Affichage des articles triés par date pour la requête Gruff Rhys. Trier par pertinence Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par date pour la requête Gruff Rhys. Trier par pertinence Afficher tous les articles

mardi 21 juillet 2026

[Track of The Day] Dungen - En Gång I Timmen

Perdus de vue depuis leur cinquième album en 2008 (le curieusement nommé '4'), les Dungen ne m'ont pas attendu pour continuer leur petit bonhomme de chemin. Certes, les disques des suédois sont bien plus espacés que par le passé (six entre 2001 et 2010, bientôt quatre depuis), mais ils sont toujours bien là. Leur prochain (le onzième donc) sera publié le 25 septembre prochain. Il s’appellera 'Vidrig Vår' (littéralement « un printemps dégoûtant » en français) et s'annonce par En Gång I Timmen (en écoute aujourd'hui). Une chanson complètement Dungen dans l'esprit, au psychédélisme et au prog rock mené par un piano tout à fait lumineux, qui n'est pas sans rappeler Gruff Rhys

Album : Vidrig Vår
Année : 2026
Label : Skolhaus

Acheter

En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, En Gång I Timmen de Dungen est également en écoute ci-dessous :
 

mardi 3 mars 2026

[Track of The Day] Gorillaz - Damascus (feat. Omar Souleyman & Yasiin Bey)

Ce qui au départ n'avait sans doute pas vocation à être autre chose qu'un one-shot s'est transformé avec les années en une machine de guerre musicale et médiatique, à la discographie conséquente (ce nouvel album est le neuvième) et aux concerts qu'on s'arrache. Revoilà donc Gorillaz, sorte de "Les Enfoirés" de la pop internationale, toujours mené par le Jean-Jacques Goldman anglais Damon Albarn. Au programme de 'The Mountain', pas moins de quinze chansons, plus d'une heure de musique et une pelleté, comme d'habitude, d'invités, triés - ou non - sur le volet : beaucoup de vivants (les Sparks, Jalen Ngonda, Gruff Rhys, Black Thought, Johnny Marr, Paul Simonon des Clash, IDLES, et j'en passe), pas mal de morts (Dennis Hopper, Mark E. Smith, Proof, Bobby Womack, David Jolicoeur de De La Soul, Tony Allen tous avec des enregistrements non utilisés de leurs précédents passages chez Gorillaz) et quelques artistes indiens inconnus à mon bataillon (Ajay Prasanna, Anoushka Shankar, Amaan Ali Bangash, Ayaan Ali Bangash).

Pas étonnant d'ailleurs, car c'est l'Inde qui est la fondation même de ce disque (d'ailleurs, 'The Mountain' n'est que le nom anglais ou commercial de cet album - il n'apparaît pas sur la pochette -, son vrai titre étant पर्वत, mot qui signifie évidemment « montagne » dans plusieurs dialectes indiens), même s'il y  beaucoup de choses latino ou arabisante dans le lot. Et c'est plutôt bien vu et surtout plutôt bien fait. Peut-être trop long pour tenir la longueur, mais les mélodies chiadées, l'univers cohérent créé par Albarn, les featuring de qualité (notamment Black Thought, présent sur trois titres et surtout le duo Omar Souleyman/ Yasiin 'Mos Def' Bey sur Damascus, à l'ambiance indo-arabe, en écoute aujourd'hui), tout rend ce 'The Mountain' plus que sympathique, lui qui est sans doute l'album le plus homogène et le plus Gorillaz originals depuis un bail. 

Album : पर्वत (The Mountain)
Année : 2026
Label : Kong

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Damascus de Gorillaz avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin Bey est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'The Mountain' de Gorillaz, voilà The Empty Dream Machine avec les participations de Black Thought, Johnny Marr et Anoushka Shankar :

Le clip (forcément avec Gorillaz !) de Damascus, avec les featuring de Omar Souleyman et Yasiin 'Mos Def' Bey :

 

lundi 25 août 2025

[Track of The Day] Gruff Rhys - Taro #1 + #2

En 2005, Gruff Rhys publiait 'Yr Atal Genhedlaeth', son premier album solo, en parallèle des aventures de ses Super Furry Animals. Un disque d'indie-pop, à la pochette comme un origami, et entièrement chanté en gallois. Vingt ans plus tard, après une pelletée d'albums chantés en anglais (dont les très estimés dans ces pages 'American Interior' et 'Babelsberg'), Gruff Rhys remet ça avec 'Dim Probs', son troisième enregistré dans sa langue natale, six ans après 'Pang!'.

