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vendredi 24 décembre 2010

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


Le top des blogueurs à la grande élégance avait ouvert les hostilités et depuis les tops tombent comme à gravelotte. Chez Requiem pour un Twister, chez Blake ou chez Cecile ou Benjamin. Tandis que La Buze fait son top des concerts qu'il a ... raté en 2010!

Car oui, comme toute fin d'année qui se respecte et comme le veut la tradition, voilà donc le top de fin d'année. En tout cas, le mien. Histoire de faire un bilan de l'année écoulée, de ce que j'ai aimé, adoré et écouté plus que de raisons.


Comme à chaque fois dans ces pages, tout va se passer en trois parties:

1) Une sélection de 20 Eps, 7", Compilations et tout le tralala

2) Une sélection de 50 chansons/singles

3) Une sélection de 50 albums pour finir, les 50 à mes oreilles


Vous trouverez un lecteur grooveshark en bas de chaque top présentant une chanson de chacun des disques présentés. En espérant que chacun y trouve son compte en chouettes ritournelles.


Ainsi, pour débuter, petit retour sur une année riche en formats courts et en compilations. Une sélection qui met de côté les rééditions (j'aurais pu citer celles d'Arab Strap, mais il faut bien faire quelques choix) pour mieux se concentrer sur une flopée d'Ep exquis et autres 7" de haute tenue. Notamment.


Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'


7"










Je pourrais sélectionner bien plus de quatre seven-inch. Mais l’affaire serait un peu longue. Et il faut savoir trancher.
Commençons donc avec un peu de soul et la sublime reprise de Femme Fatale du Velvet Underground par Aloe Blacc, servie dans un très bel écrin (Aloe Blacc – Femme Fatale 7" – Stones Throw – +).

On enchaîne par LE groupe qui fait le plus honneur à ce très beau format qu’est le 45 tours ces dernières années, The Pains of Being Pure at Heart, auteur cette année de deux sorties de très grande qualité, mais dont la plus récente est au-dessus. Deux chansons qui laissent présager du meilleur pour leur nouvel album à venir, plus shoegaze-noisy rock que jamais. (The Pains of Being Pure at Heart – Heart In Your Heartbreak 7" – Slumberland – +)

On continue avec le duo canadien de Japandroids et leur garage-punk-noise (que sais-je encore). Moins bruyant que leur 'Post-Nothing', 'Heavenward Grand Prix 7"' a un côté noise-pop plus prononcé. Et est d'une efficacité qui vous prend aux oreilles pour ne plus vous lâcher. (Japandroids Heavenward Grand Prix 7" Polyvinyl)

Et que dire de la belle Laura Marling et de sa guitare folk qui rend un vibrant hommage à deux monstres de la musique que sont Jackson C. Frank et Neil Young ? Merci, tout bêtement (Laura Marling – Blues Run The Game 7" – Third Man Records – +)











12"

A chaque année son groupe qui fera l’année 2011. Le grand gagnant de 2010 est Wu Lyf (World Unit/Lucifer Youth Foundation), originaire de Manchester et très mystérieux sur son identité, pour qui le net semble avoir pris fait et cause depuis quelques semaines déjà. Auteur d’un premier 12" intriguant avec lo-fi empreint d’ambiance de cathédrale et voix habitée et décharnée, les Wu-Lyf sont quelque part la rencontre entre le Animal Collective des débuts (certes en beaucoup moins expérimental) et Mark E. Smith. Plus que très prometteur. (Wu Lyf – Heavy Pop 12"+)



S'il n'a pas la folie du leader de The Fall, Simmo, chef de troupe des Souvaris, est tout de même fou. Simmo aime aussi les bisous. Et la France. D’ailleurs, c'est tout Souvaris qui aime notre contrée hexagonale. A tel point que le groupe partage l’affiche avec Sincabeza, combo girondin, sur un ‘Clown Jazz 12"’, disque qui voit les anglais de Nottingham s’éloigner du post-rock de leurs débuts pour mieux embrasser une musique aussi rock, math, noise que jazz qui leur va bien. Et vu que Sincabeza via son punk et son atmosphère tendue fait le boulot, vous comprenez pourquoi ‘Clown Jazz 12’’’ se retrouve dans ce top 20. (Souvaris / Sincabeza – Clown Jazz (Split 12") – Gringo – + )


Stupéfiant. ‘Archer on the Beach 12"' de Destroyer est stupéfiant. Un disque qui voit Dan Bejar inviter Tim Hecker et Loscil pour deux chansons d’ambiant splendides où le leader du groupe canadien se met littéralement au service de ses deux invités d’un jour. Deux très longs morceaux dont un Grief Point renversant (Dan Bejar parle, Loscil s’occupe du reste). (Destroyer – Archer on the Beach 12" – Merge – +)




C'est l'électro qui clôt ce quatuor de 12". Vu que leur première collaboration avait été fructueuse, l’allemand Boys Noise et l’anglais du Bosphore Erol Alkan ont remis ça pour un split 12’’ qui mêle aussi bien puissance sonore que longues montées lancinantes s’achevant dans de grandes déflagrations. Et à chaque fois, l'efficacité en point de mire. (Boys Noize / Erol Alkan – Avalanche/Lemonade 12" – Phantasy Sound – + )





Ep












La large sélection des Eps débute par ‘Leaves Eclipse The Light Ep’ d’Eluvium, disque qui fait suite au très bon ‘Similes’ où Eluvium (aka Matthew Cooper) se découvrait un organe vocal sur des compositions toujours éthérées et planantes. Ici, trois chansons, dont une originale (de près de 11 mns) et un remix aussi subtil que divin de Four Tet. (Eluvium – ‘Leaves Eclipse The Night Ep’ – Temporary Residence – +)

Un titre qu'Eluvium peut partager avec Low qui propose de télécharger gratuitement depuis quelques semaines son ‘Live at Eindhoven Ep’, enregistré en janvier 2009 dans une église. Low, un groupe qui à chaque nouvelle sortie semble repousser toute épreuve du temps. Car ces quatre titres live sont un bonheur absolu. Fins, habités, ces versions live sont à l’image de Low : essentielles. (Low – ‘Live at Eindhoven Ep’+)

Vous voulez un autre artiste essentiel ? Prenez Florent Marchet alors. Continuant à alimenter sa belle discographie, albums après albums, Florent Marchet a sorti de sous sa peau de bête six chansons de noël. Souvent comparé à Sufjan Stevens, le berrichon suis la même voie que l’américain. Il aurait eu tort de se priver : son Ep propose des relectures de classiques bien trouvées, avec en point d’orgue une bien belle version instrumentale et électrique de Petit Papa Noël. (Florent Marchet & Le Courchevel Orchestra – Noël's Songs Ep – Nodiva – +)

Mondrian n’est pas aussi confirmé que Florent Marchet. Forcément, ils viennent de sortir leur premier disque. Mais si leurs prochains essais discographique ont le coffre de leur ‘Pop Shop Ep’, nul doute qu'ils perceront très vite. Voilà un disque épatant où se mêle clappings, banjos, piano et chant en anglais ; Bref, le symbole d’une pop française (ou frenchy) qui se porte comme un charme. (Mondrian – Pop Shop Ep+)

Troisième disque français de ce top, ‘3’ de Rien est le premier disque d’un triptyque annonçant la soit-disant fin du groupe en 2014. Rock, qu’il soit post, math ou prog, ‘3’ voit les grenoblois tracer leur route sur fond d’hyper espace, avec toujours ce soin si particulier accordé à la production de leurs compositions. Ces gens là ont définitivement TOUT pour eux. (Rien – 3 – Amicale Underground – +)












L’autre qui a tout pour lui, c’est Sufjan Stevens. Auteur d’un retour aussi fracassant qu’inattendu, un des héros de l’auteur de ces lignes aura commencé par amadouer son auditoire par un des Ep les plus longs de l’histoire (60mns, 8 titres !), véritable retour en fanfare, en mélodies, en guitare, en cordes, en chœurs et en cuivres. Enivrant. (Sufjan Stevens – All Delighted People Ep – Asthmatic Kitty – +)

Depuis leur premier album, les Mumford and Sons sont devenus de vrais chouchous de ces pages. Leurs mélodies, leur entrain, tout me plait chez eux. Sous le nom de The Wedding Band, le groupe a sorti un 4 titres, disponible uniquement en vinyle (et à leurs concerts), entre folk, country et musique traditionnelle. Qui donne envie d’en écouter bien plus. (The Wedding Band – The First Dance Ep)

Première sortie de Warmest Chord, label formé notamment par des ex-Rough Trade, 'Evertide Ep' a été un coup de foudre eighties instantané. J'ai découvert ce groupe d'un seul homme (Jack Tatum) par ce biais là. Et sur les trois titres, ce voyage sur les terres du shoegaze, d'une pop quelque peu rêveuse et d'ambiances rappelant certaines des Cure, est bien plus qu'agréable. (Wild Nothing - Evertide Ep - Warmest Chord)

Mais s’il ne devait rester qu’un seul Ep sur cette année 2010, cela serait assurément lui : la collaboration entre Mumford and Sons, Laura Marling et le collectif indien Dharohar Project. Un mélange de mélodies anglo-saxonnes avec ambiances indiennes. A moins que cela soit l’inverse. Décapant, très inspiré, efficace comme rarement, cet Ep ne contient que quatre chansons. Mais même après des dizaines et des dizaines d’écoutes, il est toujours aussi difficile de s’en passer. Ah, Meheni Rachi... (Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project Ep – Island – +)











Compilations


Plongée remarquable dans l’œuvre d’avant-garde de David Sylvian, ‘Sleepwalkers’ est une compilation comme on en fait que trop rarement. Intelligente, foisonnante, passionnante, elle est une formidable porte d’entrée dans l’esprit talentueux de cet indie-crooner auteur de certains de mes plus beaux émois. Histoire de faire les choses bien, la pochette de l’album est en totale adéquation avec la compilation qu’elle orne. Must-have. (David Sylvian – Sleepwalkers – SamadhiSound – +)



Très talentueux eux aussi, les Piano Magic continuent leur petit bonhomme de chemin, alignant les albums comme si de rien n’était. Leur dernière livraison en date est une compilation faites maison où le groupe anglais propose une relecture plus acoustique de certaines de ses plus belles chansons. Aventure qui aurait pu s’avérer vaine et poussive. Il n’en est rien, loin de là. (Piano Magic – Home Recordings – Second Language)



La découverte des Carissa’s Wierd, je la dois à J-P de Next Music qui au détour d’un papier m’avait converti en moins d’une chanson qu'il ne faut pour le dire à ce groupe de Seattle. Il faut dire que leur pop/pop-rock, leurs mélodies tristes mais belles, pleines de cordes et portées par de jolis grains de voix très harmonieux, sont extrêmement touchants. Séparé depuis 2003, Carissa’s Wierd aura sorti cette année ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’, au titre qui reflète bien l’esprit de leurs chansons. Une compilation qui vaut le détour. (Carissa’s Wierd – ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’ – Hardly Art)



Histoire de faire les choses bien, et comme prévu, voilà un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessous. Bonne(s) écoute(s)!




jeudi 18 février 2010

Souvaris / Sincabeza – Clown Jazz (Split 12’’) [Gringo]

C’est fou le nombre de groupes qui après un long silence sont de retour en ce début d’année 2010. Tunng, Seabear, Archie Bronson Outfit, j’en passe et pas forcément des moindres (The Kissaway Trail, au hasard). Des retours assez surprenant d’ailleurs ; comme si beaucoup avaient voulu éviter la fin de la décennie pour on ne sait qu’elle raison. Peut-être pour être sur qu’on n’allait pas s’arrêter à neuf et surtout vérifier que Roland Emmerich et ses amis les Incas s’étaient plantés de trois bonnes années.

Au-delà de ces pseudos considérations temporelles, le retour des anglais de Nottingham, Souvaris est une grande joie. Premièrement car j’aime vraiment ce qu’a sorti ce groupe jusque là (‘I Felt Nothing At All’ que ‘A Hat’ sont de très beaux disques). Et deuxièmement parce que Souvaris est un groupe de potes, absolument adorable et mené par le plus francophile des artistes anglais, John Simson aka Simmo.

Cette fois, ce n’est pas par le biais d’un nouvel album que Souvaris fait à nouveau parler de lui, mais par un ‘Clown Jazz 12''’, que le groupe partage avec Sincabeza, combo bordelais porté sur le noise-rock aguicheur.
Pourquoi avec Sincabeza ? Parce que les deux groupes, ces quatre dernières années, ont beaucoup tourné ensemble et qu’il leur a semblé intéressant de partager plus que l’affiche d’un concert.

Ce ‘Clown Jazz 12''’ est un split album d’un fort beau gabarit (c’est de saison), composé de 5 titres, deux échouant à Souvaris, et trois autres à Sincabeza. Et pendant 33 mns, les deux groupes, chacun de leur côté, vont s’efforcer de faire vivre les sillons du vinyle sur lequel leurs chansons sont gravées tout en gardant une cohérence d’ensemble surprenante et peu courante pour ce genre de format.

Souvaris, qui ouvre le bal, continue de s’émanciper de ses premières aventures musicales et s’éloigne encore plus du post-rock de ses débuts pour mieux aller se lover dans les bras d’une musique toujours instrumentale, mais plus diverse, plus rock, plus math voire plus noise ou même plus jazz. Une orientation des plus intéressantes pour la bande à Simmo, que l’on pouvait déjà percevoir sur la fin de leur deuxième album ‘A Hat’. Les anglais maitrisent bien leur sujet et envoient balader leurs mélodies dans un tombereau d’instrumentations échevelés.

Vu que Sincabeza est une découverte pour moi, difficile de dire si les trois titres qu’ils s’offrent sur ce ‘Clown Jazz 12''’ montre une nouvelle évolution du groupe. Mais à l’écoute des trois morceaux, on peut imaginer que cela soit une sacrée porte d’entrée dans leur univers, qui semble sacrément rock, carrément punk, à l’atmosphère très tendue.

