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mardi 27 avril 2010

General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]

Soyons franc et disons le tout de go : Michel Mageleant ne tarissait pas d’éloges sur General Bye-Bye, nouveau groupe entré dans la constellation Greed Recordings il y a quelques mois. Car oui, quand on annonce que « General Bye Bye est la réponse européenne à Blonde Redhead », c’est ne pas tarir d’éloges.

Quelques mois plus tard, et à l’écoute de ‘Girouette’, la sanction est cinglante : le boss de Greed Recordings a une fois de plus raison. Après avoir sorti les Cornflakes Heroes, Moonman ou Delphine Dora & The Unexpected, et distribué Guernica ou Action Dead Mouse, son flair vient de dénicher, sans coup férir, une nouvelle perle.

Quatuor parisien composé de trois garçons et d’une jeune fille, amoureux du kantalé (instrument à cordes pincées de musique traditionnel finnois, sorte de cithare finlandaise), General Bye Bye rend une copie parfaite avec ‘Girouette’, premier album d’une, je l’espère, d’une longue série.

Oui, je l’espère vraiment parce qu’en 11 titres et près d’une heure de musique, ils renvoient pas mal de groupes français en manque d’inspirations à leurs chères études et éblouissent par la qualité de leurs compositions.
Il suffit d’ailleurs d’écouter Alphabet (voir plus bas), qui ouvre ‘Girouette’, pour s’en convaincre, chanson ample et énergique de 5 mns où le groupe pose le décor : oui, General Bye Bye joue dans la cour de Blonde Redhead (la voix de Jana n’est d’ailleurs pas étrangère cet état de fait), et oui General Bye Bye sait composer des titres exigeants (les changements de rythmes tout du long) aussi bien qu’évidents (l’intro, accrocheuse comme rarement).

Chantant en anglais, avec cet accent français qui va bien, on sent qu’au-delà du groupe de Kazu, vole sur ce ‘Girouette’ aussi bien les fantômes de Sufjan Stevens (la mélodie clinquante de Les Hautes Solides) que The Magnetic Fields version 2010 (When It’s Gonna Rain), Cornflakes Heroes (Facelift) que Sonic Youth (des passages de Don’t Shoot The Rabbit).

Capable d’écrire des morceaux indie-rock à la greed, que de ralentir le tempo et de mettre en avant de bien belles mélodies (le léger Time is on my side), General Bye Bye fait montre d’un grand talent pour pimenter et relancer chacune de ses chansons - au hasard James Carr, Girouette et l'arrivée d'un kantalé chavirant.

‘Girouette’ est un premier effort ébouriffant. Depuis ma découverte de Greed Recordings, je crois ne pas avoir ne serait ce que trouvé que moyen une seule des sorties de ce label ô combien passionnant (j’ai même revu, et combien, ma position sur le premier album des Action Dead Mouse).
Alors oui, à chaque nouvel album sorti des mains expertes de Greed, je tiens le même discours. Mais je vous assure qu’il est extrêmement sincère. Je ne peux pas faire autrement, les faits sont là.

Je vous laisse seul juge. Mais il m’étonnerait fort que vous puissiez rester insensible aux mélodies nerveuses et inspirées d’un groupe qui s’appelle General Bye Bye mais qu’on aurait plutôt envie d’appeler General Hi Hi tant il semble en avoir sous la pédale. (sortie : 19 mai 2010)

Son :
Myspace (6 chansons de ‘Girouette’ en écoute)
Site officiel

'Girouette', qui sort le 19 mai prochain donc, sera notamment disponible à cette adresse.

Deux morceaux en écoute, et quels morceaux ! Forcément, ouvrons le bal avec Alphabet, premier titre de ‘Girouette’, superbe chanson à l’accroche ravageuse. Et Self-Portrait, qui ferme le disque de manière sublime, les cordes toutes voiles dehors (malheureusement plus en écoute) :

Pour finir, deux vidéos. La première est le clip de Don't Shoot The Rabbit, premier single de 'Girouette'. Une vidéo délirante et complètement affreuse pour une petite fille de 6 ans:




Et la seconde est une vidéo de présentation de
General Bye Bye, en anglais, à l'occasion de leur tournée américaine de l'été prochain. Un US Tour gigantesque de plus de 20 dates, de New-York à La Nouvelle Orléans, de Memphis à Philadelphie, et une vidéo bien sentie:




Dernière chose chose: General Bye Bye est en ce moment même en tournée française (mais aussi européenne). Toutes les dates sont disponibles ici!

jeudi 8 octobre 2009

Action Dead Mouse - Revenge of Doormats and Coasters [Greed Recordings]

Il est de ces labels pour lesquels je nourris une grande affection. Du genre Rough Trade pour son histoire, Stones Throw pour son intransigeance (et Egon aussi) ou Domino pour sa capacité à se construire années après années un catalogue habile et exemplaire.

Et puis il y a Greed Recordings, label rencontré à l'époque de l'album 'Necessary Alibis' de Moonman. Un disque envoyé. Une écoute. Emballé. Deux écoutes. Subjugué. Trois écoutes. L'impression d'être face à un de ces disques importants qui marquent tous ceux qui ont la chance de l'écouter.

Depuis cet album, je crois que j'ai aimé (euphémisme) tous les albums que le label a sorti. Un seul m'avait peu enthousiasmé: 'Pets and Nerds attack Planet Earth'. Le premier album des Action Dead Mouse.

Or, le second album de ces derniers, c'est la dernière livraison en date de Greed Recordings. J'étais craintif, méfiant. J'ai même remis mes écoutes à plus tard. Histoire de. Comme si je savais par avance que ce disque n'allait pas me plaire.

Il y a une dizaine de jours, j'ai franchi le pas et j'ai écouté l'album. Et depuis, il ne quitte que très rarement mes oreilles. Que ce soit au réveil, au coucher, avant de déjeuner, rien n'y fait: ce 'Revenge of Doormats and Coasters' ne cesse de revenir sur le devant de ma chaîne. Une vraie bonne surprise.

Il faut dire que les Action Dead Mouse, groupe italien originaire de Bologne, n'ont pas fait les choses à moitié, en mêlant plus qu'habilement post-rock et math-rock, en ajoutant des cordes qui donnent un sens subtil à l'ensemble et des cuivres qui rendent le tout encore plus fou (incroyables dernières minutes de Doormats and Coasters). A tel point que l'on croirait entendre Shellac enregistrer avec Thee Silver Mount Zion et tout le tralala.
'Revenge of Doormats and Coasters' est un disque quasiment instrumental (seuls quelques éclats de voix à la ¡Forward Russia! viennent troubler ce déluge sonore), fiévreux, emballant, jamais grandiloquent et toujours acéré, sur le qui-vive, qui ne laisse pas de répit ni à l'auditeur ni aux mélodies pour se reposer sur ses lauriers de riffs, avec changement de rythmes et ruptures inattendues.

Sûrement cérébral - on ne rentre pas dans leur univers comme on rentre dans une chanson pop - mais jamais prétentieux (il faut lire les titres des morceaux pour se rendre compte que le groupe ne se prend pas au sérieux: Tom Cruise Told Me Dan Savio Is Not Dead ou encore Timbaland Vattkoppor (Fuck Oranges, Choose Apples)), les Action Dead Mouse viennent de frapper un grand coup. Un post-math-rock incroyablement addictif dont on reparlera assurément dans quelques semaines. (sortie: 14 septembre 2009)

Son:
Myspace (Deux morceaux de 'Revenge of Doormats and Coasters' en écoute)
Site officiel

Action Dead Mouse ne fait pas les choses à moitié puisqu'ils proposent leur 'Revenge of Doormats and Coasters' en vente pour 10€ tout pile sur leur site officiel ou pour le même prix sur le site de Greed Recordings.

Notons enfin que le toujours indispensable webzine A Découvrir Absolument propose un focus complet sur Greed Recording, avec notamment une excellente interview de Michel Malegeant, le boss du label (à lire ici) ainsi qu'une interview des Action Dead Mouse (c'est là que ça se passe).

Doormats and Coasters, dont la deuxième partie est belle à en pleurer, et un 25 Hours in a Day plein de contrepieds. Voilà les deux titres du jour. A écouter. Fort. (malheureusement plus en écoute)

vendredi 30 novembre 2018

[Track of The Day] Maps of Jupiter - Architects

Pendant longtemps, Greed Recordings fut un de mes labels préférés. Et je ne me suis pas fait prier pour le faire savoir. Entre le choc que fut l'écoute de 'Necessary Alibis' de Moonman, les découvertes de Cornflakes Heroes (voir ici et là), de Delphine Dora, des belges de Guernica, des italiens d'Action Dead Mouse (voir là et ici)  ou encore des français de General Bye Bye, Greed Recordings fut un de mes labels préférés, celui dont je guettais impatients les futures sorties.

Sauf que depuis 2012 et la parution de 'ä', troisième dernier album des fameux italiens d'Action Dead Mouse, Michel Malégeant, aux manettes de l'aventure, s'était fait très discret. Il y avait bien son projet personnel CABALE, mais rien jusque là de consistant à se mettre sous la dent.

C'est donc tout à ma joie que je fus il y a quelques semaines de cela quand Michel Malégeant (et Greed Recordings par la même occasion) rompit le silence en présentant son nouveau projet, Maps of Jupiter, avec un 'Firewalker Ep' de cinq titres, aux belles guitares où les ombres et influences de Blonde Redhead et The Notwist planent sur l'ensemble. Un bien joli retour (Architects, en écoute ce jour, en est la meilleure preuve). Et qui, à en croire l'intéressé, n'est que le début de nouvelles aventures.

Album : Firewalker Ep
Année : 2018
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Architects de Maps of Jupiter, qui ouvre ce 'Firewalker Ep', est en écoute ci-dessous :  



Autre chanson de ce 'Firewalker Ep' de Maps of Jupiter, voilà Noone will ever know what it was all about :


Pour finir, le clip de Architects de Maps of Jupiter :



mardi 11 novembre 2008

Guernica - Who Are Your Songs For? [Greed Recordings]

Si j’osais, pour chroniquer cet album, j’aurais évoqué mon voyage à Madrid en mai 2005. J’aurais parlé de cette ville formidable, de son architecture, de ses grandes artères, et de ses musées. Notamment celui de la Reina Sofia, un des plus grands musées qu’il m’a été donné de visiter. Et pas seulement parce qu’on y trouve le plus tableau du monde, le Guernica de Pablo Picasso.
Certes, c’est un peu cliché de dire cela. Mais le problème c’est que c’est vrai. Sa taille imposante, ses vérités cachées dans tous les coins, la souffrance qui en ressort, tout ceci m’avait soufflé, scotché, perturbé. J’étais resté un long moment stoïque à essayer d’en admirer les moindres recoins et d'en comprend tout le sens.

J’aurais pu dire tout ça pour parler de la première sortie discographique de Guernica, groupe belge responsable d’un petit buzz Outre-Quiévrain en début d’année lorsque leur premier mini-album ‘Who Are Your Songs For?’ avait suscité bien des commentaires élogieux.

Et à l’écoute il y a de quoi. Post-punk teinté d’avant-rock, la musique de Guernica est du genre explosive, nerveuse, acérée, avec cette voix qui rappelle tantôt Tom Smith (Editors) tantôt Tom Barman (dEUS). ‘Who Are Your Songs For?’ tient vraiment la route, mené tout du long par une volonté mélodique implacable, comme souvent avec les groupes du plat pays qui n'est pas le nôtre.

Ce disque se veut à l’image du tableau dont il reprend le nom, distordu mais cohérent, chaotique mais pertinent. Le dernier titre de ‘Who Are Your Songs For?’ en est peut-être la meilleure preuve. Concluant l’album, ce n’est rien de moins qu’un chef d’œuvre belge de post-punk. Et je n’ai pas abusé de substance illicite avant de dire cela : que ce soit dans sa construction – et ses multiples renversements de riffs – ou dans sa mélodie imparable, Conscientiously Escaping The Chains Of Western Civilization I Am What You Could Call A Postmodern Houdini est un titre grand, très grand, capable de retourner le cerveau des plus blasés d’entres nous.

Quelques mois après sa sortie chez Vlas Vegas, c’est au tour de Greed Recordings de sortir le disque en France. En espérant le même succès pour le petit label parisien, qui une nouvelle fois illumine mes journées de par ses choix discographiques. La France a toujours réservé un accueil très chaleureux aux groupes Belges. Je ne vois pas comment elle pourrait passer à côté de ce mini-album là. (sortie française : 10 septembre 2008)

Son :
Myspace (Deux titres de ‘Who Are Your Songs For?’ disponible).
Page officielle sur le site de Greed Recordings (Deux titres en mp3 à télécharger)

On peut acheter le disque ici.

Et deux titres en écoute. I Wish I Was American, qui ouvre l’album et Conscientiously Escaping The Chains Of Western Civilization I Am What You Could Call A Postmodern Houdini dont j’ai tenté de conter plus haut les qualités, qui ferme ce ‘Who Are Your Songs For?’ détonnant (malheureusement plus en écoute).

mardi 7 octobre 2008

Cornflakes Heroes – Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]

Dans l’absolu, à quoi ressemble un bon groupe – et un bon album – de rock made in France? À des textes forcément en français ? A une bande d’ado qui se veut Libertines mais sonne plus comme les Forbans, sauce années 2000 ? A une suite de paroles débiles posées sur quelques accords on ne peut plus mineurs? A un combat à mort de fourchettes en plastique ?

Malgré ce que peuvent asséner à longueur de unes quelques magazines spécialisés et dits de référence, rien de tout cela finalement. Un peu tout l’opposé même.

Prenons les Cornflakes Heroes, groupe caennais, signé sur le label parisien Greed Recordings (voir ici ou là), petit par la taille mais grand par la qualité de ses sorties, qui sort ces jours-ci son deuxième album, ‘Dear Mr Painkillers’. Malgré leur nom un peu idiot et qui résonne comme celui d’un groupe faiseur de pop échevelée et débridée, les Cornflakes Heroes incarnent totalement la vision que je peux avoir du rock made in France

‘Dear Mr Painkillers’ continue de tracer la voie ouverte avec ‘Off With Your Heads!’. Celle d’un rock chanté en anglais et qui prend ses influences aussi bien outre-manche qu’outre-atlantique. Sur le premier album, on retrouvait facilement celles de Sebadoh, Pavement, Dinosaur Jr, voire même du Velvet Underground ou Nick Drake sur certains passages. Sur ce disque, ces influences sont toujours là, mais encore mieux assimilées et plus discrètes.

Le groupe se les approprie réellement pour en sortir un son qui lui appartient. En y apportant souvent des touches aux couleurs punk, blues ou pop et en agrémentant beaucoup de titres d’un moog, d’une trompette, d’un ukulele, ainsi que d’une bonne dose d’humour (écouter Let Me Be Your Tamagochi) et de saturations, ‘Dear Mr Painkillers’ s’impose rapidement comme une franche réussite, qui n’hésite pas à reprendre l’ouvrage là où il l’avait laissé pour mieux continuer à avancer.

Les Cornflakes Heroes prouvent surtout (et une seconde fois) qu’il est possible de sortir un disque rock en France, sans être petit bras et/ou ridicule, avec de vrais textes, des riffs tendus, une basse qui sonne et des mélodies torturées, chaloupées qui ne cherchent jamais la facilité mais qui tapent juste. Car ‘Dear Mr Painkillers’ est tout cela à la fois. Un très bon disque rock, qui a du coffre et du chien. (sortie: septembre 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ce 'Dear Mr Painkillers')
Site officiel

Deux titres en écoute. Le nerveusement pop Bloody Valentine et le splendide Is Mother Right?, peut-être le plus grand titre composé par les Cornflakes Heroes, jusque là (malheureusement plus en écoute). 

Rajout d'un titre, disponible gratuitement sur le site de Greed Recordings (malheureusement plus en écoute).

mardi 24 septembre 2013

Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]

Je dois parler de cet album depuis des mois. Dix pour être précis. Et j'ai repoussé, tentant de trouver les bonnes formules pour évoquer comme il se doit un de mes albums de l'année.  Et un des labels qui ne m'a jamais déçu, Greed Recordings, dont bon nombre des sorties se trouvent chroniqués en ces pages.

Alors je ne sais pas si j'ai trouvé les bonnes formules pour parler de 'ä', le troisième album des italiens (car comme son nom ne l'indique pas, ce groupe vient de Bologne) d'Action Dead Mouse mais il fallait que je vous en cause un brin.

Action Dead Mouse donc. Un groupe qui m'avait plus qu'enthousiasmé avec 'Revenge of Doormats and Coasters', son second disque en 2009 (voir ici et là). Et qui continue, inexorablement de le faire.

Action Dead Mouse fait dans le math-rock. Et sur 'ä', il ne change pas sa formule. Il s'éloigne certes un peu du post-rock qui habillait certaines de ses compositions précédentes, mais c'est pour mieux se recentrer sur ses premiers amours.

Tout au long de 'ä', Action Dead Mouse envoie de la guitare à qui mieux-mieux. Quasi-instrumental (« quasi » pour quelques chants hurlés), cet album est une nouvelle réussite, fait de ruptures de rythmes, de changement de directions impromptues, de batterie martelant le propos, et de titres idiots (moins que sur le précédent, mais tout de même : It's You, It's Me, It's a House Built by Antony Quinn). Sans pour autant être inaccessible, bien au contraire.

Bizarrement, je n'ai pas l'impression d'avoir entendu plus parler que cela de 'ä'. Le style musical explique surement cela, mais tout de même. Voilà Action Dead Mouse, un groupe dont la sincérité n'est pas à remettre en cause ; tout autant que son talent de composition. Et qui mérite surtout qu'on fasse un peu plus de bruit de ses sorties. (Sortie : 9 janvier 2013)


Son :
Site officiel d'Action Dead Mouse
Site officiel de Greed Recordings
Acheter 'ä' des Action Dead Mouse (et pour 10€ en vinyle s'il vous plaît !)



Deux chansons d''ä' en écoute aujourd'hui. Celle d'ouverture, Eschaton in Kleistpark et Cut Off Flowers Leave Dead Flowers, magnifique orgie musicale de plus de six minutes. Oui, vous êtes bien avec les Action Dead Mouse.


lundi 24 octobre 2011

[Track of The Day] Cornflakes Heroes - Road Sign

'Hum' est un album que je me suis promis de chroniquer depuis… uhm… 3 et 4 qui font 7, je divise par 6, j'ajoute le nombre de fautes néo-zélandaises non sanctionnées dimanche matin… je dirais bien 6 mois. Enfin depuis la sortie du disque en gros, le 13 mai dernier. Bref.

Je prends enfin le temps d'en parler.
Un, parce que j'aime les Cornflakes Heroes, un de ces groupes honteusement ignoré et/ou mésestimé alors qu'il est un des plus intéressants groupe français qui soit.

Deux parce que ce troisième album des Cornflakes Heroes me plait beaucoup. Dans une veine plus pop, mais sans se départir des guitares sonnantes qui faisaient le sel de leurs deux premiers disques, 'Hum' met du temps à se révéler mais s'avère vite irrésistible. Le coeur du disque est à ce propos un vrai bonheur avec un enchainement In My Rags, Ecstatic Peace, Road Sign et Your Eyelids are Waterproof vaut vraiment le détour. 38 minutes, 11 titres, ceci est plus que du bel ouvrage. Et une nouvelle réussite de Greed Recordings, label aux choix artistiques brillants et constants.

Enfin, troisième raison pour parler des Cornflakes Heroes c'est qu'I Left Without My Hat démarre une semaine "française". Enfin "french" plutôt. Une sélection de cinq groupes, aux univers divers et chantant en anglais. Et que je ne voyais pas meilleur groupe que les Cornflakes Heroes pour ouvrir cette french week. 

Album: Hum 
Année: 2011 
Label: Greed Recordings

Vous pouvez vous procurer ce 'Hum' des Cornflakes Heroes sur le bandcamp officiel de Greed Recordings. Et pour 9€ seulement !

Pour compléter ce petit laïus et Road Sign en écoute, le clip de Ecstatic Peace :



mardi 20 novembre 2007

Delphine Dora & The Unexpected – We're All Of This [Greed Recordings]

J’ai déjà exprimé mon amour inconditionnel dans ses pages pour un petit label français, Greed Recordings, à l’occasion de la chronique du splendide /magnifique /formidable /génial /cétrodlabal (rayer les mentions inutiles) deuxième album de Moonman, 'Necessary Alibis'. Bizarrement, cet amour n’aura pas faiblit en 2007. Tout le contraire même tiens.

La faute à un joli OVNI dans la musique française, 'We're All Of This' de Delphine Dora & The Unexpected. Le deuxième album de la demoiselle (dont je n’avais jamais entendu parler jusque là), cette fois accompagnée de deux compagnons de route (Valérie Leclercq d’Half Asleep ainsi que de Jullian Angel).

Un disque dont il faut dire le plus grand bien, même si l'immédiateté n’est pas sa principale qualité. 'We're All Of This' est un album assez bizarre et dans lequel on ne rentre pas comme cela. Enregistré en trois jours, largement improvisé, ce disque est atypique, brinquebalant et intriguant ; il étale une vision artistique sur le fil, faite de voix susurrées, de boites à musiques sans âge et de piano presque désarticulé mais toujours très mélodique. Une sorte de pop minimale assez barrée mais toujours très belle et pas difficile d’écoute.

Toujours sur la corde, 'We're All Of This' est un album qui dévoile touche par touche son univers, son ambition artistique. Et au bout de quelques écoutes, la sentence tombe : Delphine Dora est grande et ses deux Unexpected sont vraiment à la hauteur. Improvisé mais inspiré, baroque mais tordu, home-made mais hors du temps. Et fragile aussi. Oui. Mais surtout beau en fait. (sortie avril 2007)

Son :
LastFM (l’album est en écoute complète, avec, en prime, quelques mp3 en téléchargement libre. Vous n’avez donc aucune excuse).

Pour autant, je mets deux titres en ligne, pour les feignants. Et histoire de tenter de vous appâter (malheureusement plus en écoute).

lundi 11 mai 2020

[Track of The Day] Desmond Korma - Shades of Black

On l'avait quitté en 2018 avec Maps of Jupiter, un projet solo dans une veine Blonde Readhead/The Notwist. On le retrouve en mai 2020 avec Desmond Korma, un nouveau projet, là aussi solo, avec toujours l'ombre de la bande à Kazu jamais bien loin. Avant qu'à la rentrée de septembre sorte un nouveau single de Maps of Jupiter et, avant la fin de l'année, la sortie - enfin ! - du premier Ep de son groupe Cabale.

Lui, c'est donc Michel Malégeant, l'homme derrière Moonman et Greed Recordings. Et Desmond Korma, un projet qu'il ambitionne au long cours : un premier 45-tours digital (dont il est question aujourd'hui) pour commencer. Puis deux Ep de 4 titres en juillet et novembre prochain, avant l'album en avril 2021... accompagné d'un disque compilant ces 10 premiers titres.

Shades of Black est la « face-A » de ce single. Une chanson aux très belles guitares, presque dream-pop, et au mix parfait emmenant la chanson assez haut. Pour autant, pas dit que le reste de Desmond Korma sonne de cette façon, tant, Michel Malégeant le dit lui même, « c'est une direction folk (Smog, Villagers, Syd Matters) qui devrait se dégager sur les prochaines sorties ». Réponse en juillet.

Album : Shades of Black / Don't Forget
Année : 2020
Label : Greed Recordings


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Shades of Black est également en écoute ci-dessous :


La face-B de ce premier 45-tours numérique, Don't Forget, de Desmond Korma est quant à elle en écoute là :


Le clip de Shades of Black de Desmond Korma :




lundi 16 janvier 2012

[Track of The Day] Moonman & The Unlikely Orchestra - Hit The Floor

Les huitres, le foie gras digérés, les cadeaux ouverts, les soupçons de plus en plus grand sur l'existence du Père Noël d'une petite Stella qui s'étonne qu'un de ses cousins soit absent à l'arrivée du vieux monsieur confirmés, les tops de fin d'année écrits et publiés, il est temps d'entrer de plain pied dans 2012. En vous la souhaitant des plus musicales qui soit.

Histoire de débuter l'année comme il faut, écoutons donc un premier extrait d'un des albums les plus attendus du côté de mon chapeau: 'Mascarade Labyrinthe' de Moonman & The Unlikely Orchestra.

Il faut dire que Michel (qui gère Greed Recordings, excusez du peu!) a été coupable d'un de mes grands émois musicaux des années 2000, 'Necessary Alibis', le genre d'album qu'on peut qualifier de chef d’œuvre nerveux comme il faut (c'était le cas en 2006, c'est toujours le cas en 2012).

'Mascarade Labyrinthe' a pour l'instant deux chansons en écoute. Deux morceaux qui donnent le ton de cet album de qualité. On en reparle très prochainement, en long, en large, en travers. D'ici, saoulez vous de ces guitares accrocheuses et de ce rock teigneux et classieux.

Album: Mascarade Labyrinthe
Année: 2012
Label: Greed Recordings


Déjà en écoute dans le lecteur Grooveshark à droite, retrouvez Hit The Floor et Do You Really Want Me?, le second titre de ce 'Mascarade Labyrinthe' des Moonman & The Unlikely Orchestra, en écoute dans le player bandcamp ici:





Moonman & The Unlikely Orchestra a sorti quelques video-teasers de 20 secondes pour annoncer 'Mascarade Labyrinthe'. Très courts, parfois couillons, mais efficaces. Un exemple là (le reste en cliquant là) :




jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011