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vendredi 7 août 2026

[Track of The Day] Will Sheff - Always Everything

Est-ce une simple coïncidence ? Un plan marketing bien ficelé ? Une volonté des deux compères de se retrouver en compétition, face à face, juste pour se marrer ? Difficile à savoir. Mais les deux anciens d'Okkervil River, Will Sheff et Jonathan Meiburg (on oublie que celui-ci n'est plus membre du groupe depuis 2008 et la sortie 'The Stands-In', quand bien même il a joué un petit rôle sur chaque disque suivant, aux chœurs là, au banjo ici) viennent de publier les nouveaux albums de leurs projets personnels respectifs à quelques semaines d'intervalle, après pourtant quatre ans d'absence de chaque côté.

Si l'on reviendra prochainement sur le nouveau Shearwater, disque très Talk Talk / Mark Hollis qui prend une belle épaisseur à chaque écoute, évoquons tout d'abord 'Extra Mile', le second album solo de Will Sheff (au look de plus en plus Lennon-ien) à travers Always Everything (en écoute aujourd'hui). Un morceau qui démarre comme une balade acoustique déprimée mais lumineuse et qui n'a de cesse de déployer ses ailes pour terminer sous la forme d'un blues héroïque et euphorique. Une chanson superbe qui, avec celle d'ouverture Extra Mile, tient le très haut du pavé de ce joli album, qui rappelle à ceux qui l'auraient oublié à quel point Will Sheff est un compositeur talentueux et soigné.

Album : Extra Mile
Année : 2026
Label : Solid Ghosts Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Always Everything de Will Sheff est également en écoute ci-dessous :

Autre morceau de haute tenue de ce nouvel album de Will Sheff, voilà la chanson titre et d'ouverture Extra Mile :

mercredi 31 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (01-20)


Une première partie consacrée aux formats courts, compilations, rééditions et autres disques oubliés les années précédentes, lundi. Une seconde qui présente vingt premiers albums marquants de mon année, hier. Place aujourd'hui, logiquement, aux vingt albums les plus réussis selon mes oreilles en 2025. Et autant vous dire qu'il y a eu du choix et que l'année a été propice aux grands disques et belles découvertes.

Mais avant de détailler tout cela, comme le veut la tradition dans ces pages, allons faire un tour chez les voisins :
- Les meilleurs albums de l’année pour Raven Sings The Blues
- Les tops individuels de la rédaction de Pop News
- Le classement 2025 de la rédaction de Section 26
- Les disques de l'année par la rédaction d’Addict Culture
- Tous les top musique (et il y en a !) de Possible Music, le nouveau blog de Benoit Richard de Benzinemag


Vingt disques donc. Les vingt meilleurs après classement. Avec beaucoup de hip-hop (quatre albums, rien que ça) dont un patron qu'il est difficile de dépasser, du rock nerveux et de la pop vitaminée venus des États-Unis, un piano sombre mais magnifique, une confirmation et deux immenses coups de cœur français, de jeunes anglais qui confirment, du folk/blues électrique, de la country-pop d'une future star in the making, du jazz cosmique, de la power-pop à la belge, et un duo de tête presque évident, avec d'un côté l'indie-pop à son meilleur, de l'autre un disque ambitieux de pop ample et généreuse, touchant au possible. Tout est à découvrir ci-dessous, avec au bas du billet, comme à chaque fois, des liens vers des players Spotify, Deezer et Tidal pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne écoute !


Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube



Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



20. Legss - Unreal [-]

Mélange de post-rock, art-rock et post-punk, d'élans noise-rock et de quelques touches slowcore, ce premier album, consistant du début à la fin et remarquablement produit, alterne chaud et froid, calme et tempête, murmures et éclats de voix, et confirme tous les espoirs placés en Legss jusque-là.
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19. Kwoon - Odyssey [-]

Malgré vingt ans de carrière, 'Odyssey' n'est que le troisième album des français de Kwoon, le groupe mené par Sandy Lavallart. Et dont l'écoute me rappelle à quel point j'aime leur beauté et leur flamboyance. A l'instar de ses prédécesseurs, c'est un album magnifique, particulièrement cinématographique, parfois insaisissable, toujours délicat, qui sonne comme un voyage onirique, tout en apesanteur, où l'émotion est à fleur de peau.
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18. Preoccupations - Ill at ease [Born Losers Records]

