Ce blog ayant retrouvé une activité normale après des mois d'hibernation, il est temps de remettre en avant la rubrique "Oldies", ou celle compilant quelques vieilleries, oubliées ou non.
Les 26 disques et le 45-tours chroniqués dans ces pages depuis 2007 n'avaient plus de lecteur pour écouter les chansons mises en avant dans chaque papier - la mort de Grooveshark étant passée par là. C'est réparé depuis quelques jours.
Il suffit donc de cliquer sur l'image pour se rendre sur la chronique en question, et (re)découvrir quelques disques, à mon sens en tout cas, magistraux.
J'aurais pu choisir sans doute une plus belle chanson de Leonard Cohen pour lui rendre hommage. Ce n'est pas ce qui manque dans sa discographie. Mais Boogie Street est celle avec laquelle j'ai - vraiment - découvert ce Monsieur au début des années 2000. So long Leonard, et merci pour tout.
« A sip of wine, a cigarette, And then it’s time to go. I tidied up the kitchenette; I tuned the old banjo. I’m wanted at the traffic-jam. They’re saving me a seat. I’m what I am, and what I am, Is back on Boogie Street. »
L'an passé, alors que mon blog vivotait tout juste, je n'avais pas su prendre le temps d'écrire tout le bien que je pensais de l'énorme disque que les Titus Andronicus avaient sorti. Car oui, en 2015, peu d'albums m'ont autant retourné que 'The Most Lamentable Tragedy'. Un disque faramineux, très long (29 chansons pour plus de 93 mns de musique !), épique et bordélique à souhait. Un opéra tantôt rock, tantôt punk, avec des élans à la Springsteen, des riffs bons comme du AC/DC et dont les chansons brillantes pullulent (grosse préférence pour l'enchainement imparable Fired Up / Dimed Out).
Une année a passé depuis la sortie de ce disque et les Titus Andronicus remettent le couvert avec cette fois une version live de cet album (10 chansons sur 11 en sont tirées) intitulée 'S+@dium Rock: Five Nights at the Opera'. Et un rapide aperçu (45 mns quand même) des 5 concerts que le groupe a donné l'été dernier au Shea Stadium, une salle de concert - et d'enregistrement - de Brooklyn qui n'a de stade que le nom (et sans doute nommé en hommage à l'ancien stade des Mets situé dans le Queens à New-York) et dans laquelle beaucoup de membres du groupe, dont un de ses principaux artisans Patrick Stickles, ont des parts.
Une série de concerts assez gigantesques, aux setlists à rallonge qui a vu Titus Andronicus enchainer les shows de 3h et inviter quelques amis à partager la scène avec eux (de Ted Leo sans ses Pharmacists à Craig Finn de The Hold Steady dont il était question ici il y a quelques mois de cela).
De ces 5 concerts, il en ressort donc 'S+@dium Rock: Five Nights at the Opera', un live totalement à l'image de Titus Andronicus : foutraque, punk, avec des pains dans tous les sens, des
chants faux et essoufflés, des paroles modifiées ou oubliées, beaucoup de sueur (voir à ce propos la version vidéo de ce live, disponible au bas de ce papier) et une surtout une sincérité incroyable. Cet album live n'est peut-être pas le meilleur disque du monde, loin de là (alors que le groupe l'est sûrement), mais qu'il fait du bien ! (sortie : 29 juillet 2016)
'S+@dium Rock: Five Nights at the Opera' de Titus Andronicus est en écoute sur Spotify et Deezer
Trois chansons sont à savourer (ou à hurler c'est selon) : I Lost My Mind (en écoute également dans la playlist Spotify à gauche). Mais aussi Dimed Out (tout de traviole) et Stranded (On Our Own), qui clôt de façon parfaite ce 'S+@dium Rock: Five Nights at the Opera' de Titus Andronicus :
Pour finir, Titus Andronicus et Merge ont eu la bonne idée de mettre en ligne la version vidéo de ce 'S+@dium Rock: Five Nights at the Opera'. Cela dure 45 mns. Et c'est jouissif :
Le temps se couvre, la pluie devient un quotidien, la nuit a jeté son emprise sur nos jours. Rien de mieux qu'un tel cocktail de tristesse et de sinistrose pour se jeter sur le nouvel album de Emma Ruth Rundle, californienne de 33 ans dont je découvre la musique et le talent.
Membre actif de Red Sparowes, Marriages et Nocturnes, Emma Ruth Rundle vient de sortir le 30 septembre dernier son troisième album, 'Marked for Death'. Et un disque, aussi bien de par son titre et sa pochette, qui ne ment pas sur la marchandise. Car on a ici affaire à un disque sombre, aride même par moments (fameux Real Big Sky) dont l'unique - ou presque - phare dans la nuit est cette guitare électrique qu'elle fait très bien sonner.
Si l'on pense évidemment à PJ Harvey, on sent aussi une volonté parfois d'aller tutoyer des charts un peu plus larges, avec des passages qui rappellent de temps en temps Alanis Morissette (celle des débuts) mais surtout Leah Andreone, la voix maniérée en moins (mais si, Leah Andreone, l'auteure de ce tube là, et dont l'album d'ailleurs valait le coup d'oreille - à l'époque de mon adolescence en tout cas), tout en proposant un son plus brut que celles-ci. Quoiqu'il en soit, Emma Ruth Rundle propose avec 'Marked for Death' un disque vraiment cohérent et à la production travaillée. Un disque de saison ; l'avenir nous dira s'il est plus que cela.
Album : Marked for Death Année : 2016 Label : Sargent House
Johnny Hawaii est le nom de scène d'Olivier Scalia, marseillais dont le premier album en 2013 avait fait parler de lui (à lire chez Random Songs). Pour ma part, je dois admettre que j'étais bien passé à côté.
Le temps de se rattraper et voilà que Johnny Hawaii sort un nouvel album, totalement instrumental, et à la rêverie inscrite dans chacune des notes qui sortent de ce 'New Age on a Board'.
Entre chants d'oiseaux, ambiances totalement oniriques, bruit de la mer aussi, il y a chez ce 'New Age on a Board' quelque-chose d'aussi psychédélique que rêveur, d'aussi planant que pop. Pop oui, car sur Bali Kraut (en écoute aujourd'hui), on croirait entendre la face-cachée de La Femme d'Argent du 'Moon Safari' de Air.
Un disque propice au voyage. Qu'il soit sur mer, sur terre ou mental en gros, accompagné de fumée ou non.
Album : New Age on a Board Année : 2016 Label : Station Radar Acheter
Indisponible sur Spotify (et donc dans la playlist à gauche), Bali Kraut est en écoute sur le bandcamp de Johnny Hawaii, où l'on peut écouter également 'New Age on a Board' en entier et l'acheter au format digital pour 5€) :