Promis pour le 12 septembre prochain, non pas chez Rough Trade Records mais chez Rock Action Records, 'Dim Probs' s'annonce un peu plus avec Taro #1 + #2, son troisième extrait. Une chanson qui porte bien son nom (« Tube #1 + #2 » en français) car derrière ses atours un rien kitsch, l'ensemble est très séduisant (ces cuivres 80s !) autant que groovy, où la voix de Gruff Rhys, en gallois comme en anglais, reste aussi belle et douce que reconnaissable entre toutes.

Album : Dim Probs
Année : 2025
Label : Rock Action

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Taro #1 + #2 de Gruff Rhys est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Taro #1 + #2 de Gruff Rhys, troisième extrait de son nouvel album 'Dim Probs' à venir :

lundi 10 février 2025

[Track of The Day] Midding - Clem's Crime

Londres, Leeds, Glasgow, Dublin : il faut avouer que dans ces pages, quand il est question de musique « anglaise » ou « britannique » (que les irlandais me pardonnent de cet amalgame), il est souvent peu question du Pays de Galles - d'ailleurs, si j'en crois la fonction recherche de ce blog, je n'ai évoqué ici que Gruff Rhys (évidemment) et The Joy Formidable en 2011) comme artistes venus du pays du poireau ; ce qui est peu il faut bien l'admettre.

Réparons vite cette erreur en parlant de Midding, originaire de Cardiff. Un groupe qui a démarré comme un projet solo, celui de Joe Woodward, puis est devenu un trio quand ses amis Elliot Roberts et Cam Wheeler sont venus l'aider à bidouiller sur son 4-pistes, avant que ne s'agrègent à leur tour Eli Allison et Nia Abraham. Un quintet donc, auteur vendredi dernier de leur premier Ep 'Nowhere Near Today', signé chez les très souvent impeccables londoniens de Tough Love Records.

Un disque de cinq chansons, qui colle parfaitement à sa belle pochette et qui s'ouvre par Clem's Crime (en écoute aujourd'hui). Un morceau remarquable, sorte de rencontre entre My Bloody Valentine et Joy Division, autant shoegaze que noise-rock, plein de disto, de reverb et de guitare nerveuses, le tout mené par une rythmique métronomique, brute et clinique. Grande chanson d'un premier Ep qui fait montre de sacrées promesses.

Album : Nowhere Near Today Ep
Année : 2025
Label : Tough Love Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Clem's Crime de Midding est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Clem's Crime, chanson d'ouverture de 'Nowhere Near Today Ep' de Midding :

dimanche 1 janvier 2023

Bilan 2022 : Top 50 « Chansons »


Parce qu'il faut bien finir. Parce que tous ces tops, ça commence à bien faire. Parce que, ça y est, 2022 est très officiellement dans le rétro (et on ne la regrettera pas). Pour tout ça, mettons un point final à cette année avec le traditionnel Top 50 "chansons" (ou morceaux, ou singles, c'est vous qui voyez), ou plus simplement les cinquante titres qui auront fait de ces douze derniers mois 

Mais avant d'entrer dans le vif du sujet, un petit tour chez les copines et copains (ou pas) :
- Les 100 chansons de l’année selon Said The Gramaphone
- « La maison et le monde : le Top 2022 de Jean-Marie Pottier »
- Les 50 chansons de l’année selon The Quietus
- Les 20 albums de 2022 par l'essentiel For The Rabbits
- Le bilan de Ben Laredo en une playlist de 30 chansons pour 30 albums

Il est donc question de cinquante chansons aujourd'hui pour conclure ce top 2022 et ouvrir l'année 2023 (que je vous souhaite par ailleurs la plus belle). Cinquante titres qui m'auront autant enthousiasmé que touché. Avec des balades belles à pleurer, des morceaux qui ne demandent qu'à être que des hymnes rock, des chansons françaises sans frontière, de la soul mâtinée de hip-hop, du post-punk d'excellent aloi, du suédois, du grec, de l'algérien avec un zeste gallois, des choeurs fameux, de la power-pop à tomber. Et un numéro un totalement instrumental, à la mélodie et aux cordes merveilleuses. Bonne(s) écoute(s) !

