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vendredi 2 décembre 2022

[Track of The Day] Holiday Ghosts - B. Truck

Découvert il y a quelques mois de cela grâce à leur réussi 'Credit Note Ep' sorti au début de l'été, voilà Holiday Ghosts, quatuor originaire de Falmouth, ville située tout au bout du sud-ouest de l'Angleterre. Un groupe déjà auteur de trois albums (le précédent date de l'an passé) et qui aime l'indie-rock, l'indie-pop, les guitares et qui a le bon goût d'être signé chez Fat Cat Records, label ô combien précieux mais que je n'ai pas vraiment croisé depuis longtemps.

Mais Holiday Ghosts c'est surtout un groupe auteur tout récemment d'un nouveau single nommé B. Truck. Une chanson totalement épatante et qui a une vibe toute Parquet Courts. De la guitare, toujours de la guitare, encore de la guitare. Plutôt très addictif. Et assurément un groupe à suivre.

Album : -
Année : 2022
Label : Fat Cat Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, B. Truck d'Holiday Ghosts est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de B. Truck d'Holiday Ghosts : 

jeudi 25 juin 2020

[Track of The Day] Dmitry Evgrafov - Sparkle

130701 est un label formidable, son roster est un vivier de découverte inépuisable. Après Max Richter, Johann Johannsson, Sylvain Chauveau, Set Fire to Flames ou encore Hauschka, après Shida Shahabi l'an passé, voilà donc le moscovite Dmitry Evgrafov, dont 'Surrender' sera la quatrième livraison pour le sous-label de Fat Cat.

Inconnu à mes oreilles jusque-là, il aura fallu moins d'une minute d'écoute de Sparkle, premier single de ce nouvel album, pour que j'ai envie d'en savoir plus, beaucoup plus sur le compositeur russe. Scintillant, ce morceau ne l'est peut-être pas. Mais son rythme saccadé, sa mélodie très cinématographique et pleine de tension et ses envolées de cordes sur la fin rendent l'ensemble très prenant.

Si le reste de 'Surrender' est du même acabit (Dmitry Evgrafov promet du piano autant que du marimba, du xylophone, du glockenspiel, de la basse, de la guitare et des synthés, ainsi qu'un orchestre de cordes - qu'on peut entendre sur Sparkle), on devrait reparler bien vite de cet album. Le vendredi 31 juillet promet d'être beau.

Album : Surrender
Année : 2020
Label : 130701


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Sparkle de Dmitry Evgrafov est également en écoute ci-dessous :


vendredi 6 septembre 2019

[Track of The Day] Minor Pieces - Rothko

Voyage onirique au pays de l'ambiant-folk, Rothko est une longue chanson de près de 7mns venue ouvrir la voie à 'The Heavy Steps Of Dreaming', premier album de Minor Pieces, duo composé des canadiens Missy Donaldson et Ian William Craig, et qui verra le jour début octobre prochain chez - les discrets depuis quelques temps - Fat Cat.

Un petite beauté qui prend donc son temps, qui sait muter, et mêle habilement voix (presque de ténor au milieu de la chanson pour celle d'Ian William Craig), ambiance flottante et belle mélodie folk. Laissez-vous porter...


Album : The Heavy Steps Of Dreaming
Année : 2019
Label : Fat Cat


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Rothko de Minor Pieces est également en écoute ci-dessous :


Second extrait de 'The Heavy Steps Of Dreaming' de Minor Pieces, voilà The Way We Are In Song :



jeudi 5 mars 2015

[Track of The Day] The Twilight Sad - The Airport

Il y a quelque chose de frustrant avec la dématérialisation à outrance et la chute sans fin de l'industrie musicale, c'est que petit à petit, les labels - et les artistes avec eux - abandonnent les sorties physiques d'Ep et de singles au profit de sortie uniquement digitale, plus rentables et moins risquées. Stuart Murdoch, chanteur et leader de Belle and Sebastian, l'explique bien dans son interview dans le Magic de janvier 2015. Un discours assez triste, qui plus est quand on connait la fan base sur laquelle peut s'appuyer le groupe :

« Dans les nineties, nous ne sortions jamais, nous passions notre temps entre quatre murs à enregistrer des chanson. Nous allions finir par devenir les ABBA de l'indie pop ! De plus, à l'époque, les gens achetaient encore des disques. Nous sommes devenus plus populaires et le label ne s'en plaignait pas. Nous avons publié deux albums très rapidement et avions toujours des chansons en rab', c'est pourquoi nous publiions des EP. C'était génial, nous aimerions évidemment recommencer, mais nous n'en avons pas le loisir. Car les disques ne se vendent plus et nous devons aussi nous produire sur scène pour gagner notre vie ». 

