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mercredi 31 décembre 2025

Bilan 2025 : « Albums » (01-20)


Une première partie consacrée aux formats courts, compilations, rééditions et autres disques oubliés les années précédentes, lundi. Une seconde qui présente vingt premiers albums marquants de mon année, hier. Place aujourd'hui, logiquement, aux vingt albums les plus réussis selon mes oreilles en 2025. Et autant vous dire qu'il y a eu du choix et que l'année a été propice aux grands disques et belles découvertes.

Mais avant de détailler tout cela, comme le veut la tradition dans ces pages, allons faire un tour chez les voisins :
- Les meilleurs albums de l’année pour Raven Sings The Blues
- Les tops individuels de la rédaction de Pop News
- Le classement 2025 de la rédaction de Section 26
- Les disques de l'année par la rédaction d’Addict Culture
- Tous les top musique (et il y en a !) de Possible Music, le nouveau blog de Benoit Richard de Benzinemag


Vingt disques donc. Les vingt meilleurs après classement. Avec beaucoup de hip-hop (quatre albums, rien que ça) dont un patron qu'il est difficile de dépasser, du rock nerveux et de la pop vitaminée venus des États-Unis, un piano sombre mais magnifique, une confirmation et deux immenses coups de cœur français, de jeunes anglais qui confirment, du folk/blues électrique, de la country-pop d'une future star in the making, du jazz cosmique, de la power-pop à la belge, et un duo de tête presque évident, avec d'un côté l'indie-pop à son meilleur, de l'autre un disque ambitieux de pop ample et généreuse, touchant au possible. Tout est à découvrir ci-dessous, avec au bas du billet, comme à chaque fois, des liens vers des players Spotify, Deezer et Tidal pour écouter une chanson de chacun des disques évoqués. Bonne lecture et bonne écoute !


Et n'hésitez pas à suivre le blog le reste de l'année, ici mais aussi sur la playlist quotidienne "Track of The Day" de Spotify, Deezer, Tidal et/ou YouTube



Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »



20. Legss - Unreal [-]

Mélange de post-rock, art-rock et post-punk, d'élans noise-rock et de quelques touches slowcore, ce premier album, consistant du début à la fin et remarquablement produit, alterne chaud et froid, calme et tempête, murmures et éclats de voix, et confirme tous les espoirs placés en Legss jusque-là.
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19. Kwoon - Odyssey [-]

Malgré vingt ans de carrière, 'Odyssey' n'est que le troisième album des français de Kwoon, le groupe mené par Sandy Lavallart. Et dont l'écoute me rappelle à quel point j'aime leur beauté et leur flamboyance. A l'instar de ses prédécesseurs, c'est un album magnifique, particulièrement cinématographique, parfois insaisissable, toujours délicat, qui sonne comme un voyage onirique, tout en apesanteur, où l'émotion est à fleur de peau.
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18. Preoccupations - Ill at ease [Born Losers Records]

Post-punk à l'inspiration 80s et plus pop que par le passé, porté par des guitares absolument superbes, un clavier profond, une drum-machine adéquate et un mix très soigné, 'Ill at ease' est un formidable nouvel album, sans doute le plus marquant de Preoccupations depuis qu'ils ne s'appellent plus Vietcong.
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17. Preservation & Gabe 'Nandez - Sortilège [Backwoodz Studioz]

Alors qu'on attend toujours le deuxième des trois albums qu'il a prévu de sortir avec CRIMPEAPPLE, Preservation s'est offert cette année un album de collaboration avec l'américain Gabe 'Nandez : 'Sortiège' (en français oui, avec un accent). Un disque d'abstrackt hip-hop, parfois expérimental, souvent conscient, toujours ambitieux, où les productions travaillées et profondes de Preservation font merveille, bien aidé par le flow de Gabe 'Nandez et les nombreux invités (au premier rang desquels Billy Woods, Armand Hammer et Benjamin Booker).
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16. The Tubs - Cotton Crown [Trouble In Mind Records]

Successeur du remarqué (et tout aussi remarquable) 'Dead Meat' en 2023, 'Cotton Crown' est un disque entre ombre et lumière, qui ne transpire pas de bonheur, avec ses chansons où il est question de relations amoureuses qui tournent à vide, de dénigrement de soi, d'interactions sociales compliquées, d'ennui et de lassitude à peine voilés. Pourtant, si la mélancolie est bien là, la jangle-pop énervée des Tubs, aux accents parfois punk, est toujours aussi savoureuses. Un disque à l’efficacité immédiate, qu'on pourrait situer quelque part au croisement des Smiths et de R.E.M.
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15. Jimi Tenor, Cold Diamond & Mink - July Blue Skies [Timmion Records]

Album qui porte bien son nom (il sied très bien à de longues et douces soirées estivales), 'July Blue Skies' est un disque superbe de la part de Jimi Tenor et de ses compatriotes Cold Diamond & Mink. Une soul soul cosmique et synthétique, de jazz dub, de funk céleste, de flûte légère comme une plume et de groove tout en rondeur, le tout aux contours seventies.
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14. Persica 3 - Beauty in the Noise [Hidden Bay Records]

Mélodies chiadées et psychédélisme lumineux sur fond de production lo-fi, tout est absolument délicieux dans ce deuxième album du parisien Arthur Dubois, qui se produit sous le moniker Persica 3. Sorte de rencontre entre le génie de Brian Wilson (ou Panda Bear, choisissez votre camp), le doigté pop des Fab Four et les girls-group des années 60, avec un travail remarquable fait sur les voix et les chœurs, ce disque est du genre grand.
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13. Model/Actriz - Pirouette [Dirty Hit / True Panther Records]

Sorte de rejeton de toute la scène vibrante et effervescente anglaise actuelle, Model/Actriz est en réalité américain. Et 'Pirouette', leur deuxième album, est tout à fait remarquable, sorte de rock-industriel plein d'electro/dance-(post)punk, mais pas avare d'une bonne dose de pop qui permet aux chansons de faire mouche.
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12. McKinley Dixon - Magic, Alive! [City Slang]

Moins jazz-rap qu’on pourrait nous le faire croire, ce disque produit à la perfection (tout est à sa place et a de la place pour s’exprimer) est une réussite de chaque instant, où se mêlent le flow très sûr de McKinley Dixon et les orchestrations ultra-chiadées pleines de cordes, de cuivres etc, jouées par des musiciens et non par des machines. Un disque génial, dont le sujet ne l’est pourtant pas, et une des révélations de mon année (il était temps)
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11. clipping. - Dead Channel Sky Plus [Sub Pop]

Disque massif, foisonnant d'idées, pas évident de prime abord (comme toujours avec eux), mais qui petit à petit s’immisce dans votre esprit pour se révéler un peu plus passionnant à chaque écoute, le nouvel album des californiens de clipping. est une nouvelle grande réussite. Un disque hip-hop expérimental et indus quand il n'est pas abstract ou hardcore, où breakbeat, beat electro et acid-house sont légions mais où la destructuration est maîtresse de l'ensemble. Un disque dont on préfèrera d'ailleurs cette version, l'augmentée 'Dead Channel Sky Plus', qui ajoute quatre morceaux directement dans le tracklisting original. Et pour le meilleur.
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10. Freshberry - Diamond Files [Si Moiré Disques / Indie or Die Records / Hidden Bay Records]

Premier album absolument épatant de la part de ce duo parisiano-sudcoréen (lui de Paris, elle de Corée du Sud), entre krautrock, post-punk, synth-pop, ambiances hantées et sacrées chansons. La France prouve (une nouvelle fois) qu'elle est capable de sortir des albums inspirés, qui s'inventent tout du long, se réinventent même parfois, imposent un son, un style et proposent des compositions d'une qualité folle. Et qui en remontrent à leurs cousins anglo-saxons.
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09. Lùlù - Lùlù [Howlin Banana / Dangerhouse Skylab / Taken by Suprise]

Deux AVIONS, deux Irnini Mons et un Flathead / Pogy Et Les Kéfars aux commandes d'un des immenses coups de cœur de l'année. Leur credo ? Une power-pop à la française terriblement efficace, qui transpire d'insouciance, de fun et de sincérité. Un disque qui a l'urgence chevillée au corps, le cool en bandoulière, qui file à toute vitesse le long de riffs de guitares déchainées et de mélodies accrocheuses, où les tubes se ramassent à la pelle.
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08. Will Johnson - Diamond City [Keeled Scales]

Country/folk parfois contemplative, blues électrique ténébreux, mélodies enchantantes, fussent-elles déprimées, qui ne cessent se développer et de prendre de l'ampleur, ombre de Jason Molina et de ses Songs: Ohia qui plane tout du long : 'Diamond City' est un disque pas loin d'être merveilleux de la part de l'américain Will Johnson.
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07. Fortitude Valley - Part Of The Problem, Baby [Specialist Subject Records]

Entre inspirations 90s mais auxquelles ils apportent leur touche, power-rock et indie-pop à guitares - avec un zeste de jangle-pop, ce deuxième album des anglo-australiens Fortitude Valley est un disque remarquable, plein d'urgence autant que d'élégance pop où les tubes sont nombreux. Très conseillé, notamment à tous les déçus des derniers The Beths.
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06. Willow Avalon - Southern Belle Raisin' Hell [Assemble Sound / Atlantic]
Fille de Jim White, à la jeunesse compliquée, Willow Avalon surprend et séduit son monde avec son premier album. Un disque de country, souvent pop, parfois folk, aux relents rock et mélancoliques, qui ne manque ni de grandes mélodies ni de textes malins, où l'américaine parle d'amour, de ruptures et d'abandon, d'alcool, de conneries de jeunesse, et chante d'une voix belle, lumineuse et un rien kinky. Future star in the making.
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05. James Felice - The Little Ones [Million Stars]

Enregistré presque en secret lors de chaudes nuit de l'été 2024, 'The Little Ones' est un album intime de la part d'un des deux frères Felice. Un disque construit autour d'un piano délicat qui, sous ses airs jazzy et quelques atours soul, se retrouve à la croisée des chemins de Leonard Cohen, Randy Newman, David Gray, Fiona Apple, Tom Waits et Bob Dylan. Un premier album solo saisissant, touchant, désenchanté et d'une beauté rare. Rien de moins qu'un petit chef d’œuvre noir dont l'immensité prend encore plus de sens la nuit.
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04. Billy Woods - Golliwog [Backwoodz Studioz]

En 2023, pour évoquer de 'Maps' qu’il avait sorti avec Kenny Segal, j’avais écrit « j'ai comme dans l'idée que Billy Woods va devenir un habitué de mes bilans de fin d'année ». Et si l’an passé il n’en a rien été (forcément, il n’a rien publié), revoilà Billy Woods. Avec peut-être son meilleur album solo à ce jour, 'Golliwog' - ou en tout cas au coude à coude avec 'Aethiopes'. Un album aussi sombre qu’ambitieux, politique aussi, à l’ambiance pesante, poisseuse, hantée et dérangeante, où les invités de renoms se succèdent tour à tour auprès d’un des (si ce n’est le) meilleurs rappeurs actuels - comprendre « depuis dix ans ».
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03. Marble Sounds - Core Memory [Mayway Records]

Extrêmement bien construit, sombre autant que lumineux, pas avare de grands moments, rappelant plus souvent qu'à son tour les Postal Service autant que Wolf Parade de 'Cry Cry Cry', 'Core Memory' de Marble Sounds fait partie de ces disques immédiats et parfaits, qui placent les mélodies et la mélancolie au-dessus de tout et s'y tiennent. Un coup de cœur immense, à la très belle pochette, et assurément un des très grands albums de 2025.
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02. The Telephone Numbers - Scarecrow II [Slumberland Records]

Deuxième album des californiens de Telephone Numbers, qui recèle de merveilles, qui n'ont de cesse de se réinventer, comme si elles ne voulaient jamais tomber dans la redite ou l'ennui. Un disque porté par des chansons cinq étoiles comme Pulling Punchlines ou Be Right Down, à la beauté et l'efficacité folle. Je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers - moi le premier - mais 'Scarecrow II' est un vrai chef d’œuvre. De pop. D'indie-pop. De jangle-pop. De power-pop. De The Telephone Numbers. De musique en général. Et de 2025 en particulier.
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01. Richard Sallis - Felix [-]


Le premier coup de cœur de l'année aura donc été le plus fort de 2025. 'Felix', c'est un voyage musical dans la parentalité de l'australien Richard Sallis, qui s'ouvre par le désespoir et se termine par la lumière. Un album ambitieux et qui se donne les moyens de son ambitions, entre grandes et belles orchestrations, des chœurs renversants, une production d'une justesse folle, et une musicalité qui semble traverser toute les strates de la pop comme du rock. Il y a ici autant de Get Well Soon que de Okkervil River, de Black Heart Procession que de Team Me, de The National que du Arcade Fire des débuts ou de Fanfarlo, avec même un rien de Sufjan Stevens. Oui, 'Felix' de Richard Sallis, c'est un peu tout cela à la fois, une sorte de synthèse d'une certaine pop de ce nouveau siècle, qui emporte tout - et avec talent - sur son passage. Un album sublime, souvent bouleversant, habité même. Et celui qui m'a le plus touché en 2025.
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Bilan 2025 :
Top « Albums » (40-21)
Top « 50 chansons »
Top « 7", Ep, Compilation, Réédition et Albums oubliés »


Vous trouverez ci-dessous un lecteur Spotify pour écouter une chanson des vingt albums évoqués ci-dessus. Toute cette sélection est également disponible dans des playlists dédiées sur Deezer et Tidal.
 

 

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vendredi 21 février 2025

James Felice - The Little Ones [Million Stars]

« C'est quand on s'y attend le moins que l'amour frappe à la porte » dit l'adage. Sachez que c'est aussi le cas en musique : c'est quand on s'y attend le moins qu'on tombe sur un bijou. Un petit diamant noir venu un peu de nulle part, inattendu mais dont le premier morceau, ses mesures et ses premières paroles vous happent et font résonner en vous quelque-chose que vous n'aviez pas ressenti depuis longtemps.

Le disque en question, c'est 'The Little Ones' de James Felice. James Felice, un des trois frères de The Felice Brothers, groupe à tenir en haute estime, toujours actif ('Valley of Abandoned Songs' remonte à juin dernier) mais qui voit donc un de ses membres s'émanciper le temps d'un premier album solo, publié lui aussi chez Million Stars, le nouveau label de Conor Oberst de Bright Eyes.

Si les biographies d'albums regorgent en général de lieux communs, les mots de James Felice pour présenter et résumer 'The Little Ones' sont ici très justes : « Little stories about little people up against the enormity of the universe and the hideous length of eternal time, and the endless confusions of love and being loved. Big serious ideas, funny little people. All sung softly in a song ».

Car 'The Little Ones', c'est un peu tout cela : des histoires banales d'amour de gens comme vous et moi, de losers paumés (« Did it hurt when you fell from heaven? » chante James Felice sur l'excellente chanson d'ouverture Pick Up Line), parfois cachées derrière quelques questionnements presque métaphysiques, et où désespoir, blessures et nostalgie douloureuse ne sont jamais très loin. Le tout dans une ambiance mélancolique, sans flonflon ni paillettes, mais jamais austère (la production ample n'y est pas étrangère), où l'orchestration, parfois quasiment nue (Tiny Man en clôture), souvent plus fournie (My Enemies, More Than a Pet, Less Than a Friend ou le sublime The Giantess), ne fait jamais dans le superflu et le clinquant.

Enregistré presque en secret lors de chaudes nuit de l'été dernier, 'The Little Ones' est un disque intime, construit autour d'un piano délicat et qui aime intégrer le silence à ses mélodies, agrémenté d'accordéon, d'une boite à rythme, de quelques touches discrètes de cordes, de guitare et de basse, et magnifié par des chœurs d'une grande justesse. Un album qui, sous ses airs jazzy et quelques atours soul, se retrouve à la croisée des chemins de Leonard Cohen, Randy Newman, David Gray, Fiona Apple, Tom Waits et Bob Dylan, dont on ressent l'influence, si ce n'est l'âme, tout du long. Un premier album solo saisissant, touchant, désenchanté et d'une beauté rare de la part de James Felice. Rien de moins qu'un petit chef d’œuvre que l'on va adorer chérir. (Sortie : 14 février 2025) 


Plus :

'The Little Ones' de James Felice est en écoute sur Soundcloud
'The Little Ones' de James Felice est à l'achat sur le site officiel de Million Stars
'The Little Ones' de James Felice est à l'écoute un peu de partout


Trois chansons de 'The Little Ones' de James Felice en écoute aujourd'hui. The Giantess en ouverture, sublime avec son accordéon tendu
(en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Pick Up Line et son fameux « Did it hurt when you fell from heaven? », accroche de drague la plus pétée qui soit. Et enfin Tiny Man en clôture, presque totalement dénudé mais à vous donner des frissons :



samedi 1 janvier 2022

Bilan 2021 : Top 50 « Chansons »


Ayé, nous sommes en 2022. Pas dit que l'année prochaine soit formidable, loin de là. Elle a même tout pour être de même nature que sa devancière. Pour autant, on ne pleurera pas la disparition dans les limbes de 2021, année affreuse s'il en est et qui aura réussi à faire pire que 2020, ce qui n'est pas rien.
Musicalement en revanche, quelle année ! Comme déclinée sur les trois premières parties de ce bilan annuel, 2021 fut un grand cru à mes oreilles. Des disques absolument merveilleux. Des claques prises plus souvent qu'à mon tour. Et des chansons, mes aïeux, je ne vous en parle même pas.

Mais avant d'aller plus loin et de détailler ce Top 50 des meilleurs morceaux de l'année, regardons une nouvelle fois ce que les copines, copains et autres voisins ont tiré de cette année 2021 :
- Le bilan de 2021 de Mathieu chez Random Songs, avec le petit mix qui va bien 
- Le traditionnel "Best of Songs" de l'année par l'indispensable Said The Gramophone
- Autre traditionnel, celui de Starsky, avec un mix en deux parties (ici et )
- Les 80 titres essentiels de 2021 selon Stars Are Underground
- La playlist 2021 de la rédaction d'Addict Culture
 
Nous disions donc 50 chansons. Cinquante morceaux qui auront passé leur temps dans mes oreilles, certains en partant pour mieux y revenir encore plus puissant. Le numéro 1 a été évident du moment où j'ai posé mes oreilles dessus (je vous conseille d'ailleurs de regarder le clip, d'une classe et d'une beauté folle). Le numéro 2 est un titre fou, du post-punk qui finit comme en électro. Quant à la troisième marche du podium, c'est la plus belle chanson française de l'année, sans conteste possible (et qui ouvre un album qui a raté le cut d'un rien de mon top album). Le reste ? Des chansons presque du même acabit, avec beaucoup de guitares, de la pop dans tous les sens, des vieux sur le retour qui font dans le cliché mais qui le font bien, quelques petites douceurs dont je n'arrive pas à me lasser et quelques tubes sur lesquels on dansera encore dans vingt ans. Bref, cinquante titres. Cinquante chansons. A découvrir ci-dessous.
Et évidemment, au bas de ce classement, des lecteurs Spotify, Deezer et Youtube pour écouter - et voir - ces 50 chansons. Bonne lecture et surtout, bonne écoute !
 


 
50. Randolph's Leap - Moment Passed
49. Thee More Shallows - Ancient Baby
48. Wallice - 23
47. Flyying Colours - Big Mess
46. Fightmilk - Overbite
 
45. Public Service Broadcasting - Blue Heaven (feat. Andreya Casablanca)
44. Aaron Frazer - Over You
43. Agave Tongue - Yellow Moon
42. The Staves - Best Friend
41. Torres - Thirstier
 
40. Danny George Wilson - Lost Future
39. Rat Columns - I Can't Live On Love
38. Massage - In Gray & Blue
37. Pale Blue Eyes - Motionless
36. Bestfriend - Hannah In The City
 
35. Johanna Samuels - All Is Fine
34. The Felice Brothers - We Shall Live Again
33. Francis Lung - Bad Hair Day
32. Chevalrex - Tant De Fois
31. Pearl Charles - Only For Tonight
 
30. Julien Ribot - Hey You Know Wonderland!
29. Mush - B2BCDA
28. Wet Leg - Chaise Longue
27. Islands - (We Like To) Do It with the Lights On
26. Black Country, New Road - Instrumental
 
25. Afrique Victime - Mdou Moctar
24. The Liminanas & Laurent Garnier - Que Calor!
23. Parquet Courts - Walking at a Downtown Pace
22. Mannequin Pussy - To Lose You
21. Sam Fender - Get You Down
 
20. A Place To Bury Strangers - Playing The Part
19. Maximo Park - Versions of You
18. Elton John and Stevie Wonder - Finish Line
17. Kìzis - Kiss For The Valley
16. Team Me - Song for a Drummer
 
15. David Gray - Dún Laoghaire
14. Sam Forrest - The Best Is Yet to Come
13. Sports Team - Happy (God's Own Country)
12. Amyl and The Sniffers - Hertz
11. The Notwist - Exit Strategy to Myself
 
10. Cub Scout Bowling Pins - Heaven Beats Iowa
09. Cheekface - We Need a Bigger Dumpster
08. Middle Kids - Questions
07. Gang of Youths - The Angel of 8th Ave.
06. Clap Your Hands Say Yeah - Thousand Oaks
 
05. Lucy Dacus - Hot & Heavy
04. Cassandra Jenkins - Hard Drive
03. Pharaon de Winter - L'Habitacle
02. Squid - Narrator (feat. Skye Murphy)
01. Little Simz - Introvert
 

 
Et vu que lire ce top sans écouter les chansons en question n'aurait pas d'intérêt, ci-dessous, non pas un, non pas deux mais trois lecteurs ! Un chez Spotify, un chez Deezer et un chez Youtube (qui permettra notamment de voir le clip aussi formidable que la chanson d'Introvert de Little Simz). Bonnes écoutes !

 

 

mercredi 3 mars 2021

[Track of The Day] David Gray - Dún Laoghaire

Que vous le vouliez ou non, que vous aimiez ou pas David Gray, vous avez eu au moins une de ses ritournelles dans les oreilles et dans la tête. Mais si souvenez-vous : « If you want it, come and get it, crying out loud ; the love that I was giving you was never in doubt » et autres « Sail away with me honey, I put my heart in your hands. Sail away with me honey now, now, now ». 'White Ladder' - album de qualité et qui vieillit bien au demeurant - fut un tel raz de marée à l'époque (sept millions de disques vendus), qui plus est essoré à l'extrême par East West durant près de trois ans, qu'il est difficile d'être passé à côté. 

Perdu de vue depuis 23 ans, David Gray continue, près de 30 ans après le début de sa carrière, de squatter les studios d'enregistrements ; et avec une belle régularité d'ailleurs. 'Skellig' est son treizième album. Sans doute trop long pour un disque folk finalement assez peu habillé et aux chansons qui s'éternisent un peu trop, il n'en recèle pas moins quelques jolies ritournelles (Dún Laoghaire, en écoute aujourd'hui, Accumulates, All The We Asked For notamment), de belles mélodies et la voix de David Gray qui n'a pas bougé d'un iota en un quart de siècle - voire perd un peu de ce côté affecté qui pouvait en agacer certains à l'époque. 'Skellig' n'est pas le disque de l'année, ni même du mois ou de la semaine, mais il y a assez ici pour en faire un bon album de fin de soirée, quand les rues ont retrouvé leur silence et que la ville impose son implacable solitude.

Album : Skellig
Année : 2021
Label : Laugh A Minute Records / IHT Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Dún Laoghaire de David Gray est également en écoute ci-dessous :
 

Autre chanson extraite de 'Skellig' de David Gray, voilà All The We Asked For :

 

Pour finir, le clip de Heart and Soul, un des singles extraits de 'Skellig' de David Gray :

mardi 17 mars 2020

[Track of The Day] Clem Snide - Roger Ebert

Il semble que le critique de cinéma américain Roger Ebert, et notamment sa toute fin de vie, a profondément marqué Eef Barzelay, l'homme derrière les américains de Clem Snide, vu qu'il lui avait consacré le premier épisode de son podcast "There Is No Death" en 2016.

Quatre ans plus tard, il remet ça en s'attardant sur les derniers mots laissés par Ebert, «This is all an elaborate hoax », et tous les questionnements autour du sens de la vie et de notre présence ici qui s'y agrègent, en composant une chanson sublime de folk-pop, à la douceur infinie - et où le timbre et la diction Eef Barzelay rappellent ceux de David Gray.

Une très belle chanson qui ouvrira un album au titre magnifique, 'Forever Just Beyond', le premier en cinq ans pour Clem Snide.

Album : Forever Just Beyond
Année : 2020
Label : Ramseur Records


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Roger Ebert de Clem Snide est également en écoute ci-dessous :


Autre extrait de ce nouvel album de Clem Snide 'Forever Just Beyond', voilà Don't Bring No Ladder :



mercredi 25 décembre 2019

Purple Mountains - Purple Mountains [Drag City]

J'ai parfois vu passer le nom de David Berman. J'ai plus souvent vu celui de son groupe, Silver Jews, revenir. Mais je ne m'y suis jamais arrêté, quand bien Stephen Malkmus, quand bien même Bob Nastanovich. Alors en août dernier, quand la mort de David Berman a été annoncée, je n'ai pas été spécialement touché. Mais les tombereaux d'hommages, de gens tristes à en pleurer, les témoignages bouleversés disant à quel point cet homme avait marqué leur vie, tout ceci m'a interpellé.

Quelques semaines plus tôt, j'avais écouté le premier album de Purple Mountains, nouvelle formation de David Berman qui revenait après un silence de près de 10 ans (et la séparation des Silver Jews). Une écoute rapide, parmi d'autres, vite expédiée, pas spécialement marquante, qui plus est dans un été qui commençait mal. Et puis est arrivé le 7 août, la tristesse des uns, les pleurs et l'incompréhension des autres. Et Purple Moutains s'est ré-imposé dans mes oreilles ; pour savoir qui était cet artiste qui avait touché et ému tant de personnes. Pour comprendre à côté de quoi j'étais passé passé ces 30 dernières années. En quelques écoutes, la réponse s'est présentée d'elle-même. On appelle ça un choc à retardement.

Car ce disque est d'une beauté transcendante. Par sa musique, indie-pop aux accents country, ses morceaux que David Berman construit et sait embellir au moment du refrain (superbe Nights That Won’t Happen), les fantômes qu'il convie (celui du Range Life de Pavement sur That’s Just the Way That I Feel et Maybe I’m the Only One for Me, deux chansons qui ont la même ligne mélodique,  ceux des Rolling Stones sur She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), la chaleur qui se dégage de ses mélodies - avec invariablement une douce mélancolie en arrière-plan -, et la voix de David Berman, des tournures joliment troussées plein la bouche (« Ghosts are just old houses dreaming people in the night »), parfaite pour conter ces histoires empreintes de désespoir et de fatalisme.

Car s'il rend un hommage touchant à sa maman décédée (I Loved Being My Mother’s Son), 'Purple Mountains' est un album où il est question de peine, d'amertume et de tristesse (un sens encore plus aigu depuis le 7 août dernier) : que David Berman parle de sa rupture d'avec sa femme Cassie après 20 ans de mariage (She’s Making Friends, I’m Turning Stranger), de son incapacité désormais à être heureux (Maybe I’m the Only One for Me) ou de la fatalité qui semble l'habiter (« My every day begins with reminders I've been stranded on this planet where I've landed beneath this gray as granite sky. A place I wake up blushing like I'm ashamed to be alive » sur Margaritas at the Mall, tube indie en or massif du disque ; « I spent a decade playing chicken with oblivion, day to day, I'm neck and neck with giving in, I’m the same old wreck I've always been » sur le tristement prémonitoire That’s Just the Way That I Feel). 

Pour autant, le mélange des deux n'en fait un disque dépressif. Non, l'alliage est subtil et penche vers un ensemble d'où s'échappe une touchante mélancolie et une troublante sincérité. Surtout, 'Purple Mountains' est un album somptueux et majeur. Le genre de révérence sublime, à la 'You Want It Darker' de Leonard Cohen. Un disque qui préfigure en quelques sortes les évènements futurs, sans que nous ne nous en rendions vraiment compte sur l'instant. Et qui fait de David Berman un artiste pour lequel on ressent rapidement un amour immodéré - quand bien même (et c'est très perturbant) ce papier n'aurait sans doute jamais vu le jour sans sa disparition. (Sortie : 12 juillet 2019)

Plus :
'Purple Mountains' de Purple Mountains est en écoute sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est à l'achat sur le bandcamp du groupe
'Purple Mountains' de Purple Mountains est également en écoute sur Spotify et Deezer (notamment)
Beaucoup de beaux papiers ont été écrits suite au décès de David Berman. Mais si vous ne deviez en lire que deux pour comprendre à quel point cet homme touchait les gens, il faut lire ceux de Pauline Le Gall : l'un sur l'album 'Purple Mountains', écrit quelques jours avant son décès. L'autre publié quelques jours plus tard.

Trois chansons de cet album de Purple Mountains. Margaritas at the Mall, tube imparable de l'album (également en écoute dans les playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc) dans la colonne de gauche de ce blog). Puis Nights That Won’t Happen et son sublime refrain. Et enfin That’s Just the Way That I Feel et son côté prophétique :






Pour finir, les deux clips de cet album de 'Purple Mountains' : Darkness and Cold et All My Happiness Is Gone :





EDIT : On vient de me faire découvrir le très bel éloge de Jeffrey Lewis, quelques jours après la disparition de David Berman, lors d'un concert en appartement. Jeffrey Lewis y parle de Berman, de sa joie de travailler avec lui pour pour concevoir la pochette de 'Purple Mountains', de sa réaction à l'écoute du disque (« It was the saddest most depressed and suicidal record I have ever heard. (...) When you hear this record, this is the work of a guy about to kill himself. The most hopeless depressed record that anybody ever made »), de ses échanges à ce propos avec Berman. Et du dernier message qu'ils se sont envoyés. Cela dure 8mns, c'est touchant au départ, bouleversant au final :



mercredi 28 novembre 2018

Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]

Malcolm Middleton n’est pas un homme têtu. Et c’est tant mieux. Sinon 'Bananas' serait sorti sans avoir jamais existé ; la faute à notre façon d’écouter de la musique. Mais rembobinons.

Il y a quelques mois de cela, Malcolm Middleton annonce qu’il va sortir son septième album. Celui-là s’appelle 'Bananas' donc, et fait suite à 'Summer of '13', un disque de 2016, sans doute le moins bon de sa discographie, sauvé tout de même par le bien joli Like John Lennon Said.

Les annonces se multiplient, mais rien de précis à se mettre sous la dent. Quand la date de sortie arrive, on ne trouve rien et nulle part : ni sur les plateformes de streaming traditionnelles, ni sur bandcamp ou soundcloud. Youtube ? Rien, non plus. Quelques rares critiques s’enthousiasment pour ce 'Bananas'. Mais impossible de confirmer la chose en écoutant le disque. Quid donc ?

Quelques temps après m’être étonné sur twitter de l’absence du disque, Malcolm Middleton m’écrit et m’explique que oui, ne pas mettre son disque en écoute sur internet est un vrai choix. Comme il le dit lui-même : « the album was made with vinyl in mind. It’s like making a vase, rather than a photo of a vase » (l'analogie est jolie).

Un choix artistique aussi rare qu’intransigeant (tous les groupes ne sont pas sur Spotify et compagnie, mais mettent au moins leurs disques en écoute sur bandcamp ou soundcloud) et qui renvoie à une époque révolue où on achetait souvent un album les yeux fermés, conseillés par la presse ou notre disquaire.

Le problème, c’est qu’aujourd’hui, cette époque est totalement révolue. Et que commercialement parlant, cette stratégie est du suicide. Et pour un artiste comme Malcolm Middleton, certes pas tout en haut de la vague de la hype mais pas le premier venu non plus, j'ai rarement vu aussi peu de retours.

Depuis, et même s’il l’avait précisé (« I’ll do cd and digital later to keep everyone happy though »), le disque est disponible de partout ! Et vous savez quoi ? C’est une bonne chose tant il est réussi. Après s'être essayé à plusieurs choses, avec plus ou moins de réussites (le réussi projet 'Human Don't Be Angry' et le disque du même acabit avec David Shrigley 'Music and Words', le plus dispensable 'Summer of '13' donc), Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', disque adoré dans ces pages s'il en est.

Il y a ici tout ce qui m'a toujours plu dans la carrière solo de l'ex-Arab Strap : des mélodies marquantes, des balades tuantes (il reste un des maîtres en la matière dès qu'il s'agit de composer des chansons belles mais à pleurer, la preuve avec Salamander Gray), du piano, une double-basse, des chansons qui finissent rarement là où elles ont démarré, des chemins de traverses, des tiroirs, des relances de ritournelles lorsqu'on sent qu'elles sont prêtes de s'éteindre, cette façon si délicieuse de dire « fuck-off », des textes aussi drôles que mélancoliques et emplis de peine, ces voix (notamment celle de Kenny Anderson, aka King Creosote) qui viennent sublimer l'ensemble, la production de Paul Savage (ex-Delgados), toujours à la production. Il y a un peu tout cela dans cet album de Malcolm Middleton. Un artiste on ne peut plus attachant à tous les niveaux. Et un putain de songwriter.

Hasard (?) du calendrier, un papier sur un ex-Arab Strap succède donc à un papier sur un ex-Arab Strap dans ces pages. C'est toujours bon à prendre. Encore plus quand, au détour d'une excellente interview (voir plus bas), j'apprends que Aidan Moffat et Malcolm Middleton, sont en train de travailler à un possible nouvel album d'Arab Strap : « so we’re writing at the minute, with a view to recording next year and releasing in 2020. We’ve no idea if it’s going to work, or if it’ll fit with the band or just be myself and Aidan ». Si c'est pas de la news ça. (Sortie : 28 septembre 2018)

Plus :
'Bananas' de Malcolm Middleton est à l'achat sur sa page bandcamp
'Bananas' de Malcolm Middleton est à l'écoute sur sa page bandcamp
'Bananas' de Malcolm Middleton est également en écoute chez, notamment, Spotify et Deezer
Longue et très intéressante interview de Malcolm Middleton parue sur For The Rabbits. A propos de 'Bananas' mais de beaucoup d'autres choses. Et on y apprend donc qu'un nouvel album serait, possiblement, dans les tuyaux.

Trois chansons de ce 'Bananas' de Malcolm Middleton en écoute. Tout d'abord, Salamander Gray (également en écoute dans les playlists Spotify et Deezer), le père Middleton se pose là. Puis, Love Is A Momentary Lapse In Self-Loathing, sans doute le tube de l'album. Et pour finir Buzz Lightyear Helmet, longue de plus de 8mns :