mardi 18 septembre 2018

[Track of The Day] Julien Ledru - The Torsion of the Engined Firmament

A l'origine était deadflagblues.net, un site consacré à Godspeed You ! Black Emperor et un forum rempli de jeunes gens passionnés par les longues mélopées des canadiens. Le meneur de cette joyeuse bande était Julien Ledru.

Rencontré sur les Internet par ce biais là (et à de trop rares occasions dans le monde réel véritable), suivi sur un forum sur Sufjan Stevens (sayyestosufjan.net), je ne suis pas sur d'avoir imaginé un jour le voir se lancer dans la musique. Qu'il soit passionné de belles mélodies est une chose, arriver à en composer en est une autre.

Sa présence derrière les fûts du groupe qui monte The Ready-Mades était déjà une surprise, mais le voir partir en solo en enregistrant cet été une dizaine de chansons qu'ils se gardaient sous le coude depuis quelque temps déjà est inattendu.

Car oui, Julien Ledru, sort donc son premier album solo le 1er octobre prochain. Celui-ci s'intitulera 'Along The Road I Had Traveled' et comptera 10 chansons, dont les noms viennent tous de « Louons maintenant les grands hommes », livre de James Agee et Walker Evans. Dix chansons totalement instrumentales avec, il le dit lui-même, « un peu de field recording sur un morceau, d’un prêtre maltais, un peu de slide guitar. Et beaucoup de fingerpicking ».

Et effectivement, à l'écoute du premier extrait prometteur The Torsion of the Engined Firmament, on est dans ce registre là. Pas très étonnant pour quelqu'un qui parlait de John Fahey avec passion dans le premier numéro de Paperhouse Zine, fanzine papier qu'il a lancé en 2017 (l'autre influence annoncée de ce 'Along The Road I Had Traveled' étant Glenn Jones). Bref, monsieur a du goût. Et il en profite pour mettre ce premier album solo à prix libre pour une version uniquement digitale.

Album : Along The Road I Had Traveled
Année : 2018
Label : -


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lundi 17 septembre 2018

[Track of The Day] Jerry David DeCicca - Lazy River

A bien y réfléchir, commencer la semaine par une chanson comme Lazy River de Jerry David DeCicca n’est sans doute pas la meilleure façon d’ouvrir un lundi. Elle aurait sans doute plus eu sa place un dimanche soir, pour dire au-revoir au week-end.

A l’image de 'Time The Teacher', album dont elle est extraite, Lazy River est une très belle chanson au piano, sur laquelle viennent se poser quelques cuivres discrets et des chœurs presque soul. Jerry David DeCicca, lui, chante de cette voix belle et un peu trainante des textes joliment troussés.

Rappelant aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine ou permettant d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave, 'Time The Teacher' est un bien bel album, apaisant et touchant.

Album : Time The Teacher
Année : 2018
Label : Impossible Ark

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Autre chanson extraite de 'Time The Teacher' de Jerry David DeCicca, voilà Grandma's Tattoo :






vendredi 14 septembre 2018

[Track of The Day] Big Red Machine - People Lullaby

Les gens qui ont de la suite dans les idées : au tout début 2009, quand sort 'Dark Was The Night', la compilation la plus impressionnante qui soit compilant des inédits de beaucoup de groupe majeurs de la scène indé (ou non) de l’époque, il y a un titre dont on ne sait pas qu’il nous mènera, neuf ans plus tard, vers le groupe d’aujourd’hui.

La chanson s’appelle alors Big Red Machine, est composée et interprétée par Aaron Dessner (The National) et Justin Vernon (Bon Iver).

Neuf années ont donc passé. Et la suite, que nous attentions pas, vient de voir le jour. Le groupe s’appelle désormais Big Red Machine, et Dessner et Vernon sont toujours à la baguette.