Post-punk à l'inspiration 80s et plus pop que par le passé, porté par des guitares absolument superbes, un clavier profond, une drum-machine adéquate et un mix très soigné, 'Ill at ease' est un formidable nouvel album, sans doute le plus marquant de Preoccupations depuis qu'ils ne s'appellent plus Vietcong.
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17. Preservation & Gabe 'Nandez - Sortilège [Backwoodz Studioz]

Alors qu'on attend toujours le deuxième des trois albums qu'il a prévu de sortir avec CRIMPEAPPLE, Preservation s'est offert cette année un album de collaboration avec l'américain Gabe 'Nandez : 'Sortiège' (en français oui, avec un accent). Un disque d'abstrackt hip-hop, parfois expérimental, souvent conscient, toujours ambitieux, où les productions travaillées et profondes de Preservation font merveille, bien aidé par le flow de Gabe 'Nandez et les nombreux invités (au premier rang desquels Billy Woods, Armand Hammer et Benjamin Booker).
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16. The Tubs - Cotton Crown [Trouble In Mind Records]

Successeur du remarqué (et tout aussi remarquable) 'Dead Meat' en 2023, 'Cotton Crown' est un disque entre ombre et lumière, qui ne transpire pas de bonheur, avec ses chansons où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, si la mélancolie est bien là, la jangle-pop énervée des Tubs, aux accents parfois punk, est toujours aussi savoureuses. Un disque à l’efficacité immédiate, qu'on pourrait situer quelque part au croisement des Smiths et de R.E.M.
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15. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - July Blue Skies [Timmion Records]

Album qui porte bien son nom (il sied très bien à de longues et douces soirées estivales), 'July Blue Skies' est un disque superbe de la part de Jimi Tenor et de ses compatriotes Cold Diamond & Mink. Une soul soul cosmique et synthétique, de jazz dub, de funk céleste, de flûte légère comme une plume et de groove tout en rondeur, le tout aux contours seventies.
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14. Persica 3 - Beauty in the Noise [Hidden Bay Records]

Mélodies chiadées et psychédélisme lumineux sur fond de production lo-fi, tout est absolument délicieux dans ce deuxième album du parisien Arthur Dubois, qui se produit sous le moniker Persica 3. Sorte de rencontre entre le génie de Brian Wilson (ou Panda Bear, choisissez votre camp), le doigté pop des Fab Four et les girls-group des années 60, avec un travail remarquable fait sur les voix et les chœurs, ce disque est du genre grand.
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13. Model/Actriz - Pirouette [Dirty Hit / True Panther Records]

Sorte de rejeton de toute la scène vibrante et effervescente anglaise actuelle, Model/Actriz est en réalité américain. Et 'Pirouette', leur deuxième album, est tout à fait remarquable, sorte de rock-industriel plein d'electro/dance-(post)punk, mais pas avare d'une bonne dose de pop qui permet aux chansons de faire mouche.
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12. McKinley Dixon - Magic, Alive! [City Slang]

Moins jazz-rap qu’on pourrait nous le faire croire, ce disque produit à la perfection (tout est à sa place et a de la place pour s’exprimer) est une réussite de chaque instant, où se mêlent le flow très sûr de McKinley Dixon et les orchestrations ultra-chiadées pleines de cordes, de cuivres etc, jouées par des musiciens et non par des machines. Un disque génial, dont le sujet ne l’est pourtant pas, et une des révélations de mon année (il était temps)
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11. clipping. - Dead Channel Sky Plus [Sub Pop]

Disque massif, foisonnant d'idées, pas évident de prime abord (comme toujours avec eux), mais qui petit à petit s’immisce dans votre esprit pour se révéler un peu plus passionnant à chaque écoute, le nouvel album des californiens de clipping. est une nouvelle grande réussite. Un disque hip-hop expérimental et indus quand il n'est pas abstract ou hardcore, où breakbeat, beat electro et acid-house sont légions mais où la destructuration est maîtresse de l'ensemble. Un disque dont on préfèrera d'ailleurs cette version, l'augmentée 'Dead Channel Sky Plus', qui ajoute quatre morceaux directement dans le tracklisting original. Et pour le meilleur.
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10. Freshberry - Diamond Files [Si Moiré Disques / Indie or Die Records / Hidden Bay Records]

