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mardi 28 juillet 2026

[Track of The Day] Sharon Tate Modern - Parachute

Jeudi dernier. Alors que la saison des concerts est terminée pour cause d'été, le Sonic Lyon prolonge le plaisir avec la venue des anglais de Ulrika Spacek, leur dernier album 'EXPO' sous le bras (disque séduisant qui confirme tout le bien que l'on pensait d'eux), comme dernière date avant la rentrée de septembre. Et, le lyonnais étant semble-t-il plus aoutien que juillettiste, le concert est complet, la péniche comble. Et comme la canicule a décidé de prendre quelques jours de repos afin de récupérer, toutes les conditions sont réunies pour avoir une belle soirée.

Et ce fut le cas. Déjà donc avec Ulrika Spacek, déroulant un set pas loin d'être parfait, très juste, sonnant sur beaucoup de morceaux étonnamment (ce n'est pas vraiment le cas sur disque) comme Radiohead (deuxième génération) mais, si je puis me permettre et au risque de me mettre à dos les fans, en un peu moins prétentieux. Un concert d'une heure, juste le temps de confirmer que les anglais sont de sacrés musiciens et ont définitivement quelque-chose, en plus de bien belles chansons à leur actif (et pas que I Could Just Do It ou The Sheer Drop).

Mais Ulrika Spacek n'est pas la seule raison de cette belle soirée : Sharon Tate Modern y a également grandement participé - en ouverture. Un groupe lyonnais au nom pas loin d'être génial (comme le fera remarquer un ami, « un concert avec une première partie qui s'appelle Sharon Tate Modern ca me suffit pour y aller »), mené sur scène par grand échalas habillé en marcel, aussi gringalet que musculeux, dont la posture et la dégaine ne sont pas vains, ne tombent pas dans la pose outrancière et donnent au contraire un charme supplémentaire à la prestation d'ensemble. Sorte de mélange entre Magazine et Wire auquel on aurait rajouté un peu de Bowie par-ci, de Nick Cave des débuts par là et de Joy Division dans le fond, la musique de Sharon Tate Modern est en tout cas de haute tenue, carrée, cadrée, bien écrite, pleine de noirceur et pour autant enthousiasmante. Une petite révélation qu'on va commencer à suivre de très près. Cela tombe bien d'ailleurs, Sharon Tate Modern devrait sortir son deuxième album dans les prochains mois. Un disque jusque là sans nom mais sur lequel on devrait retrouver Parachute (en écoute aujourd'hui), chanson noisy et torturée aux guitares aiguisées et au texte aussi halluciné que désabusé.

Album : -
Année : 2026
Label : -

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Parachute de Sharon Tate Modern :

Le clip de Parachute de Sharon Tate Modern :

jeudi 11 juin 2026

[Track of The Day] TOMORA - Have You Seen Me Dance Alone

A ma droite, Tom Rowlands, 55 ans, un des Chemical Brothers, légendes de la musique électronique (et pas que) et auteurs de quelques tubes rentrés dans la postérité. A ma gauche, AURORA, norvégienne de 25 ans la cadette du frère chimique, qui fait dans la pop aux contours aussi arty, synth que dance. Au centre, 'COME CLOSER, le premier album de TOMORA, le projet les réunissant tous les deux, comme une continuité de la participation de la première à quelques titres de l'album 'No Geography' du second en 2019.

S'il traverse beaucoup de styles, sa production soignée, la cohérence de l'ensemble et surtout sa construction en font un disque épatant, quoique sa durée (quasiment une heure) aurait pu faire croire qu'il se perdrait en route. Les univers de Tom Rowlands et AURORA se confondent à merveille, que ce soit sur de l'electro pure et/ou sacrément dansante (I Drink The Light, tube en or), des ambiances plus vaporeuses ou sur des morceaux qui évoquent une rencontre entre M.I.A. et Björk. Pinacle de cet album de TOMORA, Have You Seen Me Dance Alone (en écoute aujourd'hui), chanson pop, sexy en diable, aux contours dub presque cosmique, où le chant tantôt oriental tantôt dark-wave d'AURORA joue avec bonheur sur les sonorités arabisante et synthétique de Tom Rowlands.

Album : COME CLOSER
Année : 2026
Label : Fontana Recordings / Petroleum Records

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Have You Seen Me Dance Alone de TOMORA est également en écoute ci-dessous :
 

Autre morceau diablement réussi de 'COME CLOSER' de TOMORA, voilà le tube (quoi d'autre pour le définir ?) I Drink The Light :

jeudi 9 avril 2026

[Track of The Day] Cut Worms - Shut In

Il y a de jolies choses dans 'Transmitter', le nouvel album de Cut Worms, nom derrière lequel se cache l'américain Max Clarke. De l'indie-rock léger qui tend vers le folk-rock et quelques bribes de country disséminées ici et là. Et surtout de belles inspirations distillées tout du long : un peu du My Sweet Lord de George Harrison sur la chanson d'ouverture Worlds Unknown, pas mal de Elliott Smith dans tout le cœur de l'album - et donc, forcément, un peu de Beatles aussi, quelques essences de Wilco (Jeff Tweedy est à la production). Rien de fondamentalement renversant certes, mais des mélodies qui restent dans la tête, des compositions qui n'ont pas à rougir et un ensemble joliment troussé.

Étonnamment, en fin de 'Transmitter', Cut Worms change son fusil d'épaule, décale la guitare, pièce centrale jusque là, au deuxième rang et installe le piano en majesté sur les trois dernières chansons. Et fait passer son quatrième album dans une dimension supérieure. On ne criera pas au génie, mais tout de même, le triptyque Shut In (en écoute aujourd'hui), Out of Touch et Dream, est d'une grande beauté mélancolique, mélodique à souhait et qui rappelle par bien des aspects We Are Catchers (projet disparu trop tôt). Le genre de chansons qui vous font reconsidérer un album dans son ensemble et vous donnent envie d'en découvrir plus en profondeur d'autres facettes auprès desquelles vous seriez passés. 

Album : Transmitter
Année : 2026
Label : Jagjaguwar

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Shut In de Cut Worms est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait de 'Transmitter' de Cut Worms, voilà la chanson d'ouverture Worlds Unknown et son côté My Sweet Lord de George Harrison :

Pour finir, voilà le clip de Dream, la chanson de clôture de 'Transmitter' de Cut Worms :

lundi 30 mars 2026

[Track of The Day] Kim Gordon - PLAY ME

Échappée de Sonic Youth suite à son divorce après 27 ans de mariage d'avec Thurston Moore, celui-ci préférant la délaisser pour des femmes beaucoup plus jeunes, Kim Gordon continue son petit bonhomme de chemin et revient avec un troisième effort solo, 'PLAY ME', toujours chez Matador Records.

Un disque dans la lignée du précédent 'The Collective', tout en changeant de vision. Si sa musique est toujours torturée, insaisissable, tumultueuse, no wave par bien des aspects, l'ensemble est plus pop dans toutes ses acceptions actuelles, moins indus et, sans doute, plus accessible. Mieux, la reine Gordon imprime ici plus que jamais une touche urbaine et trap qui font de quelques uns des titres de 'PLAY ME' (dont la chanson titre, en écoute aujourd'hui) des productions hip-hop de haute volée, aux beats puissants, martelés, et auxquels son chant - et son flow finalement - se marrie parfaitement bien. Kim Gordon a beau aller sur ses 73 ans, elle est plus actuelle que jamais.

Album : PLAY ME
Année : 2026
Label : Matador Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, PLAY ME de Kim Gordon est également en écoute ci-dessous :

Le clip de PLAY ME, la chanson d'ouverture de 'PLAY ME', le nouvel album de Kim Gordon :

vendredi 30 janvier 2026

[Track of The Day] Penny Arcade - Rear view mirror

J'ai une relation ambivalente avec Penny Arcade, le projet solo (mais en groupe) de James Hoare, l'homme - notamment - derrière The Proper Ornaments. D'un côté, son premier album solo 'Backwater Collage'm'avait beaucoup plu en 2024, plein qu'il était de pop fatiguée, de mélodies douces, de rythme langoureux, et d'une production ronde et cotonneuse. De la sunday pop désabusée et de haute tenue en somme.

De l'autre, il y a ce concert du 16 mai 2024, sur la péniche du Sonic, Lyon. Une salle clairsemée, un public absent pour pourtant, un des meilleurs concerts de mon année, le quatuor sur scène présentant une version électrique et nerveuse de 'Backwater Collage', allongeant ses chansons plus que de raison pour un ensemble tout à fait réjouissant. Sauf que ce soir là, je n'avais pas de bouchons d'oreilles. Et que ce soir là, le groupe a joué fort, très fort, en tout cas pour moi. Et que depuis cette soirée, mes acouphènes, résiduelles jusque-là, sont devenues des compagnes stridentes qui partagent ma vie, mes journées, mes heures et mes secondes. Un sifflement ininterrompu devenu supportable par force de l'habitude.

Alors je sais qu'ils n'y sont pour rien - le Sonic, Lyon non plus d'ailleurs. C'est la faute à pas de chance,  celle de ma fatigue prononcée de l'époque qui a su créer les conditions propices à tout cela, la mienne surtout de ne pas avoir su protéger mes oreilles comme il se devait. Mais j'ai beau faire, à chaque fois que j'y fais attention, je pense à Penny Arcade.

Pour autant, cela ne m'empêche pas de réécouter régulièrement 'Backwater Collage', parce que c'est un album que mes dimanches matins affectionnent. Cela ne m'empêche pas non plus de m'enthousiasmer à l'annonce de la sortie le 17 avril prochain, toujours chez Tapete Records, de 'Double Exposure', le second album de Penny Arcade, à la très belle pochette. Et encore plus à l'écoute de Rear view mirror (en écoute aujourd'hui), le premier single qui en est extrait. Une bien jolie chanson tout aussi épuisée, à la voix toujours effacée, presque en retrait, de James Hoare, et qui semble amorcer un virage, plus sec, dans les compositions de Penny Arcade. Une chanson à l'os sans l'être en quelque sorte, et qui n'est pas sans rappeler Eels.

Album : Double Exposure
Année : 2026
Label : Tapete Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Rear view mirror est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Rear view mirror, premier single extrait de 'Double Exposure' de Penny Arcade :

mardi 27 janvier 2026

[Track of The Day] Radioactivity - Analog Ways

Dix tout pile après leur deuxième album, Radioactivity est revenu aux affaires l'été dernier avec 'Time Won't Bring Me Down'. Si cette intro on ne peut plus bateau sonne à vos oreilles comme celle de quelqu'un qui attendait impatiemment le retour du groupe et qui s'étonnait d'une si longue absence, sachez qu'il n'en est rien : Radioactivity était jusqu'il y a quelques semaines encore tout à fait inconnu à mon bataillon. Mais, à en croire ce que j'ai pu en lire, pas de la scène texane où il a sa petite notoriété voire un petit statut de légende indie du coin, notamment Jeff Burke, un des (si ce n'est le) leaders et surtout principal compositeur.

Basé initialement à Denton, où le groupe s'est fondé et a exercé ses talents au début des années 2010, avant que la vie, les envies personnelles et le COVID ne fassent éclater tout cela, Radioactivity est aujourd'hui un groupe éclaté sur le territoire américain mais qui n'a rien perdu de son envie de jouer et d'écrire ensemble. Un quatuor composé de membres d'autres groupes punk de la scène texane dont Radioactivity était un des parangons.

Pourtant, à l'écoute de 'Time Won't Bring Me Down', cette étiquette de groupe punk et/ou garage prend du plomb dans l'aile. Car sur les dix chansons de cet album composé et enregistré au fil de l'eau et sur près d'une décennie par Radioactivity, on est plus sur un mélange de power-rock et power-pop, avec une prédominance de guitares nerveuses et souvent endiablées certes, mais à l'écriture punk moins marquée. Ce qui n'est pas un frein à son charme loin de là : court (11 morceaux pour 30 minutes), efficace, 'Time Won't Bring Me Down' est un disque réussi, très séduisant, qui culmine sur Analog Ways (en écoute aujourd'hui), chanson remarquable, pop dans l'âme et à la mélodie empreinte de mélancolie. 

Album : Time Won't Bring Me Down
Année : 2025
Label : Dirtnap Records / Wild Honey Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Analog Ways de Radioactivity est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'Time Won't Bring Me Down' de Radioactivity, voilà Shell :

mercredi 31 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (01-20)


Une première partie consacrée aux formats courts, compilations, rééditions et autres disques oubliés les années précédentes, lundi. Une seconde qui présente vingt premiers albums marquants de mon année, hier. Place aujourd'hui, logiquement, aux vingt albums les plus réussis selon mes oreilles en 2025. Et autant vous dire qu'il y a eu du choix et que l'année a été propice aux grands disques et belles découvertes.

Mais avant de détailler tout cela, comme le veut la tradition dans ces pages, allons faire un tour chez les voisins :
- Les meilleurs albums de l’année pour Raven Sings The Blues
- Les tops individuels de la rédaction de Pop News
- Le classement 2025 de la rédaction de Section 26
- Les disques de l'année par la rédaction d’Addict Culture
- Tous les top musique (et il y en a !) de Possible Music, le nouveau blog de Benoit Richard de Benzinemag


Vingt disques donc. Les vingt meilleurs après classement. Avec beaucoup de hip-hop (quatre albums, rien que ça) dont un patron qu'il est difficile de dépasser, du rock nerveux et de la pop vitaminée venus des États-Unis, un piano sombre mais magnifique, une confirmation et deux immenses coups de cœur français, de jeunes anglais qui confirment, du folk/blues électrique, de la country-pop d'une future star in the making, du jazz cosmique, de la power-pop à la belge, et un duo de tête presque évident, avec d'un côté l'indie-pop à son meilleur, de l'autre un disque ambitieux de pop ample et généreuse, touchant au possible. Tout est à découvrir ci-dessous, avec au bas du billet, comme à chaque fois, des liens vers des players Spotify, Deezer et Tidal pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne écoute !


Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube



Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



20. Legss - Unreal [-]

Mélange de post-rock, art-rock et post-punk, d'élans noise-rock et de quelques touches slowcore, ce premier album, consistant du début à la fin et remarquablement produit, alterne chaud et froid, calme et tempête, murmures et éclats de voix, et confirme tous les espoirs placés en Legss jusque-là.
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19. Kwoon - Odyssey [-]

Malgré vingt ans de carrière, 'Odyssey' n'est que le troisième album des français de Kwoon, le groupe mené par Sandy Lavallart. Et dont l'écoute me rappelle à quel point j'aime leur beauté et leur flamboyance. A l'instar de ses prédécesseurs, c'est un album magnifique, particulièrement cinématographique, parfois insaisissable, toujours délicat, qui sonne comme un voyage onirique, tout en apesanteur, où l'émotion est à fleur de peau.
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18. Preoccupations - Ill at ease [Born Losers Records]

Post-punk à l'inspiration 80s et plus pop que par le passé, porté par des guitares absolument superbes, un clavier profond, une drum-machine adéquate et un mix très soigné, 'Ill at ease' est un formidable nouvel album, sans doute le plus marquant de Preoccupations depuis qu'ils ne s'appellent plus Vietcong.
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17. Preservation & Gabe 'Nandez - Sortilège [Backwoodz Studioz]

Alors qu'on attend toujours le deuxième des trois albums qu'il a prévu de sortir avec CRIMPEAPPLE, Preservation s'est offert cette année un album de collaboration avec l'américain Gabe 'Nandez : 'Sortiège' (en français oui, avec un accent). Un disque d'abstrackt hip-hop, parfois expérimental, souvent conscient, toujours ambitieux, où les productions travaillées et profondes de Preservation font merveille, bien aidé par le flow de Gabe 'Nandez et les nombreux invités (au premier rang desquels Billy Woods, Armand Hammer et Benjamin Booker).
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16. The Tubs - Cotton Crown [Trouble In Mind Records]

Successeur du remarqué (et tout aussi remarquable) 'Dead Meat' en 2023, 'Cotton Crown' est un disque entre ombre et lumière, qui ne transpire pas de bonheur, avec ses chansons où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, si la mélancolie est bien là, la jangle-pop énervée des Tubs, aux accents parfois punk, est toujours aussi savoureuses. Un disque à l’efficacité immédiate, qu'on pourrait situer quelque part au croisement des Smiths et de R.E.M.
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15. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - July Blue Skies [Timmion Records]

Album qui porte bien son nom (il sied très bien à de longues et douces soirées estivales), 'July Blue Skies' est un disque superbe de la part de Jimi Tenor et de ses compatriotes Cold Diamond & Mink. Une soul soul cosmique et synthétique, de jazz dub, de funk céleste, de flûte légère comme une plume et de groove tout en rondeur, le tout aux contours seventies.
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14. Persica 3 - Beauty in the Noise [Hidden Bay Records]

Mélodies chiadées et psychédélisme lumineux sur fond de production lo-fi, tout est absolument délicieux dans ce deuxième album du parisien Arthur Dubois, qui se produit sous le moniker Persica 3. Sorte de rencontre entre le génie de Brian Wilson (ou Panda Bear, choisissez votre camp), le doigté pop des Fab Four et les girls-group des années 60, avec un travail remarquable fait sur les voix et les chœurs, ce disque est du genre grand.
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13. Model/Actriz - Pirouette [Dirty Hit / True Panther Records]

Sorte de rejeton de toute la scène vibrante et effervescente anglaise actuelle, Model/Actriz est en réalité américain. Et 'Pirouette', leur deuxième album, est tout à fait remarquable, sorte de rock-industriel plein d'electro/dance-(post)punk, mais pas avare d'une bonne dose de pop qui permet aux chansons de faire mouche.
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12. McKinley Dixon - Magic, Alive! [City Slang]

Moins jazz-rap qu’on pourrait nous le faire croire, ce disque produit à la perfection (tout est à sa place et a de la place pour s’exprimer) est une réussite de chaque instant, où se mêlent le flow très sûr de McKinley Dixon et les orchestrations ultra-chiadées pleines de cordes, de cuivres etc, jouées par des musiciens et non par des machines. Un disque génial, dont le sujet ne l’est pourtant pas, et une des révélations de mon année (il était temps)
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11. clipping. - Dead Channel Sky Plus [Sub Pop]

Disque massif, foisonnant d'idées, pas évident de prime abord (comme toujours avec eux), mais qui petit à petit s’immisce dans votre esprit pour se révéler un peu plus passionnant à chaque écoute, le nouvel album des californiens de clipping. est une nouvelle grande réussite. Un disque hip-hop expérimental et indus quand il n'est pas abstract ou hardcore, où breakbeat, beat electro et acid-house sont légions mais où la destructuration est maîtresse de l'ensemble. Un disque dont on préfèrera d'ailleurs cette version, l'augmentée 'Dead Channel Sky Plus', qui ajoute quatre morceaux directement dans le tracklisting original. Et pour le meilleur.
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10. Freshberry - Diamond Files [Si Moiré Disques / Indie or Die Records / Hidden Bay Records]

Premier album absolument épatant de la part de ce duo parisiano-sudcoréen (lui de Paris, elle de Corée du Sud), entre krautrock, post-punk, synth-pop, ambiances hantées et sacrées chansons. La France prouve (une nouvelle fois) qu'elle est capable de sortir des albums inspirés, qui s'inventent tout du long, se réinventent même parfois, imposent un son, un style et proposent des compositions d'une qualité folle. Et qui en remontrent à leurs cousins anglo-saxons.
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09. Lùlù - Lùlù [Howlin Banana / Dangerhouse Skylab / Taken by Suprise]

Deux AVIONS, deux Irnini Mons et un Flathead / Pogy Et Les Kéfars aux commandes d'un des immenses coups de cœur de l'année. Leur credo ? Une power-pop à la française terriblement efficace, qui transpire d'insouciance, de fun et de sincérité. Un disque qui a l'urgence chevillée au corps, le cool en bandoulière, qui file à toute vitesse le long de riffs de guitares déchainées et de mélodies accrocheuses, où les tubes se ramassent à la pelle.
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08. Will Johnson - Diamond City [Keeled Scales]

Country/folk parfois contemplative, blues électrique ténébreux, mélodies enchantantes, fussent-elles déprimées, qui ne cessent se développer et de prendre de l'ampleur, ombre de Jason Molina et de ses Songs: Ohia qui plane tout du long : 'Diamond City' est un disque pas loin d'être merveilleux de la part de l'américain Will Johnson.
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07. Fortitude Valley - Part Of The Problem, Baby [Specialist Subject Records]

Entre inspirations 90s mais auxquelles ils apportent leur touche, power-rock et indie-pop à guitares - avec un zeste de jangle-pop, ce deuxième album des anglo-australiens Fortitude Valley est un disque remarquable, plein d'urgence autant que d'élégance pop où les tubes sont nombreux. Très conseillé, notamment à tous les déçus des derniers The Beths.
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06. Willow Avalon - Southern Belle Raisin' Hell [Assemble Sound / Atlantic]
Fille de Jim White, à la jeunesse compliquée, Willow Avalon surprend et séduit son monde avec son premier album. Un disque de country, souvent pop, parfois folk, aux relents rock et mélancoliques, qui ne manque ni de grandes mélodies ni de textes malins, où l'américaine parle d'amour, de ruptures et d'abandon, d'alcool, de conneries de jeunesse, et chante d'une voix belle, lumineuse et un rien kinky. Future star in the making.
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05. James Felice - The Little Ones [Million Stars]

Enregistré presque en secret lors de chaudes nuit de l'été 2024, 'The Little Ones' est un album intime de la part d'un des deux frères Felice. Un disque construit autour d'un piano délicat qui, sous ses airs jazzy et quelques atours soul, se retrouve à la croisée des chemins de Leonard Cohen, Randy Newman, David Gray, Fiona Apple, Tom Waits et Bob Dylan. Un premier album solo saisissant, touchant, désenchanté et d'une beauté rare. Rien de moins qu'un petit chef d’œuvre noir dont l'immensité prend encore plus de sens la nuit.
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04. Billy Woods - Golliwog [Backwoodz Studioz]

En 2023, pour évoquer de 'Maps' qu’il avait sorti avec Kenny Segal, j’avais écrit « j'ai comme dans l'idée que Billy Woods va devenir un habitué de mes bilans de fin d'année ». Et si l’an passé il n’en a rien été (forcément, il n’a rien publié), revoilà Billy Woods. Avec peut-être son meilleur album solo à ce jour, 'Golliwog' - ou en tout cas au coude à coude avec 'Aethiopes'. Un album aussi sombre qu’ambitieux, politique aussi, à l’ambiance pesante, poisseuse, hantée et dérangeante, où les invités de renoms se succèdent tour à tour auprès d’un des (si ce n’est le) meilleurs rappeurs actuels - comprendre « depuis dix ans ».
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03. Marble Sounds - Core Memory [Mayway Records]

Extrêmement bien construit, sombre autant que lumineux, pas avare de grands moments, rappelant plus souvent qu'à son tour les Postal Service autant que Wolf Parade de 'Cry Cry Cry', 'Core Memory' de Marble Sounds fait partie de ces disques immédiats et parfaits, qui placent les mélodies et la mélancolie au-dessus de tout et s'y tiennent. Un coup de cœur immense, à la très belle pochette, et assurément un des très grands albums de 2025.
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02. The Telephone Numbers - Scarecrow II [Slumberland Records]

Deuxième album des californiens de Telephone Numbers, qui recèle de merveilles, qui n'ont de cesse de se réinventer, comme si elles ne voulaient jamais tomber dans la redite ou l'ennui. Un disque porté par des chansons cinq étoiles comme Pulling Punchlines ou Be Right Down, à la beauté et l'efficacité folle. Je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers - moi le premier - mais 'Scarecrow II' est un vrai chef d’œuvre. De pop. D'indie-pop. De jangle-pop. De power-pop. De The Telephone Numbers. De musique en général. Et de 2025 en particulier.
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01. Richard Sallis - Felix [-]


Le premier coup de cœur de l'année aura donc été le plus fort de 2025. 'Felix', c'est un voyage musical dans la parentalité de l'australien Richard Sallis, qui s'ouvre par le désespoir et se termine par la lumière. Un album ambitieux et qui se donne les moyens de son ambitions, entre grandes et belles orchestrations, des chœurs renversants, une production d'une justesse folle, et une musicalité qui semble traverser toute les strates de la pop comme du rock. Il y a ici autant de Get Well Soon que de Okkervil River, de Black Heart Procession que de Team Me, de The National que du Arcade Fire des débuts ou de Fanfarlo, avec même un rien de Sufjan Stevens. Oui, 'Felix' de Richard Sallis, c'est un peu tout cela à la fois, une sorte de synthèse d'une certaine pop de ce nouveau siècle, qui emporte tout - et avec talent - sur son passage. Un album sublime, souvent bouleversant, habité même. Et celui qui m'a le plus touché en 2025.
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Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »


Vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson des vingt albums évoqués ci-dessus. Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal.
 

 

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mardi 30 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (40-21)


Après la première partie consacrée aux formats courts (7", Ep), compilation, réédition et albums oubliés des années précédentes, place au top albums de l'année. Toujours un classement (ça ne sert sans doute à rien, mais que voulez-vous ma bonne dame, on ne se refait pas), toujours quarante disques, toujours en deux fois. Et donc, pour ouvrir le bal, aujourd'hui, un premier jet de 20 albums.

Mais avant cela, petit point "bilan de l'année" chez les voisins, d'ici ou d'ailleurs :
- Les 10 albums de l'année pour Mind Riot Music  
- Le top 10 des albums de 2025 selon la rédaction de Sound of Violence
- Les meilleurs albums de l’année pour l’indispensable Bandcamp Daily
- Les 50 meilleurs albums de 2025 pour Treble
- Les 100 albums de l’année selon l'essentiel The Quietus

Vingt albums disais-je. Avec quelques anciens de retour en très grande forme, des confirmations, une découverte d'un vieux monsieur à la voix incroyable, de la pop souvent lo-fi, des albums lumineux, d'autres plus hantés, du post-punk racé et de la folk à tomber. Je ne sais pas si ce sont les disques de l'année, mais en tout cas ce sont parmi ceux qui m'ont le plus enthousiasmé en 2025.
Et histoire de bien faire les choses, des playlists Spotify, Deezer et Tidal sont à disposition pour écouter une chanson de chacun des vingt albums présentés ci-dessous. Bonne lecture et bonne écoute !

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40. Baths - Gut [Basement's Basement]
Derrière sa longueur (onze morceaux, cinquante-trois minutes), 'Gut' est un disque de haute volée pour ce vétéran de l’indietronica où, justement, indietronica et folktronica se partagent la plus grosse part du gâteau et rivalisent de belles mélodies souvent mélancoliques, construit autour de Eyewall et The Sound of a Blooming Flower, respectivement chansons d'ouverture et de fermeture.
39. Greg Brady and The Anchors - I'd Rather Walk [Subjangle]
Un disque estampillé jangle-pop (il est d'ailleurs publié par Subjangle Records) mais qui ne l'est pas vraiment en réalité, tant le disque est traversé de diverses tonalité et influences : des guitares fuzz par là, des ambiances très 80s ici, des balades rock aux belles guitares, un rien de post-punk dans un coin. Le tout sans pour autant perdre en unité et en cohésion - ce qui n'est pas le moindre de ses qualités.
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38. The Gentle Spring - Looking Back at the World [Skep Wax Records / Too Good To Be True Records]
The Gentle Spring ou la nouvelle itération de Michael Hiscock (The Field Mice) qui s'est adjoint pour se faire les services des français Emilie Guillaumot et Jérémie Orsell (Dorian Pimpernel). Un disque qui a un esprit Sarah Records qui le traverse tout du long, quelques effluves de The Apartments et surtout, de l'indie-pop délicate, mélancolique, presque désuète pour son époque tout en étant à la fois intemporelle.
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37. Pynch - Beautiful Noise [-]
Pynch est une anomalie incompréhensible : comment se fait-il qu’on ne parle pas plus de ces londoniens ? Comment se fait-il qu’après 'Howling At A Concrete Moon', 'Beautiful Noise' n’ait pas fait plus parler de lui, avec sa power-pop nerveuses, plus noise, plus bordélique aussi (mais cela leur va bien) et une certaine excentricité assez eighties qui se dégagent de ses compositions ? C’est à n’y rien comprendre.
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36. Tugboat Captain - Dog Tale [-]
Retour des Tugboat Captain, grande confrérie pop (ils sont 6 désormais) venue de Londres, avec un album en forme de petit bonbon, consacré au meilleur ami de l'homme. C'est joliment orchestré tout du long, c'est souvent mélancolique, les mélodies sont marquantes, beaucoup de chansons sont superbes (Thank God, grand morceau sur la crise de la quarantaine). Bref, c'est beau, tout simplement. Et très conseillé.
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35. Jim Putnam - st [We Are Unique Records]
Un des albums les plus attendus de l'année. Et qui n'a pas déçu. Premier album solo pour Jim Putnam, un des deux Radio Bros. Un disque de slowcore, empreint de nostalgie et de mélancolie, à la production ample, où la voix de Jim Putnam est invariablement superbe, et qui n'est pas sans rappeler, évidemment, son groupe de toujours.
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34. Nina Nastasia - Songs for a World of Trouble [-]
Après des années de silence pour des raisons tout sauf réjouissantes, brisées par un merveilleux et dépouillé 'Riderless Horse', Nina Nastasia enchaine avec un nouvel album, 'Songs for a World of Trouble'. Plus orchestré que le précédent, cet album, uniquement disponible sur bandcamp et en digital, est, quelle surprise !, superbe. Un disque dédié à Steve Albini, compagnon de longue route, avec qui elle avait enregistré tous ses albums.
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33. Humour - Learning Greek [So Young Records]
Quintette écossais qui après deux Ep passe au long format. Un disque à la recherche des racines grecques du frontman, qui fait dans le post-punk nerveux qui file à toute vitesse, saupoudré de post-hardcore, qui crie plus souvent qu'à son tour et mélange mélodies presque mélancoliques, sonorités plus radicales où les deux guitares ne sont pas loin de faire merveille.
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32. Julii Sharp - Burning Line [Only Lovers Records / Modulor]
Premier album pour la toulousaine Julii Sharp, très bien entourée ici. Un disque d'indie-rock, à la langueur certaine, où si l'électrique règne en maitre, le folk, autant dans les ambiances que dans l'écriture, n'est jamais très loin. Un album très réussi, chanté dans un anglais impeccable et sans accent, où on entend Nina Nastasia et surtout Laura Veirs.
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31. Damien Jurado - Private Hospital [Maraqopa Records / This Is A Test]
'Private Hospital' est un album presque déroutant de la part de Damien Jurado, et sans doute un de ses meilleurs d'ailleurs. Un disque court, empreint de sincérité et de beauté, qui s'éloigne de son folk (rock, psyché, indie, traditionnel) habituel pour embrasser une synth-pop aux nappes profondes, aux contours folktronica et indietronica, un rien arty-pop, qui lorgne parfois vers une sorte de r'n'b léger, pour un ensemble plein de mélancolie.
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30. Sorry - Cosplay [Domino Records]
Si j’en crois ce que je lis, 'Cosplay' n’est pas le disque préféré des fans de Sorry. Pourtant, c’est le premier qui chez moi fait mouche. La faute peut-être à cette majestueuse chanson d’ouverture Echoes, aux effluves Blonde Redhead, qui transpire d'élégance et de superbes guitares. A moins que ce soit son côté plus pop que par le passé et, surtout, qui va droit au but. Quoiqu’il en soit, ce troisième album de Sorry a tout bon. Et de sacrées chansons.
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29. Haley Heynderickx & Max García Conover - What of Our Nature [Fat Possum Records]
Sur ce deuxième album commun, Haley Heynderickx et Max Garcia Conover rendent hommage à la matrice de tout - ou presque - de la musique folk Woodie Guthrie en composant dix chansons « à la manière » de la légende, morte en 1967. Un disque engagé, évidemment, beau, au folk, sans fioritures, aérien et lumineux, où en plus de Woodie Guthrie, on entend à travers leurs deux voix une version 2025 de Bob Dylan et Joan Baez.
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28. Destroyer - Dan's Boogie [Merge Records]
Sans conteste le meilleur album de Destroyer depuis 'Kaputt' en 2011, 'Dan's Boogie' est une œuvre majeure de Dan Bejar. Un disque qui fait dans l'excès mais maitrisé, aux mélodies chiadées et où la voix du canadien est au diapason de celles-ci, qu'il n'en est rien distancié mais qu'il y vogue avec un flegme charmeur. De la grandiloquence oui. Mais qui nous veut du bien.
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27. Julien Baker & TORRES - Send A Prayer My Way [Matador Records]
Premier album commun pour les deux américaines Julien Baker et Torres, entre americana, country et folk-rock, dont les chansons prises individuellement ne sont pas marquantes, mais où toutes ensembles, elles font sens. Un disque câlin, attachant, parfois désuet et beau comme tout.
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26. Jim White and Trey Blake - Precious Bane [Fluff and Gravy Records]
Ténébreux à bien des égards, et rappelant autant Nick Cave que Tom Waits, 'Precious Bane' est un album de country-folk hanté et pas loin d’être sublime de la part de Jim White (le père de Willow Avalon) et Trey Blake, artiste anglaise que White décrit comme la « UK's undiscovered Patti Smith », à la voix si belle, si particulière, si habitée, si unique plus simplement, comme toutes ces voix qui n'avaient pas envisagé un jour de chanter.
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25. DITZ - Never Exhale [-]
Disque de haute tenue, sans doute plus solide mais pas moins retors que son prédécesseur, 'Never Exhale' est une déflagration qui mélange habilement post-punk, noise-rock, touches métal et rock-indus de la part de DITZ. Mieux, cet album prend une ampleur qu'on n'imaginait pas sur scène, où leur réputation n'est pas du tout usurpée.
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24. Robert Finley - Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya [Easy Eye Sound]
Arrivé sans musique ni texte en studio, Robert Finley a pourtant enregistré 'Hallelujah! Don't Let The Devil Fool Ya' en une journée. Un album de soul/blues-rock pas loin d'être magistral de la part cet américain de 71 ans à la voix rocailleuse, découvert sur le tard, et qui est accompagné d'un groupe de studio absolument époustouflant.
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23. Horsegirl - Phonetics On and On [Matador Records]
Après un premier album remarqué, voilà que le trio Horsegirl, change son fusil d’épaule, et appelle Cate Le Bon derrière la console. Et si celle-ci m’ennuie à chaque nouvel album avec son art-rock qui ne veut pas dire grand chose, elle est tout à fait épatante derrière ce disque brillant, où guitares fuzz et reverb ont été remisées au placard pour mieux embrasser une indie-pop, avec plein d’élans électriques certes, mais pop avant tout. Un disque sorti le jour de la Saint-Valentin qui m’a accompagné toute l’année.
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22. The Radio Field - Air and Sunlight [Subjangle / Less Records]
Deuxième album pour la formation de Düsseldorf, et qui va à l'essentiel. Basé sur un socle de jangle-pop, tout en flirtant souvent avec power-rock et shoegaze, 'Air and Sunlight' est un - très - bel album, catchy à souhait et qui a le goût d'un petit bonbon sucré et délicieux.
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21. Daily Toll - A Profound Non-Event [Tough Love Records]
Pop lo-fi aux accents folk, de jangle-pop brute et de post-punk léthargique, ce premier album des australiens de Daily Toll, peu avenant de prime abord, regorge de petites pépites désabusées, mené par une rythmique métronomique qui lui donne un côté diablement hypnotique.
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Comme promis, vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson de dix-neuf des albums évoqués ci-dessus. Le vingtième, celui de Nina Nastasia, étant indisponible sur les différentes plateformes de streaming, j'ai mis une chanson extraite de bandcamp.

Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal (voir en haut de ce billet si les liens ne sont pas cliquables ici) :

 

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