Un disque dont je n’attendais rien (et dont je ne soupçonnais pas un seul instant la sortie) et qui est plutôt une jolie surprise. Du R&B lascif, de la digital soul comme disent certains (et c’est sans doute la meilleure définition), presque froide, dont la voix de Justin Vernon est évidemment la grande force. La grande force de ce 'Big Red Machine' reste sa force hypnotique et délicate qui rend l’écoute assez addictive et arrive à éluder les quelques défauts du disques (parfois trop longs, pas toujours follement passionnant).

Moins « soul » dans sa dernière partie, le disque se termine par un triptyque de toute beauté, dont People Lullaby est le sommet (en écoute aujourd'hui. Vernon et Dessner y font venir les fantômes de Sigur Ros). Finalement, à l’écoute de 'Big Red Machine', on se demande encore pourquoi Sufjan Stevens n’a pas participé à cette aventure, surtout qu'on sent sa présence sur quelques moments.

Album : Big Red Machine
Année : 2018
Label : PEOPLE / Jagjaguwar

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Autre très belle chanson de 'Big Red Machine', voilà la chanson qui suit People Lullaby, bluette pop à la guitare absolument merveilleuse :


mercredi 12 septembre 2018

[Track of The Day] Numb.er - State Lines

Découvert grâce à Mathieu Gandin de Random Songs, qui les a lui même découvert lors de leur prestation en première partie de A Place to Bury Strangers il y a peu (lire ici), Numb.er est sans doute un groupe à écouter et à suivre.

Projet de David Fribourg (si j'en crois ce que j'ai pu rapidement lire sur lui, ancien membre de groupes kraut-rock, mais aussi photographe), mais bien entouré (ils sont cinq musiciens crédités) Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsion sombre mais réjouissant.

Aucun des 10 titres de ce 'Goodbye' (le premier album de Numb.er) ne déroge de cette ligne : c'est dark au possible, et la basse est tellement belle, la production et les chansons sont si soignées qu'il serait dommage de passer à côté. En plus, c'est bientôt l'automne. Va falloir penser à se préparer.

Album : Goodbye
Année : 2018
Label : Felte


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Autre chanson très réussie de ce 'Goodbye' de Numb.er, Numérical Depression :



lundi 10 septembre 2018

Deafheaven - Ordinary Corrupt Human Love [ANTI-]

Il y a des chansons qui vous font prendre conscience de la force d’un disque. Oh, pas celles qui sont tellement au-dessus qu’elles écrasent le reste des compositions. Non, celles qui subjuguent, celles qui ont ce petit quelque-chose un plus, un rien, ce moment où tout bascule, et qui font passer un album de « réussi » à « mémorable ».

Canary Yellow est de celles-ci. Elle se trouve sur le dernier album de Deafheaven, quatuor de San Francisco, auteur en 2013 de 'Sunbather', disque absolument fascinant, incroyable maelström musical de post-rock, guitares shoegaze, black métal et voix d’outre-tombe.

Canary Yellow est le troisième morceau de 'Ordinary Corrupt Human Love' et le plus long de ce quatrième effort de Deafheaven. C’est surtout une chanson en trois temps. Un début post-rock avec une lente montée progressive qui amène à un déferlement de guitares et de hurlements. Et puis arrive cette huitième minute. La fureur se calme sur quelques accords de guitares ; ce sont ces accords là qui font passer la chanson - et donc l’album - dans une autre dimension. Car si le feu des guitares et le martèlement de la batterie reprennent de plus belle, la mélodie, elle, reste et va mener les 4 dernières minutes à la baguette. Mieux, sur la fin, Deafheaven rajoute encore des couches de guitares, augmente la puissance du son et amène des chœurs inattendus et à faire frissonner d’émoi. Et quand les dernières notes de guitares s’évanouissent, le choc est total. Canary Yellow est sans doute la chanson de l'année. Une sorte de The Pecan Tree mais puissance 10.