Premier album absolument épatant de la part de ce duo parisiano-sudcoréen (lui de Paris, elle de Corée du Sud), entre krautrock, post-punk, synth-pop, ambiances hantées et sacrées chansons. La France prouve (une nouvelle fois) qu'elle est capable de sortir des albums inspirés, qui s'inventent tout du long, se réinventent même parfois, imposent un son, un style et proposent des compositions d'une qualité folle. Et qui en remontrent à leurs cousins anglo-saxons.
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09. Lùlù - Lùlù [Howlin Banana / Dangerhouse Skylab / Taken by Suprise]

Deux AVIONS, deux Irnini Mons et un Flathead / Pogy Et Les Kéfars aux commandes d'un des immenses coups de cœur de l'année. Leur credo ? Une power-pop à la française terriblement efficace, qui transpire d'insouciance, de fun et de sincérité. Un disque qui a l'urgence chevillée au corps, le cool en bandoulière, qui file à toute vitesse le long de riffs de guitares déchainées et de mélodies accrocheuses, où les tubes se ramassent à la pelle.
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08. Will Johnson - Diamond City [Keeled Scales]

Country/folk parfois contemplative, blues électrique ténébreux, mélodies enchantantes, fussent-elles déprimées, qui ne cessent se développer et de prendre de l'ampleur, ombre de Jason Molina et de ses Songs: Ohia qui plane tout du long : 'Diamond City' est un disque pas loin d'être merveilleux de la part de l'américain Will Johnson.
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07. Fortitude Valley - Part Of The Problem, Baby [Specialist Subject Records]

Entre inspirations 90s mais auxquelles ils apportent leur touche, power-rock et indie-pop à guitares - avec un zeste de jangle-pop, ce deuxième album des anglo-australiens Fortitude Valley est un disque remarquable, plein d'urgence autant que d'élégance pop où les tubes sont nombreux. Très conseillé, notamment à tous les déçus des derniers The Beths.
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06. Willow Avalon - Southern Belle Raisin' Hell [Assemble Sound / Atlantic]
Fille de Jim White, à la jeunesse compliquée, Willow Avalon surprend et séduit son monde avec son premier album. Un disque de country, souvent pop, parfois folk, aux relents rock et mélancoliques, qui ne manque ni de grandes mélodies ni de textes malins, où l'américaine parle d'amour, de ruptures et d'abandon, d'alcool, de conneries de jeunesse, et chante d'une voix belle, lumineuse et un rien kinky. Future star in the making.
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05. James Felice - The Little Ones [Million Stars]

Enregistré presque en secret lors de chaudes nuit de l'été 2024, 'The Little Ones' est un album intime de la part d'un des deux frères Felice. Un disque construit autour d'un piano délicat qui, sous ses airs jazzy et quelques atours soul, se retrouve à la croisée des chemins de Leonard Cohen, Randy Newman, David Gray, Fiona Apple, Tom Waits et Bob Dylan. Un premier album solo saisissant, touchant, désenchanté et d'une beauté rare. Rien de moins qu'un petit chef d’œuvre noir dont l'immensité prend encore plus de sens la nuit.
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04. Billy Woods - Golliwog [Backwoodz Studioz]

En 2023, pour évoquer de 'Maps' qu’il avait sorti avec Kenny Segal, j’avais écrit « j'ai comme dans l'idée que Billy Woods va devenir un habitué de mes bilans de fin d'année ». Et si l’an passé il n’en a rien été (forcément, il n’a rien publié), revoilà Billy Woods. Avec peut-être son meilleur album solo à ce jour, 'Golliwog' - ou en tout cas au coude à coude avec 'Aethiopes'. Un album aussi sombre qu’ambitieux, politique aussi, à l’ambiance pesante, poisseuse, hantée et dérangeante, où les invités de renoms se succèdent tour à tour auprès d’un des (si ce n’est le) meilleurs rappeurs actuels - comprendre « depuis dix ans ».
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03. Marble Sounds - Core Memory [Mayway Records]

Extrêmement bien construit, sombre autant que lumineux, pas avare de grands moments, rappelant plus souvent qu'à son tour les Postal Service autant que Wolf Parade de 'Cry Cry Cry', 'Core Memory' de Marble Sounds fait partie de ces disques immédiats et parfaits, qui placent les mélodies et la mélancolie au-dessus de tout et s'y tiennent. Un coup de cœur immense, à la très belle pochette, et assurément un des très grands albums de 2025.
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02. The Telephone Numbers - Scarecrow II [Slumberland Records]