Mieux, désormais, pour beaucoup, la norme est de produire des 45-tours « collector », tirés à des quantités ridicules et à des prix exorbitant, alors même que la demande des fans est là.

Dernier exemple en date, No Shade in the Shadow of the Cross, premier single du prochain Sufjan Stevens 'Carrie & Lowell', sorti non pas chez Asthmatic Kitty mais (pour une raison que j'ignore) chez Joyful Noise Records. Un 45-tours tiré à 100 exemplaires uniquement, vendu au prix délirant de 25$ (et je vous fais grâce des frais de port !) et que les fans (dont je fais partie) ont tenté de s'arracher en quelques minutes, en faisant planter le site internet du label. Bref 100 clampins fanfaronnent, des milliers sont frustrés. Pendant ce temps là, l'industrie musicale continue de se casser la gueule. On marche sur la tête.

Autre exemple : Fat Cat Records et les Twilight Sad. Après Last January à la fin de l'année dernière, c'est au tour de I Could Give You All That You Don't Want de passer par la case single de leur dernier album en date, très réussi, 'Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave'. Un disque qui sera produit en 45-tours picture disque (à l'artwork très classe une nouvelle fois), mais qui ne sera disponible que... sur leur tournée américaine. Ni sur le site de Fat Cat, ni en magasin. Non, uniquement au merch de leurs concerts américains. Pour ceux qui ne vivent pas aux Etats-Unis ou ne pourront se rendre sur la tournée, il faudra se contenter de la froide version digitale.

Bref, une stratégie un brin stupide, d'autant plus que ces deux titres méritent plus d'une écoute. Premièrement parce que I Could Give You All That You Don't Want est une des meilleures chansons de leur dernier album en date. Et parce que The Airport, face-b inédite, est dans son genre une belle balade électrique et mélancolique. Une chanson qui aurait presque méritée de finir sur l'album dont elle a été exclue. Et que j'aurais bien écouté autre part que sur mon ordinateur. Mais que voulez-vous ma bonne dame, quand on fait n'importe quoi, autant y aller à fond.

Album : I Could Give You All That You Don't Want
Année : 2015
Label : Fat Cat

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The Airport, face-b de ce single des Twilight Sad, est également en écoute ci-dessous :



I Could Give You All That You Don't Want, face-A et single officiel, est quant à lui en écoute ci-dessous via son clip :


mercredi 21 janvier 2015

Bilan 2014 : « Albums » (50-31)



Si tout avait été normal, ce top albums de l'année 2014 aurait du voir le week-end du 10 janvier. J'avais pris un peu de retard après les top «formats courts » et « chansons ». Et puis il est arrivé ce qui est arrivé et j'avoue que j'ai eu du mal à encaisser le choc, comprendre et parler d'autres choses.

Mais bon, il faut bien repartir de l'avant. Quand bien même Cabu, Wolinski, Charb et les autres. Ainsi donc, passons maintenant à la partie consacrée aux meilleurs albums (selon votre serviteur évidemment) de 2014, le tout en trois parties comme le veut la tradition : du numéro 50 au 31, du numéro 30 au numéro 11. Et enfin les 10 premiers.

Avant cela, quelques liens de sites amis (ou non) sur lesquels je vais souvent poser mes yeux et mes oreilles :

Ainsi donc, après le top « 7", 12", Ep & Compilation » et le top « Chansons » (toujours en écoute), passons au top albums avec ces cinquante disques qui auront rythmés mon année de diverses façons.

Première partie aujourd'hui avec les 20 « derniers » (je n'aime pas ce terme tant ces 50 disques comptent tous pour moi), avec des groupes pop au futur succès public, un barbu en pleine renaissance, des japonais bruyants, un français eighties, des canadiens furieux, des écossais toujours brillant, un gallois excentrique et un lyonnais de Roubaix.

Au bas de chaque disque, vous trouverez un lien vers une chronique de l'album en question (d'ici mais souvent d'ailleurs) ainsi qu'un lien renvoyant vers un magasin en ligne au prix très compétitif pour acheter le disque. Car oui, écouter de la musique, c'est bien, acheter des disques c'est bien aussi.

Également, au bas de ce long papier, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous. Bonne(s) écoute(s). Et n'hésitez pas à rajouter vos tops en commentaires !

