vendredi 21 avril 2017

[Track of The Day] Don Babylon - People Having Fun (Not Really)

Découvert via Car Seat Headrest (oui, encore lui), Don Babylon est un trio américain originaire de Richmond en Virginie. 'Babe' est leur premier album. Un disque d’ailleurs très réussi qui va chercher ses influences aussi bien dans un rock - parfois lourd - des années 90 que vers un rock des pionniers, revisité évidemment.

La preuve avec la chanson du jour, People Having Fun (Not Really) - réponse à un People Having Fun (Really) placé juste avant dans le tracklisting et beaucoup plus stoner dans l’esprit. Une chanson à tiroir dont la première partie a beaucoup de Jailhouse Rock d’Elvis Presley (et que l’on percevra comme un hommage anticipé à Chuck Berry, décédé le 18 mars dernier), mais avec un accent punk et une urgence très actuelle. La chanson déroule dans sa deuxième moitié un blues-rock nerveux et un rock bon à hurler à tue-tête. Efficace en tous points.

Album : Babe
Année : 2017
Label : Trrrash Records / Medical Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, People Having Fun (Not Really) de Don Babylon est également en écoute ci-dessous :


Grand titre de 'Babe' des Don Babylon, Ow, My Tiny Heart, longue chanson de plus de 10mns, partant un peu dans tous les sens :


Pour finir, le teaser de l’album 'Babe' :


jeudi 20 avril 2017

[Track of The Day] Half Japanese - Wherever We Are Led

Passé totalement sous mon radar personnel et toujours en activité, voilà Half Japanese, groupe américain fondé en 1975 autour des frères Fair (Jad et David), dans une veine art-punk et dont le premier album fut triple (rien que cela). 
Ignorant jusqu’à l’existence de ce groupe jusqu’à il y a quelques semaines, je ne vais pas m’étendre plus que cela sur l’histoire des Half-Japanese. Tout juste puis-je ajouter, entre autres choses, que Moe Tucker du Velvet Underground a produit deux de leurs albums (fin 80s / début 90s), qu’il existe un documentaire sur eux qu’on m’a conseillé de regarder (« Half Japanese: The Band That Would Be King », sorti en 1993), que seul Jad Fair est aux commandes du groupe en 2017 et que 'Hear The Lions Roar' est leur 16ème album (le 3è en 4 ans !).

Un album assez peu marquant, inégal, se perdant assez souvent dans des chansons assez quelconques, la production n'aidant pas (on sent vraiment le chant détaché du reste de la musique), mais on se doit de relever quelques titres (Heart The Lions Roar ou le flegmatique The Preventers) et d'écouter jusqu'à plus soif Wherever We Are Led, titre d’ouverture carré et concis (tout le contraire de ce qu'est le groupe à ce que j'ai pu en lire) qui n'est pas sans rappeler les Flaming Sideburns. Pour en savoir plus sur Half-Japanese, leur évolution et sur ce 'Heart The Lions Roar', je vous renvoie à la chronique de l'album chez Pitchfork.

Album : Heart The Lions Roar
Année : 2017
Label : Fire Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Wherever We Are Led qui ouvre cet album des Half-Japanese est également en écoute ci-dessous :



Heart The Lions Roar, qui donne son nom à cet album d'Half Japanese, est également en écoute ci-dessous :


Enfin, le clip de Attack Of The Giant Leeches, premier single tiré de 'Heart The Lions Roar' :


mardi 18 avril 2017

[Track of The Day] State Broadcasters - Break My Fall

'A Different Past' a beau n’être que leur troisième album en 8 ans, les écossais de State Broadcasters n’ont pour autant pas chômé durant toutes ces années. Découvert par leur délicat premier album 'The Ship and The Iceberg', sorti en 2009 à une période où le 'Come On Feel the Illinoise' de Sufjan Stevens était encore dans toutes les têtes, les State Broadcasters ont depuis sorti un deuxième album ('Ghosts We Must Carry') et une flopée de singles et d'Ep (tous référencés sur leur page bandcamp).

'A Different Past' donc. Un disque à l’homogénéité absente mais qui n'est en rien un problème tant les 10 chansons de - citons les, ils le méritent - Pete MacDonald, Gillian Fleetwood, Cameron Maxwell, David McGintyet et Susan Appelbe sont de véritables petits bijoux. Ici, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques (Let The Wolves Roam, Ribbons ou Folding tout à l’accordéon), pop-songs à la I'm From Barcelona (I’ll Sing with Ya!), rappelant parfois leurs cousins de Dancing Mice (Feelin' Alive), ou bluettes pop entre Sufjan Stevens et le Spinto Band (Break My Fall).

