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dimanche 8 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 10-01



Avant d'en finir avec 2011 et de faire un petit bilan - rapide - de l'année, encore quelques top de fin d'année piochés dans la blogosphère musicale française (j'en ai sûrement oublié beaucoup. N'hésitez pas à donner vos tops/liens dans les commentaires) :
Derrière La Fenêtre
Le Naze Journal de Mbfsc2

Il donc temps pour moi de refermer l'année 2011. Pas dans l'idée de l'oublier, mais plus de voir ce que va pouvoir nous proposer 2012.

Parce que 2011 aura été une belle année, une nouvelle fois. Il est toujours délicat de classer des disques (au-delà du fait que cela a sans doute une utilité bien vaine). Mais cette année, ce fut bien complexe tant les disques (aux univers bien différents) qui m'auront fait vibrer auront été légions.

Mais au-delà de l'aspect musical de 2011, c'est du côté du graphisme que le monde de la musique aura retrouvé des couleurs. Il y aura eu à mes yeux profusions de très beaux artwork, très bien pensés. Souvent simple, parfois plus élaborés, ils ont tous en commun d'avoir Du 'Kaputt' de Destroyer en passant par le 'Ravedeath, 1972' de Tim Hecker, les albums de Craft Spells, Banjo or Freakout, Rivulets, Nicolas Jaar, Lykke Li, Sister Crayon, Wye Oak, Ensemble, ou Over The Rhine, la liste est longue des groupes qui auront su remettre cette année et plus que par le passé (récent) les beaux artwork au goût du jour.

Pour beaucoup des albums présentés ci-dessous, je n'ai pas évoqué la moindre ligne dans ces pages durant 2011. La faute à une année pourrie dans tous les sens du terme à un niveau personnel. La faute aussi à un manque d'idées pour traiter comme il se doit des albums si forts et si grands. Ainsi, vous trouverez (comme depuis le début de ces tops) un petit "+" vous renvoyant vers des chroniques éclairées, très bien écrites, et qui expliquent parfaitement à quels disques nous avons à faire ici.

En tout cas, le dix albums présentés ci-dessous ne sont pas des albums que je vais oublier de si tôt. Et comme ils l'auront fait toute l'année, ces dix disques vont encore tourner souvent sur ma platine.

Mais plutôt que blablater à n'en plus finir, passons donc à ce top 10.
Une fin de bilan 2011 qui me donne l'occasion de vous remercier de venir lire dans ces pages quelques bafouilles musicales tout au long de l'année. Et de vous souhaiter à nouveau tout le meilleur pour 2012.
Bonne lecture et bonne(s) écoutes (au bas du billet, dans le lecteur grooveshark, mais vous commencez à avoir l'habitude).


Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'