Pour rappel :



50. Black English - No [Arts & Crafts]
Jusqu'à peu, le groupe s'appelait 'No'. L'album 'El Prado'. Et puis une confusion avec un jeune groupe punk de Los Angeles a forcé le groupe à changer et à devenir les Black English. Découvert en première partie de Yann Tiersen il y a quelques mois de cela, Black English est un sextet, sorte de mélange entre The National (pour la voix profonde qui a quelques airs de Matt Berninger) et Coldplay (avant que ceux-ci aillent se prostituer auprès de tout ce qui existe de plus dégueulasse dans l'industrie musicale actuelle). Un premier essai consistant, déroulant régulièrement quelques chansons très efficaces. Le charisme du chanteur Bradley Hanan Carter aidant, on devrait entendre parler de ce groupe assez rapidement.



49. Arthur Beatrice - Working Out [Polydor]
Premier album pour ce groupe découvert il y a 2 ans en première partie de Beach House, Arthur Beatrice n'en finit pas de me séduire. On ne criera pas au génie, mais ce premier album des londoniens est dans la lignée de leur Ep de l'an passé. Pop, belles mélodies, ambiance ouatée, et quelques sonorités électroniques pour donner du corps à l'ensemble. Séduisant disais-je.



48. The War on Drugs - Lost in the Dream [Secretly Canadian]
Dans la foulée de Mark Kozelek, The War on Drugs est devenu le nouveau groupe qu'il est de bon ton de détester en 2014. Affublés de surnoms débiles comme « Dire Straits des années 2010 », les américains auront pourtant sorti un disque sûr de lui cette année. Évidemment les guitares trainent parfois en longueur, évidemment, il y a ici un côté rock héroïque. Mais les compositions et les chansons sont là. Et c'est quelqu'un qui chérit le live de Dire Straits 'On The Night' plus que de raisons qui vous le dit : il n'y a rien de Dire Straits dans cet album.



47. Twin Peaks - Wild Onion [Grand Jury]
Aveu terrible : je n'ai jamais jeté le début d'un œil sur Twin Peaks. Internet étant mon ami, j'aurais sans doute l'occasion prochainement de me rattraper, David Lynch ayant annoncé la reprise de sa série mythique pour 2016.
Le seul Twin Peaks que je connais vient de Chicago et est un quatuor d'indie rock aux allures de groupe punk. 'Wild Onion' est leur deuxième album (en 2 ans) ; avec seize chansons au programme. Rien de bien révolutionnaire mais une belle réjouissance à écouter les chansons courtes et concises (quatre seulement de plus de 3mns) de ce qui ressemble bien à de jeunes branleurs, mais talentueux.



46. Jessica93 - Rise [Teenage Menopause]
Avec son nom qu'on dirait tout droit sorti d'un chat caramail, Jessica93 n'a pourtant rien d'une gamine qui vous aurait accosté par un « ASV ? ». Geoffroy Laporte, l'homme qui se cache derrière Jessica93 (il fait tout), est plutôt du genre à balancer des pralines dans les oreilles de ses auditeurs. Entre shoegaze, cold-wave, boite à rythme et guitares bouclées. Avec le saint patronage des Cure.



45. Allah Las - Worship The Sun [Innovative Leisure]
Quatuor californien, Allah-Las aura confirmé en 2014 les jolis espoirs que l'on plaçait en eux il y a 2 ans à la sortie de leur premier album. Gardant la même ligne de conduite, les Allah-Las continue de plonger leur musique au sein des années 60, mélangeant habilement garage-rock et pop ensoleillée. Rétro sans l'être, les Allah-Las deviennent une valeur sûre.



44. Thee Silver Mt. Zion Memorial Orchestra - Fuck Off Get Free We pour Light on Everything [Constellation]
Quatre ans après leur dernier album, deux ans après leur dernier Ep en date, la bande d'Efrim a enfin eu envie de donner de plus amples nouvelles. En résulte un 'Fuck Off Get Free We pour Light on Everything' puissant et porté par une chanson délicieuse et pleine de frissons dans la plus pure tradition Silverienne (What We Loved Was Not Enough). La reformation de Godspeed You Black Emperor semble les avoir remis dans le bon sens après un 'Kollaps Tradixionales' plutôt faiblard. Tant mieux.



43. I Love You But I've Chosen Darkness - Dust [Monopsone]
Deux albums et un Ep en 13 ans d'existence, on ne peut pas dire que les texans de I Love You But I've Chosen Darkness soient prolifiques. Ainsi, 8 ans après premier album 'Fear is On Our Side', voilà le retour du quatuor. Dans la droite lignée de son premier album. Post-punk toujours élégant, aux compositions entre gris clair et sombre obscur. Et avec toujours la même grâce.






42. Current 93 - I Am the Last of All the Field That Fell (A Channel) [The Spheres]
A l'instar de Michael Gira, David Tibet continue sa carrière avec grandeur et sans décadence. Auteur ces dernières années d'albums somptueux l'ayant remis en selle (voir ici ou là), David Tibet, ses Current 93 et sa pelletée d'invités (de Nick Cave à John Zorn en passant par James Blacksaw et Antony Hegarty d'Anthony and The Johnsons), remetten le couvert pour une nouvelle descente poétique dans les noirceurs de l'âme, avec de longues chansons (une moyenne de 6 minutes) avec le piano toujours et évidemment en pièce centrale. Sombrement beau.



41. Arandel - Solarispellis [InFiné]
Petit prodige français de l'électro mais très discret, on ne sait pas qui est Arandel. Mais ceci importe peu. Car 4 ans après un 'In D' envoutant, le voilà de retour, toujours chez InFiné, pour un hommage aux années 70.
Comme pour le précédent album, Arandel se donne une grande ambition : n'utiliser que des instruments classiques et autres synthés analogiques. Contrainte qui n'en est pas une tant ce nouvel album semble habité. Bien que différent, 'Solarispellis' n'est peut-être pas du niveau d''In D' mais on n'en est toutefois pas très loin.



40. Fear of Men - Loom [Kanine]
Indie-pop qui aime les guitares, Fear of Men est un groupe à côté duquel j'étais passé l'an passé. Rattrapage en 2014 avec 'Loom', deuxième album du quatuor de Brighton, très réussi, sorte de synthèse entre The Magnetic Fields et Broadcast sur beaucoup de titres. Décidément, ces jeunes anglais ont tout pour plaire.



39. Ought - More Than Any Other Day [Constellation]
Premier album pour les canadiens de Ought, et sortie directe chez Constellation, excusez du peu. Pétri d'influence (Talking Heads par ci, The Fall par là), 'More Than Any Other Day' est avant toutes choses un premier album décapant de post-punk aux morceaux longs et travaillés. Et quitte à faire une analogie bêtasse, je dirais que Ought est l'alter-ego post-punk de Clap Your Hands Say Yeah (évidemment, la voix y est pour beaucoup, mais quand même).



38. Avi Buffalo - At Best Cuckold [Sub Pop]
En 10 chansons (et 36 mns), Avi Buffalo fait sur son deuxième album 'At Best Cuckold' une belle revue de la pop actuelle ou tout au moins récente : du Death Cab for Cutie par-ci, du Elenaor Friedberger par là, et du Sufjan Stevens au milieu de tout cela (évident Overwhelmed with Pride). Le tout avec quelques élans hero-rock (Oxygen Tank, Memories of You) pas désagréables, mais surtout piano, cordes et cette belle voix, très haute et qui caresse les compositions. Joli classique de 2014.



37. Champs - Down Like Gold [PIAS]
Originaire de l'île de Wight où Dylan is Dylan et che Viva Donovan, les frères Champion (d'où le Champs) font dans la pop joliment ouvragée sans pour autant négliger quelques passages plus fok. Leur premier album 'Down Like Gold' est un beau premier jet qui devrait plaire à tous les amoureux de belle pop. Mieux, les deux frangins semblent être des rapides : leur prochain album est prévu pour dans quelques semaines.



36. Shellac - Dude Incredible [Touch & Go]
Sixième album pour le groupe de Steve Albini, Bob Weston et Todd Trainer. Et il aura fallu attendre 7 ans. Il faut dire que les Shellac prennent leur temps et surtout n'ont pas vraiment de plan de carrière arrêté et décident d'enregistrer quand l'envie est là. Tant mieux, car à chaque fois, le choc est aussi frontal que délicieux. Shellac ne change pas son fusil d'épaule. Et pond là un disque plus math rock que jamais, évidemment produit au cordeau.



35. MONO - The Last Dawn / Rays Of Darkness [Pelagic]
Difficile de dissocier ces deux albums - parus simultanément - de MONO, les 8è et 9è des japonais. Difficile car ils ne font véritablement qu'un. Que ce soit sur 'The Last Dawn' ou 'Rays of Darkness', pourtant présentés comme le yin et le yang, tout n'est que noirceur et mélancolie, comme toujours avec MONO, avec guitares aux riffs rageurs, fûts martelés avec précision et force, et même voix caverneuse. Mais les japonais savent s'adonner aussi au calme, certes sans volupté, avec des passages très Godspeed You ! Black Emperor (magnifique Surrender). Grands crus.



34. Amen Dunes - Love [Sacred Bones]
Damon McMahon (aka Amen Dunes) aura été une de mes découvertes de 2014. Sur son quatrième album 'Love', aidé de quelques Ice Age, Colin Stetson et d'Efrim de Thee Silver Mt. Zion, l'américain égrène ses chansons longues, folk et psychédéliques, lorgnant parfois même sur des titres plus rock. Ajoutez à cela une production pleine d'écho, et vous obtenez un disque obsédant.



