vendredi 30 mars 2018

[Track of The Day] The Gallant Club - Dear Lost Kingdom

Échappé de Gulcher, Alexander Faem a repris depuis sa route en solo, qu'il arpente depuis des années déjà.
Lors de la sortie de son 'O'Cangaceiro' (2015) chez Without My Hat Records, il avait découvert une bande de jeunes talentueuse, dont il avait fait son groupe de scène. Des jeunes qui convenaient parfaitement à « l’ancien » qu'il est et avec qui il pouvait donner plus que jamais corps à ses compositions.

C'est de cette association qu'est né ce nouveau projet, The Gallant Club, où Alexander Faem s'associe à Clément Juttel pour présenter '10 Great Shower Songs' ; un album qui fait cohabiter amoureusement guitare, basse et synthés.

Naviguant entre New Order, Pet Shop Boys (Dear Lost Kingdom), Bloc Party (Let's Play) voire les Magnetic Fields de Stephin Merrit, entièrement chanté en anglais (le fameux french-accent restant discret), '10 Great Shower Songs' est en tout cas un album résolument efficace (on peut dénombrer quatre tubes potentiels). Et qui ne devrait être que la première pierre, The Gallant Club ayant déjà de la suite dans les idées.

Album : Ten Great Shower Songs
Année : 2018
Label : Chantage


En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dear Lost Kingdom de The Gallant Club est également en écoute ci-dessous :



Autres chanson tirées de ce 'Ten Great Shower Songs' de The Gallant Club, voilà Let's Play et What You See :





Pour finir, le bien joli clip de Dear Lost Kingdom de The Gallant Club :



jeudi 29 mars 2018

[Track of The Day] Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère

Alors qu’on est sans nouvelle d’Aline depuis 'La Vie Electrique' (2015), Romain Guerret reprend son envol en solo, cette fois sous le nom de Donald Pierre. « Reprend son envol » oui, car il avait sorti en 2007 sous le nom Dondolo un épatant premier album nommé 'Dondolisme' (réédité en 2015 par Gonzaï Records) avant de créer Young Michelin, vite devenu Aline à la suite d'un différend avec la marque au Bibendum.

Avant des choses sans doute plus conséquentes, c’est un premier single qu’il délivre, au format face-A/face-B dont (Elle est partie) Ma Panthère est la face lumineuse et tubesque.

Moins « bip, boum, clic, bloum, bloum » et Houellebecq-ien que lors de ses aventures Dondolonienne, (Elle est partie) Ma Panthère est marquée par la variété des années 80. Donald Pierre alterne entre chant (le refrain) et talk-over (les couplets, où il arrive à placer le mot « épicanthus », sans doute une première dans l'histoire de la chanson française). Et bien que plus synthétique, on retrouve ici le charme des productions d'Aline, ses mélodies et ses belles guitares.

Album : (Elle est partie) Ma Panthère
Année : 2018
Label : Absolute Management

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), (Elle est partie) Ma Panthère de Donald Pierre est en écoute via son clip ci-dessous :



mercredi 28 mars 2018

[Track of The Day] Tunng - Flatland

Disparu des radars depuis 2013 après un 'Turbines' sans intérêt et loin de la magie des deux premiers albums, les auteurs de Bullets ont décidé de relancer la machine Tunng ; et au complet s'il vous plaît.

Le premier extrait de ces retrouvailles s'appelle Flatland et est prometteur, retrouvant cette folktronica qu'ils affectionnaient tant. Remplie de petits détails, de sonorités organiques qui leur semblent propres, et de jolis mélanges de voix, il s'avère même une belle surprise.
Le souci, c'est que depuis 'Comments of the Inner Chorus', Tunng ne tient pas la longueur d'un album (oui, Bullets écrasait trop 'Good Arrows' pour le rendre passionnant). Ne reste donc plus qu'à espérer que Flatland ne soit pas un coup d'épée dans l'eau. Et qu'ils aient vraiment su, à l'image de la pochette de ce single, recoller les morceaux de leur inspiration.