 

50. Whitney K - Song For a Friend
49. Animal Collective - Strung With Everything
48. Swami John Reis - Ride The Wild Night
47. Lewsberg - Six Hills
46. !!! - Storm Around The World (feat. Maria Uzor)

45. Sports Team - Unstuck
44. Imarhan - Adar Newlan (feat. Gruff Rhys)
43. Lightning In A Twilight Hour - Leaf Fall Is Over
42. Oneida - I Wanna Hold Your Electric Hand
41. Disq - Prize Contest Life

40. Sea Power - Two Fingers
39. Teletype - Everything Everything
38. The Lounge Society - No Driver
37. Body Type - Buoyancy
36.  Cloud Cult - One Way Out of a Hole

35. Pete Astor - English Weather
34. MGMT - Tell It to Me Like It Is
33. Black Country, New Road - Bread Song
32. Jockstrap - Greatest Hits
31. Courting - Famous

30. Cheekface - You Wanna Bomb The Middle East
29. Porridge Radio - Birthday Party
28. Pusha T - Dreaming of The Past (feat. Kanye West)
27. Moddi - Tranøy fyr
26. Jane Weaver - Oblique Fantasy

25. Beyonce - Alien Superstar
24. San Fermin - Tired of Loving You
23. Danger Mouse & Black Thought - Belize (feat. MF DOOM)
22. Weird Nightmare - Lusitania
21. Kevin Morby - A Random Act of Kindness

20. CMAT - No More Virgos
19. Surf Curse - Lost Honor
18. La Maison Tellier - Atlas
17. BAMBARA - Little Wars
16. Bill Callahan - Naked Souls

15. The Beths - Knees Deep
14. Crack Cloud - Please Yourself
13. Panda Bear & Sonic Boom - Livin’ In The After
12. Bazooka - Δικιά Μου Αλήθεια (Dikia Mou Alithia)
11. Little Simz - Heart on Fire

10. Hudson Mohawke - Is It Supposed
09. Florent Marchet - Freddie Mercury
08. Anna Tivel - Black Umbrella
07. Team Me - Every Little Dream
06. Sprints - Literary Mind

05. Laurent Bardainne & Tigre d’Eau Douce - Oiseau (feat. Bertrand Belin)
04. Pascal Comelade - Cimetière de la photographie
03. U.S. Girls - So Typically Now
02. Get Well Soon - I Love Humans
01. Nyx Nótt - Docudrama


 

Vu que lire ce top sans écouter les chansons en question n'aurait qu'un intérêt très limité, ci-dessous, vous trouverez non pas un, non pas deux mais trois lecteurs ! Un chez Spotify, un chez Deezer et un chez Youtube. Bonnes écoutes !

jeudi 24 février 2022

[Track of The Day] Moddi - Tranøy fyr

Après le mélange arabo-gallois de mardi avec Adar Newlan d'Imarhan et Gruff Rhys, continuons sur notre lancée de « chansons dont on ne comprend pas un traître mot mais où la mélodie est si belle qu'on n'en a cure » avec cette fois du norvégien. La chanson s'appelle Tranøy fyr et est l’œuvre de Moddi, artiste très recommandable découvert en 2019 via son album 'Like in 1968'.
 
Sur ce disque là, Moddi chantait en anglais. Sur Tranøy fyr en revanche (et cela sera sans doute le cas sur l'ensemble de 'Bråtebrann', album à venir dont ce single est extrait), il chante dans sa langue maternelle - d'ailleurs si peu commune à mes oreilles que je la croirait inventée.

Mais si l'ensemble est incompréhensible, la mélodie, elle, est immédiate et ne nécessite pas d'avoir fait dix ans de norvégien pour la savourer tant elle respire la beauté et la mélancolie. Mieux, en s'entourant de chœurs absolument vibrants, Moddi donne une ampleur incroyable à l'ensemble ; le tout sans esbroufe, en préférant finesse et justesse à l'excès et la surenchère qui pourtant lui tendaient les bras. Comme s'il voulait tenir sa composition à hauteur d'homme, alors que plus les secondes s'égrènent, plus il lui fait tutoyer le paradis. Vous avez dit divin ?

Album : Bråtebrann
Année : 2022
Label : Propeller Recordings

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Tranøy fyr de Moddi est également en écoute ci-dessous :

 
Le clip de Tranøy fyr qui suit Moddi dans l'enregistrement de la chanson à Alta, une petite ville située tout au nord de la Norvège :

 

mardi 22 février 2022

[Track of The Day] Imarhan - Adar Newlan (feat. Gruff Rhys)

Quelle beauté que voilà ! Adar Newlan ou la chanson qui clôt le troisième et nouvel album des touareg algériens d'Imarhan, 'Aboogi'. Un disque réussi et plutôt emballant à mes oreilles de profane, moi qui m'étais arrêté aux disques de Tinariwen. Mais la question n'est pas là. Revenons à Adar Newlan.
 
