mardi 20 février 2018

[Track of The Day] Public Access T.V. - Lost In The Game

A quoi tient l'intérêt pour un groupe ? A pas grand chose finalement. Prenons le quatuor américain de Public Access T.V. : emballés par leurs premières sorties et quelques singles détonants (In The Mirror, On Location ou 'Rebounder Ep', ce genre de petits bonheurs simples), j'étais prêt à aimer d'amour leur premier album.

Et puis en fait... pas plus que ça. Oh, ce groupe n'allait pas révolutionner le monde, lui qui avait 20 ans de retard. Mais il avait une certaine plume, une fraîcheur indéniable et de mélodies addictives. Pourtant leur 'Never Enough' ne m'avait pas plus marqué que cela, la faute essentiellement à un mastering ou un mix pas mal dégueulasse. Déçu, j'avais lâché les petits gars de Brooklyn.

Deux ans plus tard, Public Access T.V. revient avec un deuxième album ('Street Safari') et change son fusil d'épaule. Fini la power-pop remplie de guitares et bonjour une certaine idée de la pop 80s. En tout cas, c'est ce que laisse présager Lost In The Game, premier single qui ne cache pas son inspiration (pour info, à chaque fois que j’écoute les quelques secondes de la rythmique de l’intro, j’ai l’impression que c’est King Kong Five de la Mano Negra qui va se lancer), à l'image de sa pochette. Il ne reste plus qu'à voir si l'album tiendra la route comme ce premier single. Réponse ce vendredi.

Album : Street Safari
Année : 2018
Label : Cinematic Music Group


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute sur le lecteur soundcloud ci-dessous :



Lost In The Game de Public Access T.V. est également en écoute, en version youtube donc :



lundi 19 février 2018

[Track of The Day] Alpaca Sports - Summer Days

N'y allons pas par quatre chemins : le label qui démarre tambour battant l'année 2018 est Elefant Records ; et il n'y a pas photo.

Car après le très réussi nouvel Ep de The Yearning, le label espagnol qui aime la pop plus que de raisons vient de dévoiler le nouveau single d'un de ses petits protégés, Alpaca Sports, éclaireur de 'From Paris With Love', nouvel album à venir dans les semaines qui viennent.

Alpaca Sports ou un groupe charmant au possible et qui confirme avec Summer Days tout le bien que l'on pense de lui. Une chanson toujours lumineuse, mais dont les arrangements plus fouillés que par le passé rajoutent un supplément de beauté à leur musique.

Une chanson pop au possible, au refrain entêtant et qui, encore plus que le Mainland de Rolling Blackouts Coastal Fever dont il était question dans ces pages vendredis, annonce des jours soyeux, chauds et ensoleillés.

Album : From Paris With Love
Année : 2018
Label : Elefant Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Summer Days d'Alpaca Sports est également en écoute ci-dessous :



Pour finir, je vous conseille le clip totalement désuet de ce Summer Days d'Alpaca Sports :



vendredi 16 février 2018

[Track of The Day] Rolling Blackouts Coastal Fever - Mainland

Sans doute un des labels les plus intéressants à suivre ces dernières années, Sub Pop continue de regorger de bien belles surprises.

La preuve avec un quintet de Melbourne signé sur la maison de disque de Seattle l'an passé pour un premier Ep, 'The French Press', passé totalement hors de mon radar.

Rolling Blackouts Coastal Fever (puisque c'est donc d'eux qu'il s'agit) a certes un nom à la con (un de plus, on n'est plus à ça près ma bonne dame) mais tout du groupe aguicheur et plein de promesses, en tout cas si l'on en croit ce nouveau single sorti fin janvier dernier, Mainland. Une chanson qui, si elle n'est pas estivale, est pleine de vie, lumineuse, presque festive. Comme si elle avait été composée pour nous susurrer du bout des cordes de ses guitares : « Courage, le printemps n’est plus très loin ».
 
Album : -
Année : 2018
Label : Sub Pop

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Le même Mainland de Rolling Blackouts Coastal Fever, mais au format youtube cette fois :



mercredi 14 février 2018

[Track of The Age] Iceage - Catch It

Sans doute un des groupes les plus passionnants de ces dernières années est de retour. Et quel retour ! Avec Catch It, les danois de Iceage (toujours en un seul mot, pour éviter de les confondre avec leurs cousins suédois et américains Ice Age qui eux font respectivement dans le trash-metal et le métal progressif) compose là une de ses meilleures chansons.