33. Gruff Rhys - American Interior [Turnstile]
Existe t-il aujourd'hui un artiste comme Gruff Rhys ? Que ce soit sur cet album (ou l'histoire fantasmée de John Evans parti à la recherche du Prince Madoc, gallois qui aurait découvert l'Amérique 300 ans avant Christophe Collomb) ou sur scène (dans un show drôle, parfois même hilarant, où le gallois est capable de tenir un auditoire avec une simple gratte acoustique et quelques 45-tours), la question se pose clairement. Chapeau Mister Rhys.



32. The Twilight Sad - Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave [Fat Cat]
Le meilleur groupe écossais depuis quelques années confirme qu'il est bien le meilleur groupe écossais depuis quelques années (je ne peux faire plus clair).  Sombre et nerveuse, leur musique l'est toujours autant, se déclinant en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et basse métronome. Et non content d'avoir signé un des disques de l'année, ils peuvent se targuer d'avoir le plus bel artwork de 2014. Easy, comme souvent avec eux.



31. Eels - The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett [E Works]
En 1996, comme tout mon lycée, j'étais tombé en pâmoison devant le premier album de Eels, 'Beautiful Freaks', l'album au bébé avec des yeux énormes. J'avais suivi la suite de ses aventures d'un peu plus loin, avant de lâcher progressivement, lassé. Et puis est arrivé cet album, 'The Cautionary Tales Of Mark Oliver Everett'. Un disque d'une douceur et d'une noirceur à ne pas écouter quand le moral est dans les chaussettes. Mais un disque beau. Mais triste, on n'a pas idée.

Comme promis, un lecteur multimédia présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !


mercredi 17 septembre 2014

[Track of The Day] The Twilight Sad - Last January

Arab Strap ayant pris sa retraite depuis quelques années déjà, le meilleur groupe écossais actuel est sans nul doute The Twilight Sad. Originaire de Kilsyth, formé autour de James Graham, les Twilight Sad ne savent faire que des choses de bon goût.

Musicalement déjà : sombre et nerveuse, leur musique se décline en guitares rugueuses, batterie martelée avec un rythme implacable et une basse métronome.

Visuellement ensuite, car les Twilight Sad n'ont toujours eu qu'un très bon goût en ce qui concerne les artworks de leurs albums passés. Et celui de 'Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave', leur nouvel album prévu pour le 27 octobre prochain ne déroge pas à la règle (voir ci-contre).

Un disque très attendu pour ma part tant je ne trouve aucun défaut à leur discographie jusque là. Et si j'avais été décontenancé par 'No One Can Ever Know' et la production d'Andrew Wetherall de prime abord, j'avais rapidement succombé car le style restait quand même impeccable.

'Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave' ne voit pas le groupe changer ni de voie (les deux premiers extraits sont là pour le prouver) ni de voix (celle de James Graham et ses « r » qui roulent). Mieux, avec Last January, en écoute aujourd'hui, The Twilight Sad s'offrirait presque un single radiophonique potentiel. Et ce qui ne signifie aucunement que le groupe a mis de l'eau dans son vin. Et c'est bien là la meilleure des nouvelles.


Album : Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave
Année : 2014
Label : Fat Cat

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Last January de The Twilight Sad est également en écoute sur le soundcloud de Fat Cat :



Premier extrait de 'Nobody Wants To Be Here and Nobody Wants To Leave', There's a Girl in the Corner est également en écoute :


lundi 17 décembre 2012

[Track of The Day] Mice Parade - This River Has a Tide

Voilà un artiste que j'aime recroiser de temps à autres: Adam Pierce, tête pensante de nombreux groupes et de Mice Parade en particulier (dont son nom est l'anagramme).

Au début des années 2000, ce groupe américain m'avait emballé deux disques de suite, l'acclamé 'Obrigado Saudade' et le suivant 'Bem-Vinda Vontade'. Pourtant, je n'ai jamais poussé plus loin la découverte de la discographie de Mice Parade qu'on dit particulièrement bonne.

'Candela' sera le dixième album (discographie qui compte un live, l'intriguant 'Live: England vs. France') du groupe, qui sortira le 11 mars prochain, chez Fat Cat, et dont This River Has a Tide entrouvre la porte. Une belle chanson pop, aux rythmiques très présentes comme toujours avec Mice Parade et où la voix de Caroline Lufkin est un petit bonheur.