Album : -
Année : 2018
Label : Full Time Hobby

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Le même Flatland de Tunng, mais dans sa version youtube :



mardi 27 mars 2018

[Track of The Day] Insecure Men - Burried in the Bleak

Encensé un peu de partout (et notamment chez nos amis anglais et d'outre atlantique), le premier album d'Insecure Men, nouveau groupe formé de Saul Ademczewski et Ben Romans-Hopcraft (respectivement ex-membres de Fat White Family et Childhood, deux groupes dont je n'ai jamais écouté la moindre production), ne me semble pas être le sauveur de la pop annoncé.

Orné d'une pochette singeant les photos des dirigeants nord-coréens, le disque est un mélange d'influences diverses et variées. Il y a de tout ici : du MGMT (Teenage Toy, I Don't Wanna Dance (With My Baby)) comme du Bill Ryder-Jones (All Women Love Me), du Mercury Rev (Burried in the Bleak), du Casiotone for the Painfully Alone voire du Empire of The Sun ; leur synth-pop va même chercher quelques influences vers Hawai sur Heathrow (où ils semblent revisiter Silent Night).
Le problème c'est que si cela tient la route, les Insecure Men n'arrivent pas vraiment à apposer leur patte, rendant l'ensemble sans véritable identité.

Versant autant dans le cheap que le travaillé, évoquant des sujets délicats, ce premier album des Insecure Men n'est sans doute pas le disque de l'année. Pour autant, il y a des choses à prendre ici. Notamment Burried in the Bleak, superbe chanson qui clôt l'affaire de fort belle manière.

NB : Ce premier album d'Insecure Men a toutefois convaincu énormément de critiques. Citons celle de Pop News et de The Quietus.

Album : Insecure Men
Année : 2018
Label : Fat Possum

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Autre chanson tirée de ce premier album d'Insecure Men, voilà Teenage Toy, leur premier single :

lundi 26 mars 2018

[Track of The Day] The BV's - `´`´`´`´`´

Découvert via Kleine Untergrund Schallplatten (à vos souhaits), le label qui aura sorti (en Europe) l'excellent 'Blue Field' de The Luxembourg Signal, faisons place à The BV's, groupe originaire autant de Augsbourg en Allemagne que de Falmouth en Angleterre, auteur l'an passé d'un premier album tout à fait recommandable, 'Speaking From a Distance', pour qui aime le shoegaze en tout cas.

Quelques mois plus tard, The BV's viennent de remettre le travail sur l'ouvrage en proposant 'Interpunktion Ep'. Un disque à la pochette qui pique les yeux et qui s'ouvre sur Enough, très pop, presque twee (qui fait plus ou moins le lien avec leur premier album) et Dazed Hair.
Ces deux chansons devaient finir en face-A et B d'un 45-tours. Et puis, à la suite de quelques sessions d'enregistrements, The BV's a changé son fusil d'épaule pour y ajouter trois morceaux aux noms bizarres (»»»»»»»»», `´`´`´`´`´ et B../), enregistrés en une prise.

Trois titres instrumentaux qui voient le groupe lorgner - notamment - vers un post-rock plutôt calme, sans explosion, à l'instar de Dazed Hair. Et comme les mélodies sont belles, le résultat est forcément de qualité. La preuve avec le nerveux `´`´`´`´`´ (prononciation au choix) en écoute aujourd'hui.

Album : Interpunktion Ep
Année : 2018
Label : Kleine Untergrund Schallplatten


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Autre morceau de ce 'Interpunktion Ep' de The BV's, voilà Dazed Hair : 


lundi 19 mars 2018

[Track of The Day] Ruler - Petrified

Continuons dans les découvertes avec Ruler, nom de scène solo de Matt Batey, qui se lance dans une aventure solo après avoir été (ou toujours être) membre de différents groupes. Âgé de 30 ans et originaire de Seattle, son premier album s'appelle 'Winning Star Champion' et sortira fin mai prochain chez Barsuk, le label de Nada Surf.