Et cela n'est pas rien. Car jusqu'ici, les Iceage ont été épatants et surtout en constante évolution. Partis d'une punk-wave abrasive sur 'New Brigade' et passés à un punk survolté et mélodique sur 'You're Nothing', avec ce nouveau single ils semblent vouloir continuer à explorer la voie ouverte sur le parfait 'Plowing Into The Field of Love' et ses inspirations toutes Nick Cave & The Bad Seeds-iennes.

Plus psyché-blues que punk, presque aux deux visages et aux deux lectures mélodiques, Catch It en profite pour encore resserrer son propos autour de la voix de Elias Bender Rønnenfelt, devenue au fil des années une des grandes forces du groupe.

On ne sait pas si ce Catch It est la mise en bouche d'un album à venir (rien d'annoncé), mais il confirme en tout cas tout le bien qu'on peut penser d'Iceage. Des danois qui viennent d'ailleurs d'annoncer une tournée, qui passera par Paris et Le Petit Bain le 7 mai prochain.

Album : -
Année : 2018
Label : Matador

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Catch It de Iceage est également en écoute ci-dessous via son clip :



lundi 12 février 2018

[Track of The Day] The Spook School - Keep In Touch

Après la très grosse déception que fut le dernier album en date des pourtant chouchous de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (à une chanson près) les écossais de The Spook School, signés aux États-Unis chez Slumberland, sauront-ils prendre la relève ?

Car force est de constater en tout cas que depuis sa sortie, leur 'Could It Be Different?' revient de plus en plus souvent dans mes oreilles. Mix réussi de The Pains of Being Pure at Heart, Nada Surf et Allo Darlin', leur musique aux textes très nostalgiques a quelque-chose d'attachant qui transpire tout au long des 11 chansons de l'album. Un peu à l'image des trois groupes précédemment cités.

Power-pop aux relents punk, pleine de guitares qui n'oublie jamais les mélodies, faite aussi bien pour pleurer que pour danser (Keep In Touch, tube indie en puissance et sommet de l'album, en écoute aujourd'hui), la musique de The Spook School, si elle ne révolutionne évidemment pas le genre, a le bon goût d'être aussi addictive de grande qualité. Gros coup de cœur.

Album : Could It Be Different?
Année : 2018
Label : Alcopop! Records / Slumberland

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Keep In Touch de The Spook School est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson de ce 'Could It Be Different?' et histoire de voir le côté mélancolique de The Spook School, voilà High-School :



Pour finir, voilà deux clips de ce dernier album de The Spook School : Still Alive, qui ouvre 'Could It Be Different?', et Less Than Perfect :




lundi 5 février 2018

[Track of The Day] Salad Boys - Blown Up

A l'heure où sera publié ce papier, je devrais être dans ma voiture, à patiner sévère sur des routes enneigées avec des milliers d'autres automobilistes lyonnais.

La neige, les Salad Boys n'en ont cure à l'heure actuelle. Il faut dire que c'est encore l'été du côté de Christchurch en Nouvelle-Zélande. Et donc c'est en plein été que le trio vient de sortir son deuxième album 'This Is Glue', toujours chez Trouble In Mind.

Un disque bizarrement construit où l'alternance est de mise : chansons calmes et ritournelles ennuyeuses succèdent à des titres énervés, rentre dedans et beaucoup plus passionnants. Deux facettes qui ont du mal à cohabiter, surtout avec une telle régularité (c'est quasiment du un sur deux).

A trop ne pas savoir sur quel pied danser, les Salad Boys perdent un peu le fil et ne réussissent leur entreprise qu'à moitié. Et c'est d'autant plus dommage que 'This Is Glue' s'ouvre par une chanson pétaradante à l'efficacité diabolique, Blown Up (en écoute ce jour). Elle aurait mérité d'être un peu plus souvent et mieux accompagnée.

Album : This Is Glue
Année : 2018
Label : Trouble In Mind

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Autre chanson tirée de 'This Is Glue' de Salad Boys, voilà Psych Slasher :



jeudi 1 février 2018

[Track of The Day] Benjamin Schoos - All Night Every Night (feat. Dent May)

Entre deux aspirines, 20 gouttes de L52 et 2 grogs chargés, revenons à nos affaires et continuons cette semaine sous le signe de la pop d'époque avec le nouveau single de Benjamin Schoos, belge de son état et véritable révélation, certes tardive, de 2017.

