Deux années ont passées et revoilà les Dinosaur Jr.. Adieu Fat Possum, bonjour Jagjaguwar, label américain à la qualité de sorties qui ne se dément pas années après années. Et donc 'Farm'. Un défouloir de décibels. Du riffs pleins les accords, une heure de rock et de grunge sans esbroufe, pleine d'une authenticité remarquable. Grand album une fois de plus où le trio semble prendre un pied pas possible. 

Album: Farm 
Année: 2009 
Label: Jagjaguwar

mardi 11 mai 2021

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Garden

Rejoint par Arab Strap dans mon petit cœur d'artichaut comme un des rares groupes à avoir réussi sa reformation, Dinosaur Jr. continue ses aventures discographiques avec ce cinquième album de seconde partie de carrière.

On ne dira pas que 'Sweep It Into Space' est le meilleur album du groupe. Pour être honnête, c'est peut-être même le plus faible. Ou disons plutôt le moins consistant, tant tout est ici de bonne facture. Car si on n'atteint certes pas les sommets de 'I Bet On Sky' et 'Beyond', mais il y a tout de même quelques sacrées chansons, comme la balade Garden (en écoute aujourd'hui). Une chanson où la nervosité de ses guitares la dispute au chant gracile et toujours si juste de Lou Barlow, compositeur de ce titre ô combien mélancolique.

Album : Sweep It Into Space
Année : 2021
Label : Jagjaguwar

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Garden de Dinosaur Jr. est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Garden, un des singles de 'Sweep It Into Space', de Dinosaur Jr.. A voir rien que pour Jay Mascis qui a l'air ravi de jouer dans la neige avec des gants de ski :

vendredi 18 décembre 2020

[Track of The Day] Proper. - Don't

S'il y a bien un mouvement qui aura marqué cette 2020, c'est celui des Black Lives Matter aux États-Unis. Une entité qui aura pris une importance toute autre cet été suite au meurtre de George Floyd, asphyxié sous le genou d'un policier de Minneapolis. Moins au centre de l'actualité ces dernières semaines, entre recrudescence mondiale de COVID-19 et élections américaines, Erik Garlington et ses new-yorkais de Proper. viennent rappeler que malgré tout, le combat contre les violences policières n'est pas terminé et que le racisme systémique envers les Noirs aux États-Unis est toujours présent.

Sur Don't, en 3 mns pile, Proper., par la voix d'Erik Garlington, évoque les noms de Sandra Bland (une activiste afro-américaine, retrouvée suicidée dans sa cellule, trois jours après avoir été arrêtée pour un défaut de... clignotant) et Elijah McClain (un jeune afro-américain de 23 ans, étranglé et étouffé, de la même façon que George Floyd, à l'été 2019), ses craintes quant à ce qui pourrait arriver à lui ou à son petit frère (« Don't want to think about Elijah McClain, or how my little brother shares the same face and name »), ce mantra qu'il répète (« Dont want to think about it ») comme s'il lui fallait faire abstraction de tous ces drames pour pouvoir vivre sans avoir peur, avant de se rendre compte que c'était évidemment impossible (« But I have to think about it »), le tout comme avec le chant passionné de Conor Oberst et les guitares qu'on dirait de J Mascis. Puissant pour le moins.

Album : -
Année : 2020
Label : Big Scary Monsters

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Don't de Proper. est également en écoute ci-dessous :

mercredi 12 septembre 2012

[Track of The Day] Dinosaur Jr. - Watch The Corners

Allez, c'est bon, on arrête de tergiverser pendant des heures et des heures et l'on admet la vérité. Car si l'on pouvait émettre l'idée à la sortie de 'Beyond', si l'on pouvait enfoncer le clou à l'arrivée de 'Farm', il n'y a plus de doute possible: Dinosaur Jr. a réussi la reformation la plus passionnante et réussie depuis que la vague de la nostalgie et de l'argent facile s'est insinuée dans le monde du rock.

Troisième album après leur retour, 'I Bet on Sky' est une réussite du début à la fin, avec une entrée en matière incroyable qui voit les Dinosaur Jr. enchainer sans coup férir trois titres magistraux: Don't Pretend You Didn't Know, Watch the Corners (des chansons de cet acabit, il n'y en aura pas 50 cette année, c'est moi qui vous le dit) et Almost Fare.
Ensuite? Ensuite, ils déroulent ma bonne dame. Mais sans s’appesantir sur ce début tonitruant, en finissant le travail, avec un enthousiasme de chaque instant.