Une beauté disais-je, qui voit là l'étonnant mariage entre musique touareg et voix occidentale, celle du talentueux Gruff Rhys. Adar Newlan c'est au départ une légère et superbe mélopée (qu'on jurerait être jouée à la kora) que l'ancien Super Furry Animals habille de son chant en gallois. Puis, la chanson prend un tour plus pop (cette petite guitare hispanisante) tout en restant très traditionnelle dans le fond, avec clappings légers, chœurs et chant en arabe, que la voix de Gruff Rhys rejoint inévitablement. Magnifique.
 

Album : Aboogi
Année : 2022
Label : City Slang

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Adar Newlan d'Imarhan, avec Gruff Rhys en featuring, est également en écoute ci-dessous :
 
 
Le beau clip d'animation de Adar Newlan d'Imarhan et Gruff Rhys, réalisé par Fantômes :
 

jeudi 3 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (40-21)


Après les formats courts et autres compilations et rééditions (voir ici), le Top 50 de mes chansons de l'année (en écoute là), passons aux albums. Et autant le dire de suite, l'année fut belle. Mais avant cela, regardons un peu les choix des sites et autres blogs amis ou voisins :

Quarante disques, répartis en deux parties. Voilà donc la première avec les albums classés de la 40è à la 20è place. Avec de bien jolis disques, du folk français, des popeux lyonnais, des vieilles de la vieille, un retour d'un écossais à la mélancolie intouchable, des confirmations et des espoirs. Ce n'est que le début, mais quelle année, je pense qu'on peut le dire et le redire.

Et comme il vaut mieux mettre quelques notes sur quelques mots, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs, un Spotify, un Deezer, proposant une chanson tirée de chacun des albums présentés ci-dessous (et dans l'ordre croissant). Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

40. Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]
Après s’être essayé à différentes choses, avec plus ou moins de réussite, Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', avec chansons à tiroirs et textes aussi drôles que mélancoliques. Et il n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il écrit et chante des chansons tristes.


39. Dr. Octagon - Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation [Bulk]
Totalement déconnecté de la réalité hip-hop du moment, qu’elle soit française ou américaine (il faudra que je me plonge un jour dedans), la sortie d’un nouvel album de Dr. Octagon reste un évènement pour moi, surtout quand il est aussi réussi. Kool Keith, Dan the Automator et DJ QBert pondent là un disque « à l’ancienne », mais diablement efficace. 


38. Julien Ledru - Along The Road I Had Traveled [–]
Fan de Godspeed (entre beaucoup d’autres), graphiste, batteur de The Ready Mades, Julien Ledru passe au projet solo avec un album plein de fingerpicking, et d’un peu de field recording, l'ombre de John Fahey n'étant jamais bien loin. Mieux, sorti uniquement au format numérique, et vu sa qualité, le disque se voit offrir un pressage vinyle (venez participer au crowdfunding !). Précieux.


37. Courtney Barnett -  Tell Me How You Really Feel [Milk! Records]
L’an dernier, l’ennui qu’avait provoqué chez moi le disque de Kurt Vile et Courtney Barnett était assez dingue. Mais qui donc avait plombé au final cet album ? La question trouve sa réponse en 2018, vu que les deux protagonistes ont sorti chacun de leur côté un nouvel album. Résultat, l’un est d’un ennui complet, le second est brillant et confirme tout le bien que je pense de la demoiselle depuis sa découverte.


36. Satellite Jockey - Modern Life vol.2 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, d'un trio guitare-basse-batterie et autre orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les lyonnais de Satellite Jockey avaient laissé le volume 1, en ancrant cette fois leur univers dans une pop plus 70s. Cette collection commence à avoir une sacrée gueule.


35. The Breeders - All Nerve [4AD]
Passé une première écoute décevante, le dernier album des Breeders de Kim Deal s’est révélé à moins et s'est avéré être un sacré disque. Indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au goût du jour, et que le groupe maitrise mieux que personne.


34. FACS - Negative Houses [Trouble In Mind]
Premier album d’ex-Disappears, ce disque n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être vraiment, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, il est en tout cas brillant. Ce qui est plutôt pas mal pour un disque aussi sombre vous en conviendrez.


33. Parquet Courts - Wide Awake [Rough Trade]
Porté par des paroles aussi drôles qu'engagées, 'Wide Awake!' confirme que Parquet Courts continue d'être un acteur essentiel de la scène indé actuelle. Et prouve s’il en était besoin qu’ils sont capables d’écrire des compositions posées et pop comme beaucoup plus punk, mais toujours foutraques et incroyablement cool.


32. En Attendant Ana - Lost and Found [Montagne Sacrée / Buddy Records]
Pop garage sur production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme leurs idées mélodiques, ce 'Lost and Found', en plus d’une qualité indéniable, vient de se voir offrir une carrière internationale avec la distribution de l’album outre-Atlantique chez Trouble In Mind Records. Excusez du peu.