C’est donc cette deuxième partie qui envoie 'Ordinary Corrupt Human Love' parmi le sommet des disques écoutés ces derniers temps - et par « derniers temps » je ne parle pas de quelques semaines ou de quelques mois. Car le reste est au même niveau que Canary Yellow. Sans doute plus facile d’accès que ses prédécesseurs, il tranche avec le reste de la discographie de Deafheaven. Post-rock, black-metal, hard-rock, presque prog par moments, limite pop (You Without End qui ouvre notre affaire ou Night People pour un duo avec Chelsea Wolfe tout en retenue) et toujours avec ce « chant » guttural et hurlé, 'Ordinary Corrupt Human Love' est surtout un album clair-obscur incroyablement mélodieux, à la puissance époustouflante. Jamais guitares et hurlements n’auront été aussi lumineux et mélancoliques. (Sortie : 13 juillet 2018)

Plus :
'Ordinary Corrupt Human Love' de Deafheaven est en écoute sur leur bandcamp
'Ordinary Corrupt Human Love' de Deafheaven est à l’achat sur leur bandcamp
'Ordinary Corrupt Human Love' de Deafheaven est en écoute (notamment) chez Deezer et Spotify
Si vous ne deviez lire qu'une seule chronique de 'Ordinary Corrupt Human Love' de Deafheaven, celle de pitchfork est particulièrement conseillée

Trois titres en écoute de 'Ordinary Corrupt Human Love' de Deafheaven, et pas les plus courts évidemment. Forcément, à tout seigneur tout honneur, Canary Yellow et ses 12'17" est essentielle. You Without End, presque pop, est une très belle porte d'entrée pour un album comme celui-ci. Et tant qu'à faire, finissons par Worthless Animal, la chanson qui clôt le disque :




Et pour finir, voilà le clip de Night People, sans doute la chanson la plus calme jamais enregistrée par Deafheaven, et, ce qui ne gâche rien, avec la participation de Chelsea Wolfe. Et premier single de 'Ordinary Corrupt Human Love' :



jeudi 6 septembre 2018

[Track of The Day] Liars - Murdrum

Et Liars devint un projet solo. C’était l'an passé quand Angus Andrew, tête pensante du groupe, continuait sans ses derniers acolytes pour lancer 'TFCF', très beau disque, totalement à l'opposé de sa pochette grotesque, qui semble parodier un groupe nu-métal qui se serait mis au gangsta-rap.

Quatorze mois plus tard, il revient avec un nouvel album, toujours seul, et prêt à poursuivre la jusque-là très réussie discographie de Liars. Car oui, sorti de la quadrette d’albums merveilleuse ('They Threw Us All in a Trench and Stuck a Monument on Top', 'They Were Wrong, So We Drowned', 'Drum’s Not Dead' et 'Liars') sortie pendant les années 2000 et faisant du groupe une référence incontournable de la première décennie du siècle, Liars a continué à sortir des albums, toujours différents, souvent culottés, continuellement ambitieux et jamais ennuyeux.

Le premier extrait de 'Titles With The World Fountain' prouve en tout cas que Liars en a encore sous le pied, mais s’il est seul. Très entêtant, avec ce jeu de batterie hypnotique, Murdrum est une chanson en tous points remarquables. Ce groupe n'est décidément pas fait pour la médiocrité.

Album : Titles With The World Fountain
Année : 2018
Label : Mute

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mercredi 5 septembre 2018

[Track of The Day] Smokescreens - The Lost Song

Slumberland a une ligne de conduite musicale et s’y tient. Prenez Smokescreens, quatuor de Los Angeles, composé notamment de Corey Cunningham de Terry Malts, groupe dont il avait été question il y a quelques mois ici. Il est exactement un groupe que sans le savoir on peut estampillé Slumberland.

Est-ce une critique ? Bien au contraire, qui plus est quand on est capable de sortir un second album aussi solide que ce 'Used to Yesterday'. Un disque de pop à guitares qui s'échappe de la masse du genre par la qualité de son écriture, de ses guitares, sa basse et de ses mélodies sur lesquelles il serait insultant de ne pas se déhancher.