Premier single entièrement en anglais de notre homme, All Night Every Night est la rencontre entre le belge (à la mélodie et la production) et l'américain Dent May (au texte). Une chanson mid-tempo, estivale, délicieuse, qu'on croirait produite par Bertrand Burgalat et qui résulte d'un vrai travail à deux têtes, sans que les protagonistes ne se soient jamais rencontrés.

Histoire de bien faire les choses, la face-b est occupée par l'inusable Je Ne Vois Que Vous de Benjamin Schoos qu'il chante en duo avec la divine Laetitia Sadier. Vivement le 9 mars qu'on puisse avoir tout ça entre les mains.

Album : All Night Every Night / Je Ne Vois Que Vous 7"
Année : 2018
Label : Freaksville

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), All Night Every Night de Benjamin Schoos et Dent May est également en écoute ici :


La face-b de ce 45-tours de Benjamin Schoos est consacrée à l'inusable et formidable Je Ne Vois Que Vous (avec Laetitia Sadier) :






lundi 29 janvier 2018

The Yearning - Take Me All Over The World Ep [Elefant Records]

The Yearning, groupe dont je découvre l’existence, est un projet de Joe Moore, qu’il mène avec Maddie Dobie et Mark Kiff. 'Take Me All Over The World Ep' est leur troisième Ep et fait suite à 'Evening Souvenirs', leur deuxième album paru en 2016. Voilà pour les présentations.

Mais qu’est ce donc que The Yearning ? Tout l’opposé de leurs homologues finlandais faisant dans le doom metal atmosphérique. Non, pour le trio anglais originaire de Faringdon, on est plus sur une pop de chambre légère, joliment emballée (piano, trompette discrète, xylophone, haut-bois, etc) et dont les mélodies semblent venir d’une autre époque.

Si l’on devait donner une filiation, sans doute qu'il faudrait citer The Magic Theatre, voire par moment la belle bande-originale de La La Land, même si The Yearning a plus de légèreté. Il y a ici, outre la belle voix de Maddie Dobie (qui a de faux airs de Mélanie Pain), du « chabadabada, chabada-bada », un peu de bossa, des ambiances jazzy et de comédies musicales aussi et au final, une ambiance rétro enchanteresse.

Court (6 chansons pour 17 mns), orné d’une pochette rappelant à l’évidence l’imaginaire des premiers Belle & Sebastian, 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est le genre de disque parfait pour attaquer un lundi. Sa délicatesse, sa mélancolie, son swing et ses belles mélodies éviteront de pester sur ces week-end qui ne durent que deux jours. Et il est aussi une belle façon de souhaiter la bienvenue dans ce monde de fou à une jolie petite Rose. (Sortie : 19 janvier 2018)

Plus :
'Take Me All Over The World Ep'
de The Yearning est en écoute sur le bandcamp d'Elefant Records
'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est à l'achat sur le bandcamp d'Elefant Records
'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning est en écoute également sur Spotify et Deezer

Trois chansons tirées de 'Take Me All Over The World Ep' de The Yearning. Something I Should Know (en écoute dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog), le bossa Everything Is You et enfin le duo réussi de Maddie Dobie et Joe Moore sur Learn To Love :








Pour finir, le clip de Do You Remember? de The Yearning, premier single de 'Take Me All Over The World Ep', à voir ci-dessous :




vendredi 26 janvier 2018

[Track of The Day] The White Birch - The Weight of Spring

A l’opposé d’un Aidan Baker qui sort plus de disques en une année que n’importe qui, prenons Ola Fløttum, seul désormais aux manettes de The White Birch, dont le retour en 2015 nous avait permis d’avoir droit à un sublime 'The Weight of Spring', sans doute le plus beau disque de cette année là.

Deux ans ont passé, aucun nouvel album n'est annoncé du côté de The White Birch. Pour autant, Ola Fløttum continue de faire vivre 'The Weight of Spring' ; comme s’il ne pouvait pas le lâcher. Ou comme s’il voulait à tout prix que le plus grand nombre l’écoute. Le saint homme.