31. Numb.er - Goodbye [Felte]
Projet de David Fribourg entouré de cinq musiciens crédités, Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsions sombre mais réjouissant.


30. Advance Base - Animal Companionship [Run For Cover]
Il a beau avoir changé de nom de scène, Owen Ashworth, autrefois derrière Casiotone For The Painfully Alone, ne change pas. Évoluant désormais sous le pseudonyme d'Advance Base, sa voix reste reconnaissable entre mille. Comme ses chansons d'ailleurs, souvent langoureuses quand elles ne sont pas tristes, toujours dans un ensemble synthétique-pop qu’il maitrise à merveille.


29. 王若琳 - 摩登悲劇 (Joanna Wang - Modern Tragedy) [Sony]
Pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret, skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle, chansons pop-rock à tiroir, douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20 : ce 'Modern Tragedy' est de la belle ouvrage assurément. Et également la rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments.


28. Shannon & The Clams - Onion [Easy Eye]
Produit par Dan Auerbach, 'Onion' retourne aux sources de la pop musique actuelle. Rappelant aussi bien les Beatles - et assimilés - que les girls group de l'époque, il est une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. 



27. Starcrawler - Starcrawler [Rough Trade]
Court premier album pour ce quatuor californien mené par la voix de la jeune Arrow de Wilde (qui a terminé le lycée il y a un peu plus d’un an) et nouvelle signature Rough Trade. Vingt-sept minutes au compteur pour un disque qui fait dans le rock, qu’il soit hard ou grunge. Prometteur.


26. MGMT - Little Dark Age [Columbia]
Un jour on se retournera sur la discographie de MGMT, et on se dira sans doute « ouais, quand même hein ». Parce qu’à l’exception d’un peu passionnant 'MGMT' en 2013, que lui reprocher ? Rien. La preuve avec ce 'Little Dark Age', inspiré, inspirant, rempli de tubes (mais ces types savent-ils écrire autre chose ?) et de sonorités eighties mélodiquement imparables.


25. jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]
Cinquième album de l’américain et sans doute le plus plus arrangé de sa discographie. Mais aussi le plus sombre et sarcastique (lire cet excellent papier à ce propos), malgré ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, sa très belle voix et ses orchestrations pétaradantes (voir ici).


24. Jerry David DeCicca - Time The Teacher [Impossible Ark]
Un piano, quelques cuivres discrets, des chœurs presque soul : voilà comment résumer ce disque. Mais il faudrait ajouter qu'il rappelle aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine et permet d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave. 'Time The Teacher' ou un bien bel album, apaisant et touchant.


23. Aidan Moffat & RM Hubbert - Here Lies The Body [Rock Action]
Alors qu’un nouvel album d’Arab Strap serait sur les rails (lire ici), Aidan Moffat s’est associé en 2018 avec son collègue de label RM Hubbert. Un disque d’une très grande beauté où les mélodies de RM Hubbert se marient à merveille avec l’accent à couper au couteau d’Aidan Moffat. Et s'il avait enfin trouvé son Malcolm Middleton 2.0 ?


22. Gruff Rhys - Babelsberg [Rough Trade]
Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est l'oeuvre du BBC National Orchestra of Wales), 'Babelsberg' est sans doute le plus beau disque de Gruff Rhys à ce jour (c’est dire), le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois.


21. Spiritualized - And Nothing Hurt [Bella Union]
On pourra ergoter que Jason Pierce a ressorti ses vieilles formules et a sorti un album plus que jamais Spiritualized. Oui, certes. Mais vu que les chansons, l’inspiration et les mélodies sont là, que demander de plus ? Rien. Petit-frère de 'Ladies & Gentlemen We Are Floating In Space', duquel ressort, notamment, une sublime Damage (voir ici).


Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)


Et comme prévu, voilà donc un lecteur Spotify et un lecteur Deezer avec une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Et disposées dans l'ordre croissant. Bonne(s) écoute(s) !




lundi 22 octobre 2018

[Track of The Day] Gruff Rhys - Frontier Man

Sur son dernier album en 2014, Gruff Rhys, ex-tête pensante des Super Furry Animals, contait l'histoire fantasmée de John Evans, parti à la recherche du Prince Madoc, prince gallois qui aurait découvert 300 ans avec Christophe Collomb l'Amérique. L'album s'appelait 'American Interior' et il était très réussi. Tout comme le fut sa tournée où le père Rhys proposait un spectacle proche d'un music-hall lo-fi.