Album : Candela
Année : 2013
Label : Fat Cat


This River Has a Tide est également en écoute sur le soundcloud de Mice Parade ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

Le clip de This River Has a Tide est quant à lui particulier, et what the fuck dans les grandes largeurs :




jeudi 19 juillet 2012

[Track of The Day] The Twilight Sad - A Million Ignorants

Pas dit que les fans de The Twilight Sad trouvent leur compte dans ce nouvel album. Toujours rock, toujours noisy et bruyant, mais avec des sons analogiques viscéraux qui s'échappent de chacune des chansons du disque.

Surprenant, décevant de prime abord, mais on revient vite de ce premier avis: les nappes de synthés s'intègrent parfaitement aux compositions et à la voix si écossaise de James Grahan. Cerise sur le gâteau, A Million Ignorants, bonus track du disque, est un petit bijou d'instrumental (à découvrir aujourd'hui).

Très pesante, froide et sombre, la voie 80s instillée par l'excellent Andrew Wetherall, producteur du tout, est en tout cas un choix intéressant. Très bel effort, une nouvelle fois.

Album: No One Can Ever Know
Année: 2012
Label: Fat Cat



Pour en savoir plus sur 'No One Can Ever Know', il faut lire la chronique de Lyle chez Dans Le Mur du Son. Ici.

En plus de A Million Ignorants, en écoute dans le lecteur Grooveshark bleu dans la colonne de droite, Kill It in the Morning, dernière chanson de 'No One Can Ever Know' est à déguster ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)


jeudi 26 janvier 2012

[Track of The Day] We Were Promised Jetpacks - Ink Slowly Dries

Alors que le premier extrait du prochain Ladyhawke 'Anxiety' a oublié le mot mélodie et est écrasé par une production pour ainsi dire dégueulasse, alors que le premier single du prochain The Twilight Sad est bien décevant, revenons quelques mois en arrière et replongeons nous le temps d'une chanson dans le dernier album en date des We Were Promised Jetpacks.

'In the Pit of the Stomach', deuxième disque des écossais, n'a pas à mes oreilles la classe de 'These Four Walls'. Sorti à l'automne dernier, il lui manque le punch et la folie qui habitait le rock et les guitares de son prédécesseur. Un peu trop sage. Peut-être trop cadré.

Il n'empêche, il y a de jolies choses à picorer ici et là. A l'image de Pear Tree, Through the Dirt and the Gravel ou Picture of Health. Ou de Ink Slowly Dries, une des chansons qui n'aura pas réussi à se frayer un chemin jusqu'à 'In the Pit of the Stomach', mais qui a tout sauf l'allure d'une banale face-b.

Album: In the Pit of the Stomach
Année: 2011
Label: Fat Cat



L'ami Lyle a un autre avis que le mien. Et c'est à lire Dans Le Mur du Son, en cliquant ici.

Ink Slowly Dries est également en écoute sur le soundcloud des We Were Promised Jetpacks, ci-dessous

dimanche 8 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 10-01



Avant d'en finir avec 2011 et de faire un petit bilan - rapide - de l'année, encore quelques top de fin d'année piochés dans la blogosphère musicale française (j'en ai sûrement oublié beaucoup. N'hésitez pas à donner vos tops/liens dans les commentaires) :
Derrière La Fenêtre
Le Naze Journal de Mbfsc2

Il donc temps pour moi de refermer l'année 2011. Pas dans l'idée de l'oublier, mais plus de voir ce que va pouvoir nous proposer 2012.

Parce que 2011 aura été une belle année, une nouvelle fois. Il est toujours délicat de classer des disques (au-delà du fait que cela a sans doute une utilité bien vaine). Mais cette année, ce fut bien complexe tant les disques (aux univers bien différents) qui m'auront fait vibrer auront été légions.

Mais au-delà de l'aspect musical de 2011, c'est du côté du graphisme que le monde de la musique aura retrouvé des couleurs. Il y aura eu à mes yeux profusions de très beaux artwork, très bien pensés. Souvent simple, parfois plus élaborés, ils ont tous en commun d'avoir Du 'Kaputt' de Destroyer en passant par le 'Ravedeath, 1972' de Tim Hecker, les albums de Craft Spells, Banjo or Freakout, Rivulets, Nicolas Jaar, Lykke Li, Sister Crayon, Wye Oak, Ensemble, ou Over The Rhine, la liste est longue des groupes qui auront su remettre cette année et plus que par le passé (récent) les beaux artwork au goût du jour.