The White Birch a donc fait paraitre à l’automne dernier un nouveau clip, très simple et très beau, de la chanson The Weight of Spring, douceur langoureuse et mélancolique à se damner.
Et il est donc l'excuse pour se replonger dans l'album du même nom. Alors oui, il a trois ans, mais il mérite qu’on y retourne le temps de 6mns, pour réécouter ou découvrir ce bien beau morceau, caché au milieu d’autres délicates, évanescentes, éthérées et cotonneuses petites douceurs.

Album : The Weight of Spring
Année : 2015
Label : Glitterhouse

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Weight of Spring de The White Birch est à écouter et aussi à voir via le clip ci-dessous :


Et pour ceux qui voudraient se contenter de la musique uniquement, le titre est aussi disponible là :




jeudi 25 janvier 2018

[Track of The Day] Hurray For The Riff Raff - Pa'lante

Après Lens Mozer, autre découverte que je dois à Sean de Said The Gramophone, voilà Pa'lante de Hurray For The Riff Raff.

Niveau nom de groupe, on est pas loin du grand n'importe quoi, mais on n'est plus à ça près de nos jours. Donc Hurray For The Riff Raff ou un groupe venu de la Nouvelle-Orléans et mené par la voix de Alynda Segarra, dont l'organe rappelle par moments celui de Fiona Apple.

La chanson dont il est question aujourd'hui se trouve sur le dernier album en date - le  septième - de Hurray For The Riff Raff, 'The Navigator'. Un disque sympathique même si pas follement passionnant sur la longueur mais à la toute fin duquel on peut donc trouver Pa'lante (qui se traduirait par « avançons !», désolé j'ai fait allemand LV2), superbe chanson  qui évoque le sort de la culture et de l'histoire Porto-Ricaine.

La chanson est très engagée (« To all who had to hide, I say, ¡Pa’lante! To all who lost their pride, I say, ¡Pa’lante! To all who had to survive, I say, ¡Pa’lante! To my brothers, and my sisters, I say, ¡Pa’lante! ») et le fait avec une beauté musicale admirable et découpée en trois actes : le piano et la voix calme de Alynda Segarra sur le premier, une mélodie plus enlevée voire sautillante sur le second et enfin, le retour du piano-voix, avec une Alynda Segarra au chant vibrant et touchant. Bref, du grand art.

Album : The Navigator
Année : 2017
Label : ATO Records

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Pa'lante de Hurray For The Riff Raff est également en écoute ci-dessous :



Pa'lante de est également en écoute via youtube :


mercredi 24 janvier 2018

[Track of The Day] Lens Mozer - All My Friends

Si 2017 est morte, ne l'évacuons pas aussi sec. Car il y a bien de belles choses auxquelles nous sommes passés à côté, moi le premier.

D'ailleurs, en ce qui me concerne, le « Best of Songs 2017 » de Sean, grand ordonnateur en chef du vénérable Said The Gramophone recèle quelques petites merveilles (les 100 titres sont en écoute et à télécharger ici). La preuve en est avec All My Friends de Lens Mozer.

Une chanson qui n'a rien à voir avec celle de LCD Soundsystem. Ici, pas de piano répétitifs et obsédant à l'infini. Non, une chanson un brin psyché, avec une guitare pleine d'effets sur laquelle l'américain vient poser sa voix montant très haut et une mélodie qui transpire le spleen par tous les sillons.

All My Friends est le premier single de Lens Mozer donc, et a priori pas le dernier vu que le californien est en train d'enregistrer son premier album. Et pour ainsi dire, j'ai très hâte d'en savoir plus.

Album : -
Année : 2017
Label : Plastic Jurassic

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), All My Friends de Lens Mozer est en écoute ci-dessous, que ce soit via bandcamp ou via son clip :






lundi 22 janvier 2018

[Track of The Day] The Limiñanas - Dimanche (feat. Bertrand Belin)

Longtemps ignorés par chez nous mais adoubés par les américains (on ne sort pas un disque chez Trouble in Mind en étant français par le plus grand des hasards), la carrière des Limiñanas va peut-être prendre enfin son envol.

Enfin. Il faut dire que leur précédent disque 'Malamore', le premier à vraiment connaître une juste exposition n'était pas le plus réussi, ce qui n'a pas du aider.
Sur 'Shadow People', leur nouvel album qui vient de sortir, le duo de Perpignan semble retrouver une hargne, une fougue et une production moins lisse qui lui va bien mieux au teint.