Mais nous sommes en 2018, et l'album commence déjà à dévoiler quelques titres, comme ce Petrified, qui ouvrira le tout. Une chanson très Barsuk pour le coup, années 90 en ligne d'horizon, et une voix qui n'est pas sans rappeler celle de Ben Gibbard de Death Cab For Cutie.
De façon surprenante également, ce 'Winning Star Champion' ne contiendra pas Not Your Friend, chanson pourtant mise en ligne tout début janvier (et en écoute plus bas). Et si cela signifie qu'elle a été écartée au dernier moment, vu sa qualité (et son tempo plus langoureux que Petrified), on peut se dire que le premier album de Ruler, homme qui a 20 ans ne comptait pas s'éterniser dans le monde de la musique, vaudra quelques écoutes.

Album : Winning Star Champion
Année : 2018
Label : Barsuk

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Not Your Friends, chanson donc qui ne se trouvera pas sur 'Winning Star Champion' de Ruler, est cependant en écoute ci-dessous :



lundi 12 mars 2018

[Track of The Day] Shannon & The Clams - The Boy

Avec sa pochette divinement désuette (d'aucuns qualifieront de dégueulasse, et on ne pourra pas dire grand chose), Shannon & The Clams (groupe dont je découvre l'existence) n'est pas là pour changer la face de la musique.

Tout au plus elle veut renverser son cours, et la faire revenir à une époque depuis longtemps révolue. Car le quatuor d'Okland en Californie, sur 'Onion' (son cinquième album) retourne au début des années 60, entre rock'n'roll, doo-wop, surf pop voire soul.

Marqué par la tragédie du Ghost Ship Warehouse en décembre 2016 à Okland (qui fit 36 victimes), 'Onion' est un disque qui retourne aux sources de la pop musique actuelle, qui sonne très juste, bien aidé en cela par Dan Auerbach, un des deux Black Keys - dont le travail sur le Lasan de Michael Kiwanuka avait été remarqué dans ces pages.

Rappelant aussi bien les Beatles (évident sur The Boy) et assimilés que les girls group de l'époque, ce nouvel album de Shannon & The Clams, s'il se perd en route, n'en est pas moins une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. Et nul doute que si elles avaient vu le jour il y a 55 ans, certaines des chansons présentes ici auraient terminé, en français, dans la bouche d'un Richard Anthony ou d'un Johnny Hallyday.

Album : Onion
Année : 2018
Label : Easy Eye 

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Boy de Shannon & The Clams est également en écoute via leur clip ci-dessous :



Autre chanson tirée de 'Onion' de Shannon & The Clams, voilà Backstreets, la chanson qui ouvre 'Onion' :

 

Enfin, voilà Did You Love Me, chanson presque soul de Shannon & The Clams :



mardi 6 mars 2018

[Track of The Day] Aidan Moffat & RM Hubbert - Cockcrow (feat. Siobhan Wilson)

La semaine dernière, nous fêtions les 17 ans de 'The Red Thread', somptueux album d'Arab Strap (s'il est besoin de le rappeler).

Quelques jours plus tôt, un des deux membres du feu-meilleur groupe de Glasgow se lançait dans une nouvelle aventure. Car si Arab Strap est mort de sa belle mort (quand bien même une tournée pour les 20 ans de leur formation est venu raviver leur souvenir), Malcolm Middleton et - donc - Aidan Moffat ne chôment pas depuis 2006.

Moins en vue que son compère rouquin (dont j'ai évoqué toutes les sorties je pense dans ces pages), Aidan Moffat et son accent écossais à couper au couteau continue de multiplier les collaborations, entrecoupées d'albums solos sortant dans un anonymat toujours sidérant. Cette fois, il s'associe avec RM Hubbert, autre pensionnaire du label Rock Action, pour un album à venir le 11 mai prochain qui s’appellera 'Here Lies The Body'.