Pour beaucoup des albums présentés ci-dessous, je n'ai pas évoqué la moindre ligne dans ces pages durant 2011. La faute à une année pourrie dans tous les sens du terme à un niveau personnel. La faute aussi à un manque d'idées pour traiter comme il se doit des albums si forts et si grands. Ainsi, vous trouverez (comme depuis le début de ces tops) un petit "+" vous renvoyant vers des chroniques éclairées, très bien écrites, et qui expliquent parfaitement à quels disques nous avons à faire ici.

En tout cas, le dix albums présentés ci-dessous ne sont pas des albums que je vais oublier de si tôt. Et comme ils l'auront fait toute l'année, ces dix disques vont encore tourner souvent sur ma platine.

Mais plutôt que blablater à n'en plus finir, passons donc à ce top 10.
Une fin de bilan 2011 qui me donne l'occasion de vous remercier de venir lire dans ces pages quelques bafouilles musicales tout au long de l'année. Et de vous souhaiter à nouveau tout le meilleur pour 2012.
Bonne lecture et bonne(s) écoutes (au bas du billet, dans le lecteur grooveshark, mais vous commencez à avoir l'habitude).


Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'



10. The Roots - Undun [DefJam]
Vingt-cinq années de carrière derrière eux et pourtant une envie et une ambition sans cesse renouvelée: The Roots est une énigme. Car comment comprendre qu'un groupe aussi important et qui a déjà quasiment tout dit peut avoir l'idée d'un concept album contant les aventures de Redford Stephens, personnage fictif (inspiré du Redford de 'Greetings From Michigan, The Great Lake State' de Sufjan Stevens), jeune garçon noir d'un ghetto américain et à la destinée tragique?
Mieux, comment peut-il sortir avec 'Undun' un de ses plus beaux albums, plus soul qu'hip-hop, lorgnant un peu plus vers l'indie (la présence de Sufjan Stevens pour une reprise de Redford (For Yia-Yia & Pappou) donc), comme ça? Quoi? Le talent? Ah ouais tiens, le talent. Ça doit être ça.
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09. The Dears – Degeneration Street [DangerBird]
Je n’ai jamais été fan des Dears. Même de leur ‘No Cities Left’ loué ici et là. Mais il faut bien dire que j’aurais tout au long de 2011 lentement mais sûrement changé mon fusil d’épaule. ‘Degeneration Street’, ce cinquième album est peut-être l’album d’où s’échappe le plus la notion de plaisir. Des guitares (comme d’hab), une inspiration chopée – notamment – chez le Pulp de Jarvis Cocker, des mélodies à chanter à tue-tête et des chansons solides. Du tout bon tout du long.
+ / buy


08. Puressence – Solid State Recital [Caserta Red]
Auteur d’un des disques les plus réussis des années 90 (je pense qu’on est deux à penser cela, avec Lyle), on avait un peu perdu de vue les Puressence. Car depuis ‘Only Forever’, je ne peux pas dire qu’ils m’avaient fait vibrer. Et j’ai été bien pris par surprise par ce ‘Solid State Recital’, album de brit-pop/rock d’une grande tenue, aux hymnes imparables. La voix de James Mudriczki est toujours pleine d’émotion. Et les mélodies ne sont pas en restes. Grand disque mélancolique pour grand groupe, méconnu ou mésestimé - c’est selon.
+ / buy


07. Stranded Horse – Humbling Tides [Talitres]
Deuxième album pour l'ancien Encre, Yann Tambour. Et s’il perd son Thee, il ne perd pas sa kora, cet instrument malien qui rappelle la harpe et la mandoline. ‘Humbling Tides’ amène un poil de pop dans les circuits et quelques cordes pas piquées des vers. Pour un ensemble beau, langoureux, léger autant que pesant, que Stranded Horse sait rendre ample malgré le côté intimiste de la chose. En un mot comme en cent, sublime.
+ / buy