Court (27 mns), ne cédant jamais à la facilité, merveilleusement produit (laissée aux bons soins de Kyle Mullarky des Allah-lahs), la production est franchement remarquable), 'Used to Yesterday' (orné d'une pochette en forme de négatif du 'The Queen is Dead' des Smiths) est de très haute tenue et fera sans nul doute parti du haut de mon panier de cette cuvée 2018. Le genre de disque, en cette époque où les albums disparaissent des mémoires aussi vite qu'ils y sont arrivés avec une production toujours plus grande (et j'ai bien conscience de participer à cela dans ces pages en multipliant les posts), qu'on ressortira de notre discothèque tout en se demandant à chaque fois pourquoi on ne l'écoute pas plus souvent.

Album : Used To Yesterday
Année : 2018
Label : Slumberland

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Lost Song de Smokescreens est également en écoute ci-dessous :



La preuve que les Smokescreens savent aussi composer des balades, avec Falling Down, chanson qui conclut ce 'Used to Yesterday' :



Pour finir, voilà le clip de Waiting For The Summer de Smokescreens :




mardi 4 septembre 2018

[Track of The Day] En Attendant Ana - The Violence Inside

Trouble in Mind a décidément quelque-chose avec la France. Fondé en 2009, après une flopée de singles, c'est en effet The Limiñanas qui avait eu l'honneur d'être le premier album publié sur le label chicagoan

Neuf ans plus tard, voilà un autre groupe français qui vient enrichir le catalogue américain. Sorti en France chez Buddy Records et Montagne Sacrée en avril dernier, le premier album d'En Attendant Ana vient en effet de débarquer en distribution US chez Trouble In Mind.

Pas étonnant ceci dit, tant il correspond assez bien à leur terreau : pop presque garage (ce n'est pas moi qui le dit mais En Attendant Ana directement), production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme les idées mélodiques du quatuor parisien, ce 'Lost and Found' mérite totalement la carrière internationale qu'il voit s'ouvrir devant lui (En Attendant Ana lance une tournée marathon de 15 dates en 15 jours mi-septembre prochain).

NB : Bien que disponible sur le bandcamp d'En Attendant Ana (voir plus bas), 'Lost and Found' est également à l'achat chez Buddy Records et Montagne Sacrée. Soutenons les labels indépendants !

Album : Lost and Found
Année : 2018
Label : Montagne Sacrée / Buddy Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Violence Inside d’En Attendant Ana est également en écoute ci-dessous :



Autre extrait de ce 'Lost and Found' d’En Attendant Ana, voilà :


Et pour finir, le clip de The Violence Inside d'En Attendant Ana :


lundi 3 septembre 2018

[Track of The Day] Starcrawler - Love's Gone Again

La vie d’un label n’est qu’un éternel recommencement. Prenons Rough Trade Records, entité chère à mon cœur et mes oreilles mais surtout mythique structure à l’importance capitale. Née d’une envie de produire des disques à eux suite au succès du magasin londonien lancé en 1976 et qui permis à toute une scène indépendante d’obtenir une visibilité qui lui était refusée jusque là, le label de Geoff Travis ne va en effet pas connaître trajectoire rectiligne.

Rough Trade va passer par tous les états, signer des disques et des groupes majeurs et connaître plusieurs vies. La première s’éteint fin 1991 quand le label couple gestion calamiteuse et virage raté des années 90.
Mort, enterré et nom vendu, Rough Trade revient pourtant à la vie en 2000, quand Geoff Travis et Jeanette Lee décident de relancer l’affaire, et de signer coups sur coups le premier album des Strokes et le premier des Libertines, succès mondiaux s’il en est.