Sur le premier extrait, Cockcrow (qui n'a aucun sens coquin vu que cela signifie « aube », mais on notera quand même que Aidan Moffat préfère ce mot à « dawn » ou « daybreak »), Aidan Moffat allie sa voix avec celle de Siobhan Wilson pour un duo aux paroles où la nostalgie est de mise. RM Hubbert quant à lui est s'occupe du reste, silencieusement et brillamment.

Parfaite mise en bouche pour un album très attendu par ici, Cockcrow est aussi la meilleure preuve qu'une chanson sympathique peut devenir somptueuse en quelques secondes.

Album : Here Lies The Body
Année : 2018
Label : Rock Action

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Cockcrow de Aidan Moffat & RM Hubbert, avec la voix de Siobhan Wilson, est en écoute via son clip ci-dessous. Un clip porté par Jack Webb, danseur de ballet de Dundee :



vendredi 2 mars 2018

[Track of The Day] Justin Timberlake - Say Something (feat. Chris Stapleton)

Voyez-vous, à l’heure que j’écris ces lignes, je suis - gentiment - saoul. Oh, rien de bien fou. Juste ce qu’il faut pour être joyeusement las et ne rêver que d’aller se coucher.
Et avant d’aller rejoindre ce coquin de Morphée, je me suis dit que j’allais écrire une bafouille et le Say Something de Justin Timberlake est apparu comme une évidence.

Aussi enthousiasmé par la mélodie que le formidable clip réalisé (en un plan séquence !) par Arturo Perez Jr. et la Blogothèque (voir absolument plus bas), j’avais mis de côté cette chanson. Quel intérêt d’en parler dans ces pages puisque beaucoup l’avait évoquée ? Quel intérêt d'évoquer un titre qui doit être multi-diffusé en radio (je n'écoute pas les radios musicales, je n'en ai aucune idée) ? Et puis, un coup dans le nez, je me suis dit que tout est tellement parfait ici qu’il aurait été dommage de ne pas mettre quelques mots dessus. Ah, les joies de l’alcool.

Say Something donc, un ensemble pop et presque folk, où Justin Timberlake invite Chris Stapleton (countryman originaire du Kentucky) pour un résultat simple mais diablement efficace autant qu’entêtant, portée par une production fine et absolument parfaite.

'Man of the Woods' qui contient Say Something, je ne l’écouterais sans doute jamais. Surtout quand je lis les critiques qui le descendent à grands coups de paragraphes. Mais Justin reste Timberlake : un artiste talentueux comme ce n’est pas permis et capable de fulgurances imparables. En ce jeudi soir fatigué, je ne demande pas mieux.

Album : Man of the Woods
Année : 2018
Label : RCA

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Say Something de Justin Timberlake est à écouter et surtout à voir via son clip ci-dessous :


mercredi 28 février 2018

[Track of The Day] Franz Ferdinand - Feel The Love Go

A dire vrai, je n'avais pas vraiment l'intention de parler du nouvel album de Franz Ferdinand. D'une parce qu'on est en 2018 et que Take Me Out et leur sympathique premier disque c'était en 2004. Deux parce que je ne suis pas sur que les écossais ont encore grand chose à dire (on pourra même me rétorquer qu'il n'ont jamais bien dit grand-chose de toutes façons, eux qui voulaient simplement faire danser les filles).

Le truc, c'est que quand on attend rien d'un disque, on est souvent agréablement surpris. Oh, rien de bien renversant ici pour un groupe qui a perdu un de ses membres éminents (le guitariste Nick McCarthy, parti voir si l'herbe était plus verte ailleurs). Mais assez de chose pour prendre pas mal de plaisir à son écoute.