Quatre ans plus tard, Gruff Rhys continue d'agrémenter sa discographie avec la sortie de 'Babelsberg', son cinquième album solo. Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est du fait du BBC National Orchestra of Wales), c'est sans doute son plus beau disque, le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois (Frontier Man ou Selfies in the Sunset, en duo avec l'actrice Lily Cole). Il y a dans ce disque des tubes indie évident (si les Last Shadow Puppets l'ont fait sur leur premier album, cela devrait être le cas pour lui), de Frontier Man à The Club en passant par Oh Dear!, des paroles très imagées et poétiques qui décrivent nos sociétés occidentales actuelles, des mélodies belles à pleurer. Bref, tout pour faire de ce 'Babelsberg' un des grands indispensables de 2018.

Album : Babelsberg
Année : 2018
Label : Rough Trade

Acheter 


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Frontier Man de Gruff Rhys est également en écoute ci-dessous :



Autre chanson très réussie de ce 'Babelsberg' de Gruff Rhys, voilà Selfies in the Sunset en duo avec Lily Cole :



Et pour finir, le clip de Frontier Man de Gruff Rhys :



mercredi 21 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (50-31)



Si tout avait été normal, ce top albums de l'année 2014 aurait du voir le week-end du 10 janvier. J'avais pris un peu de retard après les top «formats courts » et « chansons ». Et puis il est arrivé ce qui est arrivé et j'avoue que j'ai eu du mal à encaisser le choc, comprendre et parler d'autres choses.

Mais bon, il faut bien repartir de l'avant. Quand bien même Cabu, Wolinski, Charb et les autres. Ainsi donc, passons maintenant à la partie consacrée aux meilleurs albums (selon votre serviteur évidemment) de 2014, le tout en trois parties comme le veut la tradition : du numéro 50 au 31, du numéro 30 au numéro 11. Et enfin les 10 premiers.

Avant cela, quelques liens de sites amis (ou non) sur lesquels je vais souvent poser mes yeux et mes oreilles :

Ainsi donc, après le top « 7", 12", Ep & Compilation » et le top « Chansons » (toujours en écoute), passons au top albums avec ces cinquante disques qui auront rythmés mon année de diverses façons.

Première partie aujourd'hui avec les 20 « derniers » (je n'aime pas ce terme tant ces 50 disques comptent tous pour moi), avec des groupes pop au futur succès public, un barbu en pleine renaissance, des japonais bruyants, un français eighties, des canadiens furieux, des écossais toujours brillant, un gallois excentrique et un lyonnais de Roubaix.

Au bas de chaque disque, vous trouverez un lien vers une chronique de l'album en question (d'ici mais souvent d'ailleurs) ainsi qu'un lien renvoyant vers un magasin en ligne au prix très compétitif pour acheter le disque. Car oui, écouter de la musique, c'est bien, acheter des disques c'est bien aussi.

Également, au bas de ce long papier, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s). Et n'hésitez pas à rajouter vos tops en commentaires !

Pour rappel :



50. Black English - No [Arts & Crafts]
Jusqu'à peu, le groupe s'appelait 'No'. L'album 'El Prado'. Et puis une confusion avec un jeune groupe punk de Los Angeles a forcé le groupe à changer et à devenir les Black English. Découvert en première partie de Yann Tiersen il y a quelques mois de cela, Black English est un sextet, sorte de mélange entre The National (pour la voix profonde qui a quelques airs de Matt Berninger) et Coldplay (avant que ceux-ci aillent se prostituer auprès de tout ce qui existe de plus dégueulasse dans l'industrie musicale actuelle). Un premier essai consistant, déroulant régulièrement quelques chansons très efficaces. Le charisme du chanteur Bradley Hanan Carter aidant, on devrait entendre parler de ce groupe assez rapidement.



49. Arthur Beatrice - Working Out [Polydor]
Premier album pour ce groupe découvert il y a 2 ans en première partie de Beach House, Arthur Beatrice n'en finit pas de me séduire. On ne criera pas au génie, mais ce premier album des londoniens est dans la lignée de leur Ep de l'an passé. Pop, belles mélodies, ambiance ouatée, et quelques sonorités électroniques pour donner du corps à l'ensemble. Séduisant disais-je.



48. The War on Drugs - Lost in the Dream [Secretly Canadian]
Dans la foulée de Mark Kozelek, The War on Drugs est devenu le nouveau groupe qu'il est de bon ton de détester en 2014. Affublés de surnoms débiles comme « Dire Straits des années 2010 », les américains auront pourtant sorti un disque sûr de lui cette année. Évidemment les guitares trainent parfois en longueur, évidemment, il y a ici un côté rock héroïque. Mais les compositions et les chansons sont là. Et c'est quelqu'un qui chérit le live de Dire Straits 'On The Night' plus que de raisons qui vous le dit : il n'y a rien de Dire Straits dans cet album.