Depuis, et malgré l’incroyable succès de Duffy (seul numéro 1 de l’histoire du label), Rough Trade est retombé dans un anonymat certain, bien que les sorties continuent de s’enchainer à un rythme régulier.
Peut-être que le prochain succès du label de Geoff Travis viendra des Starcrawler, jeune (Arrow de Wilde la chanteuse a terminé le lycée il y a un an tout juste) quatuor californien qui aime aussi bien le rock, qu'il soit hard ou grunge, dont le premier album (court, 27 mns) sobrement intitulé 'Starcrawler' est une réussite.

Certains parlent d'un groupe de poseurs. Peut-être, je ne me suis pas intéressé à autre chose que leur musique les concernant. Et elle est emballante. Et même si l'époque n'est plus au rock, Rough Trade a sans doute tiré un gros lot.

NB : Pour en savoir plus sur Rough Trade, ce documentaire de BBC 4 datant de 2009 et intitulé "Do It Yourself - The Story of Rough Trade" est à voir (88 mns, sous-titré en anglais)


Album : Starcrawler
Année : 2018
Label : Rough Trade Records


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Starcrawler a deux autres clips à offrir : celui I Love L.A. et Chicken Woman, furieusement gore :





vendredi 31 août 2018

[Track of The Day] The Dunts - Witch Hunt

Après les anglais de Jetstream Pony et les irlandais de Fontaines D.C., faites donc de la place à The Dunts, quatuor écossais originaire de Glasgow. Un groupe qui a le pied sur l'accélérateur et qui fait tout très vite, à fond et sans jamais respirer.

Un Ep l'an passé, et en 2018, deux singles à se mettre sous l'oreille et à paraitre sur un deuxième court, 'Self Proclaimed Council Punk Ep' ; Ep qui devait voir le jour il y a quelques semaines mais dont je n'ai pas encore trouvé trace (je mets une petite pièce sur une signature prochaine sur un label pour expliquer ce retard).

Ceci dit, ces deux derniers titres présentent déjà bien The Dunts : Witch Hunt (en écoute aujourd'hui), résolument power-rock, sans concession, orné de sa pochette représentant un jeune Johnny Rotten. L'ancien leader des Sex Pistols dont la détestation (pour ne pas dire plus) à l'époque de Mick Jagger et d'une majorité de tous les groupes antérieurs au punk est à l'origine de la chanson.
L'autre morceau est Birds and the Beez, aux accents punk à roulettes, ce qui n'est évidemment pas pour me déplaire.  Bref, The Dunts ou des jeunes gens à suivre. On dansera dessus ce week-end.

Album : Self Proclaimed Council Punk Ep
Année : 2018
Label : -


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Autre chanson de The Dunts, voilà le très réussi Birds and the Beez :




mercredi 29 août 2018

[Track of The Day] Fontaines D.C. - Chequeless Reckless

Un riff aguicheur, un voix moins chant que slam, l'effet de Chequeless Reckless à la première écoute est indéniable : il y a quelque-chose chez ces irlandais là. 
Eux, ce sont les Fontaines D.C., groupe de Dublin qu'on aurait sans hésiter mis dans la case « the next big thing » si ces choses là avaient encore cours dans l'industrie du rock. Alors plutôt que de les affubler de cette étiquette assez inutile, contentons nous dire tout le bien de ce que ces jeunes gens (ils sont cinq) proposent.

Et ce double face-A 'Chequeless Reckless / Boys in the Better Land' en est la formidable illustration. Alors oui, on pourra ergoter sur Boy in the Better Land, chanson qui aurait méritée d'être plus concise, mais Chequeless Reckless, son riff punk inaugural donc (rappelant les Sex Pistols), la sincérité qui s'échappe de leurs compositions, cette façon nonchalante de balancer le texte de la chanson et ce chant si lads-ien en font un titre parfait. Mieux d'ailleurs : nous sommes fin août et ce 'Chequeless Reckless / Boys in the Better Land 7"' remonte à février dernier. On devrait donc entendre parler d'eux sous très peu.