Toujours porté par un psychédélisme sixties (d'aucun diront yé-yé), un chant/parlé gainsbourg-ien, et quelques hommages stylistiques (New Order, avec la basse de Peter Hook époque 'Get Ready' sur The Gift, Pink Floyd ou Air sur De La Part des Copains), leurs chansons accueillent bon nombre d'invités, et autant dire qu'ils ne sont pas là pour faire le nombre, tous apportant quelque-chose ; que ce soit Peter Hook donc, bien plus intéressant sur The Gift qu'il ne l'était sur Garden of Love, Emmanuelle Seigner (Shadow People) ou Anton Newcombe sur le vénéneux Istanbul Is Sleepy qui, à l'automne dernier, augurait le meilleur pour ce nouvel album.

Mais c'est surtout Dimanche avec Bertrand Belin qui retient l'attention. Une chanson orgueilleuse, nerveuse, presque droguée, qui aime jouer avec les mots : « J’ai une amie Vicky, son vrai nom est Suzy, on l’appelle Sue, je l’appelle Vi ».

Alors oui, on attendra un peu pour savoir si 'Shadow People' peut s'asseoir à la même table que 'Costa Blanca', mais à l'heure d'aujourd'hui, on est sur un disque passionnant dont l'apogée est une chanson nommée Dimanche.

NB : Pour en savoir plus sur The Limiñanas, la lecture de ce papier de Libération est conseillée
 
Album : Shadow People
Année : 2018
Label : Because Music

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Dimanche de The Limiñanas avec la voix de Bertrand Belin est en écoute dans une version live ci-dessous. Pas forcément folichonne vu la prise de son, la version album (voir ci-contre) est à prioriser :


Nouveau single de The Limiñanas, voilà la chanson qui donne son nom à l'album, Shadow People, avec Emmanuelle Seigner au chant :



Enfin, voilà Istanbul Is Sleepy, avec Anton Newcombe de The Brian Jonestown Massacre à la voix :


vendredi 19 janvier 2018

[Track of The Day] The Decemberists - Severed

Et les Decemberists se dirent qu’il était temps de changer de formule. Groupe à la discographie conséquente, pas toujours passionnante mais souvent intéressante, la bande à Colin Meloy sera de retour en 2018 avec un huitième album, 'I’ll Be Your Girl', trois ans après un 'What a Terrible World, What a Beautiful World' mésestimé et qui est sans doute pour moi leur meilleur - avec 'Picaresque'.

Mais disais-je, The Decemberists ont décidé de changer ; et d’aller voir de quelle couleur était l’herbe, sortis de leur pré-carré. Bien qu’ils aient embauché à la production John Congleton (dont la liste des artistes avec lesquels il a bossé est longue comme le bras, de St. Vincent à Explosions in the Sky, d’Okkervil River à Swans, de Bill Callahan à The Walkmen), difficile à dire précisément vers où et vers quoi le groupe se dirige.

Toutefois, le premier single de ce nouvel album donne quelques éléments de réponse. Porté par un synthé aussi profond que métronomique, Severed est le genre de chanson rock, aux contours « électro », nerveuse, puissante et dansante. Et si l'on reconnaît bien la patte mélodique de Colin Meloy, voilà une chanson qui sonne vraiment comme la base solide d'une nouvelle aventure musicale pour les Decemberists. Et comme le premier tube certifié de 2018.

Album :
I’ll Be Your Girl
Année : 2018
Label : Capitol

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Severed de The Decemberists est également en écoute ci-dessous via leur clip :



jeudi 18 janvier 2018

[Track of The Day] Hamilton Leithauser - Heartstruck (Wild Hunger) (feat. Angel Olsen)

Autre chanson de 2017 à laquelle je suis totalement passé à côté, Heartstruck (Wild Hunger) de Hamilton Leithauser, la voix de feu The Walkmen, et Angel Olsen. Sortie en octobre dernier, je l'aurais découverte plus tôt, nul doute qu'elle aurait terminé bien haut dans mon top chansons de l'année.

Car c'est peu dire que cette chanson est en tous points formidable. Un titre délicieusement vintage, comme sorti tout droit de la fin des années 50, où le mariage des deux voix fait merveille.
Heartstruck (Wild Hunger) respire la passion et l'interprétation de Hamilton Leithauser autant que celle d'Angel Olsen semblent comme habitées. Le Where the Wild Roses Grow de 2017 en quelques sortes.