Deuxième album des californiens de Telephone Numbers, qui recèle de merveilles, qui n'ont de cesse de se réinventer, comme si elles ne voulaient jamais tomber dans la redite ou l'ennui. Un disque porté par des chansons cinq étoiles comme Pulling Punchlines ou Be Right Down, à la beauté et l'efficacité folle. Je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers - moi le premier - mais 'Scarecrow II' est un vrai chef d’œuvre. De pop. D'indie-pop. De jangle-pop. De power-pop. De The Telephone Numbers. De musique en général. Et de 2025 en particulier.
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01. Richard Sallis - Felix [-]


Le premier coup de cœur de l'année aura donc été le plus fort de 2025. 'Felix', c'est un voyage musical dans la parentalité de l'australien Richard Sallis, qui s'ouvre par le désespoir et se termine par la lumière. Un album ambitieux et qui se donne les moyens de son ambitions, entre grandes et belles orchestrations, des chœurs renversants, une production d'une justesse folle, et une musicalité qui semble traverser toute les strates de la pop comme du rock. Il y a ici autant de Get Well Soon que de Okkervil River, de Black Heart Procession que de Team Me, de The National que du Arcade Fire des débuts ou de Fanfarlo, avec même un rien de Sufjan Stevens. Oui, 'Felix' de Richard Sallis, c'est un peu tout cela à la fois, une sorte de synthèse d'une certaine pop de ce nouveau siècle, qui emporte tout - et avec talent - sur son passage. Un album sublime, souvent bouleversant, habité même. Et celui qui m'a le plus touché en 2025.
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Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »


Vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson des vingt albums évoqués ci-dessus. Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal.
 

 

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vendredi 3 octobre 2025

Richard Sallis - Felix [-]

Des marches d’escalier aux couleurs arc-en-ciel. Devant se tient une jeune femme, la tête et les épaules baissées, les mains dans les poches. On ne voit pas son visage mais à sa posture, on peut imaginer un sourire qui n’existe pas. Cette image, c’est la pochette de 'Felix' de Richard Sallis, musicien australien de 35 ans, connu pour être le leader de The Cameramen. La femme en question est son épouse. Et quand on sait qu'en anglais, l’expression « rainbow baby » désigne (très joliment) un enfant né après une fausse couche, on comprend que cette pochette résume tout le disque. Sorti le 3 janvier dernier, c'est le premier album de 2025 que j'ai écouté et, ce qui n'est pas banal, mon premier coup de cœur de l'année. Il était temps d'en parler 

'Felix', c'est un voyage musical dans la parentalité de Richard Sallis. Dans le fait de vieillir, de changer. Un disque entre tristesse, questionnement, joie, qui s'ouvre par le désespoir (la perte d'un fœtus et d'un enfant que notre homme n'aura jamais l'occasion de rencontrer, The Kid Has Gone Missing) et qui se termine par la naissance de ce fameux « rainbow baby » (The Kid Has Been Found). Un album qui, musicalement, passe donc par tous les états. The Kid Has Gone Missing ouvre le bal avec sa pop évanescente, ses chœurs comme gospel et sa bouleversante mélancolie ? A Song for the Broadcasters rebranche les guitares et balance des riffs accrocheurs. The Bill and Dean Orchestra présente sept minutes d’une pop sombre aux effluves jazz, aux cuivres ivres et au chant qui se transforme en tout fin en hurlements ? C’est pour mieux toucher au plus profond avec My Old Unexpected Friends, une des deux chansons pivot de 'Felix', qui début comme une balade à la John Lennon, au piano, mélancolique à souhait, avant que Richard Sallis ne lui fasse prendre une ampleur inattendue dans une seconde partie où la beauté éclate comme une bombe, à grands renforts de violons tendus, de guitares sublimes, d'un chant habité qui sonne comme désespéré, et des paroles magnifiques (« I don’t wish it could’ve been forever / Just wish it lasted a few more years / Sometimes you don’t get any warning / The rug is pulled from underneath  Sometimes there’s nothing you can do / Except survive beyond the news / But at the time I wasn’t ready / To say goodbye »). Et à peine remis, des frissons plein les bras, voilà que débarque No Time Like the Present, la seconde chanson pivot, folk-rock à l'efficacité imparable, qu'on a envie d'hurler à tue-tête avec Richard Sallis. Un morceau qui met sur orbite Bouncing Masquerade Ball et ses onze minutes qui résument à elles seules 'Felix', avant qu'un aérien The Kid Has Been Found, aux chœurs féminins presque christiques, clôture notre affaire.

