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mardi 5 mai 2026

[Track of The Day] Private Lives - Television Faces

Il n'y a rien de plus frustrant de découvrir un groupe et de se rendre compte que celui-ci se baladait dans les rues de votre ville quelques semaines plus tôt seulement. Énième et dernier exemple en date, les canadiens de Private Lives qui étaient sur la scène du Trokson le 21 mars. Un quatuor originaire de Montréal qui, après un deuxième album publié l'an passé chez les américains de Feel It Records (à qui l'on doit la découverte des Sweeping Promises) s'offre le premier 45-tours de sa carrière, cette fois chez les autrichiens de Bachelor Records - signature qui explique sans doute cette tournée européenne très allemande (douze dates), belge (Bruxelles comme seul point de chute) et française (Lille, Sorgues étonnamment et Lyon donc).

Deux chansons au programme, Think I'm Coming Around en face-A, à laquelle il ne manque que « Gabba Gabba Hey », et Television Faces en face-B (et en écoute aujourd'hui), entre punk et power-rock dont les riffs ne sont pas sans rappeler les Libertines des deux premiers albums. De la belle ouvrage qui fait espérer que ce rapide passage lyonnais des Private Lives n'est pas le dernier.

Album : Think I'm Coming Around 7"
Année : 2026
Label : Bachelor Records

Acheter

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Television Faces de Private Lives est également en écoute ci-dessous :
 

mercredi 1 janvier 2025

Bilan 2024 : Top 50 « Chansons »


2024 est donc terminé. Sans doute pas la meilleure des années mais vraiment pas la pire quand on pense à certaines de ses devancières. En tout cas, musicalement parlant, il y a une nouvelle fois eu de quoi faire. J'en veux pour preuve le bilan des formats courts, les quarante albums qui ont habillé mon année (partie 1 et partie 2). Et niveau chansons, 2024 n'est pas en reste, tant il y en a eu beaucoup qui m'ont marqué, pour plein de raisons et dans tous les styles. Car oui, c'est leur du traditionnel top 50 de mes chansons de l'année, à découvrir le 1er janvier, avec une petite balle qui passe doucement mais sûrement de gauche à droite dans votre crâne (en tout cas, je vous le souhaite).

Mais avant tout, et comme le veut la tradition, un petit tour dans le voisinage pour voir ce qui a fait l'année de sites amis, ou non :
- Les 100 chansons de l’année de Small Albums
- Les 100 chansons 2024 de Stars Are Underground
- Les 100 chansons de l’année de l’indispensable (et à soutenir) The Quietus
- La playlist 2024 d’Addict Culture
- Les 100 meilleures chansons de 2024 de Sean de Said The Gramophone
- Les deux mixes traditionnels de fin d’année de Starsky : ruelles ici, avenues là
- Le mix 2024 de Matthieu Gandin de Random Songs
- Les 30 albums "Pop, Rock, Folk" de l'indispensable Hop Blog

Cinquante chansons. Et deux en bonus. Il faut dire que Céline Dion qui reprend L'Hymne à L'Amour en haut de la Tour Eiffel et le Parade de Victor Le Masne ne sont pas des morceaux qui m'auront laissé insensibles, l'un m'ayant totalement bouleversé un soir pluvieux de fin juillet en était l'apothéose d'une cérémonie d'ouverture incomparable, l'autre ayant habité mon imaginaire pendant les quinze jours suivants. Comme elles ont définitivement marqué mon année à leur manière, difficile de ne pas les inclure.
Quand au reste, ce fut une sélection bien difficile tant il y avait beaucoup de candidats à cette liste dans une année prolifique en très beaux morceaux. Et il y en a beaucoup qui sont restés sur le carreau. Ici, vous trouverez tout ce qui m'a fait vibrer : de l'électro à danser et à chanter à tue-tête, des chansons langoureuses et pleines de riffs, du rock nerveux mais souvent ciselé, de la balade à tomber, quelques vieux de la vieille, de l'arrangement chiadé, de la belle ouvrage et un duo de tête très difficile à départager, qui se tient dans un mouchoir de poche. Évidemment, lire le nom de cinquante chansons aurait peu d'intérêt, donc au bas du billet se trouvent trois lecteurs Spotify, Deezer et YouTube pour écouter chacune d'entre elles. Bonne(s) écoute(s) et bonne année !


Bilan 2024 :
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »



50 +2. Victor Le Masne - Parade
50 + 1. Céline Dion - Hymne à l'Amour (Edith Piaf cover - Live aux Jeux Olympiques de Paris 2024)

50. Cola - Pulling Quotes
49. Savage Mansion - Total Colombia
48. Kishi Bashi - Make Believe (feat. Linqua Franqa)
47. The Libertines - Night Of The Hunter
46. OldBoy Rhymes, Sage Francis, Rituals of Mine, Alxndrbrwn - Master Cleanse

45. Antenna - Antenna State
44. Monobloc - Where Is My Garden
43. The Decemberists - Oh No!
42. Ella Thompson - Let There Be Nothing
41. Oneida - Reason to Hide

40. Edna Million - Barking Dogs (feat. Ernst Molden)
39. Lily Seabird - Waste
38. Nap Eyes - Feline Wave Race
37. Bashy - How Black Men Lose Their Smile
36. Beak> - Hungry Are We

35. Phosphorescent - Impossible House
34. Kid Loco - The Crown (feat. Louise Quinn)
33. Adrianne Lenker - Ruined
32. Mercury Rev - There's Always Been A Bird In Me
31. Middle Kids - Highlands

30. Laura Marling - Patterns
29. Sam Lee - Bushes and Briars
28. Metz - Entwined (Street Light Buzz)
27. The Lemon Twigs - My Golden Years
26. Green Day - Bobby Sox

25. Snowy Band - Weeks & Months
24. Moreish Idols - Pale Blue Dot
23. Flower Face - Biblical Love
22. The Vaccines - Another Nightmare
21. The Miserable Rich - Crows

20. Jess Ribeiro - The Trees and Me
19. Chappell Roan - Good Luck, Babe!
18. MGMT - Loss of Life
17. Bill Ryder-Jones - This Can't Go On
16. Joe Goddard - Ghosts (feat. Tom McFarland)

15. King Hannah - Somewhere Near El Paso
14. Omega Violet - Island N°2
13. Mannequin Pussy - I Got Heaven
12. Jamie xx - All You Children (feat. The Avalanches)
11. Laurent Bardainne & Tigre d'Eau Douce - Meilleur (feat. Jeanne Added)

10. Mammoth Penguins - Here
09. Geordie Greep - Holy, Holy
08. Maxwell Farrington & Le SuperHomard - Begging’s Not My Business
07. The Rhythm Method - I Love My Television
06. Corridor - Mourir Demain

05. Junior Varsity - Cross The Street
04. EggS - At The End Of The Road
03. MJ Lenderman - She's Leaving You
02. Lady Blackbird - Like a Woman
01. Father John Misty - I Guess Time Just Makes Fools of Us All



Bilan 2024 :
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)
Top « 7", 12", Ep, Réédition & Compilation »



Et comme promis, ci dessous, trois players (Spotify, Deezer et YouTube) avec chacune des cinquante chansons listées ci-dessus. Bonne(s) écoute(s) !

lundi 18 mai 2020

[Track of The Day] Courting - David Byrne's Badside

Les Courting sont quatre, sont de Liverpool, ont encore des têtes d'adolescents - indubitablement anglais -, viennent de sortir David Byrne's Badside, leur nouveau et troisième single, publié sur le label d'Hotel Lux Nice Swan Records, et ne sont pas là pour conter fleurette ou parler de l'homme derrière les Talking Heads. Comme l'explique le chanteur Sean Murphy-O’Neill, « David Byrne's Badside fait le portrait de l'électeur UKIP, qui veut fermer les frontières mais vous assure en même temps qu'il n'est pas raciste »).

Une chanson qui me fait énormément penser aux Libertines (des deux premiers albums, quand ils étaient « produits » par Mick Jones, pas leur disque sans intérêt de reformation), un côté pop et un solo de saxophone en plus. Très prometteur tout ça. Django aurait adoré.


Album : -
Année : 2020
Label : Nice Swan Records


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, David Byrne's Badside de Courting est également en écoute ci-dessous :



vendredi 1 mars 2019

Bazooka - Zero Hits [Inner Ear Records]

Les années passent et quelques choses ne changent pour les grecs de Bazooka :
- adoré dans ses pages pour son 'Άχρηστη Γενιά' ('Useless Generation') de 2016, il a toujours un nom à la con.
- Il a beau nommer son nouvel album (le troisième) 'Zero Hits', il continue de chanter dans sa langue natale (et c’est tout à son honneur), manquant sans doute une plus grande reconnaissance internationale.
- Il jouera dans la cave du Trokson le 12 avril prochain (ça c'est pour le détail lyonno-lyonnais). D'ailleurs, il semble qu'une bonne tournée française est sur le point d'être bouclée.

Pour autant, le groupe ne stagne pas. Hébergé chez les grecs d'Inner Ear Records depuis un Ep en 2017, les Bazooka ont mis un brin d'eau dans leur ouzo. Oh, pas grand chose, mais juste ce qu'il faut pour rendre leurs compositions encore meilleures et sans conteste plus ambitieuses.

Si le démarrage de 'Zero Hits' est dans la droite lignée de 'Useless Generation' (Έλα (Come) et Φυλακή (Prison), une très belle entrée en matière), le reste voit les Bazooka rendre leur musique plus touffue, presque plus complexe, mais toujours aussi énergique. Intégrant cor, saxophone, trombone et trompette, le groupe se fait tantôt proto-punk, ska, garage, pop, psyché - et parfois un peu tout ça à la fois -, rappelle aussi bien les Libertines, les fameux Flaming Sideburns que tant d'autres ; le tout dans un ensemble particulièrement cohérent.

Car sur un disque aussi long (49 mns), cela aurait pu être un frein. Mais rien de ça ici. Que les guitares soient incisives ou plus longues en bouche (mais sans jamais tomber dans l'effet de manche), que le rythme soit plus calme (notamment sur la fin) ou diablement enlevé, 'Zero Hits' se révèle très vite comme un disque très maîtrisé, finement composé, de la part d'un groupe qui semble, derrière une posture de branleurs, savoir où il va. Mieux, produit avec soin (une production moins brute que 'Useless Generation'), et doté d'un mix délectable, il est gorgé de tubes potentiels (quoiqu'en dise son titre), qui ne demande qu'à faire bouger les foules.

Alors évidemment, on ne comprend pas un traître mot à ce qu'ils racontent. Mais qu'importe (cela permet en outre d'avoir quelques hallucinations auditives plutôt drôles), l'essentiel est ailleurs. Car on tient ici un des très bons disques de l'année qui vient de s'ouvrir. Et la confirmation que Bazooka n'était pas un groupe éphémère et coupable d'un one shot réussi. (Sortie : 18 janvier 2019)

Plus :
'Zero Hits' de Bazooka est en écoute sur leur bandcamp
'Zero Hits' de Bazooka est à l'achat sur leur bandcamp
'Zero Hits' de Bazooka est également (et notamment) en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'Zero Hits' de Bazooka en écoute aujourd'hui. Tout d'abord, Σουλτάνα (Soultana) (également en écoute dans les playlist Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis  Βραδυνή Βάρδια (Night Shift). Et enfin Τα Σπάω Όλα (I Break Everything).







Et pour finir, le clip de Φυλακή (Prison) de Bazooka, avec sa banlieue grecque où on deale une drogue spéciale et d'une autre époque :



lundi 3 septembre 2018

[Track of The Day] Starcrawler - Love's Gone Again

La vie d’un label n’est qu’un éternel recommencement. Prenons Rough Trade Records, entité chère à mon cœur et mes oreilles mais surtout mythique structure à l’importance capitale. Née d’une envie de produire des disques à eux suite au succès du magasin londonien lancé en 1976 et qui permis à toute une scène indépendante d’obtenir une visibilité qui lui était refusée jusque là, le label de Geoff Travis ne va en effet pas connaître trajectoire rectiligne.

Rough Trade va passer par tous les états, signer des disques et des groupes majeurs et connaître plusieurs vies. La première s’éteint fin 1991 quand le label couple gestion calamiteuse et virage raté des années 90.
Mort, enterré et nom vendu, Rough Trade revient pourtant à la vie en 2000, quand Geoff Travis et Jeanette Lee décident de relancer l’affaire, et de signer coups sur coups le premier album des Strokes et le premier des Libertines, succès mondiaux s’il en est.

Depuis, et malgré l’incroyable succès de Duffy (seul numéro 1 de l’histoire du label), Rough Trade est retombé dans un anonymat certain, bien que les sorties continuent de s’enchainer à un rythme régulier.
Peut-être que le prochain succès du label de Geoff Travis viendra des Starcrawler, jeune (Arrow de Wilde la chanteuse a terminé le lycée il y a un an tout juste) quatuor californien qui aime aussi bien le rock, qu'il soit hard ou grunge, dont le premier album (court, 27 mns) sobrement intitulé 'Starcrawler' est une réussite.

Certains parlent d'un groupe de poseurs. Peut-être, je ne me suis pas intéressé à autre chose que leur musique les concernant. Et elle est emballante. Et même si l'époque n'est plus au rock, Rough Trade a sans doute tiré un gros lot.

NB : Pour en savoir plus sur Rough Trade, ce documentaire de BBC 4 datant de 2009 et intitulé "Do It Yourself - The Story of Rough Trade" est à voir (88 mns, sous-titré en anglais)


Album : Starcrawler
Année : 2018
Label : Rough Trade Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Love's Gone Again de Starcrawler est également en écoute ci-dessous :



Starcrawler a deux autres clips à offrir : celui I Love L.A. et Chicken Woman, furieusement gore :





lundi 4 mars 2013

[Track of The Day] Palma Violets - Chicken Dippers

Après une longue période de creux (on ne se remet pas de la dissolution des Libertines comme ça), Rough Trade pourrait bien revenir sur le devant de la scène musicale anglaise et prouver ainsi qu'il n'est pas un label mythique pour rien.

La preuve avec Palma Violets, quatuor londonien dont la première sortie l'an passé a établi le groupe comme the next big thing, le NME faisant même de Best of Friends le single de 2012 (cela vaut ce que ca vaut, nous sommes d'accord).

A l'heure du premier album, '180', les Palma Violets répondent aux attentes de belle façon, avec un '180' solide et qui promet des jours radieux pour le quatuor, avec notamment une première face détonante.

Alors oui, il y a du Libertines dans ce '180', aussi bien dans la désinvolture (et ces intonations) au chant que dans certaines étincelles rageuses de guitares.

Mais limiter les Palma Violets à cela serait faire fausse route. Bien moins punk que leurs glorieux ainés, le groupe mené par le duo Sam Fryer / Chilli Jesson part chercher son inspiration dans les années 60 et fait sonner sa musique comme telle (rock crasseux, reverb par-ci, orgue par là).

La production de Steve Mackey (bassiste de Pulp) n'est pas extraordinaire mais emballe '180' sans extravagance et cela lui va bien.

On ne fera pas (enfin dans ces pages en tout cas) de ce premier album des Palma Violets un des disques de l'année mais '180' est un premier jet intéressant, prometteur et qui remet l'Angleterre sur les bons rails. C'est déjà ça.

Album : 180
Année : 2013
Label : Rough Trade


Achat


Step Up For The Cool Cats, premier single de '180' des Palma Violets, a un clip; à regarder ci-dessous :


mardi 29 janvier 2013

[Track of The Day] The Strokes - One Way Trigger

Peut-être vous êtes vous déconnectés du monde réel vendredi soir en sortant du bureau : vous êtes partis à la campagne où portables et encore moins 3G ne sont légions. Vous vous êtes assis sur une peau de bête, vous avez ouvert une bonne bouteille, installé un vieux vinyle aux sillons craquant sur la platine tout en observant le bois brûler dans la cheminée.

Si c'est le cas, vous n'êtes pas au courant que les Strokes ont révélé vendredi en début de soirée une nouvelle chanson de leur cinquième à venir.

Disons le clairement, je n'ai jamais été fan des Strokes. Oh, leur 'Is This It' avait fait plus que son petit effet à sa sortie et je l'écoute encore avec beaucoup de plaisir. Mais la suite ne m'a pas vraiment marqué. Et puis pour tout dire, j'ai toujours été plus Libertines que bande à Casablancas.

C'est pourquoi, n'attendant rien de spécial de ce premier extrait, j'ai apprécié, au contraire d'une immense majorité de fans qui a déversé (en une écoute, c'est aussi ça la magie d'Internet !) des torrents d'injures sur ce One Way Trigger, certes loin de l'univers des Strokes, mais diablement efficace.

Les meilleures analyses que j'ai pu lire sur cette première chanson viennent de chanteurs de deux groupes de Without My Hat Records : 

Johan de Gulcher : « Personnellement a 3min10 je suis comme un con à supplier pour que le refrain arrive et BIM. Il imite Justin Timberlake qui imite Michael Jackson qui imite Smokey Robinson, la mélodie est tout à fait divine, c'est mélancolique et désabusé, tout ce que j'aime chez les Strokes ». 

Roman de Mondrian : « Vraiment bien ce nouveau titre. On dirait une chute de 'Bad' de Michael qui aurait pu être vulgos si ç'avait été chanté par Muse... ».

Tout est dit : One Way Trigger est un changement de cap réussi.

Album :
to be added
Année : 2013

Label : Rough Trade


One Way Trigger est en écoute également sur le soundcloud des Strokes ci-dessous. (malheureusement plus en écoute)

One Way Trigger est en téléchargement gratuit sur le site officiel des Strokes (contre l'habituelle adresse mail, cela va de soi).

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
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29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
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28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
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27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
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26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
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25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
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24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
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23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
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22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
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21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
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20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
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19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
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18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
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17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
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16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
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15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
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14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
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13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
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12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
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11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
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Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


jeudi 28 octobre 2010

[Track of The Day] Carl Barât - The Magus

Carl Barât, une des deux têtes pensantes des Libertines, aurait pu la jouer facile et sortir pour son premier album solo, un mélange habile de ce que proposaient les Libertines et les Dirty Pretty Things. Il aurait pu. Il aurait du en fait.

Car si l'idée de départ est belle, si Carl Barât préfère s'affranchir de ses anciens groupes en proposant de la pop très orchestrée, à la limite du cabaret, tout cela se révèle excessivement poussif. Pas de quoi se relever la nuit donc, et même des envies de zapper une grande majorité de cet album tant il tombe avec une facilité désarmante dans le kitsch ridicule (le frenchy Je Regrette Je Regrette, un Run With The Boys de mauvais goût semblant pasticher Wham ou Culture Club).

Bref, à part quelques - rares - moments bien trouvés (on sauvera les charmants The Magus, Carve My Name et Irony of Love), ce 'Carl Barât', pleins de balades, s'avère rapidement très vain. Qu'il s'occupe à relancer Pete Doherty, John Hassall et Gary Powell histoire de donner une suite à la très belle histoire des Libertines, ca vaudra mieux. 

Album: Carl Barât 
Année: 2010 
Label: Arcady

jeudi 15 avril 2010

The Idyllists - st [Talking Bird]

Ils sont sept. Sept à regarder un rayon de disques, sûrement dans une grande surface. Sept avec des tronches de premiers de la classe, dont le plus à gauche rappelle, ses lunettes sur le nez, un certain Jarvis Cocker. Une filiation possible ?

Oui. Et pas qu'avec Pulp d'ailleurs. Car force est de constater que The Idyllists, à l’écoute de leur second album – éponyme - aime la pop anglaise, et de tous âges, même si elle est chez eux orientée vintage. Joli pour des américains de Los Angeles.

The Idyllists pourrait (devrait ?) être une des sensations du moment. Oh, pas nécessairement (quoique) le groupe de l’année. Mais peut-être celui du printemps. Et surement de l’été.
Et l’indifférence générale (à part chez Mmarsu) dans laquelle est sorti leur ‘The Idyllists’ est à se taper la tête contre les murs.

Car The Idyllists viennent de sortir un disque sacrément addictif, d’une fraicheur incroyable, sautillant, aux mélodies immédiatement mémorisables et, cherry on the muffin, qui contient quelques tubes marquants.

‘The Idyllists’ est un disque qui appelle à lui les fantômes des Kinks, le Bob Dylan de I Want You (Let’s Fly Away), rajoute un zeste de Smiths (et encore plus de Morrissey), sort quelques accords jaunis d’anciennes gloires du rock(abily) de la période 50s/60s (Pacific Coast Highway Blues) et se prend le temps de quelques chansons pour les héritiers des Libertines (Honey Please (Say Goodbye for Me) est, de ce point de vue là, assez évidente).

Circonspect quand j’ai découvert le disque (les groupes pompant allègrement l’imaginaire brit-pop, il en existe des dizaines et la plupart tombent à plat), je dois succombé immédiatement au charme de The Idyllists, à tel point que depuis 2 semaines, cet album est revenu plus que de raisons dans mon lecteur, supprimant en deux mélodies trois bridges les fourmis que je pouvais avoir dans les jambes.

Car sachez le, l’écoute de ce ‘The Idyllists’ est un euphorisant léger et implacable. Le pied qui tape ? Le bras qui bat la mesure ? Les «And I’ll go straight to the empire state» chantés à tue-tête ? Normal. Vous êtes simplement en train d’écouter l’album de pop le plus réussi de l’année jusque là. Celui d’un groupe dont le nom semble hésiter entre idéalisme et stylisme, sacrément sincère. Et à suivre. (sortie : 9 février 2010)


Son :
Myspace (4 chanson de ‘The Idyllists’ en écoute)
Site officiel
Achat (pour l'instant ce 'The Idyllists' est uniquement disponible en mp3)

Ils viennent de sortir un ‘Les Singles Ep’, composé de 5 chansons (deux de leur premier album ‘The Long Hours Between Sunset and Morning’, trois de celui-ci), et disponible gratuitement et légalement sur leur site officiel (en échange d’une adresse e-mail). Cliquez ici!

Deux chansons en écoute. Et attention, quelles chansons ! Empire State, forcément, LE tube de l’album. Et Hello 4th Street, qui clot de facon magistral ce 'The Idyllists' charmant comme tout (malheureusement plus en écoute).

Et pour finir, la vidéo de Great Love Story, une chanson que l’on retrouve sur le premier album de The Idyllists:

jeudi 29 octobre 2009

[Track of The Day] Mando Diao - Dance With Somebody

A la première écoute de ce Dance With Somebody des suédois de Mando Diao, je m'étais dit que c'était quand même mauvais; voire même très mauvais. A la seconde, je me suis dit que bon, ça passait plutôt pas mal finalement. A la troisième, je commençais à chanter sur la musique avant de me mettre à dodeliner de la tête frénétiquement.

Pourtant, j'avais mis ce titre de côté, me disant que la chanson partirait aussi vite qu'elle était arrivée. Et puis... non. Des mois plus tard, je retombe dessus. Et rien n'a changé.
Pour ceux qui ont aimé comme moi 'Hurricane Bar' (la réponse scandinave aux Libertines) et qui, comme moi-bis, ont lâché l'affaire Mando Diao depuis lors, il y a de quoi être surpris. Car le style a bien changé: plus pop, avec des synthés, et un tube dancefloor assuré.

Je n'ai pas encore écouté l'album 'Give Me Fire', dont est extrait cette chanson. Mais si, oui, les premières secondes font penser à Vanina de Dave, si oui, la chanson est un peu facile, ce Dance With Somebody est surtout diablement efficace. Un vrai guilty pleasure, un grand plaisir coupable mais totalement assumé. Miam! 

Album: Give Me Fire 
Année: 2009 
Label: Vertigo

La Quenelle parle plus en profondeur de ce 'Give Me Fire', chez lui, ici.

mardi 7 octobre 2008

Cornflakes Heroes – Dear Mr Painkillers [Greed Recordings]

Dans l’absolu, à quoi ressemble un bon groupe – et un bon album – de rock made in France? À des textes forcément en français ? A une bande d’ado qui se veut Libertines mais sonne plus comme les Forbans, sauce années 2000 ? A une suite de paroles débiles posées sur quelques accords on ne peut plus mineurs? A un combat à mort de fourchettes en plastique ?

Malgré ce que peuvent asséner à longueur de unes quelques magazines spécialisés et dits de référence, rien de tout cela finalement. Un peu tout l’opposé même.

Prenons les Cornflakes Heroes, groupe caennais, signé sur le label parisien Greed Recordings (voir ici ou là), petit par la taille mais grand par la qualité de ses sorties, qui sort ces jours-ci son deuxième album, ‘Dear Mr Painkillers’. Malgré leur nom un peu idiot et qui résonne comme celui d’un groupe faiseur de pop échevelée et débridée, les Cornflakes Heroes incarnent totalement la vision que je peux avoir du rock made in France

‘Dear Mr Painkillers’ continue de tracer la voie ouverte avec ‘Off With Your Heads!’. Celle d’un rock chanté en anglais et qui prend ses influences aussi bien outre-manche qu’outre-atlantique. Sur le premier album, on retrouvait facilement celles de Sebadoh, Pavement, Dinosaur Jr, voire même du Velvet Underground ou Nick Drake sur certains passages. Sur ce disque, ces influences sont toujours là, mais encore mieux assimilées et plus discrètes.

Le groupe se les approprie réellement pour en sortir un son qui lui appartient. En y apportant souvent des touches aux couleurs punk, blues ou pop et en agrémentant beaucoup de titres d’un moog, d’une trompette, d’un ukulele, ainsi que d’une bonne dose d’humour (écouter Let Me Be Your Tamagochi) et de saturations, ‘Dear Mr Painkillers’ s’impose rapidement comme une franche réussite, qui n’hésite pas à reprendre l’ouvrage là où il l’avait laissé pour mieux continuer à avancer.

Les Cornflakes Heroes prouvent surtout (et une seconde fois) qu’il est possible de sortir un disque rock en France, sans être petit bras et/ou ridicule, avec de vrais textes, des riffs tendus, une basse qui sonne et des mélodies torturées, chaloupées qui ne cherchent jamais la facilité mais qui tapent juste. Car ‘Dear Mr Painkillers’ est tout cela à la fois. Un très bon disque rock, qui a du coffre et du chien. (sortie: septembre 2008)

Son :
Myspace (2 titres de ce 'Dear Mr Painkillers')
Site officiel

Deux titres en écoute. Le nerveusement pop Bloody Valentine et le splendide Is Mother Right?, peut-être le plus grand titre composé par les Cornflakes Heroes, jusque là (malheureusement plus en écoute). 

Rajout d'un titre, disponible gratuitement sur le site de Greed Recordings (malheureusement plus en écoute).

lundi 29 septembre 2008

Track of The Day (23-29 septembre 2008)

Replongée dans les années 2000, 2008 exceptée. (et toujours en écoute dans le deezer).


Lundi 29 septembre 2008:
* Carl Barat and Pete Doherty - A Day in a Life (a The Beatles' cover) [BBC Radio 2]
Les deux anciens acolytes des Libertines se retrouvent en studio pour enregistrer une reprise assez (très?) convenue (mais pas risible) de A Day In The Life, un des titres majeurs des Beatles, à l'occasion des quarante ans de 'Sgt. Pepper's Lonely Heart Club Band' l'an passé. La BBC paye les petits fours. Les autres rendent hommage au Fab Four. Classe. Surtout avec ce titre qui se termine par un hello des quatre fantastiques.
(disponible sur Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band 40th Anniversary Album, 2007)

Dimanche 28 septembre 2008:
* Radiohead - I Want None of This [Independiente]
En 2005, pour le charity album 'Help: A Day In The Life', Radiohead enregistre ce I Want None of This, tout au piano, avec quelques choeurs derrière, histoire de. Un titre somptueux, comme ils savent en écrire. Mais pourquoi dieu s'entêtent-ils à sortir des albums chiants comme la pluie depuis bientôt cinq ans?
(disponible sur Help, A Day In The Life, 2005)

Samedi 26 septembre 2008:
* Camera Obscura - Happy New Year [Andmoresound]
En Ecosse, il fait froid. Il pleut. Mais il y a la pop qui respire à chaque coin de rue. Les Camera Obscura ne sont peut-être pas les plus célèbres du lot. Ils laissent ça aux grands frères Belle & Sebastian. Mais s'engouffrent dans la même brèche, de l'indie pop classieuse comme tout, avec corde et tout le toutim. Stuart Murdoch, de Belle & Seb, produit le disque. Et ça se sent. 'Biggest Bluest Hi-fi' est toujours aujourd'hui le chef d'œuvre du groupe. Et il s'ouvre par ce splendide Happy New Year.
(disponible sur Biggest Bluest Hi-fi, 2001)

Vendredi 26 septembre 2008:
* Viktor Vaughn - A Dead Mouse [Sound Ink]
En parallèle avec la chronique du 'Madvillainy 2: The Madlib Remix' de jeudi, réécoutons avec ce plaisir non feint, un morceau 'Vaudeville Villain', l'album de 2003 de Viktor Vaughn (aka MF Doom) et notamment ce tuant A Dead Mouse. Bon, évidemment, perdu au milieu de toute cette pop... mais bon, rien que pour la prod...
(disponible sur Vaudeville Villain, 2003)

Jeudi 25 septembre 2008:
* Cherry Ghost - Thirst For Romance [Heavenly]
L'autre jour, je faisais les bacs à soldes. Et je tombe sur ce disque, d'occasion. La pochette était belle et je croyais me souvenir en avoir lu du bien sur quelques forums internet. Bien m'en a pris, car ce disque est très beau. Entre The Veils et Coldplay. La preuve avec le titre éponyme, Thirst For Romance. Un jeudi pop pop quoi.
(disponible sur Thirst For Romance, 2007)

Mercredi 24 septembre 2008:
* The Dears - Bandwagoneers [Maple Music]
Il y a quelques jours, sur un forum musical, on pouvait lire les diverses réactions des fans au contact du nouveau The Dears, 'Missiles'. Et tout le monde de briser sans grande raison le précédent, 'Gang of Losers'. Un disque qu'il faut réhabiliter. Donc à défaut d'un titre du nouvel album, voilà un des grands morceaux de ce 3è album, Bandwagoneers, injustement critiqué et franchement toujours aussi bon.
(disponible sur Gang of Losers, 2006)

Mardi 23 septembre 2008:
* Florent Marchet - Je M'en Tire Pas Mal (feat. Miossec) [Barclay]
Reprenons un peu de Florent Marchet, le mec qui avait sorti cet album merveilleux qu'est 'Rio Baril' l'an passé. Avec un extrait de son premier disque, 'Gargilesse', ou l'ami Miossec vient poser sa voix. Toujours aussi attachant, beau, parlant.
(disponible Gargilesse, 2004)