Album : - 
Année : 2017
Label : Glassnote


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Heartstruck (Wild Hunger) de Hamilton Leithauser et Angel Olsen est en écoute ci-dessous via son clip :



mercredi 17 janvier 2018

[Track of The Day] Dominique A - Toute Latitude

Après France Gall et Chevalrex, continuons dans la chanson française avec le premier extrait du nouvel album de Dominique A, Toute Latitude, qui ouvrira l'album du même nom à venir en mars prochain.

Première étape d'une année très remplie pour le divin chauve puisque 'Toute Latitude' ne sera que le premier de deux albums à venir en 2018. Sa version électrique même, vu que 'La Fragilité', à paraitre à l'automne verra Dominique A proposer un disque solo et acoustique.

Toute Latitude est en tout cas une chanson à la mélancolie toute Ané-ienne, portée par une belle mélodie et une boite à rythme analogique qui va bien à l'univers que Dominique A veut créer. Et dont les paroles collent parfaitement : « nous avions toute latitude et toute la vie, toute latitude et toute la vie, aucun engagement d'aucune sorte, et pour seule devise « peu importe » ».

Album : Toute Latitude
Année : 2018
Label : Cinq7

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Toute Latitude de Dominique A est également en écoute via son très beau clip ci-dessous :



lundi 15 janvier 2018

[Track of The Day] Chevalrex - L’Adversaire

Après la période des tops de fin d’année, retour au quotidien dans ces pages avec le premier titre de 2018 marquant à mes oreilles : le nouveau single de Chevalrex.

Il s’appelle L’Adversaire et annonce le prochain album de Rémy Poncet, prévu pour février prochain, 'Anti Slogan', à sortir toujours chez Vietnam, le label de la clique SoPress. Une chanson dans la lignée de 'Futurisme', pop, belle, enlevée, délicieusement chantée et ouvragée (ah, cette trompette).

Sur les plateformes streaming, seule la version single est en écoute (et vaut déjà le coup), mais on lui préfèrera quand même la version album, plus longue, disponible via le clip au bas de ce papier, ne serait-ce que pour l’intro qui amène bien les choses. Un premier single en tout cas - et évidemment - très prometteur.

Album : Anti Slogan
Année : 2018
Label : Vietnam

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), L'Adversaire de Chevalrex est également en écoute ci-dessous, via son clip :

mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017 : « Albums » (20-01)



Avant de mettre un point final à mon année musicale 2017, finissons notre petit tour d'horizon (partiel, j'en ai bien conscience) des « bilans de l'année » des blogs amis et voisins :

Voilà donc les 20 albums qui m'auront le plus marqué en 2017. De superbes révélations françaises (et lyonnaises), des disques beaux, souvent à en pleurer, une découverte essentielle pour mes oreilles, du melting-pot absolument brillant et un album aussi court que fabuleux, produit par un duo d'américains que rien ne semble arrêter. 
Et comme d'habitude, une chanson de chaque disque présenté ci-dessous est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer plus bas. Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21



20. H-Burns - Kid We Own The Summer [Vietnam]
Rock lumineux et ambiances mélancoliques (la chanson titre qui ouvre l’album en est la meilleure preuve) au programme de ce nouvel album du romanais. Montant encore d’un cran dans la qualité, H-Burns s’impose (s’il était besoin) comme un des maître-étalons du genre américain, en vo certes, mais à la française.


19. Julien Baker - Turn Out The Lighs [Matador]
Acheté sans écoute préalable sur les bons conseils de Walleum, ce premier album de Julien Baker (rien à voir avec « Les Frères Scott ») est en tout cas d’une beauté sidérante, où l’urgence perce derrière son chant et ses mélodies. Une douceur punk très personnelle et aux accents émo.


18. Raoul Vignal - The Silver Veil [Talitres]
Premier album folk élégant et lumineux de la part du lyonnais Raoul Vignal, et c'est Talitres, toujours à l'affût, qui sort le tout. Entre Kings of Convenience, Stranded Horse, sous le haut patronage de Nick Drake, voilà un bien beau disque, à l'ambiance impeccable.


17. Beach Fossils - Somersault [Bayonet]
Rarement emballé par le trio de Brooklyn, 'Somersault' est une révélation. Leur ambition, leur son plus pop, plus rond et leurs belles orchestrations m’auront beaucoup plus. Dépourvu de fautes de goûts, ce quatrième album des Beach Fossils a même de faux-airs de réponse new-yorkaise au 'Hang' des californiens de Foxygen.
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16. ENTRANCE - Book of Changes [Thrill Jockey]
Hors du temps, anachronique, 'Book of Changes' est le premier album en 13 ans de Guy Blakeskee qui officie sous le nom d’ENTRANCE. Folk, pop, subtilement arrangé, avec de beaux chœurs, des violons aussi efficaces que discrets, portés par une belle guitare, voilà un des disques les plus beaux écoutés cette année.


15. Percolator - Sestra [Penske]
Kraut-rock, shoegaze, noise-pop, noise-rock, drones, guitares fuzz, reverb', rythmiques martiales, mélodies lumineuses : voilà tout ce qui est au programme de ce premier album de Percolator, trio irlandais auteur d’un album tonitruant.

14. State Broadcasters - A Different Past [Olive Grove Records]
Sur leur troisième album en 8 ans, les State Broadcasters alternent entre chansons lentes et mélancoliques, pop-songs à la I'm From Barcelona, rappellent tantôt leurs cousins de Dancing Mice, le Spinto Band ou le grand ordonnateur qu'est Sufjan Stevens. Mieux, ils convient à leur festin pop, en plus des traditionnels piano, guitares et basses,de la harpe, de l'accordéon, du trombone et du violoncelle. Parfait.


13. Valparaiso - Broken Homeland [Zamora Label] 
Mené par d’anciens Jack The Ripper, ce premier album de Valparaiso aura invité sur son album sans doute le plus beau casting de 2017 : Howe Gelb, Shannon Wright, Marc Huyghens (Venus), Josh Haden (Spain), Dominique A et autres John Parish (par ailleurs producteur du disque). Très beau voyage musical qui dévoile peu à peu son americana tantôt langoureuse, tantôt électrique.


12. Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Noplace [Gizeh Records] 
Composé avec Thor Harris (batteur de Swans) et Simon Goff (violoniste anglais), ce nouvel album d’Aidan Baker (le cinquième de l’année !) est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques. Un ticket pour un voyage ambient en apesanteur, avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

 

11. St. Vincent - MASSEDUCTION [Loma Vista]
L'ex de Polyphonic Spree et du groupe de Sufjan Stevens ne m'a jamais vraiment touché avec ses albums solo. Pourtant, son dernier en date 'MASSEDUCTION' m'aura happé avec sa pop-électronique aux accents mainstream, où les tubes sont nombreux (Los Ageless, New York) et derrière lesquels se cachent des textes personnels et sombres.


10. The Luxembourg Signal - Blue Field [Shelflife]
J'ai beau y tourner dans tous les sens, The Luxembourg Signal est sans conteste MA révélation de 2017. Renversé par leur superbe 'Laura Palmer' (un de mes 7" de l'année, mais surtout mon single 2017), 'Blue Field' leur second album ne saurait pas être résumé à cette chanson imparable. Septet, le groupe sait produire une pop aussi rêveuse que nerveuse et endiablée, pleine de guitares. Brillant.
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09. AVIONS - Loner [Bad Health Records / Les Briques du Néant / Ligature / Napalm Trees / Teenage Hate Records]
Dans une année lyonnaise plus que réjouissante, AVIONS est sans doute le disque le plus rentre dedans de l’année (avec celui des Decibelles évidemment). Punk à roulettes mâtiné de grunge et lorgnant vers une power-pop racée (à moins que ce ne soit l’inverse), chanté dans un anglais très convaincant, et puisant leur inspirations dans les années 90, ce 'Loner' a un sacré chien (oui, elle est facile).


08. The Magnetic Fields - 50 Song Memoir [Nonesuch]
Pour ses 50 ans, Stephin Merritt, pas avare de compositions, s'est dit qu'il allait sortir un album retraçant les 50 années de sa vie. Ce qui nous donne donc un coffret de 5 disques de 10 chansons et 2h30 de musique. On passe ici par tous les états. Et le résultat est magnifique, comme souvent. Textes profonds ou anecdotiques, sérieux ou plein de dérisions, chansons travaillées ou presque ivres, le meneur des Magnetic Fields accompagne l'ensemble de belles mélodies et de sa voix reconnaissable entre mille. Un disque qui, à l'instar de '69 Love Songs' devrait être une source de découverte intarissable. Happy Birthday Stephin.