Malheureusement publié sans structure derrière lui (et donc à ce jour uniquement en digital), il y a pourtant dans 'Felix' une sacrée ambition. Et tout du long, Richard Sallis se donne les moyens de cette ambition : de grandes et belles orchestrations, des chœurs divins (ceux de The Kid Has Gone Missing et The Kid Has Been Found sont renversants), une production d'une justesse folle, et une musicalité qui semble traverser toute les strates de la pop, mais aussi du rock (quelques élans post-rock savoureux). Il y a ici autant de Get Well Soon que de Okkervil River, de Black Heart Procession que de Team Me, de The National que du Arcade Fire des débuts ou de Fanfarlo, avec même un rien de Sufjan Stevens. Oui, 'Felix' de Richard Sallis, c'est un peu tout cela à la fois, une sorte de synthèse d'une certaine pop de ce nouveau siècle, qui emporte tout - et avec talent - sur son passage. Un album sublime, souvent bouleversant, habité même, et un des meilleurs (si ce n'est le meilleur) écoutés cette année. Un disque dont la notoriété ne cesse de monter, doucement mais sûrement. En espérant qu'un label digne de ce nom s'en empare et le présente au plus grand nombre. Il le mérite mille fois. (Sortie : 3 janvier 2025)

 

Plus :
'Felix' de Richard Sallis est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Felix' de Richard Sallis est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Felix' de Richard Sallis est également à l'écoute sur Spotify, Deezer ou Tidal
Pour en savoir plus sur la conception de 'Felix' de Richard Sallis, je vous conseille l'écoute du podcast "Five at the Door" consacré à l'album

 

Trois chansons de 'Felix' de Richard Sallis en écoute aujourd'hui. My Old Unexpected Friends pour débuter, sans doute la plus belle chanson de l'album avec sa seconde partie renversante (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis No Time Like the Present, très Okkervil River dans l'âme, imparable. Et enfin, Bouncing Masquerade Ball et ses onze minutes à tomber : 

mardi 1 janvier 2019

Bilan 2018 : Top 50 « Chansons »


Après le Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions », passons au traditionnel « Top 50 Chansons ». Cinquante morceaux qui auront rythmés mon année, qui l’auront égaillée, qui l’auront rendu triste, qui l’auront fait danser. Bref, qui auront fait mon année. 

Mais avant de dérouler ce classement, petit coup d’œil chez les voisins et autres blogs amis (ou pas d'ailleurs) :
Le traditionnel « Rewind » de Starsky, en trois parties : A, B et C

Mais cinquante chansons disais-je. Une bien belle année, avec des titres marquants, comme le numéro 1, avec ses 12mns entre hurlements et de riffs imparables, un habitué, la meilleure chanson du disque de l'année, des chansons power-pop épatantes, un ex-boys bander qui m'épate toujours autant, le tube fascinant du (peut-être) meilleur groupe français actuel et autres joyeusetés.   Tout en bas de ce classement se trouvent deux playlists, comme le veut la tradition : une Spotify, une Deezer. Parce que s’il y a bien un papier qui nécessite un « player », c’est bien celui-là. 
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2019 !

Bilan 2018 :

50. FIDLAR - Alcohol
49. The Gallant Club - Dear Lost Kingdom
48. Teleman - Family of Aliens
47. Ryan Rebo - Boogieman
46. Insecure Men - Burried in the Bleak

45. Luje - The Log Lady
44. Agoria - Embrace (feat. Phoebe Killdeer)
43. Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter
42. Neneh Cherry - Kong
41. Rat Columns - Sometimes We’re Friends

40. Tunng - Flat Land
39. Franz Ferdinand - Feel The Love Go
38. Gallant - TOOGOODTOBETRUE (feat. Sufjan Stevens & Rebecca Sugar)
37. FONTAINES D.C. - Chequeless Reckless
36. Art Brut - Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!