Album : Chequeless Reckless / Boys in the Better Land 7"
Année : 2018
Label : Trigger Party

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Seconde face-A de ce disque des Fontaines D.C. qui ne compte pas de face-b, voilà Boy in the Better Land et son clip :

lundi 27 août 2018

[Track of The Day] Jetstream Pony - Self-Destruct Reality

Découvert grâce à The Luxembourg Signal au sein duquel Beth Arzy officie également, Jetstream Pony a de la suite dans les idées et commence à construire sa discographie.

Après un premier 45-tours remarqué dans ces pages ('Like You Less 7"', voir ici et ), le quatuor de Brighton a présenté il y a quelques semaines son premier Ep, 'Self-Destruct Reality Ep' et il est diablement réussi.

Moins noise-pop ou lourd que Like You Less,  les Jetstream Pony déroulent ici une indie-pop (voire rock sur A Tribute to Wanda and Zena, presque Sonic Youth-ien) particulièrement bien produite, aux guitares épatantes et à la rythmique de Sara Boyle maitresse d’œuvre. Mieux, Self-Destruct Reality, le single qui ouvre l'Ep du même nom (et en écoute aujourd'hui), est d'une efficacité folle.

Album : Self-Destruct Reality EP
Année : 2018
Label : Kleine Untergrund Schallplatten


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Autre chanson de ce 'Self-Destruct Reality Ep' des Jetstream Pony, voilà :



Pour finir, voilà le clip de Self-Destruct Reality, premier single extrait de cet Ep des Jetstream Pony :



mercredi 22 août 2018

[Track of The Day] Lou Barlow - Love Intervene

J’ai beau beaucoup aimer Dinosaur Jr. et Sebadoh, je crois que c’est The Folk Implosion ('The New Folk Implosion' est un disque que je chéris depuis 16 ans) et ses escapades solos que je préfère encore plus dans la discographie de Lou Barlow.

Ses disques sont peut-être moins marquants que ceux de ses deux groupes phares, mais moins énervés, plus calmes, plus personnels aussi, sans doute plus pop, avec sa voix plus mis en avant, ils n'en sont que plus touchant.

Preuve en est avec son dernier 45-tours en date, sorti à l’occasion du Record Store Day de mai dernier, et chez Joyful Noise Recordings.

Deux chansons, mais une seule en écoute : Love Intervene, petit bijou pop où la très belle voix de Lou Barlow (on omet souvent de le préciser mais il chante très bien) et la mélodie font des miracles. Le 45-tours est épuisé depuis bien longtemps, mais la chanson elle, n’est pas prête de l’être.

Album : Love Intervene / Don’t Like Changes 7’’
Année : 2018
Label : Joyful Noise Recordings

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lundi 20 août 2018

[Track of The Day] The Twilight Sad - I/m Not There (Missing Face)

Le retour The Twilight Sad, certains de mes écossais favoris qui, alors qu'ils viennent de signer chez Rock Action, le label de Mogwai, commencent déjà à aguicher le chaland avec une première chanson.

On reste en terrain connu avec ce I/m Not There (Missing Face), annonciateur d'un album prévu pour le premier semestre 2019. Avec cette guitare des débuts qui rappelle furieusement le Bad Timing de dEUS, cette rythmique implacable, ce passage du noir au blanc avec une fin aux notes lumineuses, et cette production aussi efficace que précise. Les Twilight Sad comme on les aime en somme.


Album : -
Année : 2018
Label : Rock Action

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jeudi 16 août 2018

[Track of The Day] FIDLAR - Alcohol

J'étais resté sur leur impeccable deuxième album, 'Too', porté par un single (et un clip !) parfait, 40oz on Repeat.
Depuis, pas grand chose à se mettre sous la dent pour ainsi dire.

2018 annonce le retour du quatuor de Los Angeles, avec pas moins de trois chansons jusque là et qui vont un peu dans tous les sens. Un titre My Dream Wave sans grand intérêt, une reprise de Have a Cigar des Pink Floyd où FIDLAR sample même du Dr. Dre (et les Arctic Monkeys). Et la plus prometteuse et la plus FIDLAR, en écoute aujourd'hui,  Alcohol et ses paroles qui vont droit au but : « I wanna lose my mind and lose track of time Won't somebody please just give me some alcohol? »

Porté par une production puissante et ne laissant rien au hasard, Alcohol voit FIDLAR continuer à évoquer ses addictions après des chansons comme Cheap Beer, Cocaine et autres Blackout Stout. Mieux, ils se rapprochent par certains côtés des Beastie Boys. Pas étonnant vu qu'ils avaient repris (de belle façon) le Sabotage des new-yorkais en 2016.

Album : -
Année : 2018
Label : Mom+Pop


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Pour finir, la reprise de FIDLAR de Have A Cigar de Pink Floyd :


lundi 13 août 2018

[Track of The Day] Art Brut - Wham! Bang! Pow! Let's Rock Out!

Tenir un blog en 2018 n’a peut-être plus beaucoup de sens, mais publier la semaine la moins productive de l’année en a sans doute encore moins.

Vous vous souvenez d’Art Brut et de leur formidable single en 2005 Formed a Band ? Rough Trade pensait avoir chopé the next big thing, mais la suite ne leur avait pas forcément donné raison, leurs quatre albums ne tenant pas forcément la longueur.

Depuis sept ans, à l’instar de beaucoup de leurs collègues anglais disparus aux champs d'honneur, les Art Brut s’étaient fait discrets. Leur retour aux affaires la semaine dernière est donc une surprise. Et Wham! Bang! Pow! Let's Rock Out!, premier single d’un album à paraitre à l'automne prochain, en est une excellente.

Nerveux, ramassé (moins de 3mns), il offre un retour fracassant aux Art Brut, comme s’ils n’avaient pas vieilli ni changé. Ces gens là, Eddie Argos en tête, semblent ne pas vouloir grandir. Et Wham! Bang! Pow! Let's Rock Out! en est la meilleure preuve : faisons tout à fond, on réfléchira plus tard. Tant mieux.

Album : tba
Année : 2018
Label : Alcopop! Records

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vendredi 10 août 2018

[Track of The Day] Neneh Cherry - Kong

A l’heure où j’écris ces lignes, je suis dans mon appartement lyonnais, bouffé par la chaleur bien que toutes mes jalousies soient baissées au maximum. Je suis dans la pénombre, et j’ai chaud, comme je ne sais combien d’entre nous actuellement.

Et j’écoute donc Kong de Neneh Cherry, le nouveau single de la suédoise repérée il y a 25 ans sur 7 Seconds, produit, excusez du peu, par Four Tet et 3D de Massive Attack, les deux personnes soupçonnées d’être derrière Burial.

Kong ou un titre de trip-hop lascif à souhait, presque poisseux, où les cymbales font merveille. Mais Kong est également un titre engagé (le clip en est d’ailleurs une belle illustration) sur la crise migratoire européenne actuelle.

Album : -
Année : 2018
Label : Smalltown Supersound x The Cherry Bear Organisation


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Et voilà le clip de ce Kong de Neneh Cherry :

 

jeudi 9 août 2018

[Track of The Day] Fort Jams - On & On

Découvert grâce à Said The Gramophone et au top singles 2017 de Sean Michaels, Plastic Jurassic est un bien chouette label. Ainsi, après Lens Mozer, voilà donc Fort Jams, chanteur originaire de Long Beach en Californie.

Sur ce que j'ai pu trouver sur lui, sa dernière sortie remonte à 2013, un 45-tours 'Jacket Inside' plutôt sympathique ma foi (notamment sa face-b). Et sa prochaine est prévue pour le 1er octobre, où il proposera (via Plastic Jurassic donc) 'Far Out', disque que l'on peut qualifier d'EP sans trop se mouiller vu qu'il ne comptera que 5 chansons (mais avec l'exemple d'artiste comme Tony Molina, on n'est jamais trop prudent).

Une jolie balade mélancolique, bluette estivale à écouter de préférence avec une brise fraiche qui vous caresse la nuque, en fin de soirée, un verre de vin frais à la main.

Album : Far Out Ep
Année : 2018
Label : Plastic Jurassic

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), On & On de Fort Jams est également en écoute ci-dessous :


Si vous voulez en savoir plus sur Fort Jams, voilà la face-b de son précédent 45-tours, 'Jacket Inside 7"', Fort Jams Dream :



mardi 7 août 2018

[Track of The Day] Satellite Jockey - Novembre

On ne peut pas crier à la surprise : oui, le volume 2 des dernières aventures en date des lyonnais de Satellite Jockey était attendu, vu que leur précédent effort s’intitulait 'Modern Life vol.1'.

Formidable découverte (j’en avais même fait mon troisième album de l’année 2017), ce 'Modern Life Vol.2' enfonce le clou, mais de façon presque différente de son prédécesseur. Peut-être moins immédiat, plus instrumental presque, il n’en reste pas moins que le résultat est brillant.

Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, du trio guitare-basse-batterie et autres orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les Satellite Jockey avaient laissé le volume 1. Ancrant leur univers dans une pop plus 70s (You Home et son côté Orchestral Manoeuvres In The Dark, Reloaded presque Doors-ien), les Satellite Jockey garde même, à l'instar du vol. 1 avec Modern Life, le meilleur pour la fin, où Novembre est un petit miracle à elle seule.

NB : Si le disque est à l’achat sur le bandcamp des Satellite Jockey (voir plus bas), il est également disponible chez les trois labels qui ont permis à 'Modern Life vol. 2' de voir le jour. Soutenez les labels indépendants !
Another Record
AB Records
Montagne Sacrée Records

Album : Modern Life vol.2
Année : 2018
Label : Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Novembre de Satellite Jockey est également en écoute ci-dessous :


Autre très belle chanson extraite de 'Modern Life vol.2' de Satellite Jockey, voilà Golden Tears :



Enfin, le clip de Novembre de Satellite Jockey :



lundi 6 août 2018

[Track of The Day] The Tallest Man on Earth - Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York

Plus de trois ans après son dernier disque, enfin des nouvelles de The Tallest Man On Earth, le petit suédois aux airs de Bob Dylan, dont les trois premiers albums sont particulièrement vénérés dans ces pages ('Shallow Grave', 'The Wild Hunt', 'There’s No Leaving Now').

Sans revenir à ses premières amours dénudées, Kristian Matsson continue le sillon creusé par 'Dark Bird is Home' en 2015 pour présenter un nouveau projet, 'When The Bird Sees Solid Ground'. Une sorte d’EP compilant des chansons studios, qu’il accompagne de vidéos explicatives sur la chanson elle-même et sur sa vie en générale.

Et si The Tallest Man on Earth n'en est que plus beau quand il n'est qu'avec sa guitare, les quatre premières chansons de cet Ep sont plutôt très réussies (avec une préférence pour Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York et la toute dernière Down In My Heart, sortie début août), qu'il porte de cette sublime voix, à laquelle la production rajoute un peu de crachin. La cinquième devrait voir le jour dans les semaines qui viennent. Un beau moyen de mettre un peu de douceur et de fraicheur dans cet été bien trop chaud pour une ville comme Lyon.

Album : When The Bird Sees Solid Ground Ep
Année : 2018
Label : Rivers / Birds Records

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En écoute dans les playlists Spotify et Deezer à gauche

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York de The Tallest Man on Earth est également en écoute ci-dessous :


La vidéo « explicative » de Somewhere in the Mountains, Somewhere in New-York de The Tallest Man on Earth :


 Oh et puis tant qu'à faire, voilà un lecteur pour écouter les 4 chansons déjà sorties de ce 'When The Bird Sees Solid Ground Ep' de The Tallest Man on Earth :