07. Phoebe Bridgers - Stranger in the Alps [Dead Oceans]
S'il fallait élire le disque le plus touchant de l'année, sans nul doute que ce serait le 1er album de Phoebe Bridgers. Un disque mélancolique à souhait, où elle dévoile des compositions simples mais toujours belles, sur fond de guitares et piano grave. Et quand elle prend ses aises, elle n'en est que plus convaincante.


06. Max Richter - Three Worlds: Music From Woolf Works [Deutsche Grammophon] 
Disque construit autour de trois livres de l’écrivaine Virginia Woolf, il est à la base la bande-originale d'une création théâtrale. Album magnifique qui voit Max Richter revenir à ses premières amours et mélanger musique néo-classique et littérature ('The Blue Notebooks' et  Franz Kafka, 'Songs from Before' et Haruki Murakami), 'Three Worlds: Music From Woolf Works' se termine par une chanson de plus de 20 mns absolument magnifique qui sait prendre son temps.


05. Richard Dawson - Peasant [Domino]
Se posant en véritable conteur, l'anglais Richard Dawson plonge sa folk (avant, progressive ou orchestrale, c'est selon) dans le moyen-âge et une contrée du nord de l'Angleterre actuelle, désormais disparue. Chaotique, pleine de clappings, de chœurs, de guitares sur le fil de la justesse, parfois effleurées, souvent maltraitées, la musique de Richard Dawson et de ses compagnons est ensorcelante à souhait. Sans aucun doute, le plus beau disque de l'écurie Domino sorti en 2017


04. Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]
Là où le côté calculé du retour des LCD Soundsystem m'a empêché d'apprécier le 'American Dream' de la bande à Murphy, le retour des Wolf Parade respire la sincérité. Et est particulièrement imparable. S'ouvrant sur une chanson divine et synthétisant à merveille les appétences musicales de Spencer Krug et de Dan Boeckner, 'Cry Cry Cry' réussit à marier avec une grande subtilité des textes désabusés à des mélodies dansantes et enivrantes.


03. Satellite Jockey - Modern Life vol.1 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records / Pop Club]
Joliment produit, très bien mis en musique, ce nouvel album des Satellite Jockey est l'album pop de mon année 2017. Disséminant clin d’œils sixties ici et là, chantant dans un anglais ne sonnant pas français pour un sou et s'entêtant à faire progresser leurs chansons sans jamais s’appesantir sur une simple mélodie, aussi efficace soit-elle, les Satellite Jockey auront sorti là un disque pop classieuse, de grande qualité, qui aurait sans doute fait plus de bruit s'il avait eu l'étiquette « Canada » ou « Brooklyn » accolée sur sa bio.


02. James Holden & The Animal Spirits - st [Border Community]
Véritable découverte, cet album de James Holden & The Animal Spirits est un disque totalement instrumental mais flamboyant en de nombreux points. Melting-pot de sonorités et d'influences (musique orientale, (free) jazz, expérimental, électro, folk sous-acide, des saxophones ivres, etc), enregistré en une prise live pour chaque morceau, il est surtout d'une consistance et à la fois d'une facilité d'écoute autant sidérante que déconcertante.


01. Foxygen - Hang [Jagjaguwar]


Sans hésitation, le disque le plus brillant de 2017 est le nouvel album des Foxygen, duo américain habitué de ces pages. 'Hang' est un album prodigieux, et qui contraste totalement avec leur gargantuesque '... And Star Power', leur précédent disque. Ici, 8 chansons en 32 mns. Mais quelles chansons ! 
Parlant aussi bien de cinéma, de lieux mythiques que d'accomplissement personnel, les Foxygen auront su soigner l'habillage de leurs chansons : un orchestre complet les entoure, auquel viennent se joindre les Lemon Twigs, Matthew E. White et autres Steven Gregory Drozd des Flaming Lips.
Surtout, en plongeant la tête la première dans une pop racée, qui tient autant de l'americana, du glam que des comédies musicales à l'ancienne, le duo aura sorti en 2017 un disque aussi ambitieux que réussi, aux mélodies impeccables et à la mise en musique parfaite.


Comme de coutume, une chanson de chaque disque présenté ci-dessus est en écoute dans un lecteur Spotify et un lecteur Deezer. Sauf pour AVIONS, indisponible sur ces deux plateformes. Bonne(s) écoute(s) ! 






Bilan 2017 :
Top 15 « Ep, 7", Compilation & Réédition »
Top 50 « Morceaux »
Top 40 Albums : 40-21