47. Twin Peaks - Wild Onion [Grand Jury]
Aveu terrible : je n'ai jamais jeté le début d'un œil sur Twin Peaks. Internet étant mon ami, j'aurais sans doute l'occasion prochainement de me rattraper, David Lynch ayant annoncé la reprise de sa série mythique pour 2016.
Le seul Twin Peaks que je connais vient de Chicago et est un quatuor d'indie rock aux allures de groupe punk. 'Wild Onion' est leur deuxième album (en 2 ans) ; avec seize chansons au programme. Rien de bien révolutionnaire mais une belle réjouissance à écouter les chansons courtes et concises (quatre seulement de plus de 3mns) de ce qui ressemble bien à de jeunes branleurs, mais talentueux.



46. Jessica93 - Rise [Teenage Menopause]
Avec son nom qu'on dirait tout droit sorti d'un chat caramail, Jessica93 n'a pourtant rien d'une gamine qui vous aurait accosté par un « ASV ? ». Geoffroy Laporte, l'homme qui se cache derrière Jessica93 (il fait tout), est plutôt du genre à balancer des pralines dans les oreilles de ses auditeurs. Entre shoegaze, cold-wave, boite à rythme et guitares bouclées. Avec le saint patronage des Cure.



45. Allah Las - Worship The Sun [Innovative Leisure]
Quatuor californien, Allah-Las aura confirmé en 2014 les jolis espoirs que l'on plaçait en eux il y a 2 ans à la sortie de leur premier album. Gardant la même ligne de conduite, les Allah-Las continue de plonger leur musique au sein des années 60, mélangeant habilement garage-rock et pop ensoleillée. Rétro sans l'être, les Allah-Las deviennent une valeur sûre.



44. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - Fuck Off Get Free We pour Light on Everything [Constellation]
Quatre ans après leur dernier album, deux ans après leur dernier Ep en date, la bande d'Efrim a enfin eu envie de donner de plus amples nouvelles. En résulte un 'Fuck Off Get Free We pour Light on Everything' puissant et porté par une chanson délicieuse et pleine de frissons dans la plus pure tradition Silverienne (What We Loved Was Not Enough). La reformation de Godspeed You Black Emperor semble les avoir remis dans le bon sens après un 'Kollaps Tradixionales' plutôt faiblard. Tant mieux.



43. I Love You But I've Chosen Darkness - Dust [Monopsone]
Deux albums et un Ep en 13 ans d'existence, on ne peut pas dire que les texans de I Love You But I've Chosen Darkness soient prolifiques. Ainsi, 8 ans après premier album 'Fear is On Our Side', voilà le retour du quatuor. Dans la droite lignée de son premier album. Post-punk toujours élégant, aux compositions entre gris clair et sombre obscur. Et avec toujours la même grâce.






42. Current 93 - I Am the Last of All the Field That Fell (A Channel) [The Spheres]
A l'instar de Michael Gira, David Tibet continue sa carrière avec grandeur et sans décadence. Auteur ces dernières années d'albums somptueux l'ayant remis en selle (voir ici ou ), David Tibet, ses Current 93 et sa pelletée d'invités (de Nick Cave à John Zorn en passant par James Blacksaw et Antony Hegarty d'Anthony and The Johnsons), remetten le couvert pour une nouvelle descente poétique dans les noirceurs de l'âme, avec de longues chansons (une moyenne de 6 minutes) avec le piano toujours et évidemment en pièce centrale. Sombrement beau.



41. Arandel - Solarispellis [InFiné]
Petit prodige français de l'électro mais très discret, on ne sait pas qui est Arandel. Mais ceci importe peu. Car 4 ans après un 'In D' envoutant, le voilà de retour, toujours chez InFiné, pour un hommage aux années 70.
Comme pour le précédent album, Arandel se donne une grande ambition : n'utiliser que des instruments classiques et autres synthés analogiques. Contrainte qui n'en est pas une tant ce nouvel album semble habité. Bien que différent, 'Solarispellis' n'est peut-être pas du niveau d''In D' mais on n'en est toutefois pas très loin.



40. Fear of Men - Loom [Kanine]
Indie-pop qui aime les guitares, Fear of Men est un groupe à côté duquel j'étais passé l'an passé. Rattrapage en 2014 avec 'Loom', deuxième album du quatuor de Brighton, très réussi, sorte de synthèse entre The Magnetic Fields et Broadcast sur beaucoup de titres. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.



