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lundi 30 juin 2025

[Track of The Day] Gingerella - Party Girls

Si elle ne truste plus les couvertures des magazines, si ses principaux moteurs ne font plus dans les déclarations tapageuses tels leurs glorieux ainés aujourd'hui plus que cinquantenaires et qui ont appris entre temps à s'apprécier, si les débats "Beatles ou Rolling Stones ? Blur ou Oasis ?" n'ont pas trouvé de successeurs, la pop anglaise (au sens large) se porte bien, merci pour elle. Portée par une nouvelle génération épatante et très diverse, la scène britannique n'arrête pas de se renouveler, de se réinventer, et de produire des albums, si ce n'est majeurs, au moins marqueur de leur époque. 

Alors certes, il n'est pas dit que les londoniens de Gingerella révolutionneront un jour la pop, le rock ou tous ses courants, mais après un premier Ep 'Eat Your Heart Out' (publié chez les français de Pop Supérette), revoilà le quatuor avec un nouveau single, Party Girls, diablement efficace. Une chanson basée sur un canevas usé jusqu'à la corde mais à l’efficacité indéniable, au rythme et à la mélodie entêtants. Un tube, rien de moins, anglais jusqu'au bout des ongles, et qui a tout pour accompagner vos prochaines semaines estivales. 

Album : -
Année : 2025
Label : Ciao Ketchup Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Party Girls de Gingerella est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 26 août 2024

[Track of The Day] Fontaines D.C. - In The Modern World

J'aurais aimé que cela dure plus longtemps tant le coup de coeur avait été réel, mais à mon corps défendant, mon intérêt pour Fontaines D.C. s'est arrêté aussi vite qu'il s'est produit. Après la sortie de leur premier album 'Dogrel', sympathique mais finalement décevant eu égard à leurs premiers singles, j'ai eu l'impression à l'écoute de leurs disques suivants qu'ils essayaient de jouer la partition qu'on attendait qu'ils jouent, pour paraitre plus « sérieux », plus « profond », plus  «mature ». Et j'ai trouvé (même sur 'Skinty Fia', leur disque le plus remarqué jusque là) que tout sonnait faux, quand bien même quelques chansons ici ou là arrivaient à m'accrocher l'oreille. 

N'étant donc pas un spécialiste du groupe et ayant un intérêt assez limité pour leur musique, je ne me risquerais pas à juger après assez peu d'écoutes leur nouvel album, 'Romance' (le premier hors de chez Partisan Records et le premier également sans Dan Carey aux manettes - c'est James Ford qui s'y colle cette fois). Mais tout de même, dans ce disque on trouve In The Modern World, le dernier single extrait quelques jours avant la publication de 'Romance'. Une chanson superbe, pleine de langueur et de mélancolie, d'orchestration soignée, où des choeurs soyeux font un beau contrepoint au chant si reconnaissable et marquant de Grian Chatten. Un morceau qui me fait beaucoup penser à Oasis (qui, malheureusement pour Fontaines D.C., vient en un tweet d’accaparer toute la lumière des jours à venir dans la sphère musicale).

Album : Romance
Année : 2024
Label : XL Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, In The Modern World de Fontaines D.C. est également en écoute ci-dessous :

Le clip de In The Modern World de Fontaines D.C. :

mercredi 26 juin 2024

[Track of The Day] FIDLAR - Fix Me

L'industrie musicale est une jungle où se faire une place au soleil est compliquée. Mais tout de même, comment se fait-il que les FIDLAR ne soient pas devenus énormes avec leur chanson 40oz on Repeat ? Cela reste un mystère tant ce morceau avait tout du tube, ne serait-ce que pour son clip parfait qui singeait, façon suédée, d'autres vidéos qui avaient marqué l'histoire de la musique (Britney Spears, les Beastie Boys, Oasis, Eminem pour n'en citer que quelques uns).

Neuf ans et deux albums (pas franchement mémorables) plus tard, FIDLAR revient. Sans label mais avec toujours la même rage, la même ambition et les mêmes guitares punk accrochées au coeur. Le disque s'appellera 'Surviving The Dream', sortira le 20 septembre prochain et s'ouvrira par Fix Me (en écoute aujourd'hui) où un refrain au rythme survolté répond à des couplets à la mélodie lancinante, à la production lourde et au chant beuglé et affecté.

Album : Surviving The Dream
Année : 2024
Label : -

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Fix Me de FIDLAR est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Fix Me, premier single de 'Surviving The Dream', le nouvel album à venir de FIDLAR :

jeudi 29 février 2024

MGMT - Loss Of Life [Mom + Pop / MGMT Records]

Je ne sais pas trop quoi penser de 'Loss Of Life', le nouvel album de MGMT. Grand cru en devenir ou disque joliment exécuté mais qui rejoindra leur 'MGMT' de 2013 au rang des albums mineurs d'un groupe pourtant majeur des quinze dernières années ('Oracular Spectacular', 'Congratulations', 'Little Dark Age') ? L'avenir nous le dira tant la musique et les compositions du duo Benjamin Goldwasser / Andrew VanWyngarden ne se dévoilent pas toujours aux premières écoutes (je fais partie de ces gens qui n'ont pas saisi le génie de 'Congratulations' immédiatement).

Quoiqu'il en soit, 'Loss of Life' est un de prime abord un disque réussi. MGMT va chercher son inspiration dans les années 80, pour le meilleur (Nothing Changes qu'on pense longtemps être une balade à la Cure, le parfait People In The Streets) comme pour le pire (le duo sans grand intérêt avec Christine and The Queens Dancing In Babylon, toutes ces guitares dégoulinantes marquées du sceau d'une époque un peu trop pompière et qui a plutôt mal vieilli, que Brian May n'aurait pas reniées) ; mais aussi dans les années 90 (évident Bubblegum Dog, le brit-pop Mother Nature, sorte de rencontre entre Oasis et Sophia).

Pas dénué de grands moments, c'est pourtant à la toute fin de l'album que MGMT vient composer un véritable miracle : Loss of Life. La chanson qui clôture le disque du même nom, alors que sa partie 2 l'ouvrait ; comme si l'album ne devait être qu'une boucle infinie. Un morceau sur notre impréparation à la mort d'un être cher (« You can sail off the edges of the earth, greet the workers of the universe, still nothing prepares you for loss of life »), qui sonne comme du Beach Boys époque 'Pet Sounds' qui aurait été produit par Air. Un titre somptueux et qui voit des cuivre s'avancer peu à peu, prendre de la place et de l'ampleur, qui ont moins à voir avec les trompettes de l'Apocalypse du Nouveau Testament qu'avec les trompettes de la déesse Pheme dans la mythologie grecque, qui déifiait les héros par ses chants de Renommée et qui sonnent ici comme une sorte de célébration du défunt et d'une porte d'entrée vers le Monde d'après.

Je ne sais donc pas si 'Loss Of Life' de MGMT va s'imposer dans mes oreilles cette année. Si chaque écoute va lui faire prendre une autre dimension. Ce qui est sûr par contre, c'est qu'il n'est pas dit qu'on écoute une chanson de clôture plus belle et plus touchante que Loss Of Life en 2024. (Sortie : 23 février 2024)

Plus :
'Loss Of Life' de MGMT est à l'écoute sur leur page bandcamp
'Loss Of Life' de MGMT est à l'achat sur leur page bandcamp
'Loss Of Life' de MGMT est également
en écoute et à l'achat ici

Trois chansons de 'Loss Of Life' de MGMT en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec le sublime Loss Of Life dont j'ai beaucoup parlé au-dessus (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Enchaînons avec People In The Streets. Et terminons par le très brit-pop Mother Nature :

Les clips de Bubblegum Dog et de Nothing To Declare, deux des singles extraits de 'Loss Of Life' de MGMT :

lundi 19 février 2024

[Track of The Day] Green Day - Bobby Sox

A quoi voit-on qu'on vieillit inexorablement, quand bien même on essaie de faire comme si de rien n'était ? Quand on se lève la nuit pour pisser. Quand il nous faut non pas une journée entière (ça c'est quand on a 35 ans) mais au moins deux pour se remettre d'une cuite. Et quand les disques qui ont fait notre adolescence fêtent leurs 30 ans.

Et autant vous dire que 1994 n'est pas exempte de grands disques. Il y a quelques jours, c'était 'Crooked Rain, Crooked Rain' de Pavement. Dans les prochains mis, on aura droit aux 30 ans 'Definitely Maybe' d'Oasis, 'Grace' de Jeff Buckley, 'Smash' de The Offspring, 'Dummy' de Portishead, j'en passe et certains meilleurs (mais découverts plus tard à l'âge adulte, du genre Low, Johnny Cash et consorts).

Le premier février dernier, nous fêtions l’anniversaire de 'Dookie', l'album iconique de Green Day, avec son nom débile (littéralement « caca ») et son hit ultime Basket Case, une des chansons majeures des années 90. Sans doute le disque de punk-à-roulettes le plus vendu de tous les temps (plus de 20 millions d'exemplaires), genre musical qui leur colle à la peau et dont ils sont à jamais les icônes absolues.

Trente ans ont passé, et Green Day existe toujours, avec toujours le même line-up, avec toujours le même Billy Joe Armstrong au chant. Le trio qui vient même de publier un nouvel album, 'Saviors', quelque part entre 'Nimrod' et 'American Idiot', leur dernier disque marquant à ce jour.

Et la formule n'a pas changé. Du punk-à-roulettes très efficace, que d'aucuns diront pompier, et plutôt engagé (The American Dream Is Killing Me, Coma City entre autres) où ça crie, ça hurle, ça riff, ça tape. Alors certes, c'est sans doute un peu ridicule de voir Billie Joe Armstrong hurler « do you wanna be my girlfriend » à 50 ans bien tapés (sur Bobby Sox, excellent single, Green Day jusqu'au bout des ongles, en écoute aujourd'hui). Mais c'est tout aussi mignon de le voir chanter Father To A Son, preuve que lui et ses deux compères ne jouent pas qu'aux éternels adolescents qui veulent en découdre.

Et puis au final, qui s'en soucie ? Les Green Day ne se sont jamais pris pour d'autres, ont toujours suivi la même formule, faite de chansons rapides, de guitares énervées et de wouhou faciles. Et trente ans après 'Dookie', ils le font toujours aussi bien, avec un son bien à eux, reconnaissable entre mille et une voix qui ne semble pas avoir bougé en presque trente-cinq de carrière. Ils auraient d'ailleurs tort de vouloir faire autrement : c'est sans doute à cause de ça que je (et beaucoup d'autres avec moi) garde pour eux une tendre affection.

Album : Saviors
Année : 2024
Label : Reprise Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Bobby Sox de Green Day est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait de 'Saviors' de Green Day, le punk-à-roulette par excellence 1981 :

Le clip de Bobby Sox de Green Day :

lundi 2 octobre 2023

Bar Italia - Tracy Denim [Matador Records]

Il y a des artistes qui dès le premier album pose un classique. La liste est longue et remonte au début des années 60, du Velvet Underground aux Pixies, de Air à Jeff Buckley en passant Arcade Fire ou Oasis. Ce n'est pas forcément gage d'une longue carrière ensuite (coucou Television, Sex Pistols et autre Stones Roses) mais ça marque de son empreinte son époque.

De l'autre côté, il y a les artistes qui prennent leur temps. Qui tâtonnent d'albums intéressants en disques anecdotiques et mettent quelques années à mettre leur inspiration et leur musique en place. Ceux-ci sont les plus légions (je ne vous fais pas la liste, il y en a plein vos discothèques) mais pas les moins intéressants non plus.

Partageant avec quelques autres groupes récents (comme Italia 90) une étonnante passion pour la péninsule transalpine, Bar Italia est, comme son nom ne l'indique donc pas, un trio londonien. Formé de Nina Cristante, Jezmi Fehmi et Samuel Fenton, il fait clairement partie de la seconde catégorie.

Un groupe dont l'écoute des deux premiers albums laisse circonspect : des chansons qui n'en sont pas toujours, qui partent dans tous les styles, qui accumulent les fins bancales, les chants banals et les mélodiques quelconques. Un ensemble que d'aucun pourrait envisager comme une sorte de noise-pop-lo-fi mais qui fait plus penser à une accumulation mal agencée de démos qu'à un véritable album.

Il faut néanmoins croire que ces deux premiers disques de Bar Italia ont su accrocher l'oreille de plus d'un. Et notamment des patrons de Matador Records, label américain révéré, et pas que dans ces pages, qui ont vu tout le potentiel du groupe et leur ont offert en mai dernier leur première grosse sortie, 'Tracey Denim'. Et le changement de braquet est impressionnant.

Portés par une production minutieuse et carrée mais qui ne les enferme pour autant pas dans un corset trop serré, les Bar Italia font rayonner pendant 44 minutes leurs chansons (dont ils se partagent le chant, et c'est une des grandes forces de 'Tracey Denim') moins post-punk qu'indie-rock, et leurs lignes de guitares absolument superbes - sans doute les plus belles entendues cette année - qui trouvent en la basse et la batterie (pas là pour jouer les faire valoir et à la vraie plus-value) de bien adéquats compagnons de jeu.

S'éloignant clairement du lo-fi des débuts sans pour autant le renier, faussement minimal, rappelant plus souvent qu'à son tour le Blonde Redhead des débuts voire un Sonic Youth apaisé (ce n'est pas pour rien qu'ils sonnent plus américains qu'anglais) et même Arab Strap (le temps d'un Maddington en clôture qui s'offre une escapade vers des horizons plus ouverts), cet album de Bar Italia n'est pas loin d'être époustouflant à bien des égards, où se côtoient compositions de grandes valeurs (Punkt, F.O.B, Changer, Missus Morality, Nurse, la liste est longue) et musiciens de grand talent. Si vous ajoutez à tout cela une pochette simplement stylisée et pour autant marquante, et un nom, 'Tracey Denim', presque énigmatique vous obtenez un disque qui n'a pas six mois mais qui fait déjà figure d'instant classic. (Sortie : 19 mai 2023)

Plus :
'Tracey Denim' de Bar Italia est en écoute sur leur page bandcamp
'Tracey Denim' de Bar Italia est à l'achat sur leur page bandcamp
'Tracey Denim' de Bar Italia est en écoute et à l'achat sur les différents sites suivants
'Tracey Denim' de Bar Italia est en écoute, notamment, sur Deezer et Spotify


Trois chansons de 'Tracey Denim' de Bar Italia en écoute aujourd'hui. Et pour ainsi dire, les trois singles de l'album, parmi les meilleurs titres du disque. Changer, le morceau le plus rêveur et mélancolique de l'album et au gimmick guitare entêtant
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Nurse! et Punkt, sans doute deux des chansons les plus représentatives de 'Tracey Denim'.

Les clip de Punkt et Nurse, deux des singles extraits de 'Tracey Denim' de Bar Italia : 

jeudi 3 février 2022

[Track of The Day] Bliss Fields - Away

De ce premier album des canadiens de Bliss Fields, il y aurait de belles choses à dire, car il est plutôt réussi à se balader entre shoegaze et dream pop. Mais pour une fois, respectons le titre de cette rubrique et concentrons nous sur Away, la chanson qui ouvre la deuxième partie de 'Slowly, Forever'. Car elle est superbe et qu'elle m'a sauté aux oreilles sans que je ne demande rien ; pour mieux quémander d'innombrables écoutes depuis.
 
Une chanson à la production noisy et qui a un zeste d'Oasis, un soupçon de The La's et une ganache de shoegaze. De la belle ouvrage, mélancolique et emo à souhait, dont on voudrait que la deuxième partie et ses guitares nerveuses ne s'arrêtent jamais.

Album : Slowly, Forever
Année : 2022
Label : Acrobat Unstable Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Away de Bliss Fields est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait de 'Slowly, Forever' de Bliss Fields, voilà Clementine :

lundi 11 janvier 2021

[Track of The Day] The Clockworks - Enough Is Never Enough

Le saviez-vous : Alan McGee n'en a pas fini avec la musique. Alors que le film sur son Creation Records (à qui l'on doit The Jesus and Mary Chain, Primal Scream, My Bloody Valentine, Felt et autres Oasis, évidemment) est en cours de montage, voilà que l'irlandais, désormais sexagénaire a lancé il y a deux ans un nouveau label, Creation23 (on ne se refait pas).

L'idée ? Toujours la même : continuer à sortir des disques. Initialement, le label devait publier des 45-tours. Mais la crise du coronavirus, les usines de pressage qui ferment et le coût exorbitant de production (« who’s got £7.99 to buy a 7″ single? ») l'ont recentré, pour le moment en tout cas, sur des sorties uniquement digitales.

Une des dernières en date est The Clockworks. Un quatuor originaire de Galway en Irlande. et dans la lignée des Fontaines D.C. (enfin disons avant qu'ils ne se prennent trop au sérieux et composent l'album de la maturité le doigt sur la couture). Leur dernier single Enough Is Never Enough est sorti en novembre dernier est un sacré tube de moins de 3mns, entre post-punk et indie-rock, totalement immédiat et qui aurait sans doute fait partie des meilleures chansons écoutées l'an passé si j'avais eu la chance de le découvrir avant.

NB : Alan McGee en dit plus sur Creation23 dans cette interview pour le NME en août dernier

Album : -
Année : 2020
Label : Creation23

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Enough Is Never Enough de The Clockworks est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Enough Is Never Enough de The Clockworks :

Le premier teaser du film 'Creation Stories' est quant à lui à voir ici :

jeudi 25 avril 2019

[Track of The Day] Fontaines D.C. - Too Real

Sensation annoncée, les petits frères cachés irlandais d'Idles et leur premier album étaient attendus au tournant après une poignée de singles tous plus épatants les uns que les autres.

Et le virage a été particulièrement bien négocié tant 'Dogrel' est une belle réussite et qui a le bon goût de prendre de l'ampleur au fur et à mesure des écoutes.

Punk et post-punk sous bien des aspects, presque grunge par moments (Hurricane Laughter), rappelant le Oasis des débuts - moins musicalement que dans la construction de ce premier album : leur « But I'm gonna be big » de la première chanson Big qui fait écho au « Tonight I'm a rock 'n' roll star » qui ouvrait 'Definitely Maybe' des mancuniens, ces quelques balades pop aguicheuses - et porté par un chant parfois j'm'en foutiste, avec un accent marqué et des plus savoureux, et des paroles sociales, 'Dogrel' a décidément tout pour lui. Les Fontaines D.C. étaient annoncés comme « The Next Big Thing ». Ils le sont. Indéniablement.

Album : Dogrel
Année : 2019
Label : Partisan Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Too Real, sans doute le tube de ce 'Dogrel' de Fontaines D.C., est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson évidente, voilà Hurricane Laughter de Fontaines D.C.:


Pour finir, le clip de Too Real :



mardi 11 octobre 2016

[Track of The Day] Dead Horse One - Forget About Jesus

Dix-neuvième sortie de Requiem Pour Un Twister (déjà !), le deuxième album de Dead Horse One (groupe dont je ne sais rien à part qu'il vient de Valence) 'Season Of Mist' n'a pas encore officiellement vu le jour (ça sera pour le 25 novembre prochain) qu'il promet déjà beaucoup. La faute à un premier titre, Forget About Jesus (ndlr : certains feraient bien d'en prendre bonne note) totalement impeccable.

Pour résumer et la faire courte, c'est un peu le shoegaze qui rencontre la brit-pop ; ou pour faire encore plus simple : when My Bloody Valentine meets Oasis. Oui, c'est sans doute très réducteur, très caricatural même, mais c'est vraiment ce qui m'est venu à l'esprit aux premières écoutes.

Évidemment, difficile de juger de la qualité de ce 'Season Of Mist' sur un seul premier titre. Il n'empêche, ce Forget About Jesus (EDIT : reprise de Swell comme me le fait justement remarquer Mind Riot Music), placé en toute fin d'album (et cette place lui va comme un gant) annonce de bien belles choses pour Dead Horse One. Et ce n'est pas une rapide écoute de l'album - alors même que j'écris ces lignes - qui viendra contredire ceci.
Si le monde de la musique est bien fait et si le suivisme sidérant qui est devenu la norme sur internet depuis quelques années fait une pause, alors 'Season Of Mist' pourrait faire parler de lui et connaître son petit succès. Il semble en avoir tous les atouts en tout cas.

Album :  Season Of Mist
Année : 2016
Label : Requiem Pour Un Twister
 

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Forget About Jesus, premier extrait du premier album de Dead Horse One est en écoute sur le bandcamp de Requiem Pour Un Twister, et également ci-dessous (mais pas dans le lecteur spotify malheureusement) :

dimanche 25 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (10-01)

 

Dimanche 25 janvier. Je crois qu'il est définitivement temps d'en finir avec cette belle année 2014. Après la sélection des meilleurs formats courts, après le « Top 50 Chansons », après le top albums avec les disques classés de la 50è à la 31è puis ceux classés de la 30è à la 11è place, voilà donc les 10 albums les plus marquants de l'année pour votre serviteur.

Mais avant ça, comme toujours, voici quelques liens pour aller découvrir la sélection d'autres blogs ou site :


Une nouvelle fois, 2014 fut une belle année, faite de découverte, de confirmation et de très beaux albums. Certains la critiquent, certains préfèrent l'année précédente. Mais c'est à chaque fois la même chose, la même rengaine. Pour ma part, je m'en contente allégrement, y ayant trouvé ce qu'il fallait pour bercer mon année 2014, faite de joies, de pertes, de soleil levant sur le Salar d'Uyuni et de fin des illusions. 
Bref, le top 10. Avec pas moins de trois groupes/artistes français, de la pop américaine née à Liverpool, le groupe hip-hop au meilleur nom qui soit et le meilleur groupe du monde tout court. Entre autres. 

A découvrir/approuver/désapprouver ci-dessous. Avec tout en bas de cet article un lecteur pour écouter une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne lecture et bonne(s) écoute(s) !

Pour rappel :



10. Gulcher - Cocktails [Without My Hat Records]
Sorti à une période de l'année difficile, je pense que beaucoup d'observateurs seront passés à côté de ce second album des parisiens de Gulcher. Je ne suis évidemment pas totalement objectif, mais il n'empêche : il y a là 12 chansons que beaucoup de groupes français voudraient pouvoir se targuer d'avoir écrites.
Pas immédiat mais rapidement entêtant, le rock presque arty du quatuor s'étale sur 40 mns, accueillant aussi bien les Strokes, Oasis que Pavement sur ses épaules. Mené par des singles évidents (Up Against The Wall, Johnny's Square ou Julia), fort d'un tracklisting intelligent et orné d'une pochette magnifique, ce disque est un album somptueux qu'il faut écouter. On dit souvent qu'on a tendance à passer à côté de grands albums. Puisse 'Cocktails' être l'exception qui confirme la règle.



09. Rivulets - I Remember Everything [Jellyfant Records]
Nouvel album de Rivulets, 'I Remember Everything' peut se targuer d'avoir reçu les éloges d'Alan Sparhawk de Low. Ce qui vous pose un disque. Des éloges totalement méritées tant tout ici est d'une sombre et fatale beauté (et jusqu'à la très belle pochette). Slowcore ténébreux, dépressif, lancinant et avant tout mélodique, qui rend également un vibrant hommage à Jason Molina, cet album prend aux tripes. Sublime.



08.  Foxygen - ... And Star Power [Jagjaguwar]
'... And Star Power'  est un concept album, genre fourre-tout nawakesque entre folk brinquebalant, rock 60s lo-fi, chansons acoustiques sublimes, glam-rock séduisant, psychédélisme à tous les étages, le tout emballé dans une production dégueulasse mais qui va bien à l'ensemble. '... And Star Power' est un disque sans doute trop long. '... And Star Power' a sans doute pleins de défauts. Mais il n'empêche : '... And Star Power' possède un charme indéniable. On encensera ce disque dans quelques années à n'en pas douter.



07. The Pains of Being Pure at Heart - Days of Abandon [Fierce Panda]
Troisième album pour la bande à Kip Berman qui ralentit régulièrement le tempo, mais ne range pas pour autant ses guitares à la cave. Capable de mélodies tuantes et d'arrangements divins (The Asp In My Chest), 'Days of Abandon' étale une nouvelle facette, très mélancolique, de The Pains of Being Pure at Heart, ni plus ni moins que le meilleur groupe du monde.



06. King Creosote - From Scotland With Love [Domino]
Bande originale d'un documentaire sur l’Écosse, 'From Scotland With Love' est avant tout un album à part entière de King Creosote. On retrouve ici peut-être le meilleur de ce qu'a composé Kenny Anderson depuis le début de sa carrière. On reste dans un univers bien connu, mais tout ici resplendit. Onze chansons de folk-pop mélancolique, très bien habillées (cordes, touches de piano caressées). Et au milieu d’entre elles, une plus sublime que les autres, Miserable Strangers.



05. Spoon - They Want My Soul [-ANTI]
En accueillant un nouveau membre au clavier et aux guitares et en confiant la production à ce diable de Dave Fridmann, Spoon a réussi son virage, et avec quelle classe. Il y a sur 'They Want My Soul' beaucoup de tubes implacables portées par des mélodies efficaces. Jamais Spoon n'avait réussi à composer ou à sortir autant de chansons aussi efficaces sur un même disque. En fait, une seule question reste après tant d'écoutes : et si 'They Want My Soul' était tout simplement le meilleur album de Spoon ?



04. Cunninlynguists -  Strange Journey : Volume Three [APOS Music]
Les années passent, et les Cunninlynguists continuent de ne pas me décevoir. J'aime tout chez eux : leur façon de poser leur flow, ces productions faisant la part belle aux mélodies pop, leurs invités de talent en pagaille. Le 3è opus de leur série de mixtapes voit le groupe partir pour un voyage interstellaire sur Terre. Très bien pensé et conçu, parfois même drôle, 'Strange Journey : Volume Three' est l'album hip-hop que j'aurais le plus écouté en 2014. Et de loin.



03. Pain Noir - st [MicroCultures]
Bien sûr, il y avait eu les trois chansons postées sur son bandcamp l'an passé, dont une m'avait renversé plus que tout (voir ici). Bien sûr, il y avait les albums sortis sous le nom St Augustine. Bien sûr. Mais pouvait-on imaginer que Pain Noir allait sortir un si bel album ? Qu'il allait tenir la longueur de 9 chansons ? Nous sommes beaucoup à l'avoir espéré secrètement, à avoir financé ce premier album sous le nom de Pain Noir, et resté interdit devant le résultat final. 
Ces 9 chansons folk (dans sa plus pure acception à savoir une musique solitaire, qui plonge dans l'intime au travers de beaux voyages) où François-Régis Croisier, avec une grande sensibilité et une voix posée qui sait se faire presque murmure quand le texte ou la musique le requiert, raconte des histoires du passé faites de mains calleuses, de travail aux champs et de villages engloutis. Musicalement épatant, très mélancolique, ce premier album de Pain Noir est assurément le disque le plus touchant de 2014.



02. We Are Catchers - st [Domino]
Incroyablement ignoré par la critique, ce premier album de Peter Jackson (aka We Are Catchers) est pourtant le plus beau disque sorti chez Domino en 2014, pourtant pas avare à ce niveau là.
Dans l'esprit du déjà très beau 'A Bad Wind Blows In My Heart' de Bill Ryder Jones (présent à la guitare et à la production), 'We Are Catchers' est essentiellement centré autour du piano. Souvent rythmé par un tambourin très présent, avec pleins de vocalises et autres chœurs rappelant la bande à Brian Wilson, et une production entre reverbs et échos, 'We Are Catchers' illumine depuis de nombreuses semaines mes journées de pop aux mélodies soignées et travaillées. Et a priori, ce n'est pas près de s'arrêter.



01. Dominique Dalcan - Hirundo [PIAS]
Découvert grâce à Ninie, 'Hirundo' est devenu chez moi, et en quelques écoutes, un classique, et pas seulement de cette année 2014. A première vue un bel album de chanson française, 'Hirundo' est surtout un disque qui croise le fer avec la pop, où les mêmes mélodies sorties par un groupe étrangers auraient eu les faveurs des médias. Entre tubes imparables (Transhumance, Sometimes) et moments délicats (La Clope au Bec) cet album de Dominique Dalcan est d'une beauté qui ne se dément pas. Il parait que le reste de sa discographie est du même acabit. J'aimerais bien pouvoir plonger dedans. Mais j'ai beau essayer, je n'arrive pas à détacher mes oreilles de cet 'Hirundo'. Évident album de l'année de votre serviteur.


Pour rappel :


Et comme le veut l'habitude, voilà un un lecteur streaming pour écouter une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Parce que c'est tout de même plus pratique de mettre de la musique sur des mots. Bonne(s) écoute(s) !




mardi 21 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - Velvet Trees

Après Up Against The Wall, The Wittiest Game, The Upper Hand et Alarm-Clock Lovers, plongeons nous dans Velvet Trees, nouvel extrait de 'Cocktails' de Gulcher.

Une chanson placée en 2è position sur l'album, dont l'intro très Oasis laisse rapidement la place à une basse imparable. Très bien produite, avec son très rond, elle est faite de rupture avec ce refrain presque sautillant qui conclue des couplets presque langoureux.
En quelques sortes, Velvet Trees est la chanson qui donne le ton de 'Cocktails'. A (re)découvrir sur le lecteur grooveshark bleu ci-contre.

J'en profite également pour vous rappeler que la date du 1er novembre arrive à grand pas ! Comme déjà évoqué dans ces pages, le 1er novembre prochain Gulcher et MiNORS se produiront le même soir, sur la scène du Chinois, à Paris. Oui, deux groupes de Without My Hat Records !

L'entrée est gratuite et on compte sur votre présence, car l'affiche est belle. Et venez dire bonjour et partager une bière (ou plus).

https://www.facebook.com/events/1500602283521086/

Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat Records

Acheter / écouter



Velvet Trees est également en écoute sur le bandcamp ci-dessous :




Pour finir, un extrait du 45-tours de MiNORS, 'Night Birds Lurking'. Et la chanson du même nom :



https://withoutmyhatrecords.bandcamp.com/music

vendredi 10 octobre 2014

[Track of The Day] Gulcher - Alarm-Clock Lovers

Si 'Cocktails' était sorti en vinyle, on aurait dit d'Alarm-Clock Lovers qu'elle ouvrait la face-B de l'album. On dira ici simplement qu'elle est le cœur même de l'album de Gulcher.

Avec son intro très « Oasis », Alarm-Clock Lovers est une chanson aux deux visages. Très rock, pesante, les deux mains bien ancrées dans la guitare d'un côté ; sautillante, légère et pop de l'autre. Et la fin de Alarm-Clock Lovers est peut-être la fin de chanson que je préfère sur 'Cocktails'. A (re)découvrir dans le lecteur grooveshark à droite, ou plus bas.


Je profite de l'occasion pour vous dire qu'un joli concert se profile à l'horizon très prochain. Et qu'il a le bon gout de proposer non pas un mais deux groupes de chez Without My Hat Records !




Ainsi, le 1er novembre prochain, au Chinois, Basile Farkas ouvrira les hostilités pour MiNORS et Gulcher. Tout est gratuit et la soirée devrait être belle. Je compte sur vous ami(e)s parisien(ne)s (ou simplement de passage sur Paris) pour venir faire un coucou, avaler une bière et profitez de cette soirée qui promet beaucoup !

Gulcher + MiNORS + Basile Farkas - 1er novembre 2014
LE CHINOIS
6, Place du Marché
93100 Montreuil 
Métro Croix de Chavaux (Ligne 9) / Sortie Place du Marché


Album : Cocktails
Année : 2014
Label : Without My Hat Records

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En plus du lecteur Grooveshark, Alarm-Clock Lovers est également en écoute sur le bandcamp de Without My Hat Records :




Il est également à l'achat sur le même lien (13€, frais de port inclus, ou 8€ en digital), mais également chez tous les bons disquaires, de Gibert à la Fnac, de Starter à votre disquaire de quartier. 


Et toujours en écoute, Up Against The Wall dans sa version single :