Ce qui est d'ailleurs inhabituel c'est que la chanson titre Always Ascending - et le single annoncé de l'album - est sans doute le titre le plus raté du disque. Franz Ferdinand essaie de refaire un Jacqueline (cette intro lente) mixé avec This Fire, mais sans mélodie, forcément, tout tombe à plat.

Pourtant, la suite rattrape cette ouverture ratée. Le groupe alterne chansons funky à souhait (Feel The Love Go, en écoute ce jour) et à faire danser les foules (toujours cette obsession) et titres plus mélancoliques et calmes (parfaites The Academy Award et Slow Don't Kill Me Slow). La production de Zdar (ex-Cassius et surtout l'homme, entre autres, derrière les premiers albums de MC Solaar) est plutôt bien vue et fait du bien à un groupe qui tournait en rond. Mais surtout les Franz Ferdinand semblent vraiment prendre leur pied et cela s'entend.

Il y a fort à parier qu'on ne se souviendra pas de ce 'Always Ascending' dans 3 mois et une fois leur tournée hexagonale terminée (et encore, plus les écoutes se multiplient, et elles se multiplient, plus il se révèle très attachant), mais il n'empêche, les Franz Ferdinand, à défaut d'être révolutionnaires, sont toujours là, 15 ans après. Pas dit que beaucoup de groupes de leur époque puissent en dire autant.

Album : Always Ascending
Année : 2018
Label : Domino

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Feel The Love Go de Franz Ferdinand est également en écoute ci-dessous.


Autre single tiré de 'Always Ascending' de Franz Ferdinand, voilà Lazy Boy :


Chanson titre de ce nouvel album de Franz Ferdinand, voilà donc le clip de Always Ascending :



lundi 26 février 2018

[Track of The Day] Son Lux - Dream State

Il y a quelques jours de cela, Ryan Lott - aka Son Lux - et son groupe étaient de passage à Lyon pour pour présenter leur nouvel album 'Brighter Wounds', sorti il y a quelques semaines seulement.

Et curieusement, la salle était pleine (comme la tournée nous a t-il dit) pour un artiste que je croyais moins connu que cela. Il faut dire que depuis son premier album, je l'avais laissé tomber et ne l'avais pas vraiment suivi, même lors de ses aventures avec saint Sufjan.

Or, il s’avère (et je l'ai appris ce soir là) que notre ami Son Lux a connu le succès dans nos contrées grâce à son titre Easy qui, parait-il, était particulièrement marquant dans le film de 
Maïwenn 'Mon Roi'. Dont acte.

Depuis l'époque de 'We Are Rising', Son Lux lui, semble un peu avoir évolué. Sa musique est de plus en plus heurtée et faite de changement de direction intempestif, son chant est de plus en plus maniéré mais surtout il semble avoir perdu en partie ce sens de la mélodie qui lui était propre. 'Brighter Wounds' le prouve bien, que ce soit sur disque ou sur scène : des moments de grâce infinie côtoie des moments gloubiboulga-esque pas vraiment du meilleur effet. Un entre-deux assez déstabilisant et qui rend l'ensemble pas franchement mémorable.

Reste toutefois ce Dream State, le titre fort de ce nouvel album de Son Lux : une chanson qui a tous les atours d'un tube mainstream de premier ordre et qui a tout pour être un hymne de stade, sans pour autant tomber dans une putasserie très chère au Coldplay des années 2010. Et puis pousser des « wooohh oh oh oh » en compagnie de centaines autres personnes, j'ai toujours aimé ça.

Album : Brighter Wounds
Année : 2018
Label : City Slang

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dream State de Son Lux est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson réussie de 'Brighter Wounds' de Son Lux, voilà Aquatic :



Pour finir, voilà le clip de Dream State de Son Lux :




vendredi 23 février 2018

[Track of The Day] Makeness - Stepping Out Of Sync

Après deux premiers extraits (dont un véritablement enchanteur, Day Old Death), l'écossais Makeness vient de révéler un troisième morceau de son premier album à venir dans quelques semaines, 'Loud Patterns'.