06. Cold Cave – Cherish The Light Years [Matador]
Cet album de Cold Cave contient 9 chansons. Et autant de tubes. Beaucoup trouvent (ou trouveront) cet album putassier au possible, prenant autant à The Human League ou New Order qu'à la scène post-punk en général.
Mais il est pour moi un régal sans nom. ‘Cherish The Light Years’ ou l’album le plus efficace de 2011. A danser sans modération, le doigt collé au synthé.
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05. Hausckha – Salon des Amateurs [Fat Cat]
Un des très grands absents des tops de fin d’année à mes yeux. Hauschka a pourtant sorti là un album des plus électros et des plus fins qui soit. Tout en gardant une trame très classique (on ne se renie pas), Hausckha balance tout du long de ce ‘Salon des Amateurs’ des morceaux où la répétition des rythmes et l’empilage des sons donne à l’ensemble une folie que n’aurait pas renié Four Tet. Très grand album organique. Et splendide.
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04. Bill Wells and Aidan Moffat – Everything's Getting Older [Chemikal Underground]
Non content d’être un des comptes twitter les plus à suivre, Aidan Moffat m’aura soufflé cette année. Avec Bill Wells, jazzman de son état croisé ici ou là depuis quelques années, le plus cynique des écossais aura sorti un disque en tous points remarquables. ‘Everything's Getting Older’ est un mélange savoureux et délicat de musique jazzy de Bill Wells et la voix écossaise nonchalante d’Aidan Moffat, chantant et/ou débitant ses histoires bien sombres pour être honnêtes. Mieux, le duo s’amuse à pondre, au débotté, une chanson pop du meilleur effet, Glasgow Jubilee.
Et si l’écoute seulement de l’album se suffit à elle-même, elle prend encore une toute autre ampleur les paroles à la main. Entre la carrière solo de Malcolm Middleton et celle d’Aidan Moffat, je crois qu'Arab Strap peut reposer sur ses deux oreilles.
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03. Low – C’Mon [Sub Pop]
Les groupes pouvant se targuer d’avoir une discographie sans faille ne sont pas nombreux. Low est un de ceux là, qui plus est après ce ‘C’Mon’, clairement un des meilleurs albums du duo Sparhawk/Parker. Slowcore, pop, presque soul par moment, composé de chansons parmi leurs meilleures (Especially Me, tuante, et le blues-slowcore renversant de Nothing but Heart, pour ne citer que ces deux là), ‘C’Mon’ est un album bouleversant et qu’il faut avoir écouté en 2011.
Vu en concert il y a deux mois de cela à Lyon. 1h15 de show. Un régal. Un public figé et abasourdi par la classe de ce qu’il venait de recevoir.
Alors oui, il y a ‘Things We Lost in Fire’. Evidemment. Mais ce ‘C’Mon’ n’est pas si loin que cela du chef d’œuvre de Low. Quel groupe. Mais quel groupe!
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02. Tim Hecker – Ravedeath, 1972 [Kranky]
A mes oreilles, Tim Hecker a une discographie sans faille. Aussi bien en solo qu'avec d'autres (comme avec Aidan Baker en 2009).
Pour ‘Ravedeath, 1972’, Tim Hecker s’est inspiré d’une photo. Celle de l’artwork. Il s’agit d’étudiants du MIT qui, en 1972, s’était amusé à balancer du haut d’un immeuble un piano. Pourquoi ? Pour rien.
Il en résulte une musique entre ambiant/noise, sombre, que l’on pourrait qualifier de redondante si l’on passait rapidement mais qui est pleine d’aspérité. Une musique exigeante, bruitiste mais délicate, aux contours cotonneux et à l’ambiance mélancolique.
Je ne pensais que cela pouvait être possible de faire mieux, mais je pense que Tim Hecker vient de pondre là son meilleur album. C’est dire !
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01. Kieran Hebden, Steve Reid and Mats Gustafsson – Live at the South Bank [Smalltown Superjazzz]
Début décembre, au détour d’une chronique, j’apprends que dans un anonymat assez fou est sorti un live rassemblant Kieran Hebden (héros de ces pages), Steve Reid (batteur de génie disparu au printemps dernier) et Mats Gustafsson (saxophoniste suédois qui a collaboré avec une pléiade d’artistes, dont les plus célèbres se nomment Jim O’Rourke, Sonic Youth et The Ex).
Pour être franc, mon album de l’année devait se décider entre le ‘C’Mon’ de Low et le ‘Ravedeath, 1972’ de Tim Hecker. Et puis est arrivé ce live. Qui a mis les choses au point.
Enregistré en juin 2009, à Londres, ‘Live at the South Bank’ est un enregistrement live dantesque qui rendrait presque les collaborations Steve Reid/Kieran Hebden pour de gentils amuse-bouches.
Deux disques, 6 titres et plus d’1h20 de jam, de free jazz, de batterie démoniaque, d’electronica répétitive et de saxophone dévastateur. Sur ‘Live at the South Bank’, l’univers de ces trois protagonistes prend une ampleur folle pour créer une musique délirante, habitée, dérangeante et hypnotique. On ressort véritablement lessivé de l’écoute de cet album live. Mais il y a un tel souffle, une telle inventivité, un tel magnétisme qui s’en ressort qu’on y retourne aussitôt.
Bordel, la musique, c’est ça ! Et c’est pour des moments comme celui-ci qu’on en écoute.
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Comme à chaque fois, vous trouverez ci-dessous un lecteur grooveshark présentant une chanson ou un titre des 10 albums présentés au-dessus (il n'y en a que 9 pour le moment. Le 10è arrive très rapidement):





Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'