10. The Roots - Undun [DefJam]
Vingt-cinq années de carrière derrière eux et pourtant une envie et une ambition sans cesse renouvelée: The Roots est une énigme. Car comment comprendre qu'un groupe aussi important et qui a déjà quasiment tout dit peut avoir l'idée d'un concept album contant les aventures de Redford Stephens, personnage fictif (inspiré du Redford de 'Greetings From Michigan, The Great Lake State' de Sufjan Stevens), jeune garçon noir d'un ghetto américain et à la destinée tragique?
Mieux, comment peut-il sortir avec 'Undun' un de ses plus beaux albums, plus soul qu'hip-hop, lorgnant un peu plus vers l'indie (la présence de Sufjan Stevens pour une reprise de Redford (For Yia-Yia & Pappou) donc), comme ça? Quoi? Le talent? Ah ouais tiens, le talent. Ça doit être ça.
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09. The Dears – Degeneration Street [DangerBird]
Je n’ai jamais été fan des Dears. Même de leur ‘No Cities Left’ loué ici et là. Mais il faut bien dire que j’aurais tout au long de 2011 lentement mais sûrement changé mon fusil d’épaule. ‘Degeneration Street’, ce cinquième album est peut-être l’album d’où s’échappe le plus la notion de plaisir. Des guitares (comme d’hab), une inspiration chopée – notamment – chez le Pulp de Jarvis Cocker, des mélodies à chanter à tue-tête et des chansons solides. Du tout bon tout du long.
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08. Puressence – Solid State Recital [Caserta Red]
Auteur d’un des disques les plus réussis des années 90 (je pense qu’on est deux à penser cela, avec Lyle), on avait un peu perdu de vue les Puressence. Car depuis ‘Only Forever’, je ne peux pas dire qu’ils m’avaient fait vibrer. Et j’ai été bien pris par surprise par ce ‘Solid State Recital’, album de brit-pop/rock d’une grande tenue, aux hymnes imparables. La voix de James Mudriczki est toujours pleine d’émotion. Et les mélodies ne sont pas en restes. Grand disque mélancolique pour grand groupe, méconnu ou mésestimé - c’est selon.
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07. Stranded Horse – Humbling Tides [Talitres]
Deuxième album pour l'ancien Encre, Yann Tambour. Et s’il perd son Thee, il ne perd pas sa kora, cet instrument malien qui rappelle la harpe et la mandoline. ‘Humbling Tides’ amène un poil de pop dans les circuits et quelques cordes pas piquées des vers. Pour un ensemble beau, langoureux, léger autant que pesant, que Stranded Horse sait rendre ample malgré le côté intimiste de la chose. En un mot comme en cent, sublime.
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06. Cold Cave – Cherish The Light Years [Matador]
Cet album de Cold Cave contient 9 chansons. Et autant de tubes. Beaucoup trouvent (ou trouveront) cet album putassier au possible, prenant autant à The Human League ou New Order qu'à la scène post-punk en général.
Mais il est pour moi un régal sans nom. ‘Cherish The Light Years’ ou l’album le plus efficace de 2011. A danser sans modération, le doigt collé au synthé.
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05. Hausckha – Salon des Amateurs [Fat Cat]
Un des très grands absents des tops de fin d’année à mes yeux. Hauschka a pourtant sorti là un album des plus électros et des plus fins qui soit. Tout en gardant une trame très classique (on ne se renie pas), Hausckha balance tout du long de ce ‘Salon des Amateurs’ des morceaux où la répétition des rythmes et l’empilage des sons donne à l’ensemble une folie que n’aurait pas renié Four Tet. Très grand album organique. Et splendide.
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04. Bill Wells and Aidan Moffat – Everything's Getting Older [Chemikal Underground]
Non content d’être un des comptes twitter les plus à suivre, Aidan Moffat m’aura soufflé cette année. Avec Bill Wells, jazzman de son état croisé ici ou là depuis quelques années, le plus cynique des écossais aura sorti un disque en tous points remarquables. ‘Everything's Getting Older’ est un mélange savoureux et délicat de musique jazzy de Bill Wells et la voix écossaise nonchalante d’Aidan Moffat, chantant et/ou débitant ses histoires bien sombres pour être honnêtes. Mieux, le duo s’amuse à pondre, au débotté, une chanson pop du meilleur effet, Glasgow Jubilee.
Et si l’écoute seulement de l’album se suffit à elle-même, elle prend encore une toute autre ampleur les paroles à la main. Entre la carrière solo de Malcolm Middleton et celle d’Aidan Moffat, je crois qu'Arab Strap peut reposer sur ses deux oreilles.
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03. Low – C’Mon [Sub Pop]
Les groupes pouvant se targuer d’avoir une discographie sans faille ne sont pas nombreux. Low est un de ceux là, qui plus est après ce ‘C’Mon’, clairement un des meilleurs albums du duo Sparhawk/Parker. Slowcore, pop, presque soul par moment, composé de chansons parmi leurs meilleures (Especially Me, tuante, et le blues-slowcore renversant de Nothing but Heart, pour ne citer que ces deux là), ‘C’Mon’ est un album bouleversant et qu’il faut avoir écouté en 2011.
Vu en concert il y a deux mois de cela à Lyon. 1h15 de show. Un régal. Un public figé et abasourdi par la classe de ce qu’il venait de recevoir.
Alors oui, il y a ‘Things We Lost in Fire’. Evidemment. Mais ce ‘C’Mon’ n’est pas si loin que cela du chef d’œuvre de Low. Quel groupe. Mais quel groupe!
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02. Tim Hecker – Ravedeath, 1972 [Kranky]
A mes oreilles, Tim Hecker a une discographie sans faille. Aussi bien en solo qu'avec d'autres (comme avec Aidan Baker en 2009).
Pour ‘Ravedeath, 1972’, Tim Hecker s’est inspiré d’une photo. Celle de l’artwork. Il s’agit d’étudiants du MIT qui, en 1972, s’était amusé à balancer du haut d’un immeuble un piano. Pourquoi ? Pour rien.
Il en résulte une musique entre ambiant/noise, sombre, que l’on pourrait qualifier de redondante si l’on passait rapidement mais qui est pleine d’aspérité. Une musique exigeante, bruitiste mais délicate, aux contours cotonneux et à l’ambiance mélancolique.
Je ne pensais que cela pouvait être possible de faire mieux, mais je pense que Tim Hecker vient de pondre là son meilleur album. C’est dire !
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01. Kieran Hebden, Steve Reid and Mats Gustafsson – Live at the South Bank [Smalltown Superjazzz]
Début décembre, au détour d’une chronique, j’apprends que dans un anonymat assez fou est sorti un live rassemblant Kieran Hebden (héros de ces pages), Steve Reid (batteur de génie disparu au printemps dernier) et Mats Gustafsson (saxophoniste suédois qui a collaboré avec une pléiade d’artistes, dont les plus célèbres se nomment Jim O’Rourke, Sonic Youth et The Ex).
Pour être franc, mon album de l’année devait se décider entre le ‘C’Mon’ de Low et le ‘Ravedeath, 1972’ de Tim Hecker. Et puis est arrivé ce live. Qui a mis les choses au point.
Enregistré en juin 2009, à Londres, ‘Live at the South Bank’ est un enregistrement live dantesque qui rendrait presque les collaborations Steve Reid/Kieran Hebden pour de gentils amuse-bouches.
Deux disques, 6 titres et plus d’1h20 de jam, de free jazz, de batterie démoniaque, d’electronica répétitive et de saxophone dévastateur. Sur ‘Live at the South Bank’, l’univers de ces trois protagonistes prend une ampleur folle pour créer une musique délirante, habitée, dérangeante et hypnotique. On ressort véritablement lessivé de l’écoute de cet album live. Mais il y a un tel souffle, une telle inventivité, un tel magnétisme qui s’en ressort qu’on y retourne aussitôt.
Bordel, la musique, c’est ça ! Et c’est pour des moments comme celui-ci qu’on en écoute.
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Comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson ou un titre des 10 albums présentés au-dessus (il n'y en a que 9 pour le moment. Le 10è arrive très rapidement):





Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
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29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
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28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
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27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
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26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
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25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
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24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
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23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
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22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
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21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
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20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
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19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
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18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
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17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
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16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
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15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
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14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
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13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
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12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
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11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
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Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


lundi 6 décembre 2010

[Track of The Day] Jim O'Rourke - Always Something There to Remind Me (feat. Thurston Moore) (Sandie Shaw cover)

Américain vivant au Japon depuis quelques années, Jim O'Rourke a du sa notoriété à sa participation à Sonic Youth le temps de quelques albums au début de ce siècle.
Pourtant, il reste avant tout un esthète pop. Car on ne sort pas une trilogie 'Bad Timing', 'Eureka', 'Insignifiance' par hasard, sur un coup de chance.

Dernière lubie de l'américain aux yeux bleus profonds: rendre hommage à un maître de la pop music, Burt Bacharach. 'All Kinds of People Love Burt Bacharach' est une compilation de reprises de l'auteur de Say a Little Prayer for Me et autres Raindrops Keep Fallin' on My Head.

A la production et à la musique, Jim O'Rourke. A la voix, Jim O'Rourke également, mais uniquement sur Planes, Boats and Trains, originellement chanté par Dionne Warwick. Car sur les 10 autres titres, il fait appel à des amis, pour la plupart japonais (il y a ici de vraies découvertes) ainsi que Thurston Moore qui revisite Always Something There to Remind Me, en y ajoutant se légère touche noisy qui lui et prore..

Au final, 'All Kinds of People Love Burt Bacharach', qui rend hommage plus qu'il ne revisite, est un vrai bonheur d'album. Un parce que le tout est bien fait avec ses touchés délicats de piano sur lit de cordes. Deux parce qu'on sent que Jim O'Rourke est fan de l'œuvre de Burt Bacharach et qu'il de lui rendre hommage sans la défigurer. Et trois car on a l'occasion de découvrir ici quelques voix japonaises qu'il faudrait assurément plus écouter tant elles titillent très agréablement l'oreille. 