Ne lésinant pas sur les mélodies de qualités, invitant - en plus des traditionnels piano, guitares et basses - harpe, accordéon, trombone, violoncelle à leur festin pop, portés par des voix toujours belles et justes, les State Broadcasters emballent l'affaire en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. En ce qui me concerne, ils m'ont eu dès l'écoute de Break My Fall, single parfait qui ouvre 'A Different Past' (en écoute aujourd'hui).

Album : A Different Past
Année : 2017
Label : Olive Grove Records

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Break My Fall des State Broadcasters est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'A Different Past', Ribbons est à découvrir là : 



Pour finir, le clip de Break My Fall et ses images familiales d'archive :


lundi 17 avril 2017

[Track of The Day] Car Seat Headrest - That Joke Isn't Funny Anymore (The Smiths cover)

En tournée actuellement en Europe pour donner vie sur scène à son formidable ‘Teens of Denial’ sorti l’an dernier, Will Toledo aka Car Seat Headrest, compositeur compulsif, vient de faire paraître sur son compte youtube une reprise de That Joke Isn't Funny Anymore des Smiths, magnifique chanson initialement parue sur le ‘Meat is Murder’ des mancuniens en 1985, et, c’est à noter, unique single tiré de cet album.

Loin des arrangements des Smiths, Will Toledo reprend That Joke Isn't Funny Anymore en version acoustique, mais en y mettant beaucoup de cœur. La force des paroles - déprimantes - de Johnny Marr et Morrissey (« when you laugh about people who feel so very lonely, their only desire is to die. Well I'm afraid it doesn't make me smile ; I wish I could laugh but that joke isn't funny anymore ») ne perd en tout cas aucunement de sa force dans cette relecture. Quel talent ce gamin.

Album : -
Année : 2017
Label : -


Indisponible sur Spotify et Deezer, la reprise de That Joke Isn't Funny Anymore des Smiths par Car Seat Headrest est uniquement disponible sur le compte youtube du groupe, et ci-dessous :


La version originale de That Joke Isn't Funny Anymore par les Smiths est en écoute ici :


mardi 11 avril 2017

[Track of The Day] Cohenbeats - Nuwav

Nouveau venu dans l’écurie Stones Throw, voilà Michael Cohen , dit Cohenbeats. Un producteur israélien, originaire de Tel Aviv, dont ‘Daily Affirmations’ est le deuxième album. Un disque de 22 titres mais pour « seulement » 37 mns et qui a plus les allures d’une mixtape que d’un véritable album.

Pour autant, l’ensemble déroule avec une grande facilité ses instrumentaux et ses samples entre hip-hop classique, musique sud-américaine et ambiance jazzy, où quelques rares invités viennent poser leurs voix (pour tous les citer : Quelle Chris, Olivier the 2nd, Jeremiah Jae, Denmark Vessey et Nanna. B) et beats légers. 
Et à l'écoute on comprend pourquoi ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats est signé sur Stones Throw, fameux label chez lequel je n'avais pas posé - et c'est un tort - mes oreilles depuis bien trop longtemps, tant les ombres de Madlib et J. Dilla ne sont jamais bien loin.

Album : Daily Affirmations
Année : 2017
Label : Stones Throw

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer sur la gauche, Nuwav de Cohenbeats est en écoute ci-dessous :



Deux autres titres épatant de ce 'Daily Affirmations' de Cohenbeats : le morceau du même nom (avec Quelle Chris) et Liga :



lundi 10 avril 2017

[Track of The Day] CunninLynguists - Riot!

Ayant très largement parlé des CunninLynguists au cours de ces bientôt 10 ans dans ces pages, je ne m’étendrai donc pas sur l’histoire ou la discographie passée du trio de Lexington dans le Kentucky aux Etats-Unis. Je me contenterai juste de préciser que ‘The Rose Ep’ est la première sortie des CunninLynguists depuis Strange Journey Volume Three’, disque particulièrement apprécié (comme tous en fait) dans ces pages.

Un Ep de trois morceaux, porté par une pochette qui semble devenir la norme chez eux (et qui n’est une de leurs plus grandes décisions), musicalement très CunninLynguists, et très engagé. Toutes les paroles de ce disque parlent en effet des problèmes raciaux qui reviennent de façon récurrentes et depuis des décennies aux États-Unis. Sans jamais pour autant dénigrer leur pays, les CunninLynguists enfoncent le clou sur Riot!, où l'on peut notamment entendre. « Abe free’d slaves date recorded but it took a hundred years to piss in the same toilet ». Tout est dit. Et bien mis en musique.

Album : The Rose Ep
Année : 2017
Label : 

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Indisponible dans Spotify et Deezer, Riot! des CunninLynguists est en écoute ci-dessous :



D’ailleurs, vu qu’il n’y a que 3 titres, voilà donc ‘The Rose Ep’ des CunninLynguists en écoute complète :


vendredi 7 avril 2017

[Track of The Day] Abstrackt Keal Agram - KEALAGRAM

Tout est parti d’un simple visuel du festival Panoramas en novembre 2016 qui annonçait qu’Abstrackt Keal Agram se reformait pour un concert exceptionnel, où il rejouerait ses anciens morceaux mais aussi quelques nouvelles créations à l’occasion des 20 ans du festival.

Surprise, joie et félicité d'apprendre que le duo composé de Lionel 'My Dog is Gay' Pierres et Tanguy 'Tepr' Destable avait décidé de remettre ça après sa séparation de 2006. Car on dira ce qu'on veut mais Aka est un groupe essentiel (certes dans le microcosme français), à la discographie constituée de vrais grands disques, intelligents, synthèse réussie d'abstract hip-hop, d'electronica maligne sur fond de mélodies synthétiques sombres et de featurings parfaits (Arm sur Et la nuit s'éternise, James Delleck et La Caution sur L'oreille droite).

Ainsi, 13 ans après leur dernier album ensemble (fameux 'Bad Thriller' en 2004), 11 ans après leur séparation voulue pour pouvoir donner libre cours à leurs envies musicales (électro pour Tepr, synth-power pop pour My Dog is Gay sous le nom de Fortune) et de productions respectives, Abstrackt Keal Agram sera de nouveau sur scène ce week-end, au Panoramas Festival (et pour l'anecdote, 17 ans après leur premier passage là-bas) pour un concert dans un lieu tenu jusque-là secret.

Et ils ne sont pas venus les mains vides puisqu'ils viennent de publier un nouveau morceau, le bien nommé KEALAGRAM, moins hip-hop que certains de leurs élans passés mais tout aussi abstract, avec des nappes de synthés profonds, symbiose des univers des deux comparses.

On se gardera toutefois bien de parler de changement d'orientation sur un seul titre, qui plus est le premier en 11 ans (à moins que la prononciation du morceau en question soit un indice). Ce qui est sûr pour le coup, c'est que KEALAGRAM est un morceau prenant, puissant, très bien produit et qui n'a vraiment pas les atours d'un simple one-shot. Comme dans l'idée que la suite des aventures complètes d'Abstrackt Keal Agram est pour bientôt.

Album : -
Année : 2017
Label : Grand Musique Management

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer sur la gauche, KEALAGRAM d'Abstrackt Keal Agram est cependant en écoute ci-dessous :


Enfin, et pour le plaisir, un autre extrait, Audio Crash, bien plus vieux vu qu'il est tiré de 'Cluster Ville', leur album de 2003 :



mercredi 5 avril 2017

Grandaddy - Last Place [30th Century]

Autant le dire tout de suite, Grandaddy et moi ça n'a jamais été une histoire d'amour. Ce qui ne veut pas dire que je ne suis pas touché par leurs albums, bien au contraire, 'The Software Slump' est un bel album, 'Under The Western Freeway' est un magnifique disque - et leur sommet pour moi. Mais 'Sumday' m'avait assez ennuyé, 'Just Like the Fambly Cat' ne m'avait en rien touché (mais pour être honnête je ne lui ai jamais vraiment donné sa chance).
Et depuis la pause du groupe, je n'avais accordé qu'assez peu d'intérêt à la carrière solo de Jason Lytle, véritable maître à bord du navire Grandaddy. 

Disons que je ne suis pas un fan hardcore. Leur retour avec un nouvel album ne m'a donc pas plus excité que cela. Je n'attendais rien de précis de ce 'Last Place' et c'est peut-être aussi pour cela que je suis tombé sous le charme. On est ici évidemment en terrain connu, on sait bien qu'on a à faire avec Grandaddy, la voix de Jason Lytle est toujours aussi belle et particulièrement juste, et ses mélodies comme faites de collages sont toujours une réussite.

Cela ne signifie pas pour autant qu'il manque de défauts : un manque de finesse sur quelques titres (Evermore, Brush with the Wild, quelques guitares sur la toute fin de A Lost Machine) alors que j'ai toujours trouvé que c'était là une des forces du groupe ; quelques titres de remplissages (The Boat is in the Barn, Chek Injin). Mais l'ensemble est globalement enivrant, notamment sur toute la partie finale, où Grandaddy en profite pour confirmer qu'ils ne sont jamais aussi bons que lorsqu'ils font dans la balade mélancolique, pleine de collage et de multiplications de strates sonores (This is the Part, le dépouillé et acoustique Songbird Son, Jed the 4th, A Lost Machine).

'Last Place' est finalement à l'image de la discographie de Grandaddy : un album assez inégal, mais dont les défauts sont tout sauf rédhibitoires, et qui a tout pour être un grower comme on dit. Il faut dire qu'avoir un compositeur comme Jason Lytle à sa tête, ça aide. (Sortie : 3 mars 2017)

NB : Je vous conseille la lecture de cette très longue et intéressante de Jason Lytle réalisée par Greg Bog pour Benzine Mag. Une interview où le grand manitou de Grandaddy prend le temps de s'expliquer sur l'histoire du groupe et de cet album. A lire ici.

Son : 
'Last Place' de Grandaddy est à l'écoute sur Spotify et Deezer
Le site officiel de Grandaddy, évidemment en grande partie dédié à 'Last Place'
'Last Place' de Grandaddy est à l'achat ici


Quatre titres en écoute de ce 'Last Place' de Grandaddy. Tout d'abord, This is the Part (également en écoute dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Puis le magnifique A Lost Machine. Ensuite Way We Won't, le single de l'album. Enfin, Evermore (bien que too much à mes oreilles) :








mardi 4 avril 2017

[Track of The Day] Ela Minus - Juan Sant

L'histoire de la musique n'est qu'un éternel recommencement. Prenez You Wanted a Hit des LCD Soundsytem sur leur 'This Is Happening' de 2010. Superbe chanson s'il en est, adorée dans ces pages, et qui s'inspirait (merci à mbfcs2 pour le tips) beaucoup du Eisbar de Grauzone, le groupe de Stephan Eicher (entre autres).

Sept ans plus tard, c'est au tour de Ela Minus, chanteuse colombienne installée depuis quelques années aux États-Unis, de rendre hommage non pas à Grauzone mais directement à LCD Soundsytem et au même You Wanted a Hit sur la première chanson de son Ep 'Adapt.' Juan Sant

Et j'ai beau être capable de voir des sosies de partout, il est quand même difficile de passer à côté de la référence. Mais pas de là à y voir un plagiat ou une inspiration sous grande influence (c'est la mode). Non, on parlera plutôt ici d'un clin d’œil au groupe de James Murphy plus qu'autre chose de la part Ela Minus (chanteuse colombienne que je découvre) dont l'Ep entre synth-pop et electronica, s'il ne tient pas la distance, recèle tout de même quelques chouettes passages.

Album : Adapt. Ep
Année : 2017
Label : Yebo Music

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Juan Sant de Ela Minus est également en écoute sur le lien ci-dessous :



Autre extrait de cet 'Adapt. Ep' de Ela Minus, Ceremony :


lundi 3 avril 2017

[Track of The Day] Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason - Wasted

Petite marotte de 2017, voilà donc le 3è titre de la compilation de singles (ou de l’album) du super trio islandais formé de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason. Après Random Haiku Generator et  Love Will Leave You Cold, voilà donc Wasted, dévoilée à la toute fin du mois de mars.

Conduite par un piano (qui me rappelle le Green and Gold des Lanters on The Lake) et des chœurs évanescents, chacun des trois protagonistes chante un des couplets ; et rend ce Wasted mélancolique et beau à souhait, rendant même les quelques « fucking wasted » chantés ici et là particulièrement délicieux.

Bref, Wasted ou la chanson cotonneuse parfaite pour un lundi matin, encore plus quand on revient de 15 jours de congés et qu'on reprend le chemin du boulot. Et qui voit Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason continuer leur sans-faute jusque là.

Album : -
Année : 2017
Label : Morr Music    


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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Wasted de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason est également en écoute ci-dessous :


jeudi 16 mars 2017

Why? - Moh Lhean [Joyful Noise]

Ça ne sera donc pas pour cette fois. Pourtant, j’y ai cru. Mais non. Héros de mes années 2000 avec ‘Oaklandazulasylum’ et surtout ‘Elephant Eyelash’ (on aurait pu mettre ‘Alopecia’ et ‘Eskimo Snow’ aussi dans le lot), sans doute l’album pop de la décennie, Yoni Wolf, l’homme derrière Why?, n’a depuis cessé de me décevoir. Comme s’il avait perdu le mojo.

Entendons-nous bien : les disques de Why? depuis ‘Eskimo Snow’ ne sont pas mauvais, il y a toujours une chanson à prendre, quelques élans qui voient Yoni Wolf et ses acolytes retrouver leur lustre d’antan. Mais au final, leurs disques sont devenus quelconques.

Cinq ans après ‘Mumps, Etc.’, trois après un ‘Golden Tickets Ep’ que je n’ai même pas écouté, j’ai eu envie d’y croire à l’annonce de la sortie de ‘Moh Lean’. Parce qu'ils ont pris leur temps. J'ai eu envie d’espérer un retour de l’inspiration. Alors qu'en fait, non. Enfin, pas vraiment.

‘Moh Lhean’ n’est pas un mauvais album. Comme sur ses prédécesseurs, on y trouve quelques chansons bien troussées (Easy, en écoute ce jour, This Ole King, Proactive Evolution au hasard) mais l’ensemble manque de corps et de mélodies marquantes. Trop « acoustique », avec un singulièrement de rythme, il souffre surtout d'une production insipide, passe-partout et sans relief ; 'Moh Lhean' sonne à mes oreilles comme un disque d’easy-listening dont le seul intérêt est d’habiller une pièce silencieuse et vide de quelques notes de musique. Bref, inoffensif.

Mon avis très mitigé sur cet album me fait me poser quelques questions, tant les chroniques à son sujet sont globalement très positives (de Pitchfork à The Line of Best Fit en passant par PopMatters) voire dithyrambiques (je vous conseille celle de Greg Bod chez Benzine). Peut-être que j’en attends trop de Why?. Peut-être que j’espère retrouvé le Yoni Wolf foutraque de ‘Oaklandazulasylum’ ou celui emballant de ‘Elephant Eyelash’, disque rempli de petits détails pop dans tous les coins, de mélodies enivrantes, mix absolument parfait entre une virtuosité pop et une voix (de canard) hip-hop . Peut-être qu’au final, Why? a décidément tout dit, tout fait, à mes oreilles en tout cas. Il n’est jamais bon d'espérer de la part de quelqu'un des élans d’il y a 10 ans. Mais je serai encore là dans 3 ans pour leur prochain album. Foutue nostalgie à la con. (Sortie : 3 mars 2017)

Son :
'Moh Lhean' est en écoute sur le bandcamp de Why?
'Moh Lhean' de Why? est également à l'achat sur le même bandcamp
'Moh Lhean' est en écoute aussi bien chez Spotify que chez Deezer

Bien que peu marquant, on peut ressortir 3 chansons de ce 'Moh Lhean' de Why?, toutes en écoute ci-dessous. Tout d'abord, Easy, en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche. Puis Proactive Evolution (qui fait beaucoup penser à Yeasayer) et enfin This Ole King qui ouvre l'album. Soit ses 3 premières chansons (dans le désordre) :





mardi 14 mars 2017

[Track of The Day] La Féline - Séparés (Si Nous Étions Jamais)

Souvent croisée, jamais vraiment écoutée, ‘Triomphe’ est ma première rencontre avec La Féline. Et avec ce deuxième album d'Agnès Gayraud, la rencontre est plutôt agréable.

Avec une voix entre Zazie et Valérie Leulliot (avec qui elle a partage quelques intonations et tics de chants), des mélodies travaillées, vraiment bien produites, La Féline a quand même quelques beaux atouts à faire valoir.

Tantôt brillant (Senga, Le Royaume, La Mer Avalée et globalement la première partie), tantôt anecdotique (la seconde moitié qui se traine un peu en longueur, perd en finesse et centre un peu trop son propos sur sa voix en oubliant les mélodies), ce disque de pop travaillée aux chansons assez envoûtantes, qui rappelle autant Camille, Autour de Lucie que Dominique A, accouche sans crier gare d'un tube en or massif, Séparés (Si Nous Étions Jamais) (en écoute aujourd'hui).

Album : Triomphe
Année : 2017
Label : Kwaidan Records


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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Séparés (Si Nous Étions Jamais) est également en écoute ci-dessous :


Autre titre de ‘Triomphe’, voilà Le Royaume :



Pour finir, deux clips. Tout d'abord, celui de la chanson du jour, Séparés (Si Nous Étions Jamais) :


Et enfin, celui de Senga, qui ouvre ce 'Triomphe' de La Féline :


lundi 13 mars 2017

[Track of The Day] Shannon Wright - Wayward

Shannon Wright est une femme fidèle. Voilà qu’elle sort son 13è album, 'Division', et c’est toujours Vicious Circle qui s’en occupe. Le 11è album de la jeune femme d’Atlanta pour le label bordelais (qui a depuis réédité les deux premiers).

Pour ma part, je continue à être infidèle à Shannon Wright, avec une étonnante et pathétique régularité. Alors que l'américaine d'Atlanta est de passage en France, j'arrive encore à la rater (ce ne doit être que la 5è fois), la faute à un concert lyonnais une nouvelle fois complet.

Mais l'essentiel est ailleurs. Et l'essentiel, c'est son nouvel album. Quatre ans après un 'In Film Sound' aux guitares âpres, Shannon Wright revient, calme le tempo et intègre plus que jamais un piano aussi lumineux que désespéré. Ouvert par un Division aux guitares très Wrightienne, la suite est presque perturbante tant l'américaine fait souvent dans le minimalisme. Pour autant, et comme souvent (toujours ?) avec elle, l'ensemble est brillant au final. Elle sait ce que veut et y arrive sans coups férir.

Quant à en savoir plus sur Shannon Wright et l’écriture de ce 'Division', je ne saurais trop vous conseiller la lecture de « Shannon Wright, tourbillon d’émotions », le très bon papier de Libération qui lui est consacré.

Album : Division
Année : 2017
Label : Vicious Circle

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, Wayward de Shannon Wright est également en écoute ci-dessous :



Autre titre de ce ‘Division' de Shannon Wright, Iodine est en écoute également : 



mardi 7 mars 2017

[Track of The Day] Menace Beach - Darlatoid

Après une longue période pop dans ces pages, revenons à des choses un peu plus bruyantes. Enfin, continuons à revenir serait plus juste. Après Cloud Nothings hier, voilà donc Menace Beach, quintet de Leeds mené par Ryan Needham et Liza Violet qui vient de faire paraître 'Lemon Memory', son deuxième album.

Un album et au final assez inconsistant : un début échevelé où les titres de très bonne facture s'enchaînent (Give Blood, Maybe We'll Drown, Lemon Memory) et une fin plus quelconque, manquant de corps et d'imagination.
Pour autant ce disque de Menace Beach  ne manque pas de charme. Sorte de mariage (vocal mais pas que) réussi entre les versions rock de Death Cab For Cutie et Starlight Mints qui aurait eu lieu en 1993, n'hésitant pas à sortir les claviers, et pourvu d'une production bien sentie, ce 'Lemon Memory' donne envie d'en savoir plus sur les prochaines aventures discographiques du groupe.

Album : Lemon Memory
Année : 2017
Label : Memphis Industries

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, Darlatoid de Menace Beach est également en écoute ci-dessous : 


Deux autres chansons au programme de ce post : Give Blood et Lemon Memory, qui donne donc son nom au deuxième album des Menace Beach :




Enfin, pour finir, le clip de Maybe We'll Drown :



lundi 6 mars 2017

[Track of The Day] Cloud Nothings - Sight Unseen

A lire l'histoire de Cloud Nothings et de son meneur Dylan Baldi, on ne peut s'empêcher de penser à Will Toledo, l’homme derrière Car Seat Headrest. Comme lui, Dylan Baldi a enregistré ses premières chansons dans la cave de ses parents, en jouant de tous les instruments. Et comme lui, il a décidé de s'entourer pour passer un cap.

La comparaison s’arrête là, car Cloud Nothings ne me semble pas avoir, sur la durée, le talent ou l'avenir de Car Seat Headrest et de son remarquable dernier album 'Teens of Denial'

Révélé à mes oreilles par un réussi 'Attack on Memory' en 2012, mais perdu d'écoute depuis, Cloud Nothings continue sa route et a sortie fin janvier son quatrième album 'Life Without Sound'
Un disque plutôt réussi et qui prend le contre-pied de son titre tant ses 9 titres regorgent de guitares et de son lourd. Pour autant, il faut bien admettre que l'ensemble tourne assez vite en rond. Semblant hésiter entre un punk à roulettes débridé (Yellowcard, le violon électrique en moins) et un grunge-rock plus assumé, Cloud Nothings balance sur un pied tout du long de l'album. Pas de quoi crier au scandale vu que l'ensemble, en plus d'être bien produit, a le mérite d'avoir quelques vrais bons moments (Sight Unseen, en écoute aujourd'hui, Modern Act, Up to the Surface ou Realize My Fate) mais pas non plus de quoi crier au génie ou à l'album remarquable.

Mais, à l'instar des Trent Reznor, Pere Ubu, Lebron James, Mark Price et autres Ted Mosby, Cloud Nothings met à nouveau la lumière sur Cleveland, cette ville que j'ai toujours entendue raillée depuis que je m'intéresse aux États-Unis. Et qui ne semble donc exister que grâce à la pop-culture.

Album : Life Without Sound
Année : 2017
Label : Carpark

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify sur la gauche, Sight Unseen de Cloud Nothings est en écoute ci-dessous :


Autre réussite de 'Life Without Sound', Up to the Surface :



Pour finir, deux clips tirés de ce nouvel album de Cloud Nothings. Tout d'abord, celui de Modern Act :


Et enfin celui de Internal World :


jeudi 2 mars 2017

[Track of The Day] Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason - Love Will Leave You Cold

Après Random Haiku Generator à la fin janvier, voilà Love Will Leave You Cold, deuxième extrait du futur album (ou compilation de singles) du super groupe islandais formé de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason.

Une chanson qui porte assez bien son nom. Froide, lancinante, quasi-instrumentale - à peine troublée par les chœurs des trois protagonistes répétant « Love Will Leave You Cold » - et portée par un piano (la patte de Sóley mais qui me fait dire que le trio aurait pu être un quatuor s'il s'était adjoint la présence d'Ólafur Arnalds), cette chanson perd en électro et gagne en ambiant.

En tout cas, sortie le 28 février, elle prouve également que les islandais sont toujours à l'heure. Bon à savoir.

Album : -
Année : 2017
Label : Morr Music

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, Love Will Leave You Cold, le deuxième extrait de la collaboration de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason, est en écoute ci-dessous :


mardi 28 février 2017

[Track of The Day] The Music Tapes - City of Lights

On ne le sait pas en France mais un des podcasts les plus écoutés l'an passé aux États-Unis (2 millions de téléchargements, ça vous pose un succès) s'appelle ‘The Orbiting Human Circus’ et est assez singulier, jugez plutôt : l'histoire du concierge - et chanteur à ses heures perdues - du tout dernier étage de la Tour Eiffel et qui va vivre pleins d’aventures en prenant part à un mystérieux show radio diffusé depuis le haut du monument le plus célèbre au monde

Derrière cette histoire, Julian Koster, ex-membre de feu Neutral Milk Hotel et de Elephant 6, collectif musical américain qui nous a apporté, entres autres, Olivia Tremor Control, of Montreal, Elf Power, Beulah ou the Apples in Stereo. Histoire à laquelle viennent s'ajouter quelques invités de marque, de John Cameron Mitchell (auteur, acteur et réalisateur américain qui avait participé au tribute de David Bowie monté par Amanda Palmer et Jherek Bischoff) à Mandy Patinkin (le Jason Gideon de la série 'Esprits Criminels' et qui est également, je l'apprends, chanteur lyrique) en passant par Tim Robbins (mais oui, l'acteur des 'Evadés' !).

De ce podcast de 8 épisodes de 30 mns environ (et à écouter ici), un Ep est sorti, 'The Orbiting Human Circus Ep' (pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple), qui est le 4è Ep de The Music Tapes - auquel on peut ajouter 4 albums et 2 singles, le tout en 22 ans de carrière.

Un disque composé de quatre chansons venues d’un autre temps : deux originales (City of Lights, en écoute aujourd'hui, et Where Evening's Dream Goes) ainsi que deux reprises : J'attendrai, l'adaptation française de la chanson de Dino Olivieri, chantée par Rina Ketty en 1938 mais rendue célèbre par Tino Rossi puis Dalida 40 ans plus tard ; et I've Got My Love to Keep Me Warm, tube composé par Irving Berlin et qui a été chanté par l’Amérique entière (de Billie Holiday à Rod Stewart, de Ella Fitzgerald à Bing Crosby, Frank Sinatra, Dean Martin ou encore Judy Garland et Doris Day).

Et le résultat est franchement brillant : enregistré avec des outils d'époque (un enregistreur à fil des années 30, une presse des années 40, un magnétophone des années 60), très lo-fi tout du long, aussi bien dans le chant que dans les arrangements, avec cuivres et accordéon au programme, ‘The Orbiting Human Circus Ep’ sonne véritablement comme si on l'avait enregistré en 1935, le côté pop en plus. Désarçonnant au départ mais rapidement bluffant, il n'est d'ailleurs pas à exclure qu'une suite voit le jour. Évidemment, si les aventures de ce fameux concierge continuent.

Album : The Orbiting Human Circus Ep
Année : 2017
Label : Merge

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En écoute dans le lecteur Spotify ou Deezer à gauche


En plus des lecteurs deezer et spotify à gauche, City of Lights de The Music Tapes est également en écoute ci-dessous :


Autre extrait de 'The Orbiting Human Circus Ep' de The Music Tapes, voilà la reprise de J'attendrai, en français évidemment, avec l'accent américain qui va bien :




lundi 27 février 2017

[Track of The Day] Ed Harcourt - You Give Me More Than Love

L’an passé, je suis totalement passé à côté du septième album d’Ed Harcourt, 'Furnaces', alors que justement nous avions retrouvé tous les deux (enfin sa musique et moi) une certaine complicité depuis peu (ici et ) après quelques années d'éloignement.

De cet album que je n’ai que trop peu écouté pour avoir un avis tranché (même s’il confirme qu’Ed Harcourt n'est jamais aussi brillant que quand il chante la mélancolie) ressort une chanson, You Give Me More Than Love, qui est la résultante d’un travail entre notre homme et son ami Christian Stephen, journaliste de guerre et présent ces derniers temps pour couvrir la guerre dans le nord de l'Irak.

De cette collaboration est sorti un clip/documentaire qui « met donc en musique » la vie de réfugiés irakiens fuyant l’État Islamique. Une façon de parler autrement et d'exposer la situation catastrophique que vivent ces populations. Comme l’explique Christian Stephen lui même :

« This video is a labour of love for us both, and an attempt to communicate the incommunicable. To defy the clinical packaging of a news report, and do our utmost to conjure a more emotive view of the conflict from an atmosphere all too easily relegated to the darkness. »

Et c’est peu dire que la musique, poignante et lancinante, d’Ed Harcourt sublime les images de ces visages épuisés, fermés mais parfois souriants, de Christian Stephen. Assurément une des plus belles chansons de l'anglais. Et de 2016.

Album : Furnaces
Année : 2016
Label : Polydor

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer, You Give Me More Than Love est à écouter et surtout à voir ci-dessous, dans le clip/documentaire de Christian Stephen :



lundi 20 février 2017

[Track of The Day] Courtney Marie Andrews - How Quickly Your Heart Mends

Dans la continuité de mes derniers posts (voir ici ou ), ouvrons cette semaine par Courtney Marie Andrews, jeune américaine de 26 ans de Phoenix dans l’Arizona qui fait dans le country-folk et le blues.

‘Honest Life’ est son sixième album et bien que sorti à l’été 2016 chez Mama Bird, il connait une sortie aujourd’hui internationale grâce à Loose Recordings, label anglais référence pour ce genre de musique et à qui on doit les albums de Willard Grant Conspiracy et autres Blanche.

On ne criera pas au génie à l’écoute de ce disque de Courtney Marie Andrews, assez inoffensif au final ; mais qui pourrait devenir une petite bluette qu'on ressortirait de temps à autres : l'américaine a plutôt une jolie voix, les mélodies sont là, la mélancolie qui s’en dégage est belle. Et l’ensemble tient la route. Un lundi n'en demande pas plus.

Album : Honest Life
Année : 2017
Label : Loose Recordings

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En plus des lecteurs deezer et spotify à gauche, How Quickly Your Heart Mends de Courtney Marie Andrews est également en écoute ci-dessous :



Deux autres chansons de ‘Honest Life’ de Courtney Marie Andrews : Irene et Put The Fire Out :




vendredi 17 février 2017

[Track of The Day] PALM - North Valley

A croire que beaucoup des choses qui me tombent dans les oreilles en ce début d'année 2017 ont un lien avec Jason Molina. Après le - presque - inédit Royko pour la compilation 'Our First 100 Days', voilà que les rennais de PALM remettent au centre du village feu le leader de Songs: Ohia et Magnolia Electric Co.

Trois ans presque jour pour jour après un très réussi 'El Sereno Ep', le sextet rennais sort son troisième album 'L.A. Vortex Sutra' où l'ombre de Molina plane allégrement sur une grande partie de ses 10 titres. Pacific Palisades Blues qui ouvre le disque en est d'ailleurs l'exemple le plus parlant : un blues entre ombre et lumière, un chant en anglais (parfait, c'est à noter) et un mix vocal que n'aurait pas renié l'auteur de 'The Lionness' et autres 'Ghost Tropic'.

Et même si 'L.A. Vortex Sutra' va plus généralement chercher son inspiration dans un folk-rock de haute volée, la suite de l'album suit ce sillon initial, en y ajoutant beaucoup de guitares et de riffs nerveux à la Neil Young (le dernier titre de l'album ne s'appelle pas Zuma par hasard).

Fin, mélodique, bien produit et très bien mixé, puisant son inspiration chez un des plus beaux compositeurs américains de ces 20 dernières années, 'L.A. Vortex Sutra' confirme une nouvelle fois le talent de PALM. Et si passer par le crowdfunding pour sortir un album comme celui-ci, c'est très bien, il serait tout de même temps qu'un label digne de ce nom s'occupe de leur cas.

Album : L.A. Vortex Sutra
Année : 2017
Label : -

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En plus des lecteurs Spotify et Deezer à gauche, North Valley, tiré du 'L.A. Vortex Sutra' de PALM, est en écoute ci-dessous :


Autre extrait de 'L.A. Vortex Sutra', le très bon Snake :


Et pour finir, le clip de Hidden Hills, le vrai single de cet album de PALM :