35. Villagers - Again
34. Jetstream Pony - Self-Destruct Reality
33. Lens Mozer - Cut My Heart in Two
32. Satellite Jockey - Novembre
31. Malcolm Middleton - Salamander Gray

30. Bonnie ‘Prince’ Billy - The Best of Folks
29. Alpaca Sports - Summer Days
28. Smokescreens - The Lost Song
27. Son Lux - Dream State
26. IDLES - Samaritans

25. Starcrawler - Love’s Gone Again
24. Chevalrex - L’adversaire
23. The Last Detail - Fun Fair
22. The Decemberists - Severed
21. The Dunts - Witch Hunt

20. Numb.er - State Lines
19. Flasher - Who’s Got Time?
18. Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère
17. MGMT - Me and Michael
16. Lou Barlow - Love Intervene

15. Okkervil River - The Dream and the Light
14. Adrian T. Bell - Nail Me Baby
13. Grandaddy - Bison on the Plains
12. Big Red Machine - People Lullaby
11. jeremy messersmith - Purple Hearts

10. Justin Timberlake - Say Something (feat. Chris Stapleton)
09. Spiritualized - Damaged
08. The Beths - Not Running
07. Marissa Nadler - Blue Vapor

06. We Were Promised Jetpacks - The More I Sleep, The Less I Dream
05. Car Seat Headrest - Bodys
04. Iceage - Catch It
03. Phoebe Bridgers + Noah & Abby Gundersen - Killer + The Sound
02. The Limiñanas - Dimanche (feat. Bertrand Belin)
01. Deafheaven - Canary Yellow



Bilan 2018 :
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

Comme promis, voilà les deux players, compilant ces 50 chansons : un Spotify et un Deezer. Bonne(s) écoute(s) !





mercredi 12 décembre 2018

[Track of The Day] Okkervil River - The Dream and The Light

On va faire court (oui, c'est possible) aujourd'hui. Déjà parce que ce disque est sans doute passé dans pas mal d'oreilles vu qu'il date d'avril dernier. Et puis on ne va pas refaire tout le pédigrée d'Okkervil River, tant il a été fait de nombreuses fois dans ces pages (ici, là, c'est comme vous voulez). Ni redire tout l'amour que je porte au groupe de Will Sheff et de Jonathan Meiburg, parti depuis.

On ne s'attardera pas non plus sur 'In The Rainbow Rain', leur dernier album en date, sans doute un des plus faibles de leur discographie. Pour autant, on est quand même chez Okkervil River et tout n'est pas à oublier. Parce qu'il y a un retour de flamme assez dingue sur The Dream and The Light, longue et ambitieuse chanson de près de 7 mns, dont la fin rappelle à quel point ce groupe est génial quand il se lâche complètement et qu'il semble moins en contrôle.

Album : In The Rainbow Rain
Année : 2018
Label : ATO


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), The Dream and The Light d'Okkervil River est en écoute ci-dessous :




vendredi 19 janvier 2018

[Track of The Day] The Decemberists - Severed

Et les Decemberists se dirent qu’il était temps de changer de formule. Groupe à la discographie conséquente, pas toujours passionnante mais souvent intéressante, la bande à Colin Meloy sera de retour en 2018 avec un huitième album, 'I’ll Be Your Girl', trois ans après un 'What a Terrible World, What a Beautiful World' mésestimé et qui est sans doute pour moi leur meilleur - avec 'Picaresque'.

Mais disais-je, The Decemberists ont décidé de changer ; et d’aller voir de quelle couleur était l’herbe, sortis de leur pré-carré. Bien qu’ils aient embauché à la production John Congleton (dont la liste des artistes avec lesquels il a bossé est longue comme le bras, de St. Vincent à Explosions in the Sky, d’Okkervil River à Swans, de Bill Callahan à The Walkmen), difficile à dire précisément vers où et vers quoi le groupe se dirige.

Toutefois, le premier single de ce nouvel album donne quelques éléments de réponse. Porté par un synthé aussi profond que métronomique, Severed est le genre de chanson rock, aux contours « électro », nerveuse, puissante et dansante. Et si l'on reconnaît bien la patte mélodique de Colin Meloy, voilà une chanson qui sonne vraiment comme la base solide d'une nouvelle aventure musicale pour les Decemberists. Et comme le premier tube certifié de 2018.

Album :
I’ll Be Your Girl
Année : 2018
Label : Capitol

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Severed de The Decemberists est également en écoute ci-dessous via leur clip :



mercredi 11 octobre 2017

[Track of The Day] Michael Chapman - The Prospector

Samedi dernier, le Sonic de Lyon avait invité une légende. Oui, une légende du folk : Michael Chapman, vieux monsieur de 76 ans à la casquette bien vissée sur la tête, et les doigts d'une dextérité folle.

Il fallait le voir sur scène, seul, éteignant tous les murmures d’une péniche pourtant assez bien remplie. Il fallait le voir dérouler ses accords de guitare, les répéter et étirer ses chansons sur près de 10 mns, sans jamais lasser son auditoire, avec un jeu aussi envoûtant que merveilleux.

Né en 1941 à Leeds, Michael Chapman m’était jusqu’alors totalement inconnu. Pourtant il semble être considéré comme l'égal d'un Bert Jansch, d'un Nick Drake, d'un Richard Thompson et d'un Jackson C. Frank ; est encensé par, au choix, David Bowie (qui lui piquera Mick Ronson) et autres Thurston Moore (la légende veut qu'un des albums de Chapman aurait été le déclencheur pour la formation de Sonic Youth). Et a une carrière riche et fournie, avec plus de 50 albums à son actif - et autant d'années de carrière derrière lui.

Le dernier en date s'appelle justement '50' et est là aussi bien pour marquer le coup que pour remettre en lumière un artiste trop méconnu. Pris en main par Steve Gunn, très entouré dans l'enregistrement de cet album, il est difficile ici de ne pas penser à Johnny Cash lorsque Rick Rubin décida de donner à l'homme en noir une seconde vie; voire à Okkervil River ressuscitant Roky Erickson.

Pour Michael Chapman, '50' est son premier « american record ». Il propose 10 chansons pour près d'1h de musique folk où ses compositions (tantôt de nouveaux titres, tantôt des relectures de ses plus beaux morceaux) sont soit nues comme des vers (quand bien même son jeu fait croire le contraire), soit habillées d'électricité, de banjo, de cordes ou de chœurs.
Mais une chose frappe à l'écoute de cet album sublime et de cette voix nullement fatiguée : ce sont bien 50 années de folk qui nous contemple. Et de quelle manière !

NB : Découvrant l'artiste, difficile d'en dire plus. Mais la chronique très complète de Pinkushion saura combler les nombreux vides !

Album : 50
Année : 2017
Label : Paradise of Bachelors

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, The Prospector de Michael Chapman est également en écoute ci-dessous, aux accents Neil Young-ien :


Autre chanson tirée de ce '50' de Michael Chapman, That Time of Night : 



Et pour finir le trailer de ce '50' de Michael Chapman :



mercredi 25 janvier 2017

Car Seat Headrest - Teens of Denial [Matador]

Alors oui, je sais, on vous a sûrement déjà ressassé les oreilles avec cet album là. A quoi bon donc en parler dans ces pages alors que 2017 a ouvert ses bras et que 'Teens of Denial' est sorti en juillet 2016 ? Parce qu'il mérite qu'on en dise à nouveau le plus grand bien. Et parce que des albums comme cela, on n'en trouve pas à tous les coins d'un label.

Mais qui sont donc les Car Seat Headrest ? Avant tout, ce groupe est le projet d'un seul homme Will Toledo, jeune et prolifique américain de 24 ans, qui a enregistré en l'espace de 3 ans pas moins de 11 albums dans son coin (et tous en écoute sur bandcamp, voir plus bas). Des disques lo-fi et brinquebalant, entre bedroom pop et garage-car (oui, certains de ces disques ont été enregistrés dans sa voiture, d'où Car Seat Headrest, littéralement « appuie-tête de voiture »), évidemment très Do It Yourself.

Repéré par Chris Lombardi de Matador Records (excusez du peu), Will Toledo signe en 2014 sur le label des Yo La Tengo, Liz Phair et autres Pavement. Mais Matador veut faire les choses bien et croit beaucoup en son nouveau poulain - et il y a de quoi. Ainsi, plutôt que brûler tout le potentiel du bonhomme et histoire de présenter à un plus large public, il le laisse ré-enregistrer à l'automne 2015 certaines de ses premières compositions. 'Teens of Style' parait, le disque ne souffre pas d'avoir perdu son côté DIY et le garçon se fait un nom. Car Seat Headrest s'enrichit alors de trois membres pour donner plus de corps à sa musique et à ses ambitions et embraye un an plus tard avec son premier album pour un label, 'Teens of Denial'.

Prévu en mai dernier, il voit sa sortie repoussée à cause d'un Rick Ocasek (leader de The Cars) pas vraiment complice qui lui reproche un sample non-clearé de son titre Just What I Needed (et ce n'est pourtant pas faute à Matador et à Car Seat Headrest d'avoir fait les démarches en ce sens, de longs mois avant). Rappel de tous les disques déjà envoyés à travers tout le pays, destruction de ceux-ci, réenregistrement et changement de titre pour la chanson incriminée (de Just What I Wanted/Not Just What I Needed, elle devient Not Just What I Needed, même si l'influence reste manifeste). Deux mois plus tard, 'Teens of Denial' voit officiellement le jour. Et met une baffe à beaucoup, et en premier lieu à l'auteur de ses lignes.

En 12 titres, Car Seat Headrest, porté par une production moins lo-fi que ses précédents enregistrements et particulièrement bien vue, assène dès les premières secondes de l'album un riff diabolique qui donne le ton (Fill in the Blank). La suite ne dévie pas de la trajectoire. Étirant ses morceaux comme jamais sans pour autant les rendre ennuyeux ou sans arriver à leur trouver une porte de sortie, Car Seat Headrest affiche ses ambitions, rappelle à lui Pavement (Destroyed by Hippie Powers notamment mais pas que), Nada Surf (la construction de Drunk Drivers / Killer Whales et cette façon d'amener et d'hurler le refrain), Sebadoh et autres groupes du genre. Il en profite même pour piquer aux Doors la guitare de leur L.A. Woman (Connect the Dots (The Saga of Frank Sinatra)).

Contant avec une voix trainante des histoires d'une jeunesse désabusée, qui s'ennuie, qui s'emmerde, qui se foire et qui ne trouve même plus son remède dans l'alcool et la drogue, Car Seat Headrest compose ici aussi bien des hymnes rock (Drunk Drivers / Killer Whales) que des balades à fredonner à tue-tête (fameux « drugs are better, drugs are better with friends are better, friends are better with drugs... » sur (Joe Gets Kicked Out of School for Using) Drugs With Friends (But Says This Isn't a Problem) ou tout simplement tuantes (les 11mns parfaites de The Ballad of Costa Concordia qui rappelle Okkervil River dans sa première partie).

Brillant album, à tous les niveaux, 'Teens of Denial' est une vraie révélation pour votre serviteur. Sans doute le disque le plus écouté 2016, cet album de Car Seat Headrest pose toutefois quelques questions : ce projet restera t-il celui de Will Toledo qui, tel un Eels, ferait tourner les membres autour de lui ? Intitulera t-il tous ses prochains albums Teens quelque-chose ? Quand reviendra t-il ? Après 12 albums et une compilation, a-t-il encore des choses à dire ?
Une chose est sûre cependant : quoi qu'il en dise sur les derniers mots de Joe Goes To School qui cloture ce 'Teens of Denial', Car Seat Hedarest n'est en aucun cas une simple « tourist attraction ». J'ai même comme l'impression qu'on vient d'en prendre pour un moment. Tant mieux. (Sortie : 20 mai 2016)

Son :
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est en écoute (partielle) sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est à l'achat, toujours sur le bandcamp du groupe
'Teens of Denial' de Car Seat Headrest est également en écoute sur Spotify et Deezer

Les 11 premiers efforts de Car Seat Headrest sont en écoute sur son bandcamp
On y trouve également la « compilation » 'Teens of Style'

Enfin, pour en savoir plus sur l'histoire de Car Seat Headrest, pré 'Teens of Denial', cet article de Rolling Stones US est à lire.


Beaucoup de choses à écouter aujourd'hui et à voir de ce 'Teens of Denial' de Car Seat Headrest. Tout d'abord, Drunk Drivers / Killer Whales, hit en puissance (en écoute également dans les lecteurs Spotify et Deezer à gauche). Ensuite, Vincent et son intro parfaite.





Pas plus de titres de disponibles sur le bandcamp de Car Seat Headrest ? Rabattons nous donc sur les clips. Tout d'abord Fill in The Blank qui ouvre parfaitement ce 'Teens of Denial' (ah ce riff) :


Ensuite, le clip de Drunk Drivers / Killers Whales, longue balade sur le bitume et sur l'eau :


Enfin, le clip de Vincent, évidemment édité (l'originale fait 7'45'', voir plus haut) :