Totalement instrumental, ce ‘Clown Jazz 12''’ est une belle réussite. Le genre de split album qu’on aimerait entendre plus souvent, avec une vraie vision d’ensemble et une unité artistique intéressante de la part de deux groupes aux univers, à la base, pas forcément si proches que cela. Un grand cru, indéniablement. (sortie : 22 février 2010)


Pour acheter ce ‘Clown Jazz 12''’, pour même pas 10€, il suffit d’aller faire un tour chez Gringo Records, tout simplement en cliquant ici.


Son :
Myspace de Souvaris (Une chanson de ce ‘Clown Jazz 12''’ en écoute)
Myspace de Sincabeza (Une chanson de ce ‘Clown Jazz 12''’ en écoute)
Site officiel de Gringo Records


Deux titres en écoute aujourd’hui, un pour chacun des groupes. Pour Souvaris, Hello, Antelope, un morceau plutôt nerveux mais au contour pas si linéaire que cela. Et pour Sincabeza, Bacalacola, très bon morceau échevelé, presque bruitiste par moments et au break assez terrible (malheureusement plus en écoute).

mardi 5 mai 2009

Jeniferever – Spring Tides [Monotreme]

Le post-rock est une musique à deux visages : soit elle est ennuyeuse à mourir, fait de morceaux volontairement interminables et passablement chiants (lister les groupes qui jouent dans cette catégorie relèverait de la gageure et en ce lundi soir, je n’en ai pas spécialement la force ni l’envie) soit elle est passionnante, étonnante, stimulante, capable de transporter en son sein tous les sentiments du monde (je ne vais pas là aussi me lancer dans un name-dropping aussi inutile qu’indigeste, mais rentrent dans cette catégorie les Godspeed You ! Black Emperor, ses diverses entités parallèles, Explosions In The Sky ou encore Souvaris).

Jeniferever, groupe d’Uppsala en Suède, appartient à la seconde catégorie présentée plus haut: celle des artistes qui ne se regarde pas jouer, qui ont une vraie vision de leur art et des compositions qui sans cesse évoluent. Leur second album, 'Spring Tides' en est l'illustration parfaite.

Mélange de post-rock et de pop avec de longues plages instrumentales, de déluges de guitares et d'arrivées impromptues – et qui changent tout – de cordes avec de grands élans vocaux et des ambiances entre shoegaze et new-wave, Jeniferever pond même un manifeste de postrockpop. Oui, l'appellation est légèrement lourdingue, pas très réfléchie, mais je n'ai pas trouvé mieux pour présenter la musique des suédois. Car c'est un peu tout cela à la fois, tout en gardant un sacré caractère et en apposant une vraie empreinte personnelle.

Extrêmement fin, diablement beau (une écoute de Nangijala suffira pour vous en rendre compte), ne tombant jamais dans la facilité et sorti sur Monotreme Records, le label anglais à qui l'on doit le dernier effort en date de Barzin, 'Notes to an Absent Lover', ‘Spring Tides’ est un album sublime, travaillé, pleins de mélodies tuantes et qui se déguste d'une seule traite. Jeniferever? Au moins pour 2009. (sortie: 13 avril 2009)

Son:
Myspace (trois titres de ‘Spring Tides’ en écoute)

Deux titres en écoute. Le premier, Nangijala, est tout simplement magnifique et pourrait déclencher chez certains (comme chez moi) une bonne rafale de frissons. Le second, Ox-Eye, plus nerveux, a comme des airs à Robert Smith (malheureusement plus en écoute).
Et pour finir, le clip de Great Meadow Island, esthétiquement très réussi et que je vous conseille de regarder en plein écran :


vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 31-50

Et pour finir, le traditionnel top album. Un top 50 totalement subjectif. Une bien belle année que 2007 avec de grandes découvertes, des confirmations mais aussi de bonnes déceptions avec pas mal de disque écrasé par des titres immenses (Tunng, The National, Modest Mouse, ce genre de trucs). Peut-être pas du niveau de 2003 (référence pour moi, des chef d'oeuvre dans tous les coins) voire 2004. Et encore, à bien y regarder... Histoire de faire les choses bien et vu qu'un top album sans son n'a pas grand intérêt, vous trouverez au-bas de ce post un lecteur deezer compilant 20 titres des disques concernés (un par groupe).

Nb: Vu que Blogger me fait des misères et qu'il accepte pas un post long de cinquante disques, je vais couper ça en trois. Déjà 1) ça sera plus lisible, 2) moins lourd et 3) ça m'évitera de m'arracher les cheveux comme ce midi.

Bref, Top 50 donc. Et on commence par les albums 50 à 31.



50. Souvaris – A Hat [Gringo Records]
Un premier opus déjà post-rock mais tourné vers Boards of Canada ou Yo La Tengo, un deuxième qui prend de la testostérone, appelle Sonic Youth, Battles ou Shellac comme âmes d’inspirations et sort la grosse artillerie. Gros boulot et une nouvelle fois, grosse réussite et un des grands albums du genre de 2007. Bisous Simmo.



49. Von Südenfed – Tromatic Reflexxions [Domino]
Une (que dis-je, L’) icône punk et deux souris dj-ettes font dans la rencontre imprévue mais bien venue. Un disque electro-kepon sautillant et bandant, gorgé de tubes jusqu’à la glotte, seule et unique trace physique de la rencontre de Mouse on Mars et de Mark E. Smith, ce dernier, comme à son habitude a, semble t-il déjà mis fin à l’affaire. Pas une vraie surprise. On mettra Fledermaus Can't Get Enough, un des tubes de l’année, faut pas se mentir, à fond en guise de musique funéraire.

48. Over The Rhine – The Trumpet Child [Great Speckled]
Leur précédent album était un disque pop, beau comme tout, éclipsé par la tornade Sufjan Stevens. Leur nouvel opus (celui là donc) lorgne plus vers un côté jazzy et classy, à faire frissonner plus d’un bel homme, aux moustaches savamment taillées et à la descente de Scotch, assez vieux pour commander son propre Scotch, raffinée. Vous sentez cette odeur de cigarette ? Vous entendez ces applaudissements feutrés ? Ben, vous êtes dans un club de jazz des années 30, sous des voûtes. Et vous êtes bien.

47. Dakota Suite – Waiting For The Dawn To Crawl Through And Take Away Your Life [Glitterhouse]
Nouvel album de l'Anglais Dakota Suite, entre folk, cuivres et riffs tendus. Langoureux, mélancolique, triste, froid comme l'hiver et beau comme le printemps. Un disque à faire écouter à un déprimé : c’est souvent dans le tristement beau qu’on trouve une porte de secours.



46. Dntel – Dumb Luck [Sub Pop]
Une casting magique (Conor Oberst, Lali Puna, Jenny Lewis, Fog ou encore Grizzli Bear) et une alchimie non feinte entre sa musique et le chant de ses invités, vraiment à la disposition du maître des lieux : bref, un grand disque d’electro-pop. Reste plus qu’à donner naissance au petit frêre de ‘Give Up’, le premier album des Postal Service.



45. Editors – An End Has a Start [Kitchenware]
Un deuxième album avec du tubes «t’en veux ? t’en as !», des guitares circa-1981 dans tous les sens. Plus inspirés que leurs copains d’Interpol, pas révolutionnaires pour un sou, les Editors sont quand même d’une efficacité fofolle. Tripping.




44. Digitalism - st [Kitsuné]
Les Allemands de Digitalism, à l'instar de leurs compères Parisiens de Justice, rendent hommage (ou pompent sans vergogne, c'est selon) Daft Punk (jamais autant mis à l'honneur depuis la sortie d''Homework') et sortent un disque bandant et qui ferait même danser mamy. Imparable.



43. Laura Veirs – Saltbreakers [Nonesuch]
La mignonnette avec ses chtites lunettes toutes rondes de Seattle revient, avec un bien beau disque de songwriting pop/folk, très inspiré une nouvelle fois, qui mélange plutôt finement pistes langoureuses et intimistes et moments beaucoup plus enlevés, un genre qui lui sied bien . Comme dit Sami, Laura Veirs, elle fait tout le temps le même disque. Mais elle le fait bien.


42. Islaja – Ulual yyy [Fonal]
Troisième album pour la finlandaise, le plus abouti. Un disque tout en finnois, aux ambiances psychédéliques et planantes, au dessus desquelles vole une grande voix. Le genre d’albums dont il est assez difficile de se défaire. Le genre d’artiste à vous donner envie d’apprendre le finlandais, comme ça, entre deux bouchées de saumon.



41. Rand and Holland – Caravans [Spunk]
Un peu de Nick Drake, des touches de Jim O'Rourke, pas mal de Kings of Convenience et de toute la clique nordique qui embellie nos oreilles depuis quelques années déjà. Voyage en caravane en plein cœur d'une americana et d'un folk lumineux. Et sans Hugues Aufray.





40. Hauschka – Room to Expand [Fat Cat]
Si le fils de Max Richter devait faire du piano, il s'appellerait Hauschka. Des pièces entièrement sur cet instrument, tantôt déstructurées, tantôt titillés par quelques mouvements électronique. Histoire d'enfoncer le clou, tout se passe sur 130701, le sous-label de Fat Cat, spécialisé, dira t-on, dans les musiques de chambre et au catalogue parfait. Encore plus avec ce disque. Bondieu c'est beau.


39. Arctic Monkeys – Favourite Worst Nightmare [Domino]
Loin de l’hystérie collective de leur premier album, leur 'Favourite Worst Nightmare' est une bien belle surprise, homogène et moins blindé de tubes comme pouvait l’être 'Whatever People Say I Am, That's What I'm Not'. Moi qui pensais qu’il ramerait avant de trouver une vraie maturité artistique, j’en suis pour mes frais. Excellente surprise.



38. Ez3kiel – Naphtaline [Jarring-Effects]
Le seul groupe intéressant et pas chiant de chez Jarring Effects, et ça même quand ils font du dub et surtout quand ils sont avec DAAU, sort un nouvel album. Sans dub. Avec plein d'ambiances de musique de film et de Yann Tiersen. Un virage très intéressant et passionnant. Quant à l'objet physique, c'est indispensable, comme à chaque fois avec le groupe.



37. Eluvium – Copia [Temporary Residence]
L’an passé, c’est le ‘Harmony In Ultraviolet’ de Tim Hecker qui venait rythmer mes fins de soirées et mes débuts de nuits. Cette année, c’est le beau 'Copia' d’Eluvium qui lui succède. Planant, ambiant, atmosphérique, et minimal, un disque d'une beauté céleste.




36. Robert Wyatt – Comicopera [Domino]
Le grand Robert Wyatt revient un siècle après son dernier album. Il ramène dans sa besace son ambition artistique (toujours rock progressif, un peu de jazz, de la pop plus «basique» aussi), son monde à lui, quelques copains (Brian Eno, Paul Weller, notamment) et sort une bombe magistrale et vibrante. Touchant comme personne le Robert. Et puis avec sa grosse barbe et sa tête de nounours, on lui ferait bien un câlin tiens.

35. !!! – Myth Takes [Warp]
Première rencontre scénique avec votre serviteur en 2007. Résultat ? Une baffe. Nouvel opus dans les oreilles ? La même. Un disque plus concis, mieux maîtrisé que le premier, avec des titres à faire danser le monde entier jusqu’au bout de la nuit, dans tous les coins. Un album d’une efficacité rare. “4 your heart of hearts... yeah... talking bout real love baby...”.


34. Mira Calix – Eyes Against The Sun [Warp]
Entre électronique, minimalisme et expérimental feutré, Mira Calix pond un nouvel album beau… mais beau ! C’est assez incroyable. On y rentre doucement, comme dans une eau bien chaude et on en ressort tout tourneboulé. Mélodiquement, c’est très fort. Classe.




33. Marissa Nadler – Song III: Bird on the Water [Peacefrog]
Nouvel album en forme d'apothéose pour la grande Marissa et émotion à fleur de peau tout au long de cet album. Un disque de folk splendide, mené par une bien belle voix, qui pose quand même la question : comment est-ce possible qu’une voix et une guitare acoustique, à peine embellies par quelques cordes, arrivent à toucher autant et à vous foutre des frissons tout le long de l’échine ?


32. Le Loup - The Throne of the Third Heaven of the Nations' Millennium General Assembly [Hardly' Art]
Rencontre entre Sufjan Stevens, Radical Face et Grizzly Bear. Pop intimiste, folk délicat qui ne veut pas trop en faire de peur, justement, d'en faire trop, banjo, chœurs et canons au programme. Une des très belles découvertes de 2007. Un disque dont on ne se détache pas facilement.


31. Bishop Allen – The Broken String [Dead Oceans]
Voilà un groupe un peu foufou qui, un soir d’hiver 2005, decide qu’en 2006, il sortira un disque par mois. Comme ça. Parce qu’il est d’humeur. De ce pari un peu débile à la base naitront 12 Ep, tous intitulés du nom du mois de leur sortie. Certains des titres presents se retrouvent aujourd’hui sur ce second album, condensé d’indie-pop, variée, à la belle écriture. Il y a quelques hymnes qu’on se surprend à fredonner plus souvent qu’à son tour. Un vrai grand groupe est né. Et avec lui, un vrai bon label. Chouette.


Avant de passer à la suite, un extrait pour chaque album concerné. Dix-neuf dans le lecteur deezer et un seul (car trop lourd pour le logiciel) à part, celui de Souvaris:

free music


Souvaris - The Young Ted Danson

lundi 24 décembre 2007

Top 10 'Concerts 2007'


2
007 touche ENFIN à sa fin! Pas trop tôt! Vraiment il était temps. Oui, vraiment. Pourtant, elle avait tout pour être aimée, appréciée, et tout et tout cette année là. Sauf que non, elle a tout fait à l'envers. Tout fait pour me contrarier. La coquine.

Afin donc de clore cette année que l'on pourra qualifier de "pourrave" les jours sans et de "bof bof" dans les jours avec, je viens, devant vos yeux encore pleins de foie gras vous présenter, en plus de mes voeux de fin d'année, mes tops 2007.
La période est propice à l'affaire, la tradition est tenace et, en bon geek qui se respecte, je m'y suis attelé tout ce mois de décembre, réécoutant des disques que j'avais laissé passer, changeant d'avis comme de chemises, remisant au placard des albums qui m'avaient touchés dès les premiers accords avant de m'ennuyer profondément au bout de dix. Bref, un bilan de 365 de musique, de son.

Et pour commencer en douceur, le top concert. Seulement dix (sur une trentaine de show, c'est déjà beaucoup) mais quelques belles claques (avec, dans la mesure du possible, quelques extraits, courts la plupart du temps, des dits concerts). Le quatuor de tête se tient dans un mouchoir de poche, tel Laurent Fignon et Greg Lemond au Tour de France 1989. Soyons clair, ils m'auront procuré eux quatre des émotions bien différentes, mais surtout bien réelles.


01. Damien Rice @ Transbordeur, Lyon - 6 mars 2007
Et à ce petit jeu, le concert de Damien Rice au Transbordeur, un soir de retour (perdu) de 1/8è de finale de Ligue des Champions, remporte la palme. Ce concert était somptueux, touchant et, si l'on en croit quelques articles, le dernier de la belle Lisa Hannigan. Bref, déjà mythique. Ajoutez à cela The Magic Numbers venus assurer la première partie avec des tubes péchus dans tous les sens, un final en apothéose (I Remember/The Blower's Daughter) et vous avez une soirée de rêve, ou quasi.

Damien Rice - The Professor



02. Arcade Fire @ Amphithéâtre de Fourvière, Lyon - 18 juillet 2007
Dans le genre soirée très réussie, le concert des Arcade Fire dans ce lieu magique qu'est l'amphithéâtre de Fourvière se pose là: un groupe ravi d'être là, halluciné par la beauté du lieu, des tubes à la pelle, une belle assurance. Moins foufou que leur premier passage français au Nouveau Casino il y a deux ans (où ils avaient fini dans la rue Oberkampf!). Mais quand même, un trip continu et bandant dans une ambiance survoltée.

Arcade Fire - Wake Up



03. Laurent Garnier @ La Plateforme, Lyon - 13 décembre 2007
Ambiance survoltée, la Plateforme elle connaît. Voir Laurent Garnier n'était pas forcément une priorité, car je l'avais déjà vu au Rex à Paris il y a quelques années. Sauf que si on peut, on y va: Laurent Garnier quoi. Je dois avouer ne pas m'être attendu une seule seconde à ça.
Il aurait du jouer de 1h30 à 4h30. Il aura joué de 0h50 à 6h20. Il aura pris son pied avec un set tout en montée qui se termine par quelques remix de tubes mondiaux (du New Order, un peu de Blur, du Nirvana, les Berus aussi...). Une claque monumentale. Grand monsieur qui se sera tapé un smile toute la soirée.

Les Béruriers Noirs - Salut à Toi



04. !!! @ Rail Théâtre/Grrrnd Zero, Lyon - 4 novembre 2007
Grâce à l'annulation d'une date chez nos voisins Suisse (si j'ai bien tout compris) et surtout grâce à l'entêtement des très sûrs Grrrnd Zero, les New-Yorkais débarquent à Lyon pour un concert d'1h30, bon comme du pain chaud, funk à souhait dans une ambiance électrique. Un groupe de scène ahurissant, dynamité par une chanteuse au charisme et au caractère bien trempé.



05. Liars @ Rail Théâtre/Grrrnd Zero, Lyon - 21 novembre 2007
Concernant les Liars, j'ai pris la baffe attendue: on m'en avait tellement parlé que je n'ai pas été surpris. Un groupe déjà culte, qui a une énorme présence scénique, dont on reparlera dans une vingtaine d'années. Et qu'on se targuera d'avoir vu en concert à l'époque. Grand moment.

Liars - The other side of mt. heart attack



06. Thee Silver Mount Zion @ Rail Théâtre/Grrrnd Zero, Lyon - 19 avril 2007
Deuxième concert du groupe pour ma pomme. Et même si la claque de la première fois n'est pas là, il n'est reste pas moins que Efrim et ses amis ont un don: celui de subjuguer une salle comme personne. Des amis qui ne connaisssaient pas le groupe sont ressortis abasourdis.



07. La Blanche @ Médiathèque de Meyzieux - 23 novembre 2007
Une médiathèque, une salle remplie à 90% de personnes que nous qualifierons d'âgées et un groupe de pré-trentenaires venu en découdre avec La Blanche. Un concert acoustique (lui au chant, un guitariste, une violoncelliste) où Eric La Blanche déclame ses chansons d'amour, ses poésies d'aujourd'hui avec un vrai plaisir. Et quand la sono fait des siennes, il décide de la jouer sans micro, juste à la voix. Bref, un énorme pied. Et la confirmation que ce mec là a une des toutes meilleurs plumes de ce pays.


08. Apparat + Modselektor @ La Plateforme, Lyon - 27 septembre 2007
Enième soirée électro à La Plateforme et énorme moment aussi. Si le set d'Apparat est de qualité, que dire de celui des Modselektor qui vont poser un set hip-hop affolant! Les reviews des concerts du groupe avant et après Lyon confirmeront ces dires: les allemands sont au sommet et s'ils avaient voulu, ils auraient coulé la péniche à faire danser les gens. Fichtre.


09. Volcano The Bear @ Rail Théâtre/Grrrnd Zero, Lyon - 5 décembre 2007
L'expérience de l'année. Poussé à aller les voir par deux marseillais frappés (et fans), Volcano The Bear s'est avéré être un grand moment. Certes très loin d'être accessible. Mais quand même: une vraie musicalité, un vrai don pour faire avancer un morceau dans ses derniers retranchements et un jeu de scène complètement déjanté. Hypnotique.


10. Souvaris @ Le Sonic, Lyon - 16 avril 2007
Groupe ami anglais, Souvaris a organisé son petit tour de France à sa sauce, faisant le temps d'une soirée escale à Lyon. Un Sonic vide comme c'est pas permis (23 personnes en comptant les gens du Sonic, les membres du groupe et des premières parties) mais un concert violent et maîtrisé. Du post-rock comme ça, on en redemande.






(... à suivre: top singles...)

mardi 16 octobre 2007

Kwoon - Tales and Dreams [Autoproduction]

A chaque année son disque de post-rock. En 2004, je m'enflammais pour le premier album des anglais de Souvaris (voir par ailleurs leur dernier opus), en 2005 pour Golevka des Suisses d’Evpatoria Report (vite la suite!).

Et l'an passé, retour en France avec un disque d’un sacré personnage dont on ne sait pas (c’est volontaire) grand-chose finalement. Ce disque, dans mon rangement bi-annuel de ma collection, je suis retombé dessus ce week-end. Et j'ai eu l'envie irrépressible d'1) le réécouter et de 2) de vous en parler, au cas où vous seriez passés à côté.

Kwoon. Un nom bien étrange. Un leader qui l’est tout autant, très évasif, qui préfère sans doute (et sûrement même) laisser la place à la musique qu’à sa propre personne. Écrit en 18 mois, puis enregistré dans la foulée avec une petite troupe pour faire vivre ses compositions, 'Tales and Dreams' est une sorte de premier voyage initiatique dans le monde fabuleux du post-rock, mais pas que, musiques planantes et pop atmosphérique passant de temps à autres dire bonjour.

Rehaussé d’un artwork naviguant entre noirceur et onirisme (un booklet splendide, le mot n’est pas trop fort, aux couleurs vives et fascinantes : le genre de truc qui redonnerait foi en « l'objet disque » à des générations de téléchargeurs forcenés), ce 'Tales and Dreams' propose dix compositions originales absolument ahurissantes de classe, et qui laissent présager au groupe un avenir des plus radieux.

Dix titres donc, plein de mélancolie, de spleen et de rêverie où l’on croise un piano lugubre, des guitares aux montées saignantes, une batterie puissante, juste et, de temps à autres une voix plaintive, qui plane au-dessus de la mêlée. Un disque qu’auraient pu enfanter les Cyann & Ben (la référence est criante) et Explosions In The Sky sous le patronage discret de Mogwai et de Sigur Ros.

Bien sûr, on ressortira Blue Melody, bijou de six minutes (voir plus bas), aux deux parties presque égales, qui se termine en une montée lente et douce, où les accords de guitares sont successivement rejoints par un xylophone et une batterie feutrée – qui s’affirme au fil des temps –, avant qu’un violon ne décide à lancer l’assaut riffeur final d’une guitare aiguisée à la perfection.

Mais on n’en oubliera pas pour autant les magiques I Lived On The Moon (le clip est à voir ABSOLUMENT au bas de cette chronique), The Beast, Eternal Jellyfish Ballet ou Kwoon (voir par ailleurs bis), qui conclue, en forme de synthèse réussie, cet album qui l’est tout autant.

Ni plus ni moins qu’un enchantement continu, ce disque (autoproduit !) est une entité parfaite, de l’artwork aux paroles, de la musique à l’ambition créatrice. Un must have 2006. Voire même plus.
Keep On Dreaming appelle le groupe à la toute fin du livret. Qu’il se rassure : ce n’est pas avec ce disque qu’on va arrêter. (Sortie : avril 2006)

Son:
Myspace (trois titres en écoute).
Site Officiel

Deux morceaux parmi les plus beaux de l'album. Ce Blue Melody quand même... (
malheureusement plus en ligne).

Et puis pour finir, la splendeur: le clip de I Lived On The Moon. Déjà que le morceau est un bijou, que dire du clip. Quelle merveille. Et tout est autoproduit. Bordel, ce mec est un génie :