Album: All Kinds of People Love Burt Bacharach 
Année: 2010 
Label: AWDR

lundi 22 décembre 2008

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2008

Il fallait bien que je m'y mette à mon tour. Après Erwan, après Mr Meuble, après Cécile, après Benoit ou encore Lyle, Petite routine annuelle qui a son charme, voilà donc mon top de l'année. Qui se divise en trois parties (on n'est pas un geek à moitié). Aujourd'hui, lundi 22 décembre, première partie avec le top des Ep, 7", Compilations et autres rééditions de l'année.
Par contre, pas de classement cette fois: il serait assez stupide de classer des disques qui n'ont pas le même format, le même objectif, etc. Donc, c'est plus une liste des "non-albums" sortis cette année et qu'il faut avoir, selon moi, au moins écouté sinon acheté en 2008.
Bref, une liste de 20 noms. Et un lecteur (au bas de cette page) qui reprend un titre de chacun des opus présentés ici, histoire d'avoir quelques notes à se mettre sous l'oreille.

Demain: le top singles de l'année.

7"

MGMT - Kids 7" [Columbia]
Sur le 7’’ de Kids, on retrouve notamment (et surtout) LE remix de l’année, celui de Soulwax. Un remix qui rend ce titre, pourtant déjà très efficace, une petite bombe dancefloor. Et le pire, c’est que le reste (Of Moons, Birds And Monsters) est presque du même tonneau !
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The Notwist - Boneless 7" [City Slang]
Boneless est un des singles extraits du réussi 'Me, The Devil + You' de The Notwist. En face b, on retrouve le titre "remixé" (même s'il vaudrait mieux parler de cover) par Panda Bear. C'est tout bonnement incroyable. La relecture est complète, totale. L'originale est loin mais sublimée dans le même temps. Panda Bear est fou. Et un petit génie.
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Jim O'Rourke - Despite the Water Supply 7" [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce 7" dans la série "limited edition 7"" pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs.
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Ep

Air France - No Way Down Ep [Sincerely Yours]
Pop guillerette et sautillante avec des idées qui rappellent les Avalanches, pleine d'électronica, et teintée d'ambiant et de musique atmosphérique, ce deuxième Ep des suédois de Air France est une petite sucrerie dont a assez de mal à se passer. Un disque qui sent bon le soleil et le vent dans les cheveux.
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Animal Collective - Water Curses Ep [Domino]
Plus les années passent, plus les Animal Collective se rendent accessibles. Mais sans se fourvoyer pour autant. Cet Ep est la continuation du triptyque démarré avec 'Sung Tongs' en 2004. Toujours plus pop, avec ce côté barré qui les caractérise, toujours psyché, toujours délicieux. Même quand ils sortent des Eps de quatre morceaux, ils mettent la concurrence à genoux. Fou.
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Chronique

Born Ruffians - Little Garcon Ep [Warp]
Dernier Ep en date pour le groupe pop-folk tourmenté, cette fois avec Little Garcon, plein de clappings et de joie. Une chanson aux faux airs d'optimisme. On trouve surtout sur ce disque le remix de Four Tet de I Need A Life (grand moment, grande classe) ainsi que trois inédits (dont le réussi Ready For Bed).
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Breathe Owl Breathe - Ghost Glacier Ep [Fox on a Hill]
Ce 'Ghost Glacier Ep' est une divine surprise, mélange de trois voix, de guitare, de banjo, de violoncelle, de glockenspiels ou de plastic toys. Un bien beau disque de folk mélodique et mélancolique (aux relents Irish parfois), assez sombre mais qui donne envie d'en savoir plus sur ces jeunes gens du Michigan.
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Chronique


ColdplayProspekt’s March Ep [Capitol]
Suite de leur excellent ‘Viva la Vida or Death and All His Friends’, cet Ep a sacrément du chien, avec 5 inédits (dont une version chantée de Life In Technicolor, qui prouve que le groupe pour cet album n’est en rien tombé dans la facilité) et trois titres «remixés». Coldplay enfonce le clou. Et ça ne fait même pas mal.
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Chronique


Guernica - Who Are Your Songs For? Ep [Vlas Vegas]
Ressorti à la rentrée dernière par les incroyables Greed Recordings, Guernica est un groupe Belge. Guernica fait dans le post-punk voire l'avant-rock. Guernica est du genre explosif, nerveux, avec cette voix qui rappelle tantôt Tom Smith (Editors) tantôt Tom Barman (dEUS). Guernica a une volonté mélodique qui ne le quitte pas tout au long des six titres de ce mini-album. Guernica avec premier Ep sort un disque monstrueux. Chef d'oeuvre?
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Chronique

Iron & Wine - Lovesong Of The Buzzard Ep [Transgressive]
Lovesong of the Buzzard est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres (dont deux nouveaux), tiré à 1000 exemplaires, des Iron & Wine, qui prouvent une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons
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KyteTwo Sparks Two Stars Ep [Kids]
Aérienne. La musique de Kyte est aérienne, perclue de notes de xylophones lumineuse. On a envie de se lover dans et de ne plus penser à rien. Bien bel Ep.
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Chronique




The Mountain Goats & Kaki King - Black Pear Tree Ep [Cadmean Dawn]
The Mountain Goats, bien aidé par la guitariste américaine Kaki King, font de cet Ep un petit bijou de musique acoustique, très touchant, sans production, sûrement enregistré "live". Des morceaux pour la plupart assez déchirants, avec les voix de Kaki King et celle de John Darnielle qui se mélangent et font merveille. Indéniablement un des plus beaux Ep de l'année.
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NudgeInfinity Padlock Ep [Audraglint]
Voilà un Ep qui ne laissera pas indifférent. Entre autres mené par Honey Owens (membre de Jackie-O Motherfucker), Nudge propose via cet Ep un voyage interstellaire tantôt dans un folk dépouillé et vaporeux, tantôt dans un post-rock shoegazien, tantôt dans une minimale aérienne. Bref, quatre titres vraiment beaux.
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Chronique


Piano Magic - Dark Horses Ep [Make Music Mine]
Nouvel Ep pour Piano Magic. Trois titres plus calmes que sur leur précédent album, mais peut-être plus habités. Suivi d'un titre plus poppy, avec Klima à la voix, à la manière de Blonde Redhead. Toujours le même souci de qualité chez Piano Magic. Toujours le même résultat.
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Chronique

Laura Veirs - Two Beers Veirs Ep [Raven Marching Band]
Laura Veirs et ses lunettes rondes reviennent dans l'actualité avec un Ep, sorti en édition limitée, 'Two Beers Veirs Ep'. Un disque de cinq titres, cinq reprises venant d'artistes lui ayant donné l'envie de faire de la musique, de Mississippi John Hurt à Irving & Webster. Une guitare et la voix de Laura Veirs: bref, un tout délicatement parfait.
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Compilations

Arabian Prince - Innovative Life: The Anthology 1984-1989 [Stones Throw]
Stones Throw (et pour une fois pas via Now-Again) compile une série de 12" d'Arabian Prince, sortis entre 1984 et 1989. Entre hip-hop, new-wave et electro, celui qui sera plus tard un membre du N.W.A, semble poser, avec son flow à la Prince, quelques bases du hip-hop qui est sur le point de tout écraser sur son passage. Fascinant.
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Belle & Sebastian - BBC Sessions [Jeepster]
Ces 'BBC Sessions' sont un passage essentiel pour qui veut connaître Belle & Sebastian et en apprécier les moindres aspérités. Rien de moins. Assurément la compilation de l'année, pleine de relectures enthousiastes. Qui plus est de la part d'un groupe essentiel de ces 20 dernières années.
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Chronique


Sufjan Stevens - Astral Inter Planet Space Captain Christmas Infinity Voyage (Christmas Songs Vol. VIII) [-]
L’ami Sufjan Stevens continue, comme chaque année, de composer des chansons de noël pour sa famille et ses amis. Voilà donc le volume 8, qui a fait son apparition sur la toile il y a quelques jours seulement. Un volume 8 avec un côté futuro-kitsch (la pochette en est la preuve) qui recèle quelques pépites délicieuses, finalement assez éloignées de ce que pouvait donner 'Greetings from Michigan the Great Lake State' et 'Come On Feel The Illinoise'.
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Rééditions

Idaho - The forbidden Ep /Alas (Special Edition) [Talitres]
Rééditionde deux Eps sortis en 1997 et 1998, par l'indispensable Talitres Records. On ajoute à cela quelques inédits et on obtient un album/compilation absolument dément de la part d'un des groupes majeurs du slow-core (notamment).
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Rodriguez - Cold Fact [Light In The Attic]
Artiste inconnu chez lui, aux Etats-Unis mais véritable star en Afrique et en Australie, Rodriguez voit son album de 1969 réédité. Une véritable découverte pour moi. 'Cold Fact’ est un disque de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues, le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 que sur les années 70 et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud.
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Et 20 titres donc, un pour chacun des disques présentés, à écouter ci-dessous: