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lundi 18 novembre 2013

[Track of The Day] Moonface - November 2011

Spencer Krug fait partie des gens qui semblent ne pas vivre dans le même espace-temps que nous autres, pauvres mortels. Depuis 2002 et ses débuts dans le monde de la musique, Spencer Krug a sorti pas moins de 22 disques, Ep et LP confondus ! Pas sous son nom mais sous divers (et sans être pour autant le grand leader à chaque fois) : Wolf Parade, Fifths of Seven, Sunset Rubdown, Swan Lake et Frog Eyes. Bref, notre homme vit des journées de 36h. Je ne vois pas d'autres explications.

Moonface est son projet le plus d'actualité. Complètement passé à côté des 2 premiers albums (dont le second 'With Siinai : Heartbreaking Bravery', l'an dernier, vraiment bien, auprès duquel j'ai rattrapé le retard depuis), je saute à pied-joint dans le troisième, notamment suite aux retours dithyrambiques (le mot est faible) entendu ici et là (surtout là).

'Julia With Blue Jeans On' est donc le second Lp de Moonface. Et cette fois, Spencer Krug a décidé de gérer l'affaire tout seul. Piano/voix tout du long de l'album. Ennuyeux ? Redondant ? Aucunement, et c'est là la grande force de ce disque. Avec un Spencer Krug au chant sublimant et jouant avec les mélodies qui se baladent tout du long et une production mettant bien en avant le piano, le résultat est épatant, prenant et vraiment beau.

Bref, en quelques mots comme en cent : 'Julia With Blue Jeans On' est un disque à la pochette belle comme tout et auquel il est difficile de ne pas succomber.

Album : Julia With Blue Jeans On
Année : 2013
Label : Jagjaguwar

Acheter


En plus de Barbarian (en écoute ci contre), Everyone is Noah, Everyone is the Ark, la 2è chanson de 'Julia with Blue Jeans On' de Moonface :


lundi 9 octobre 2017

Wolf Parade - Cry Cry Cry [Sub Pop]

Il y a des chansons qui sont tellement incroyables qu’elles ont la fâcheuse tendance d’écraser de leur force l’album dans lequel elles se trouvent. Et qui empêchent d'apprécier un disque dans sa globalité. Deux exemples marquant chez moi : le Bloodbuzz Ohio de The National et le Bullets de Tunng. Mais il en existe évidemment plein d'autres.

Et puis, il y a d'autres chansons, tout aussi fortes mais dont la puissance réside dans le fait qu’elles rendent le reste de l’album encore plus beau (un exemple parmi des milliers, No One Said It Would Be Easy de Cloud Cult).

Lazarus Online, la chanson qui ouvre le nouvel album des canadiens de Wolf Parade est à ranger dans la deuxième catégorie. D’une puissance incroyable, d’une mélodie à se damner, avec un piano comme hanté, celle-ci ouvre la voie de façon magistrale à la suite du disque.

Un disque qui voit la reformation du duo Spencer Krug/Dan Boeckner, six ans après leur split faisant suite à un 'Expo 86' sans réelle saveur. Loin d’avoir abandonné leurs innombrables projets parallèles, les Wolf Parade se sont remis en selle, et de quelle manière, avec ‘Cry Cry Cry’, leur 4è album, et sans doute leur meilleur avec ‘At Mount Zoomer’.

Car passé Lazarus Online, magnifique ouverture donc, le duo va dérouler dix autres chansons aux mélodies imparables pleines de guitares sublimes, de synthés, de piano, de cuivres. Véritable synthèse des appétences musicales de Spencer Krug et Dan Boeckner, rendant même de discrets hommages aussi bien à Bowie (Lazarus Online) qu'à Leonard Cohen (« But it's all inside the heart and Marianne won't let them near it » sur Valley Boy), ‘Cry Cry Cry’ est un disque impeccable et qui réussit à mélanger avec une grande subtilité textes désabusés et mélodies dansantes (voire festives) et enivrantes.

Un retour par la très grande porte donc pour les Wolf Parade, à l'instar de LCD Soundsystem, la sincérité dans la démarche en plus, le cynisme de James Murphy en moins. ‘Cry Cry Cry’, album de l’année ? On fera le point dans quelques semaines, mais on en sera sans doute pas très loin. (Sortie : 6 octobre 2017)

Plus :
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est (notamment) à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Cry Cry Cry' des Wolf Parade est en écoute sur Deezer et Spotify (et bien d'autres)
Le site officiel de Wolf Parade


Trois chansons de ce 'Cry Cry Cry' de Wolf Parade. Lazarus Online (également en écoute dans le lecteur Deezer et Spotify dans la colonne de gauche), Incantation et Weaponized :
 





Pour finir, deux clips tirés de ce 'Cry Cry Cry' de Wolf Parade  : Valley Boy et You're Dreaming :

Wolf Parade - Valley Boy


Wolf Parade - You're Dreaming



jeudi 19 mars 2009

Handsome Furs – Face Control [Sub Pop]

S’ils sont les leaders de Wolf Parade, un des groupes les plus passionnants qui soit (et auteur l’an passé d’un album épatant, ‘At Mount Zoomer’), Dan Boeckner et Spencer Krug sont, à l'instar de leur ami Dan Bejar, du genre hyperactifs. Des auteurs qui ne savent pas rester en place et dont le manque d’activité semble être pour eux quelque chose auquel ils n’ont pas envie de se frotter. En tout cas pas pour le moment.

Plutôt que de se limiter à une seule et même entité, les deux en créent d’autres pour pouvoir alimenter leur soif infinie de musique. Ainsi, Spencer Krug est à la tête de pas moins de quatre autres groupes, dont Sunset Rubdown, Frog Eyes ou encore Swan Lake. Des entités aux albums sympathiques mais assez inégaux finalement, où le père Kruger se perd régulièrement en expérimentations pas toujours bienvenues.

Le cas de Dan Boeckner est différent. Lui préfère tabler sur un seul groupe parallèle: Handsome Furs. Et force est de constater qu’il a plutôt raison de ne pas s’éparpiller plus que de raisons tant ce side-project est le plus intéressant de ceux ayant émergés de Wolf Parade.

Après un premier album (‘Plague Park’) aux prises de risques minimes mais au résultat étonnant, le groupe, formé par le couple Boeckner (lui à la guitare et au micro, elle au synthé et à la rythmique), revient donc aux affaires, une nouvelles fois chez Sub Pop, avec ‘Face Control’ d’un tout autre acabit.

Enregistré principalement en Europe de l’Est en Russie, on jurerait pourtant qu’il a été conçu sous les projos de l’Haçienda, avec Bernard Sumner et Peter Hook en chef d’orchestre. Car si les premières secondes de l’album (Legal Tender), rappellent Lcd Soundsystem (impression qui revient régulièrement tout au long de l’album), très vite on se rend compte que c’est surtout New Order qui est la principale influence de ce ‘Face Control’. Toutes les pistes de cet album respirent le groupe mythique de Manchester, aussi bien pour le côté dancefloor synthétique, pour la rythmique froide et robotique que pour la guitare acérée et agressive de Dan Boeckner.

A tel point qu’on frôle parfois le plagiat, notamment à deux moments: All We Want, Baby, Is Everything a plus qu’un peu de Temptation dans les veines. Quant à Nyet Spasiba (voir plus bas), il se permet de rendre hommage (ou pomper c’est selon) à Blue Monday en reprenant son beat, peut-être le plus célèbre de l’histoire. Rien que cela.

Toutefois, malgré son manque de tube planétaire (tout le monde n’a pas dans sa besace un Age of Consent ou un Ceremony), 'Face Control' s'impose largement quand même comme un excellent album (seule la pochette est ratée. Mais Peter Saville ne peut pas être partout). Plus cohérent que certains des albums de New Order, il est le mix réussi d’electro-pop synthétique aux relents de new-wave, le tout à la sauce canadienne. En quelque sorte, l’album que pourrait sortir la bande à Sumner si James Murphy s’attelait à la production. (sortie : 9 mars 2009)

Son :
Myspace (‘Face Control’ y est en écoute complète!)

Deux titres en écoute: un Legal Tender, qui ouvre l'album, où l'on croise Lcd Soundsystem et New Order, puis Nyet Spasiba et son beat Blue Monday (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, le clip de I’m Confused, hommage du groupe à Resident Evil :

Handsome FursI’m Confused


jeudi 6 mai 2010

[Track of The Day] Wolf Parade - Ghost Pressure

Après Saragosse en 2008, Shanghai cette année, c'est Yeosu en Corée du Sud qui accueillera la prochaine Exposition Universelle. La quoi? Mais si, vous savez bien, ce grand raout mondial organisé - tout sauf à intervalles réguliers - depuis le milieu du XIXè siècle, dont le but était, je cite «d'être une vitrine technologique et industrielle des participants, témoignant du progrès au cours de la révolution industrielle».

Pendant longtemps, ces expositions universelles ont été des moments forts de la vie de pays, allant même jusqu'à lui créer de vrais symboles (La Tour Eiffel, la Biosphère de Montréal). Mais aujourd'hui, qui s'en soucie encore?

Et bien, au moins une personne: Spencer Krug, une des deux têtes pensantes de Wolf Parade, dont le dernier - et troisième - album en date s'intitulera 'Expo 86', en hommage à l'Exposition Universelle de Vancouver en 1986, qui l'avait beaucoup marqué à l'époque, lui qui n'était alors âgé que de 9 ans.

Au-delà de cette anecdote, le retour des canadiens de Wolf Parade est une aubaine et une nouvelle de plus qui fait rentrer cette année 2010 dans une sacrée dimension.
Il faut dire que leur 'At Mount Zoomer' m'avait totalement secoué voilà deux ans, porté qu'il était par des titres fabuleux guidés par un Kissing The Beehives dont je me délecte encore très régulièrement.

Dan Boeckner a donc laissé le temps de quelques mois sa femme et ses Handsome Furs de côté, Spencer Krugg ses projets parallèles - pour la plupart assez dispensables, et les deux compères se sont attelés à la tâche.

Si le résultat sera disponible officiellement le 29 juin prochain, le groupe et Sub Pop ont révélé deux premières chansons: What Did My Lover Say? (It Always Had to Go This Way), classique mais réussie chanson «à la sauce Wolf Parade», et surtout Ghost Pressure (où la patte de Dan Boeckner se fait sentir), avec mise en orbite du synthé.

Et pour l'instant, en tout cas chez moi, l'indie-rock débraillé, l'indie-pop et le prog-rock cheap mais chic des Wolf Parade continue de faire mouche. Instantanément. 

Album: Expo 86 
Année: 2010 
Label: Sub Pop

Vous pouvez vous procurer ces deux premières chansons de 'Expo 86' en allant directement sur la page des Wolf Parade chez Sub Pop, en cliquant ici.

vendredi 3 septembre 2021

[Track of The Day] Husband - What a World

Mercredi, il était question dans ces pages de The National avec The Angel of 8th Ave. de Gang of Youths. Il va en être question également avec la chanson du jour, What a World, et plus globalement avec l'album 'Cut The Light' de Husband, groupe anglais (découvert ici grâce à Michel Malégeant), dont on ne sait pas bizarrement grand chose (rien chez Discogs ou Rate Your Music). «Bizarrement» parce que ce premier album mérite plus que l'anonymat dans lequel il se débat depuis juin dernier.

Husband présente sa musique comme inspirée de The National, Radiohead, Nick Cave ou PJ Harvey. Il y a de cela, notamment pour les premiers donc. Mais on citera aussi The Twilight Sad, Spencer Krug (pour quelques élans vocaux), ou encore Puressence ou Get Well Soon pour que le tableau soit plus juste.

Sorti en catimini (version digitale uniquement et sans label), 'Cut The Light' est un album de pop (ou de rock, mettez le curseur où vous le souhaitez) très anglais, aux vraies belles chansons et aux mélodies corsetées dans des ambiances sombres et lourdes que viennent éclaircir quelques guitares lumineuses et un piano des plus justes. Alternant morceaux de bravoure (Mirrors) et balades noires, porté par une voix qui flirte régulièrement avec un chant crooner, le tout tient sacrément la route.
Un ensemble dont finalement le seul défaut est sans doute sa production, pas vraiment flamboyante et qui manque autant de relief que de finesse. Mais ne retenir que cela serait très réducteur tant Husband ici fait montre d'un sacré talent de composition et d'écriture (What a World) et a pour lui les chansons qui devraient lui permettre de trouver la lumière qu'il mérite.

Album : Cut The Light
Année : 2021
Label : -

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, What a World de Husband, sa montée et sa fin en apothéose, est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Cut The Light' de Husband, voilà Mirrors :

mardi 30 août 2011

Mister Heavenly - Out of Love [Sub Pop]

Dans le monde merveilleux des side-projects, il y a deux spécimen intéressants à étudier dans le monde du rock indépendant. Le premier est Spencer Krug, une des têtes pensantes de Wolf Parade qui, après avoir, pendant quelques années, semblé monter un nouveau groupe tous les six mois, s'est un peu calmé.

Et puis il y a Nick Thorburn, un des mecs derrière les géniaux Unicorns et derrière le tout aussi génial 'Return to the Sea' d'Islands.
On lui doit malheureusement aussi les deux albums suivants d'Islands, insupportables galettes remplies de guimauve à tous les étages responsables d'une de mes plus terribles indigestions musicales… en deux écoutes!
Mais Nick Thorburn ne s'arrête pas là. Il a aussi monté Human Highway (groupe sympathique mais déjà oublié), chante désormais sous son surnom Nick Diamonds ('I Am an Attic' est sorti en juin), et vient de monter Mister Heavenly, dont il est question ici.

Mister Heavenly est donc la dernière lubie de Nick Thorburn. Le genre de de super groupe, signé chez Sub Pop, excusez du peu, aux ambitions légères et plus rock que pop.
Au programme de ce trio, Thorburn donc, mais aussi Honus Honus de Man Man et Joe Plummer, batteur de, entres autres, The Shins, Black Heart Procession et surtout Modest Mouse. Histoire de rajouter un poil de glamour à l'affaire, l'acteur Michael Cera (le gentil quoiqu'un peu niais garçon qui met en cloque Ellen Page dans 'Juno') participe, à la basse, à quelques dates de la tournée de Mister Heavenly.

'Out Of Love', premier (et unique?) album des Mister Heavenly est à classer dans le haut du panier des sorties discographiques de Nick Thorburn. Sur une base plus rock que pop et partant titiller un brin de soul (Diddy Eyes) voire de blues bien gras (Doom Wop) par moments, le groupe n'en rajoute pas des tonnes, la joue plutôt simplement, ne fait pas dans l’esbroufe ridicule comme sur 'Arm's Way' d'Islands, cadre et ne fait durer l'aventure plus que de raisons (12 chansons et 36 mns au compteur) et déploie un éventail de mélodies aussi facilement mémorisables que terriblement entêtantes.

Il y a dans ce 'Out of Love' un peu de la folie des Unicorns. De l'ambition des Islands des débuts. Jamais sur la longueur d'une chanson, certes, mais c'est déjà ça. Ce Mister Heavenly, sans être ébouriffant pour autant, vient de me réconcilier avec un artiste que je ne croyais plus capable de sortir quelque-chose de consistant, tout du moins à mes oreilles. Chouette! (sortie: 16 août 2011)

Son:
Myspace
Site officiel de Mister Heavenly

Deux chansons en écoute. Harm You, titre hésitant en rock nerveux et délicatesse pop, et Wise Men, potentiel tube et meilleure chanson de ce premier album des Mister Heavenly. (malheureusement plus en écoute)

 Un autre morceau, Bronx Sniper, qui ouvre 'Out of Love', au format soundcloud cette fois-ci (et à télécharger gratuitement en cliquant sur la petite flèche noire sur la droite). (malheureusement plus en écoute)

Et si vous voulez en savoir plus, vous pouvez écouter l'album des Mister Heavenly dans son entier. Sub Pop a bien fait les choses et propose d'écouter
'Out of Love' ci-dessous, certes en format youtube mais c'est déjà ca.


lundi 25 mars 2024

[Track of The Day] Boeckner - Don't Worry Baby

Vingt-cinq ans après ses débuts et une palanquée d'albums avec Wolf Parade (évidemment), Handsome Furs (groupe qu'on a tendance à trop oublier), Divine Fits et autres Atlas Strategic ou Operators, Dan Boeckner suit enfin la trajectoire de son - lui aussi - prolifique compère Spencer Krug et passe enfin par la case solo.

Sobrement intitulé 'Boeckner!', ce disque court (huit titres pour tout juste trente-deux minutes au compteur) est une sorte de synthèse réussie de Wolf Parade et de Handsome Furs. Entouré du producteur Randall Dunn (qui a travaillé sur quelques albums aimés dans ces pages, de Black Mountain à Marissa Nadler en passant par Tim Hecker ou le dernier Oneohtrix Point Never, et dont la production de deux des plus célèbres albums de Sunn O))) a poussé le canadien à lui demander son aide) et de Matt Chamberlain, batteur de renom à qui le sublime 'When The Pawn...' de Fiona Apple doit beaucoup, Dan Boeckner enchaîne les mélodies soignées et efficaces, qu'il chante à merveille (une des forces du disque et le mixage de sa voix n'y est pas pour rien) sur un tourbillon de guitares et de synthés.

Ouvert par l'épatant Lose et conclu par la très belle et fausse balade Holy Is the Night, très bien produit et habillé d'une pochette magnifique, 'Boeckner!' regorge de chansons pop marquantes (Wrong, Euphoria), pour ne pas dire mémorables (Don't Worry Baby, en écoute aujourd'hui). Un album dont je n'espérais pas spécialement grand chose (nos héros passés prennent tous de l'âge) et qui s'avère être un gros coup de coeur.
 
Album : Boeckner!
Année : 2024
Label : Sub Pop

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Don't Worry Baby de Boeckner est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Boeckner!', voilà Euphoria :

Le clip de Lose, l'excellent morceau qui ouvre ce premier album solo de Dan Boeckner :

mardi 3 juin 2008

Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]

Finalement, on y arrive. Après plus de deux mois d’inactivité sur ce blog (en matière de chronique s’entend), retour aux nouveautés, aux disques qui tripotent l’imagination, aux albums qui feront, à leur niveau en tout cas, date, et qu’on tirera joyeusement de leurs pochettes – aussi hideuses soient-elles – dans cinq ans avec un plaisir non-feint pour les poser à nouveau sur notre platine et se laisser bercer par ce sentiment qui finira bien par nous avoir nous aussi : «bondieu, c’était mieux avant».

Alors qu’en fait non quand on y réfléchit bien. Non non. Prenons les Wolf Parade. Super groupe (c’est à la mode depuis quelques années en Amérique du Nord) mené par Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs – autrement dit, et entre autres, les deux voix qui s’entremêlent sur le disque –, amis des Arcade Fire (Wolf Parade a enregistré cet album dans l’église détenue par la bande de Régine Chassagne), il avait été découvert en 2005 via un EP – éponyme – assez enthousiasmant, avant d’enchainer par un album bon quoiqu’inégal.
Trois ans plus tard, voilà qu’ils nous reviennent, avec un ‘At Mount Zoomer’, pourvu de neuf titres (bouh !) et 46 mns de musique (yeah !).

Et bien vous savez quoi ? Ce n’était pas mieux avant : c’est juste mieux maintenant. Que l’on soit ici passionné de musique, auditeur occasionnel ou fan de variété française multi-(re)diffusée, le débat ne devrait pas avoir trop lieu concernant cet album. Pour peu qu’on ait un minimum d’ouverture musicale et d’envie.

Indie-pop, indie-rock, prog-rock aux relents un peu cheap, ‘At Mount Zoomer’ est un peu tout cela à la fois, entouré d’une production d’une qualité dingue. Mais surtout, c’est un album cohérent, sans faiblesse, sans temps mort, particulièrement bien écrit et qui laisse les errements de leur premier ‘Apologies to the Queen Mary’ de côté. Sub Pop parle même de «this generation’s ‘Marquee Moon’» rien que ça. On n’ira pas mettre ce disque au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine, en tout cas pas maintenant.

Mais alors que beaucoup s’enthousiasment pour le nouvel album d’Islands, qui n’a, à mon grand regret, ni le génie des Unicorns ni la joliesse de ‘Return to the Sea’, Wolf Parade va sortir dans l’indifférence générale (en France) un deuxième album vraiment (d)étonnant, mature, généreux dans ses compositions et sur de lui. Bref un grand disque. On parie qu’on en reparle dans six mois ? D’ici là, portez la bonne parole mes ami(e)s ! (sortie: 17 juin 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ‘At Mount Zoomer’, dont un en téléchargement gratuit, et trois autres, en extra)
Site Officiel

Histoire de faire les choses en grand, deux morceaux : Soldier’s Grin ouvre l’album d’une manière admirable. Et si vous n’êtes pas touché par ce premier morceau, nul doute que Kissing The Beehive, vrai chef d’œuvre de dix minutes devrait vous mettre d'accord (malheureusement plus en écoute).

jeudi 25 décembre 2008

Top 50 'Albums 2008': 10-01


Et les 10 premiers. Un top 10 qui m'aura accompagné tout au long de mon année, et trois premiers absolument immenses, dans des genres bien différents.
A vous de balancer vos tops 10/20/50/100 dans les commentaires. Ne vous gênez pas!

D'ici là, passez de joyeuses fêtes, mangez bien, buvez bien, faites la fête plus de raisons et ne soyez pas sages.
Rendez vous début janvier!

Au bas de ce papier, comme à chaque fois, vous trouverez un lecteur qui reprend un titre de chaque album présenté ci-dessous.



10. The Tallest Man On Earth - Shallow Grave [Gravitation]
Entre cette voix nasillarde, des textes un brin surréalistes et ces chansons folk, livrées brutes, enregistrées en une prise, dénudées de productions, The Tallest Man On Earth fait plus que rappeler l'esprit du Dylan du début des années 60: il l'incarne.
Son 'Shallow Grave' est même un hommage à cette période là: quand les sillons craquaient, quand les disques ne dépassaient pas 30/35 minutes (celui ci en fait trente) et que de jeunes hippies, une guitare en bandoulière, voulaient dominer le monde.
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09. Fuck Buttons – Street Horrrsing [ATP]
Deux anglais de Bristol sortent un disque de noise, drapé dans des nappes de drone, de psychédélisme, de cris tribaux, avec à chaque morceau une subtilité mélodique stupéfiante. Grand cru du genre. Thank Buttons!
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08. The Duke Spirit – Neptune [You Are Here]
Un peu garage, très rock, bluesy mais soul aussi, rappelant les Pixies et tout le rock indé des années 90, ‘Neptune’, dernier né des Duke Spirit, est un coup de pied bien senti dans les noix de la fourmilière rock qui a tendance depuis quelques années à se regarder jouer plutôt qu’à être inspirée. Énergique, énergisant, euphorisant, cohérent et vivifiant, c’est même un vrai petit régal.
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07. Alain Bashung - Bleu Pétrole [Barclay]
Nouvel album du grand Alain Bashung. Après les détours de l'ovni 'L'Imprudence', le voilà revenu à une chanson française des plus accessibles et des plus belles, avec Gaëtan Roussel, Joseph d’Anvers, Armand Méliès et Gérard Manset comme compagnons de route. Ce 'Bleu Pétrole' est peut-être son plus grand disque. Il n'a peut-être jamais aussi bien chanté alors qu'il est sur le point de passer de l'autre côté, la faute à un fichu crabe qui ne veut pas lâcher l'affaire. Écouter Comme Un Lego ou Tant de Nuits et mourir...
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06. MGMT – Oracular Spectacular [Columbia]
Alors oui, ils ont été l’année musicale à eux deux. Et dès le début de l’année les salopiauds. Deuxième chronique de l’année sur ce blog, en janvier dernier, avec la mauvaise pochette. Depuis, la hype a pris ce ‘Oracular Spectacular’ et a fait du groupe ce qui se fait de mieux dans le monde de la musique en 2008. Les classements de fin d’année de nombreux magazines ou webzines le prouvent. Et donc ? Ben rien. Ils ont bien raison.
Un disque pop j'm'enfoutiste, qui aligne les tubes et les références, entre groove, funk et electro, sur fond de kitsch absolu. Et puis surtout, ils pondent Time To Pretend, qui, quinze ans plus tôt, serait devenu un tube ultime pour toute une génération, à la manière de Smells Like Teen Spirit. Rien de moins.
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05. The Sleeping Years - We're Becoming Islands One By One [Talitres]
L'ancien leader de The Catchers a décidé de faire pleurer votre cœur et votre âme. Et c'est Talitres qui s'y atèle. Disque splendide, en tous points, avec pourtant une formation des plus banale: guitare + batterie + piano + violoncelle. Un album de folk-pop lumineux, acoustique, qui sonne merveilleusement et qui fait vibrer les cordes les plus sensibles de notre être, souvent enfouies au plus profond de nous. Bordel, c'est beau.
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04. Madvillain - Madvillainy 2: The Madlib Remix [Stones Throw]
Madlib et MF Doom sont dans un studio. Madlib et MF Doom fument trop de beuh. Qu'est ce qu'il reste? Un album de remix de 'Madvillainy', pour patienter jusqu'au vrai 'Madvillainy 2'. Et vous savez quoi? C'est excellent. Plus qu’un album de remix, voilà une nouvelle version de ‘Madvillain’, presque aussi parfaite que l’originale.
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03. Arnaud Cathrine et Florent Marchet – Frère Animal [Editions Verticales]
Florent Marchet ou les concept-albums. Avec son compère Arnaud Cathrine, ils remettent le couvert. Cette fois, bienvenue chez SINOC, Société Industrielle Nautique d’Objets Culbuto. Une mère pour toute la ville, qui pourvoie emploi, salaire et raison de vivre. Le roman-musical (puisque c'est de cela qu'il s'agit) égrène en 19 titres, une vision d'un cynisme absolu en racontant l'histoire Thibaut, de son frère Renaud, de sa petite-amie Julie, de son père ou de son pote du lycée Benjamin. Un grand moment de chanson française, piquante, noire, étalant à la face du lecteur ou aux oreilles de l'auditeur la violence et l'aliénation dont est responsable l'économie industrielle aujourd'hui. Chef d'œuvre? Oui. Chef d'œuvre.
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02. Wolf Parade – At Mount Zoomer [Sub Pop]
Sub Pop parle de «this generation’s ‘Marquee Moon’» quand il parle de 'At Mount Zoomer'. Je n'irais peut-être pas jusqu'à mettre cet album au niveau du chef d’œuvre de Tom Verlaine (en tout cas pas maintenant). Mais quand même. Ce disque est une des merveilles de 2008. Un disque essentiel, assez court, incisif, frappant fort, gommant les imperfections du premier album, et balançant, à coups de claviers, un rock qui ne se regarde pas le nombril. Toujours en constante évolution, les morceaux de Spencer Krug (Frog Eyes, Swan Lake) et Dan Boeckner d’Handsome Furs se fraient un chemin mais ne se perdent jamais. Grand disque. Et numéro 1 bis de mon année 2008.
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01. The Magnetic Fields – Distortion [Nonesuch]
The Magnetic Fields, toujours mené par ce Stephin Merritt de génie, changent de registre pour ce nouvel album, rappelle à notre bon souvenir les Jesus & Mary Chain (référence indéniable tout au long du disque), font sortir Phil Spector de taule, et pondent un 'Distortion'… distordu. Une production étouffante, un son saturé, des larsens à droite mais aussi à gauche; tout ça mêlée à une structure et des mélodies affolantes. Bref mariage habile de noisy-pop, de grandes mélodies et de textes inspirés. Et forcément l'album de l'année de la part d'un groupe qui tout au long de sa carrière n'aura jamais déçu.
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Et voilà une chanson de chacun des albums présentés ci-dessus. Classées là aussi de 10 à 01. Bonne(s) écoute(s)!


mercredi 15 janvier 2014

Bilan 2013 : Top 50 'Albums': 30-11


Deuxième et avant dernière partie de ce bilan de l'année 2013. Après les « Compilations, 45 tours et autres Ep » (à découvrir et écouter là), après le Top 50 « Chansons » (à découvrir et écouter là) et les albums classés de 50 à 31 (à découvrir et écouter là), voilà donc la suite : les albums classés de la 30è à la 1ère place.

Mais comme le veut la tradition, quelques autres liens pour aller fureter ici et là quelques belles découvertes :
Le Rewind 2013 chez Starsky

Et maintenant, plongeons nous donc dans cette 2è partie des « Albums qui ont fait mon année 2013, 2è partie ». Avec du joli monde à mes yeux, de ces anglais fans de vieux films à cette française qui devrait faire la une des magazines en passant par de vieux routiers qui font toujours le même album mais avec quelle classe, un échappé des CunninLynguists, un groupe mythique et des français psychédélique. Tout est donc ci-dessous et tout en bas du papier, comme à chaque fois, un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés.

Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01 
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'



30. Public Service Broadcasting - Inform - Educate - Entertain [Public Service Broadcasting] 
Album fourre-tout (la pop y cotoie le math-rock, le krautrock le post punk, le bango ou les synthés les guitares les plus précises) mais d'une très grande unité, plein de samples aux charmes aussi immédiats que désuets (tirés des archives du British Film Institute) et bourrés de mélodies, 'Inform - Educate - Entertain' de Public Service Broadcasting est sans conteste la très belle découverte de 2013.

29. Deafheaven - Sunbather [Deathwish Inc.]
Entre post-rock, guitares shoegaze et black metal, 'Sunbather' de Deafheaven (tout un programme !) aura été le groupe le plus bruyant de mon année 2013. Solide et très bien pensé, n'oubliant jamais les mélodies dans ses morceaux (The Pecan Tree), 'Sunbather' est un disque à l'énergie implacable.

28. Mondrian - Isn't It Fun [Without My Hat]
Forcément, il fallait que celui-ci y soit. Parce que c'est le premier LP de la jeune histoire de Without My Hat Records. Parce l'objet est splendide (4 faces imprimées, avec un volet). Mais surtout parce que Mondrian pond là une collection de chansons pop intemporelles, dont il est difficile de faire sortir un titre en particulier (They Don't Dance Much in Idaho quand même). 

27. Action Dead Mouse - ä [Greed Recordings]
A quoi bon changer une formule quand celle-ci est efficace ? Les italiens d'Action Dead Mouse, déjà encensés en fin d'année dans ces pages, continuent leur math-rock de chemin avec un 'ä' avec plein de guitares, de ruptures de rythmes et de changements de directions impromptus. Brillant.



26. Natti - Still Motion [APOS Music]
Dernier des trois CunninLynguists à se lancer en solo, Natti en impose avec ce premier album, 'Still Motion'. Alternant morceaux lascifs et titres percutants aux punchlines bien senties, aussi bien influencé par la black music que le jazz ou la pop, Natti n'oublie jamais de mettre au centre de tout les mélodies. 


25. Grant Hart - The Argument [Domino]
Copieux album (20 chansons pour 1h15 de musique), 'The Argument' est le 4è album de Grant Hart en 25 ans ! Découvert pour ma part cette année, cet ancien Hüsker Dü (je n'en savais rien) a composé là un disque de rock et de pop totalement habité. Un disque qui s'écoute d'une traite avec un plaisir non-feint. Et cette voix qui rappelle le David Bowie des 70s n'y est pas étrangère.

24. The Men - New Moon [Sacred Bones]
S'éloignant du rock bruitiste et noisy de ses premiers essais, The Men sur 'New Moon' partent dans un mode entre blues et psychédélique, même s'ils retrouvent l'urgence et la nervosité des chansons qui ont fait leur reconnaissance sur la deuxième partie de l'album. Prêt à mettre quelques billets sur une trajectoire à la Black Keys qui leur irait bien au teint. 


23. Boards of Canada - Tomorrow's Harvest [Warp]
Un des évènements musicaux de l'année a sans conteste été le retour des patrons de la musique électronique, Boards of Canada. 'Tomorrow's Harvest' (leur premier album depuis 2006) est d'une beauté incroyable, plein de couches, de textures et de lumières dont les écoutes successives s'avèrent plus riches à chaque fois.


22. Adam Green and Binki Shapiro - st [Rounder]
Disque court mais coquin en forme de rédemption pour Adam Green qui s'auto-parodiait depuis de trop nombreux albums. Le duo entre le new-yorkais et l'anglaise Binki Shapiro marche totalement, dans une sorte de version revisitée des célèbres Lee Hazlewood et Nancy Sinatra. Version qui a de l'avenir.


21. Califone - Stitches [Dead Ocean]
Depuis leur magnifique 'Quicksand/Cradlesnakes' en 2003, j'ai bizarrement suivi de très loin les aventures discographiques des américains de Califone. Retomber nez à nez avec eux m'aura fait comprendre : 1) mon erreur 2) que les mélodies tuantes, ils connaissent toujours 3) que l'americana (mais pas que) qui traverse tout 'Stitches' est à tomber. 


20. The Limiñanas - Costa Blanca [Trouble in Mind]
Moins sous le feu des projecteurs de leurs compatriotes Aline, Granville et autres La Femme, The Limiñanas est pourtant un groupe plus qu'à suivre. Originaire de Perpignan, chantant en français, The Limiñanas est signé chez Trouble In Mind, rien que ça ! Leur nouvel album 'Costa Blanc' est la rencontre du psychédélisme et une inspiration toute gainsbourienne. Petit bijou.

19. Moonface - Julia With Blue Jeans On [Jagjaguwar]
Spencer Krug doit être l'artiste le plus prolifique sur les 10 dernières années. Dernier album en date, 'Julia With Blue Jeans On', deuxième sortie sous le nom Moonface. Piano/voix tout du long, chant sublime, piano très en avant et mélodie à tomber.



18. Nick Cave and the Bad Seeds - Push The Sky Away [Bad Seed]
Les années passent et elles ne semblent pas avoir d'emprise ni sur Nick Cave, ni sur ses Bad Seeds. 'Push The Sky Away', dernier album (studio) en date va titiller les meilleurs disques de sa discographie. La faute à des chansons sublimes, une cohérence tout du long et deux titres majestueux : Mermaids et Jubilee Street.


17. Okkervil River - The Silver Gymnasium [ATO Records]
Au contraire de groupes dans la même veine (The Decemberists, Iron & Wine), Okkervil River continue sans coup férir d'entretenir une discographie quasi sans faille. Fort d'un début d'album parfait, 'The Silver Gymnasium'  déroule un folk-rock aussi épique que délicat, comme à leurs plus grandes heures.


16. Eleanor Friedberger - Personal Record [Merge]
Sortie du giron de son frangin plus enclin aux expérimentations en tout genre, Eleanor Friedberger aura donné en 2013 au petit frère du déjà très réussi 'Last Summer' en 2011. Un disque qui prouve une fois de plus qu'elle a la pop dans le sens, des mélodies incroyables dans tous les doigts, et qu'elle est capable des tubes qu'il serait bon de fredonner à tue tête plus souvent qu'à notre tour. 

15. Poni Hoax - A State of War [Pan European Recording]
En continuant de puiser ses principales influences dans les années 80, les Poni Hoax auront sorti en 2013 leur troisième album, celui où les guitares sont les plus dansantes, les claviers les plus mélodiques, assez loin finalement des sonorités froides (mais pas désagréables pour autant) de leur précédents livraison. Jouissif.


14. Shannon Wright - In Film Sound [Vicious Circle]
Shannon Wright continue sa belle discographie avec 'In Film Sound', très bel album nerveux où les guitares sont plus que présentes et la furia sombre de l'américaine font merveille. Un jour, on se rendra compte de son talent incroyable. Un jour...



13. San Fermin - st [Downtown]
Groupe new-yorkais dont le leader est un grand fan du 'Come On Feel The Illinoise' de Sufjan Stevens, San Fermin fait dans la pop à la ... Sufjan Stevens. Cet album n'a évidemment pas la consistance du chef d’œuvre des années 2000, mais est d'une grande beauté, avec arrangements aux petits oignons, plages de respirations et voix profonde, mix entre celle de Matt Berninger (The National) et Dan Michaelson (Absentee). Ces jeunes gens iront loin.

12. Mélanie Pain - Bye Bye Manchester [Yotanka]
De façon très surprenante, Mélanie Pain ne connait pas les unes des magazines. Et pourtant, le talent de cet ex-Nouvelle Vague. Son premier album était 'My Name' en 2009 était déjà une très belle réussite. Et son 'Bye Bye Manchester' est du même acabit, pop aux atours rétro, alternant français et anglais, avec sa voix coquine et conviant pour l'occasion des artistes aimés de ces pages (Florent Marchet, Ed Harcourt). Belle confirmation. 

11. Radar Brothers - Eight [Merge]
Guitares langoureuses, pop, slowcore, alternative rock : ce n'est pas avec leur 7è album (quoiqu'en dise son titre) que les Radar Brothers vont changer leur fusil d'épaule. La seule différence est peut-être un piano plus présent et une ampleur plus grande de l'ensemble. Sinon ? Leur meilleur album depuis 'And The Surrounding Mountains', autre chef d'oeuvre.


Pour rappel :
Top 50 « Chansons »
Top 50 « Albums» : 10-01
Top 50 « Albums» : 50-11
Top 15 'Ep, 12", 7" & Compilations'


Comme promis, voilà donc un player grooveshark pour écouter une chanson de chacun des 20 albums présentés ci-dessus. Du numéro 30 au numéro 11. Bonne(s) écoute(s) !