Le titre en question s'appelle Stepping Out Of Sync et est clairement la chanson la plus efficace de notre homme jusque là : montée rapide mais prenante, mélodie entêtante, ensemble en forme de single (3'26" au compteur, coucou les radios), tout y est pour en faire un bien joli single. Les remixes inévitables pourraient valoir le détour.


Album : Loud Patterns
Année : 2018
Label : Secretly Canadian

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Stepping Out Of Sync de Makeness est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Stepping Out Of Sync de Makeness est quant à lui à voir ici :



mercredi 21 février 2018

[Track of The Day] Jackson MacIntosh - Can It Be Love

Attention : voilà un disque qui ne devrait pas faire dans l'optimisme pur jus. 'My Dark Side' est le premier album de Jackson MacIntosh qui, comme son nom ne l'indique pas, n'est pas originaire d’Écosse mais de Montréal.

Et si ce disque a mis trois ans pour voir le jour, il a surtout été composé entre deux séparations. Bref, pas dit qu'on danse la gigue en se tenant par les petits doigts.

Pour l'instant, deux chansons de 'My Dark Side' ont filtré et c'est celle qui ouvre l'album qui nous intéresse, Can It Be Love. Une chanson qui, selon Jackson MacIntosh, exprime l'espoir d'être amoureux mais sans savoir si cela est vraiment le cas. 
Surtout, Can It Be Love et sa mélodie que n'aurait pas sans doute renié Air à une certaine époque, est une belle porte d'entrée à un disque désormais attendu par ici. N'oublions pas que les auteurs tristes et déprimés sont souvent les plus intéressants.

Album : My Dark Side
Année : 2018
Label : Sinderlyn Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Can It Be Love de Jackson MacIntosh est également en écoute ci-dessous :



Deuxième chanson extraite de 'My Dark Side' de Jackson MacIntosh à venir, voilà Lulu qui, bien que dans un tout autre style que Can It Be Love, est une réussite : 



mardi 20 février 2018

[Track of The Day] Public Access T.V. - Lost In The Game

A quoi tient l'intérêt pour un groupe ? A pas grand chose finalement. Prenons le quatuor américain de Public Access T.V. : emballés par leurs premières sorties et quelques singles détonants (In The Mirror, On Location ou 'Rebounder Ep', ce genre de petits bonheurs simples), j'étais prêt à aimer d'amour leur premier album.

Et puis en fait... pas plus que ça. Oh, ce groupe n'allait pas révolutionner le monde, lui qui avait 20 ans de retard. Mais il avait une certaine plume, une fraîcheur indéniable et de mélodies addictives. Pourtant leur 'Never Enough' ne m'avait pas plus marqué que cela, la faute essentiellement à un mastering ou un mix pas mal dégueulasse. Déçu, j'avais lâché les petits gars de Brooklyn.

Deux ans plus tard, Public Access T.V. revient avec un deuxième album ('Street Safari') et change son fusil d'épaule. Fini la power-pop remplie de guitares et bonjour une certaine idée de la pop 80s. En tout cas, c'est ce que laisse présager Lost In The Game, premier single qui ne cache pas son inspiration (pour info, à chaque fois que j’écoute les quelques secondes de la rythmique de l’intro, j’ai l’impression que c’est King Kong Five de la Mano Negra qui va se lancer), à l'image de sa pochette. Il ne reste plus qu'à voir si l'album tiendra la route comme ce premier single. Réponse ce vendredi.

Album : Street Safari
Année : 2018
Label : Cinematic Music Group


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute sur le lecteur soundcloud ci-dessous :



Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute, en version youtube donc :



lundi 19 février 2018

[Track of The Day] Alpaca Sports - Summer Days

N'y allons pas par quatre chemins : le label qui démarre tambour battant l'année 2018 est Elefant Records ; et il n'y a pas photo.

Car après le très réussi nouvel Ep de The Yearning, le label espagnol qui aime la pop plus que de raisons vient de dévoiler le nouveau single d'un de ses petits protégés, Alpaca Sports, éclaireur de 'From Paris With Love', nouvel album à venir dans les semaines qui viennent.

Alpaca Sports ou un groupe charmant au possible et qui confirme avec Summer Days tout le bien que l'on pense de lui. Une chanson toujours lumineuse, mais dont les arrangements plus fouillés que par le passé rajoutent un supplément de beauté à leur musique.

Une chanson pop au possible, au refrain entêtant et qui, encore plus que le Mainland de Rolling Blackouts Coastal Fever dont il était question dans ces pages vendredis, annonce des jours soyeux, chauds et ensoleillés.

Album : From Paris With Love
Année : 2018
Label : Elefant Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Summer Days d'Alpaca Sports est également en écoute ci-dessous :



Pour finir, je vous conseille le clip totalement désuet de ce Summer Days d'Alpaca Sports :



vendredi 16 février 2018

[Track of The Day] Rolling Blackouts Coastal Fever - Mainland

Sans doute un des labels les plus intéressants à suivre ces dernières années, Sub Pop continue de regorger de bien belles surprises.

La preuve avec un quintet de Melbourne signé sur la maison de disque de Seattle l'an passé pour un premier Ep, 'The French Press', passé totalement hors de mon radar.

Rolling Blackouts Coastal Fever (puisque c'est donc d'eux qu'il s'agit) a certes un nom à la con (un de plus, on n'est plus à ça près ma bonne dame) mais tout du groupe aguicheur et plein de promesses, en tout cas si l'on en croit ce nouveau single sorti fin janvier dernier, Mainland. Une chanson qui, si elle n'est pas estivale, est pleine de vie, lumineuse, presque festive. Comme si elle avait été composée pour nous susurrer du bout des cordes de ses guitares : « Courage, le printemps n’est plus très loin ».
 
Album : -
Année : 2018
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Mainland de Rolling Blackouts Coastal Fever est également en écoute ci-dessous :


Le même Mainland de Rolling Blackouts Coastal Fever, mais au format youtube cette fois :



mercredi 14 février 2018

[Track of The Age] Iceage - Catch It

Sans doute un des groupes les plus passionnants de ces dernières années est de retour. Et quel retour ! Avec Catch It, les danois de Iceage (toujours en un seul mot, pour éviter de les confondre avec leurs cousins suédois et américains Ice Age qui eux font respectivement dans le trash-metal et le métal progressif) compose là une de ses meilleures chansons.

Et cela n'est pas rien. Car jusqu'ici, les Iceage ont été épatants et surtout en constante évolution. Partis d'une punk-wave abrasive sur 'New Brigade' et passés à un punk survolté et mélodique sur 'You're Nothing', avec ce nouveau single ils semblent vouloir continuer à explorer la voie ouverte sur le parfait 'Plowing Into The Field of Love' et ses inspirations toutes Nick Cave & The Bad Seeds-iennes.

Plus psyché-blues que punk, presque aux deux visages et aux deux lectures mélodiques, Catch It en profite pour encore resserrer son propos autour de la voix de Elias Bender Rønnenfelt, devenue au fil des années une des grandes forces du groupe.

On ne sait pas si ce Catch It est la mise en bouche d'un album à venir (rien d'annoncé), mais il confirme en tout cas tout le bien qu'on peut penser d'Iceage. Des danois qui viennent d'ailleurs d'annoncer une tournée, qui passera par Paris et Le Petit Bain le 7 mai prochain.

Album : -
Année : 2018
Label : Matador

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lundi 12 février 2018

[Track of The Day] The Spook School - Keep In Touch

Après la très grosse déception que fut le dernier album en date des pourtant chouchous de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (à une chanson près) les écossais de The Spook School, signés aux États-Unis chez Slumberland, sauront-ils prendre la relève ?

Car force est de constater en tout cas que depuis sa sortie, leur 'Could It Be Different?' revient de plus en plus souvent dans mes oreilles. Mix réussi de The Pains of Being Pure at Heart, Nada Surf et Allo Darlin', leur musique aux textes très nostalgiques a quelque-chose d'attachant qui transpire tout au long des 11 chansons de l'album. Un peu à l'image des trois groupes précédemment cités.

Power-pop aux relents punk, pleine de guitares qui n'oublie jamais les mélodies, faite aussi bien pour pleurer que pour danser (Keep In Touch, tube indie en puissance et sommet de l'album, en écoute aujourd'hui), la musique de The Spook School, si elle ne révolutionne évidemment pas le genre, a le bon goût d'être aussi addictive de grande qualité. Gros coup de cœur.

Album : Could It Be Different?
Année : 2018
Label : Alcopop! Records / Slumberland

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Keep In Touch de The Spook School est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Could It Be Different?' et histoire de voir le côté mélancolique de The Spook School, voilà High-School :



Pour finir, voilà deux clips de ce dernier album de The Spook School : Still Alive, qui ouvre 'Could It Be Different?', et Less Than Perfect :




lundi 5 février 2018

[Track of The Day] Salad Boys - Blown Up

A l'heure où sera publié ce papier, je devrais être dans ma voiture, à patiner sévère sur des routes enneigées avec des milliers d'autres automobilistes lyonnais.

La neige, les Salad Boys n'en ont cure à l'heure actuelle. Il faut dire que c'est encore l'été du côté de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Et donc c'est en plein été que le trio vient de sortir son deuxième album 'This Is Glue', toujours chez Trouble In Mind.

Un disque bizarrement construit où l'alternance est de mise : chansons calmes et ritournelles ennuyeuses succèdent à des titres énervés, rentre dedans et beaucoup plus passionnants. Deux facettes qui ont du mal à cohabiter, surtout avec une telle régularité (c'est quasiment du un sur deux).

A trop ne pas savoir sur quel pied danser, les Salad Boys perdent un peu le fil et ne réussissent leur entreprise qu'à moitié. Et c'est d'autant plus dommage que 'This Is Glue' s'ouvre par une chanson pétaradante à l'efficacité diabolique, Blown Up (en écoute ce jour). Elle aurait mérité d'être un peu plus souvent et mieux accompagnée.

Album : This Is Glue
Année : 2018
Label : Trouble In Mind

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Blown Up de Salad Boys est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée de 'This Is Glue' de Salad Boys, voilà Psych Slasher :



jeudi 1 février 2018

[Track of The Day] Benjamin Schoos - All Night Every Night (feat. Dent May)

Entre deux aspirines, 20 gouttes de L52 et 2 grogs chargés, revenons à nos affaires et continuons cette semaine sous le signe de la pop d'époque avec le nouveau single de Benjamin Schoos, belge de son état et véritable révélation, certes tardive, de 2017.

Premier single entièrement en anglais de notre homme, All Night Every Night est la rencontre entre le belge (à la mélodie et la production) et l'américain Dent May (au texte). Une chanson mid-tempo, estivale, délicieuse, qu'on croirait produite par Bertrand Burgalat et qui résulte d'un vrai travail à deux têtes, sans que les protagonistes ne se soient jamais rencontrés.

Histoire de bien faire les choses, la face-b est occupée par l'inusable Je Ne Vois Que Vous de Benjamin Schoos qu'il chante en duo avec la divine Laetitia Sadier. Vivement le 9 mars qu'on puisse avoir tout ça entre les mains.

Album : All Night Every Night / Je Ne Vois Que Vous 7"
Année : 2018
Label : Freaksville

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En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), All Night Every Night de Benjamin Schoos et Dent May est également en écoute ici :


La face-b de ce 45-tours de Benjamin Schoos est consacrée à l'inusable et formidable Je Ne Vois Que Vous (avec Laetitia Sadier) :