Inspirées, pleines de mélodies accrocheuses, aux riffs justes et à tomber, ce nouvel album du trio Mascis/Barlow/Murph, est une réussite qui se déguste d'une traite et avec un plaisir non-feint.

Mais plus que la meilleure (et la seule?) chose qui soit arrivée à cette mode de la reformation, j'en viendrai presque à me demander si la discographie que les Dinosaur Jr. sont en train de se construire depuis n'est pas supérieure à celle pré-split...

Album: I Bet on Sky
Année: 2012
Label: Jagjaguwar



A voir, le clip de Watch The Corners (répétons le, un des gros gros tubes de l'année) :




Watch The Corners est également en écoute sur le soundcloud des Dinosaur Jr. et ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)


vendredi 19 janvier 2024

Sprints - Letter to Self [City Slang]

Avec leur quasi sans-faute jusque-là, dire que j'attendais impatiemment ce premier album des Sprints est un joli euphémisme. Car il aura fallu le temps (quatre ans) pour les voir enfin passer au long format, après une pelleté de singles et d'Ep tous plus réussis les uns que les autres (dont une bonne partie a été chroniquée dans ces pages). Mais c'est chose faite depuis le 5 janvier dernier et la sortie de 'Letter to Self', chez City Slang (choix surprenant tant je pensais que Rough Trade ou Domino allaient les récupérer).

Un album qui, s'il n'est pas immense, ne déçoit pas une seconde. Un disque entre post-punk et garage, aux nuances noise-rock, ambitieux, engagé et enragé par moments, qui s'il va piocher chez Dinosaur Jr. (la fin de A Wreck (A Mess)) ou chez The Futureheads (soit les Sprints ont rendu un hommage à The Beginning of The Twist sur l'intro d'Adore Adore Adore, soit c'est un pompage sans vergogne) a sa propre couleur et son propre caractère. Extrêmement bien produit (c'est Daniel Fox de Gilla Band, désormais compagnon de route de longue date, qui est aux manettes), cet album au tracklisting bienvenu (un démarrage torturé et presque exigeant, une fin décapante) recèle bien de grands moments.

C'est dans la seconde partie d'ailleurs qu'on retrouve Literary Mind, le dernier (et épatant) single publié en 2022 et qu'on pouvait ressentir comme la première pierre de ce 'Letter to Self'. Sauf que les Sprints l'ont réenregistré pour l'occasion. Et ils en donnent une version plus resserrée (la chanson perd quasiment trente secondes) et rapide, beaucoup plus nerveuse avec des guitares qui semblent être mille et la voix de Karla Chubb très en avant qui prend clairement le lead. Le Literary Mind de 2024 tranche donc avec son prédécesseur et n'est ni meilleur ni moins bon que la version d'origine : il est juste différent et bien plus adapté à la tonalité des chansons qui l'entourent. Mais surtout, il est sacrément, mais alors sacrément jouissif et euphorisant.

D'autres s'enticheront sans doute d'une chanson différente, mais Literary Mind, en plus d'être la meilleure chanson de Sprints à ce jour, est pour moi la pierre angulaire de 'Letter to Self'. Un disque brillant, très convaincant, qui confirme toutes les promesses que les dublinois avaient laissées poindre, et est bien plus qu'un simple ersatz de Fontaines D.C. comme j'ai pu le lire ici et là (une analyse un peu trop feignante si vous voulez mon avis). Espérons juste que les Sprints ne suivent pas la trajectoire de leurs homologues irlandais, continuent à écrire de bonnes chansons et ne se prennent pas trop au sérieux en voulant passer pour ce qu'ils ne sont pas. Car dans ce cas, aussi incroyable que cela puisse paraître, le meilleur des Sprints serait à venir. (Sortie : 5 janvier 2024)

Plus :
'Letter to Self' de Sprints est en écoute sur leur page bandcamp
'Letter to Self' de Sprints est à l'achat sur leur bandcamp
'Letter to Self' de Sprints est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer


Quatre chansons de 'Letter to Self' de Sprints en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, Literary Mind, version 2024, sans doute la meilleure chanson à ce jour du groupe (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Shaking Their Hands et ses faux-airs calmes. Ensuite A Wreck (A Mess) dont on jurerait que le solo de la fin est l’œuvre de Jay Mascis. Et enfin, histoire d'avoir un point de comparaison Literary Mind mais dans sa version single / 2022 :

Beaucoup de chansons de 'Letter to Self' de Sprints ont eu droit à un clip. Alors choisissons-en deux : ceux de Heavy (gros single) et de Up and Comer :

 

Pour finir, un documentaire qui vient de paraître : dix minutes sur l'enregistrement de 'Letter to Self' de Sprints :