39. Ought - More Than Any Other Day [Constellation]
Premier album pour les canadiens de Ought, et sortie directe chez Constellation, excusez du peu. Pétri d'influence (Talking Heads par ci, The Fall par là), 'More Than Any Other Day' est avant toutes choses un premier album décapant de post-punk aux morceaux longs et travaillés. Et quitte à faire une analogie bêtasse, je dirais que Ought est l'alter-ego post-punk de Clap Your Hands Say Yeah (évidemment, la voix y est pour beaucoup, mais quand même).



38. Avi Buffalo - At Best Cuckold [Sub Pop]
En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait sur son deuxième album 'At Best Cuckold' une belle revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie par-ci, du Elenaor Friedberger par là, et du Sufjan Stevens au milieu de tout cela (évident Overwhelmed with Pride). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions. Joli classique de 2014.



37. Champs - Down Like Gold [PIAS]
Originaire de l'île de Wight où Dylan is Dylan et che Viva Donovan, les frères Champion (d'où le Champs) font dans la pop joliment ouvragée sans pour autant négliger quelques passages plus fok. Leur premier album 'Down Like Gold' est un beau premier jet qui devrait plaire à tous les amoureux de belle pop. Mieux, les deux frangins semblent être des rapides : leur prochain album est prévu pour dans quelques semaines.



36. Shellac - Dude Incredible [Touch & Go]
Sixième album pour le groupe de Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer. Et il aura fallu attendre 7 ans. Il faut dire que les Shellac prennent leur temps et surtout n'ont pas vraiment de plan de carrière arrêté et décident d'enregistrer quand l'envie est là. Tant mieux, car à chaque fois, le choc est aussi frontal que délicieux. Shellac ne change pas son fusil d'épaule. Et pond là un disque plus math rock que jamais, évidemment produit au cordeau.



35. MONO - The Last Dawn / Rays Of Darkness [Pelagic]
Difficile de dissocier ces deux albums - parus simultanément - de MONO, les 8è et 9è des japonais. Difficile car ils ne font véritablement qu'un. Que ce soit sur 'The Last Dawn' ou 'Rays of Darkness', pourtant présentés comme le yin et le yang, tout n'est que noirceur et mélancolie, comme toujours avec MONO, avec guitares aux riffs rageurs, fûts martelés avec précision et force, et même voix caverneuse. Mais les japonais savent s'adonner aussi au calme, certes sans volupté, avec des passages très Godspeed You ! Black Emperor (magnifique Surrender). Grands crus.



34. Amen Dunes - Love [Sacred Bones]
Damon McMahon (aka Amen Dunes) aura été une de mes découvertes de 2014. Sur son quatrième album 'Love', aidé de quelques Ice Age, Colin Stetson et d'Efrim de Thee Silver Mt. Zion, l'américain égrène ses chansons longues, folk et psychédéliques, lorgnant parfois même sur des titres plus rock. Ajoutez à cela une production pleine d'écho, et vous obtenez un disque obsédant.



33. Gruff Rhys - American Interior [Turnstile]
Existe t-il aujourd'hui un artiste comme Gruff Rhys ? Que ce soit sur cet album (ou l'histoire fantasmée de John Evans parti à la recherche du Prince Madoc, gallois qui aurait découvert l'Amérique 300 ans avant Christophe Collomb) ou sur scène (dans un show drôle, parfois même hilarant, où le gallois est capable de tenir un auditoire avec une simple gratte acoustique et quelques 45-tours), la question se pose clairement. Chapeau Mister Rhys.



32. The Twilight Sad - Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave [Fat Cat]
Le meilleur groupe écossais depuis quelques années confirme qu'il est bien le meilleur groupe écossais depuis quelques années (je ne peux faire plus clair).  Sombre et nerveuse, leur musique l'est toujours autant, se déclinant en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et basse métronome. Et non content d'avoir signé un des disques de l'année, ils peuvent se targuer d'avoir le plus bel artwork de 2014. Easy, comme souvent avec eux.



31. Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett [E Works]
En 1996, comme tout mon lycée, j'étais tombé en pâmoison devant le premier album de Eels, 'Beautiful Freaks', l'album au bébé avec des yeux énormes. J'avais suivi la suite de ses aventures d'un peu plus loin, avant de lâcher progressivement, lassé. Et puis est arrivé cet album, 'The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett'. Un disque d'une douceur et d'une noirceur à ne pas écouter quand le moral est dans les chaussettes. Mais un disque beau. Mais triste, on n'a pas idée.

Comme promis, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !