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mercredi 25 septembre 2013

[Track of The Day] Agnes Obel - Fuel to Fire

Des fois, on passe à côté d'artistes dont on nous dit le plus grand bien. On se promet de les écouter, on a l'album dans un coin de son ordinateur, dans un coin de spotify. Parfois même, on a acheté l'album, les yeux fermés.
Et puis non. Malgré les relances incessantes d'amis pourtant bien informés, pour une inexplicable raison, on laisse courir, on écoute autre chose, on (se) trouve des excuses. La peur d'être déçu peut-être.

En écoutant ce soir, par le plus grand des hasards, Fuel to Fire d'Agnes Obel, deuxième extrait de son nouvel album à venir, j'ai enfin sauté le pas, sans le savoir ni le vouloir.
Et j'ai compris mon erreur d'avoir tant attendu, tant repoussé l'écoute des chansons de cette danoise qui semble avoir un talent fou. C'est tellement tout ce que j'aime : une belle voix, des arrangements soyeux, une prédominance du piano, des mélodies travaillées et qui font mouche. Une sorte de mélange entre Dear Reader et Yann Tiersen, auxquels on aurait ajouté quelques orchestrations du premier Tom McRae.

Son nouvel album s'appelle 'Aventine', il sort lundi prochain. Je ne sais pas ce que vaut son premier album 'Philharmonics'. Peut-être qu'il ne me plaira pas. Peut-être qu''Aventine' me laissera froid comme la glace. Ou peut-être le contraire. Peut-être.

Mais ce Fuel to Fire est tellement beau, délicat autant que voluptueux qu'il est sûr que dans les heures qui viennent, je vais me jeter dans sa courte discographie ; et à corps perdu. Des fois, c'est bien d'être en retard.

Album : Aventine
Année : 2013
Label : PIAS

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Fuel to Fire, nouvel extrait d''Aventine', est en écoute sur le soundcloud d'Agnes Obel, et ci-dessous :



The Curse, le premier single d''Aventine', est sorti à la fin du mois d'août. Et il est en écoute, toujours sur le soundcloud d'Agnes Obel.  (malheureusement plus en écoute)

The Curse a même un clip. Que voici :


lundi 5 août 2013

[Track of The Day] Portugal. The Man - Waves

Dans la série des noms de groupe à la con, je voudrais Portugal. The Man. Car ce quintette n'a rien de portugais mais vient de Portland, ville américaine qui aura vu en son temps voler Clyde Drexler. Et Zoe Manville, une fille donc, chante plus souvent qu'à son tour sur les chansons du groupe. Mais les noms idiots, c'est comme les pochettes moches : c'est pas le plus important. Et surtout ca ne veut rien dire.

Portugal. The Man vient de sortir un nouvel album, 'Evil Friends'. Son huitième en autant d'années. Autant dire qu'ils ont de la régularité.

Découvert via ce disque (merci PandaPanda), on m'avait présenter le groupe comme un guilty pleasure peu avouable. Il n'en est rien. Parce que la pop de Portugal. The Man (qui passe par tous les états) est plutôt bien fichue.

Certes, on ergotera qu'ils vont beaucoup piocher à droite et à gauche plutôt que de se créer une vraie identité sonore. Il est vrai que tout au long de ce 'Evil Friends', on pense beaucoup à Dear Reader, à Sufjan Stevens, à Cloud Cult à MGMT ou même aux Black Keys (nouvelle génération, la production de Danger Mouse derrière l'album n'y étant surement pas étrangère).

Mais il n'empêche, ce nouvel album de Portugal. The Man contient assez de chansons efficaces pour en faire un parfait allié d'après-midi estivale, chaude et à larver autour d'une piscine où quelques rainettes viennent faire trempette de temps à autres. Et c'est déjà bien.

Album : Evil Friends
Année : 2013
Label : Atlantic


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De toutes les chansons de 'Evil Friends', c'est Waves qui ressort du lot. En écoute dans le lecteur à droite. Et également ci-dessous :



'Evil Friends' a déjà trois clips à son actif. Le premier est celui de Atomic Man, une des meilleurs chansons de ce nouvel album de Portugal. The Man :



Le second est celui de Purple Yellow Red & Blue, avant-dernière chanson de 'Evil Friends', et une de mes favorites, sucrerie rythmée comme il faut :



Enfin, pour finir, le clip de Evil Friends, premier single aux deux visages de cet album :

mercredi 6 février 2013

[Track of The Day] Dear Reader - Down Under, Mining

Grande révélation (personnelle tout au moins) de 2008 avec le sublime 'Replace Why With Funny' (qui le reste et ne bouge pas d'un pouce), les Dear Reader de la jolie Cherilyn MacNeil s'étaient pris les pieds dans le tapis avec un second album insipide, 'Idealistic Animals', à la production lisse et à l'absence notable de moments remarquables.

Et pour cela, les sud-africains nous doivent une revanche. 'Rivonia' qui verra le jour le 8 avril 2013 pourrait être celle là. Down Under, Mining pourrait être un premier bon signe : voix en avant, piano et rythmique heurtées, chœurs entêtants. Un guide intéressant à suivre en somme.

Espérons le en tout cas. Les mélodies pop et les élans à la Fiona Apple des Dear Reader manquent à mon paysage musical depuis quatre ans déjà. Et ça commence un brin à faire long.

Album : Rivonia
Année : 2013
Label : City Slang


Down Under, Mining de également en écoute sur le soundcloud de Dear Reader. (malheureusement plus en écoute)

jeudi 5 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 50-31


Il était temps. On est déjà en 2012 (bonne année les copains et les copines) et je n'ai toujours pas posté le tout. Mais après des soirées à faire ci, à faire ça, j'ai enfin finalisé le tout. Présenté comme chaque année en trois parties: de la place 50 à 31, de la place 30 à 11. Et enfin le top 10.

Avant de passer aux affaires concernant ce blog, continuons notre plongée dans la blogosphère avec quelques tops présentés ici et là:
La Blogothèque (Chryde)
This is All About Audio Dynamite
Funk You Dear (20 à 11)
Tasca Potosina
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)


Cette année 2011, comme ses devancières, aura été musicalement une belle année à mes oreilles. Mais j'y reviendrai un peu plus longuement et globalement au moment du top 10.
Pour l'instant, il est temps de passer à 20 premiers disques, classés de la 31è à la 50è place, qui auront animés mon année 2011 de fort belle manière.

A chaque fois, une rapide présentation de l'album, en quelques lignes, ainsi qu'un lien (le " + ") renvoyant vers une chronique - d'ici ou d'ailleurs - et un autre renvoyant vers le shop de l'artiste ou du label (dans la majeure partie des cas).

Bonne lecture et bonne(s) écoute(s)
(car comme à chaque fois, au bas de ce billet se trouve un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums présentés ci-dessous).


Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011



50. Sin Fang - Summer Echoes [Morr Music]
'Summer Echoes' est une affaire islandaise. L'islandais Sindri Már Sigfússon, leader des charmants islandais de Seabear, s'est entouré de certains membres des islandais de Mùm et des islandaises d'Amiina pour enregistrer son nouvel album dans le studio des islandais de Sigur Ros. Et le résultat n'est pas forcément islandais.
Plus proche d'un Radical Face ou des rythmiques - les plus pop - d'Animal Collective que des artistes précités, Sin Fang déroule sa pop mélodique et alambiquée de manière ingénieuse, sans jamais mégoter sur les mélodies.
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49. Wye Oak – Civilian [Merge]
Au risque d’en faire hurler certains, Wye Oak aura été à mes oreilles le Anna Calvi ricain de 2011 (ou Anna Calvi aura été le Wye Oak anglais de 2011, choisi ton camp camarade !). Le cœur du duo balançant entre indie-pop et indie-rock, Wye Oak aura été surtout une des belles découvertes de 2011 avec ce troisième album, vraiment bien produit, qui contient de chouettes chansons punchy mais pas putes.

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48. Ensemble – Excerpts [Fat Cat]
Malgré l’échec – commercial – de son deuxième album, le toulousain Olivier Alary est revenu en 2011 avec un troisième disque, ‘Excerpts’, au très bel artwork – une fois de plus. Ensemble s’éloigne du minimalisme et de l’ambiance electronica-planante qui faisait merveille sur le premier disque pour se rapprocher un peu plus d’une pop teintée d’électro, souvent atmosphérique mais très virevoltante. Théâtral par moment, presque shoegaziens sur d’autre, cet ‘Excerpts’ est un bien bel album.
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47. Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]
Découvert en première partie de The Tallest Man on Earth au printemps dernier, la pop des suédois de Francis m’aura charmé régulièrement tout au long de cette année. Sachant être mélancolique tout en n’hésitant pas à lâcher les chiens de temps à autres, ‘Lekomberg, We Were Kin’ est un disque recommandable de la part d’un groupe qui rappelle aussi bien Wye Oak, Anna Calvi que Dear Reader.
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46. Rivulets - We're Fucked [Important]
Avec son titre qui résume parfaitement la merde dans laquelle se trouvent nos sociétés occidentales actuelles, 'We're Fucked', le dernier album de Rivulets, n'est pas un disque rempli d'espoir (vous me direz, c'eût été une première pour l'américain). Il faut dire que le slow-core/folk dépressif, les ambiances à couper au couteau et langues de belles-mères n'ont jamais fait bon ménage.
Mais bien que très sombre, il se dégage une beauté froide très attachante de cet album.
Les yeux braqués sur un horizon plein de bruine, l’homme sur la pochette de 'We're Fucked' de Rivulets a les yeux dans le vague. Il semble perdu. Il a bien raison.
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45. Youngteam –Daydreamer [Northern Star]
Tout droit venu de Suède, Youngteam aime Ride. Et son ‘Daydreamer’ s’en ressent. Un premier album qui offre guitares, voix presque cachée, shoegaze et dream-pop. Un album solide, en douze titres. Groupe à suivre assurément.
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44. Acid House Kings – Music Sounds Better With You [Labrador]
Vu que leurs débuts datent de 1992, il serait un peu sévère de ne voir en Acid House Kings qu’un énième ersatz de Belle & Sebastian – des débuts. Alors certes, à l’écoute de ‘Music Sounds Better With You’, difficile de ne pas penser à Belle & Sebastian ou Camera Obscura. Mais cette idée s’en va assez rapidement, les Acid House Kings ayant leur propre touche. Qui envoie leurs compositions dans les hautes sphères d’une pop sautillante, légère et diablement estivale.
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43. Cornflakes Heroes – Hum [Greed Recordings]
Cornflakes Heroes (le genre de groupe français qui devrait dans un monde normal être devenu une référence) aura sorti en 2011 une troisième réussite : ‘Hum’. Des guitares qui sonnent, un discous plus pop, des chansons qui dépotent, des mélodies entêtantes, un ensemble aguicheur et nerveux. Les Cornflakes Heroes ont tout bon une nouvelle fois. Greed Recordings aussi.
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42. Laura Marling – A Creature I Don’t Know [Ribbon]
La première écoute n’avait pas été des plus concluante. Mais bon, cette année a été compliquée, donc je lui ai redonné une chance. Et puis juger la talentueuse Laura Marling sur une écoute, cela était un peu dur.
J’ai bien fait car ‘A Creature I Don’t Know’ n’a pas l’immédiateté de ses prédécesseurs. Mais il n’en reste pas moins réussi, avec une mention spéciale à l'enchainement The Beast/Night After Night. Ah, Laura…
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41. Paul White - Rapping With Paul White [One-Handed Music]
Bien ancré dans son époque, 'Rapping With Paul White' est un album de hip-hop assez old-school finalement, invitant ici quelques emcee au pédigrée reconnu. Évitant (en grande partie) les travers inhérents à toutes productions hip-hop (des skits tous les 2 morceaux, au hasard), Paul White s'amuse à sortir là une bande son pêchue et inspirée, qui s'en réinventer un genre lui donne un chouette coup de boost.
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40. The Vaccines – What Did You Expect From The Vaccines ? [Columbia]
Aimés. Puis détestés. C’est un peu le lot de chaque groupe qui commence à cartonner. Personnellement, je les ai beaucoup aimé au départ. Et je les aime toujours autant. Oh, ça ne réinvente pas l’eau chaude ni le couscous d’Oran, mais il y a dans ce premier album de la fougue, de l’innocence, un plaisir fou. Et des guitares. De partout des guitares. Et des tubes potentiels à presque chaque plage. Avec, en point d’orgue, un Post Break-Up Sex, single anglais imparable.
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39. Botibol – Born From a Shore [HipHipHip]
Xylophone, guitare électrique légère, mélodies endiablées, chœurs : que les amoureux de Toy Fight (comparaison un brin obligatoire vu la nationalité des deux groupes) se jettent sur cet album du bordelais Vincent Bestaven. ‘Born From a Shore’ a le goût du sable et du soleil chaud. Mais il serait un brin idiot de s’en passer pendant les trois autres saisons.
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38. Her Space Holiday – st [No More Good Ideas]
Je crois que j’ai un de leurs albums dans un coin de ma discothèque ; un disque récupéré je ne sais où. Mais je ne pense pas avoir posé mes oreilles sur ce groupe là avant cette année. Il y a des erreurs qu’il faut réparer. Her Space Holiday donc, groupe américain mené par Marc Bianchi.
Sur cet album, Her Space Holiday balance de la pop, grandiloquente quand l'envie lui prend, pas loin finalement d'Islands, époque 'Return to the Sea' (et la voix s'en rapproche également). C'est court (35 mns tout pile), c'est bien foutu, il y a de la mélodie à la pelle. Difficile de ne pas être irrémédiablement sous le charme.
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37. Yellowcard – When You’re Trough Thinking, Say Yes [Hopeless]
Sucrerie assumée depuis des années déjà, Yellowcard ne m’aura une nouvelle fois pas déçu. Punk à roulettes au violon électrique, lorgnant vers l’émo, la musique de Yellowcard est un régal de mélodies immédiatement mémorisables, de chansons énergiques. Et de plaisir. Instantané. Je suis fan.
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36. Charles Bradley – No Time For Dreaming [Daptone]
Oui. Forcément. James Brown. Difficile de ne pas penser au monstre de la soul quand on écoute Charles Bradley et son premier album… à plus de 62 ans ! Découvert sur le tard par Daptone Records (qui sait de quoi il cause), Charles Bradley aura fait fort pour un premier effort. Car ‘No Time For Dreaming’ est un disque de soul/funk à l’ancienne et qui aurait sincèrement fait son petit effet à l’époque.
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35. The Caretaker – An Empty Bliss Beyond This World [History Always Favours The Winner]
Des sillons qui craquent, des sons assourdis, des mélodies tout droit venues des années 1920 ou 30, des morceaux qui s’arrêtent, comme ça, sans crier gare : c’est un peu tout cela ‘An Empty Bliss Beyond This World’ disque d'ambiant de The Caretaker, pseudonyme derrière lequel se cache Leyland Kirby. En gros, l’album le moins 2011 de 2011.
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34. CunninLynguists - Oneirology [A Piece of Strange Music]
Meilleur nom de groupe du monde, les CunninLynguists continuent leur petit bonhomme de chemin, dans une indifférence médiatique assez générale. Sans changer fondamentalement de style, sans se renier ou se fourvoyer, le trio sort avec 'Oneirology' un album dans la lignée de leurs albums précédents, solide, frappant juste tout en centrant son propos sur les rêves (le titre et la pochette en étant d'ailleurs deux belles illustrations).
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33. Boat Beam – Reincarnation [Origami]
Groupe féminin sur lequel il est bien difficile de se renseigner quand on ne parle pas la langue d’Iniesta, Boat Beam aura été en 2011 mon Dear Reader, mon Emmy The Great, ma Laura Veirs, ma Jenny Lewis, mon Azure Ray des années précédentes. En gros, le disque féminin qui sera passé, repassé et même plus dans mes oreilles. De la pop joliment ouvragée, portée par ce trio. Un groupe à écouter si certaines des artistes ou des groupes (notamment les deux premiers) cités plus haut vous ont touchés.
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32. Battles – Gloss Drop [Warp]
Tyondai Braxton parti, qu’allait-il advenir de Battles ? On aura retrouvé via ‘Gloss Drop’ un groupe qui se sera finalement assez bien accommodé de l’absence de son ex tête de proue. Ce qu’ils perdent en expérimental, ils le gagnent en mélodie. Et ‘Gloss Drop’, plus que sur son prédécesseur ‘Mirrored’, gagne en homogénéité. Comme quoi.
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31. Over The Rhine – The Long Surrender [Great Speckled Dog]
Le groupe qui aurait du connaître une reconnaissance bien plus grande si Sufjan Stevens n’avait pas eu la bonne idée de sortir ‘Come On Feel The Illinoise’ la même année que leur ‘Drunkard’s Prayer’, continue son petit bonhomme de chemin. ‘The Long Surrender’ reprend la trame de ‘The Trumpet Child’, diversifie un peu son approche mais n’en reste pas moins charmant, délicat, beau et sentant bon le piano-bar enfumé de belles mélodies.
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Comme à chaque fois, et parce qu'il est quand même plus simple de découvrir de la musique en l'écoutant, un lecteur grooveshark présent une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:



Pour rappel :
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 30-11
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"' 2011


mardi 31 mai 2011

Francis – Lekomberg, We Were Kin [Strangers Candy]

Je n’ai rien contre le prénom Francis. Je connaissais même un Francis quand j’étais en primaire et dans mon souvenir il était très sympa. True story.
Disons que c’est un prénom qui n’a jamais bouleversé les foules. Et au contraire d’autres prénoms anciens qui font aujourd’hui recette (entrez ici Victor, Gabriel, Louis et autres Jules), Francis ne connaît pas cet honneur.

Il faut dire aussi que quand on prononce Francis, les premiers noms célèbres qui viennent en tête sont rarement Francis Ford-Coppola, Sage Francis ou Black Francis. Non, ça tire instantanément plus vers de l’acteur de série Z à la française (Francis Perrin) ou qui en fait des caisses rien que pour demander du sel (Francis Huster), du chanteur à moustache (Francis Cabrel) ou à catogan (Francis Lalane), du bandit de grands chemins (Francis le Belge) ou de l'entrepreneur qui aime la culture, la belle la vraie (Francis Bouygues). Mais à part ça…

Bref, une liste plus ou moins ringarde et un prénom qui ne fait pas trop rêver (alors qu’il suffit d’ajouter un simple –co à la fin pour que l’ensemble prenne un sens plus exotique et sentant bon le sable chaud, oui les clichés c’est mon dada. Parents du baby-boom qu'avez vous fait?).

Vous imaginez donc bien qu’elle n’a pas été ma surprise de voir dimanche soir à L'Épicerie Moderne à Feyzin à côté de Lyon, qu’en première partie de The Tallest Man On Earth déboulait un groupe ou un artiste nommé Francis; et qu’elle ne fut pas ma seconde surprise que ce Francis là n’avait pas les cheveux noirs crépus et ne portait pas la moustache.

Francis est donc un quatuor, suédois, mené par une chanteuse blonde et à la voix tonitruante (d’aucuns trouveront agaçante). Rien de révolutionnaire dans leur pop rockailleuse qui rappelle aussi bien Anna Calvi (passages rock) que Dear Reader (pour les moments les plus calmes). Mais des compositions aguicheuses.
Je fais partie de ceux qui peuvent très rapidement s’ennuyer face à une première partie quelconque et inconnue. Mais j’ai été très vite pris par leurs jolies mélodies et leurs chansons emballantes. A tel point que je me suis procuré ‘Lekomberg, We Were Kin’, leur premier album, à la sortie du concert, et qu’après plusieurs écoutes je ne le regrette pas.

Trente-trois minutes et huit chansons au compteur, avec de grands moments (le mélancolique Here Is The Key, le nerveux et single en puissance Ten Thousand Times) alternant et/ou mélangeant guitares et piano. Bref, une belle découverte qui ne bénéficiera pas du battage médiatique qu’a connu Anna Calvi il y a quelques mois mais qui pourtant le mériterait tout autant.

Après une petite demi-heure, on reverra le groupe réapparaitre pendant l'heure et demie de The Tallest Man on Earth, apportant tantôt un peu d’électricité, tantôt un zeste de féminité dans un set genre « grande classe » du finalement pas si grand que ça Jens Kristian Mattsson, tenant une salle entière – et bien remplie – avec quelques accords de guitare, et finissant son show, moulé dans son slim et son marcel, sur un Kids on the Run au banjo déroutant mais sublime.

Mais si hier soir, The Tallest Man on Earth a confirmé tout le bien que je pouvais penser de lui, la découverte était du côté des Francis, groupe dont on reparlera sûrement. Et qui est une raison nouvelle pour tous les Francis du monde de se lever et de crier haut et fort que oui ils sont fiers de porter ce prénom. (Sortie: printemps 2011)


Son :
Myspace (Deux chansons de ‘Lekomberg, We Were Kin’ en écoute)
Site officiel

Deux chansons en écoute. Eternal Souls vraiment habité et Here is the Key, le climax très sombre de ‘Lekomberg, We Were Kin’ . (malheureusement plus en ligne)

Et pour finir le clip de Here Is The Key :



mardi 29 décembre 2009

Top 50 'Albums 2009': 10-01


Alors qu'on attend toujours que le Naze Journal fasse le sien, Pandaocarré et Mick ont commencé leurs tops albums pendant qu'Arbobo met la dernière touche au sien. The Civil Servant en est quand à lui déjà à la sixième partie de son Ceci n'est pas un classement des albums de 2009. Lyle et sa belle idée (sorte de tournoi pour élire la chanson de l'année) en est au stade des 1/4 de finale, *Kris sort enfin de sa réserve et De La Lune On Entend Tout la joue badge vintage. Et pendant ce temps là, Sonic Eric prouve à son fils que "oui, j'écoute pas que des artistes décédés"!

Et moi me direz-vous? Ben voilà la dernière partie. Après les Eps et autres 7", après le Top chansons, après les 40 premiers disques (ici et ), voilà donc les dix albums qui auront le plus touché mon petit coeur de jeune trentenaire durant cette année 2009. De vraies découvertes, de gros coup de cœur et le disque parfait pour entamer une nouvelle décennie, que l'on passera sans Vic Chesnutt.


En bas du papier, vous trouverez un lecteur grooveshark, comme le veut la tradition.
2009 se referme donc pour I Left Without My Hat. Passez de bonnes fins (déjà!) de fêtes, profitez-bien, portez bien vos masques de grippés A, et rendez-vous en janvier 2010.



10. Jeffrey Lewis & The Junkyard – 'Em Are I [Rough Trade]
Accompagné de The Junkyard (le groupe de son frère Jack), Jeffrey Lewis sort enfin l’album cohérent que l’on attendait depuis 'The Last Time I Did Acid I Went Insane'. S’il ne perd pas de vue l’esprit anti-folk qui est depuis le départ le sien (il est quand même une des pierres angulaires du mouvement), Jeffrey Lewis pond là un '‘Em Are I' qui sent bon le rock bruitiste et les balades country-pop. Cet album, délicieux en tous points, est peut-être d'ailleurs son meilleur.
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09. Dominique A – La Musique [Cinq7]
Dominique A est là et plus que jamais là. Nouvel album et nouvelle réussite. Son ‘La Musique’, plus intimiste et sobre que ses derniers élans, est un vrai manifeste de pop. On retrouve un Dominique A sur le fil, enchainant mélodies travaillées et rythme effréné. Surtout il compose une chanson, refusée par Bashung, peut-être la plus belle de son répertoire, Immortels. Et, en cadeau, il offre un deuxième album, 'La Matière', presque aussi bon, en bonus disque. Ce mec est grandiose.
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08. Fuck Buttons – Tarot Sport [ATP]
Si Surf Solar est indéniablement un des grands hymnes de cette année 2009 (dont il faut écouter la version longue plutôt que la trop courte version single. Voir ), il ne faut pas croire que ce n’est que l’arbre qui cache une forêt. Au contraire, après un ‘Street Horrsing’ redoutable, les Fuck Buttons changent de registre, appellent Andrew Weatherall (un des types derrière Two Lone Swordsmen) à la production, invoquent les claviers hypnotiques et rendent une copie impeccable. Mélange de M83, Animal Collective et Black Dice, ce ‘Tarot Sport’ est un incroyable album festif et exigeant.
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07. Emmy The Great – First Love [Close Harbour]
Guest-vocal du premier album de Lightspeed Champion, Emmy The Great s’est émancipée et sort un premier album doux et beau, qui décrit avec talent un quotidien pas toujours rose. Entre folk, americana et country, la grande Emmy invoque les âmes de Nina Nastasia, Kimya Dawson ou Jenny Lewis. Sacrée parolière, Emmy The Great est une songwriter qui devrait rapidement compter.
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06. Animal Collective – Merriweather Post Pavilion [Domino]
Je vais presque finir par en avoir marre de toujours mettre Animal Collective dans mes tops de fin d’année. Sauf que je ne peux pas faire autrement. La faute à une inventivité sans fin, une certaine idée de la pop et de la musique assez unique. Plus mélodique, fait de beats électro et de toujours autant de psychédélisme, ‘Merriweather Post Pavilion’ propose une nouvelle évolution dans le son du groupe. Une de plus. Avec une grande réussite. Une de plus là aussi.
+


05. The Lonely Island - Incredibad [Universal Republic]
L’album le plus crétin de l’année, peut-être même de la décennie. Les tauliers du Saturday Night Live Show, mené par ce taré de Andy Samberg composent un album hip-hop dopé aux lyrics aussi drôles que bien senties. Emmenant dans leur voyage Justin Timberlake (hilarant dans Dick in a Box), Natalie Portman (immense Natalie’s Rap), Julian Casablancas (voir ) T-Pain ou Norah Jones, The Lonely Island réussissent leur pari du comedy-album malin. Hilarant, musicalement béton et complété par quelques clips déjà mythiques, cet album est tout sauf ‘Incredibad’.
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04. Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]
Dear Reader ou la douceur de l’année venue d’Afrique du Sud. Une vraie révélation qui m’a explosé à la figure un soir où ils ouvraient pour Get Well Soon à la Salle du Kao de Lyon. Ce ‘Replace Why With Funny’ est un magnifique album pop, extrêmement bien arrangé, qui rappelle par moments Fiona Apple. Toutes les chansons respirent ici finesse et délicatesse. Immense coup de cœur.
+



03. Mumford & Sons - Sigh No More [Gentlemen of The Road]
Attention gros morceau. Voilà l’album qui peut résumer à lui seul tout un pan de la musique des années 2000. Pop-folk dans la lignée d'Arcade Fire ou de Noah and The Whale, on sent même du Beirut par ci et même du Springsteen là. Il y a tout sur ce ‘Sigh No More’ : des hymnes héroïques et euphoriques, des passages plus touchants. Du banjo, de la mandoline, énergique, efficace, poétique et tout simplement beau, cet album est une collection de perles dont il est très dur de se défaire. Avec Dear Reader, la très grande révélation de l’année.
+


02. Vic Chesnutt - At The Cut [Constellation]
Depuis qu’il s’était mis en tête de travailler avec toute la confrérie canadienne du label Constellation, Vic Chesnutt semblait avoir retrouvé une seconde jeunesse. Si ‘North Star Deserter’ était déjà un album sublime, ‘At The Cut’ est d’un autre niveau encore. Plus que jamais post-rock-folk, Vic Chesnutt est ici à son sommet. Les Guy Picciotto, Thierry Amar et autres Efrim sont plus que jamais au service d’un maître à son apogée. Poignant et désespérément beau; 'At The Cut' est une nouvelle bénédiction. Et on pourrait dire la même chose de 'Skitter On Take Off', l'autre album du bonhomme enregistré avec Jonathan Richman.
Bref, un des plus beaux compositeurs qui soit, et qui a préféré tirer sa révérence un soir de noël 2009, nous laissant là, pantois, frissonnant et pleurnichant à chaudes larmes. Heureusement, il nous reste ses 'Is the Actor Happy?', 'Drunk' ou ce 'At The Cut' dont les chansons prennent un sens bien plus terrible qu'il y a encore 1 mois.
+
++


01. Current 93 – Aleph at Hallucinatory Mountain [Durtro Jnana]
Voilà un album terrifiant et incroyablement indispensable en cette année 2009. Current 93 compose ici la bande-son de la fin du monde, de la dévastation, de la destruction, du chaos, du néant. Dronesque, noisy, expérimental, acid-folk, avec guitares taillées en pointe et cordes brillantes mais lugubres, David Tibet et sa grande confrérie (de Rickie Lee Jones à James Blackshaw), pond là un chef d’œuvre dont on ne le pensait plus capable. Œuvre jubilatoire et exigeante, ‘Aleph at Hallucinatory Mountain’ est un bien bel album pour clore la décennie et ouvrir la suivante, sur des bases totalement nouvelles.
+


Et comme à chaque fois, un lecteur Grooveshark reprenant un titre de chacun des albums présentés ci-dessus:

jeudi 24 décembre 2009

Top 50 'Chansons 2009'



Après le top des "inclassables" hier, deuxième étape du top 2009 sans chapeau aujourd'hui avec la partie "singles". Ou plutôt chanson de l'année (toutes ne sont pas sorties en singles en tant que tel).

2009 aura été une nouvelle fois riche de très grandes chansons, et dans tous les styles. Du folk au rap français, de l'électro au tube planétaire. D'ailleurs, mon top 6 a été difficile à dégager, tant les six premières chansons se tiennent en un mouchoir de poche.

D'autres se sont mis à leur top chansons de 2009. On notera ainsi le 'Best Songs of 2009' de chez Toto, la compétition qui fait rage chez Lyle pour trouver la chanson de l'année (venez voter, il reste des rencontres à disputer!) et le top chez la musique à Papa.

Cinquante chansons donc qui auront rythmé mon année musicale. Et histoire d'avoir du son à se mettre sous l'oreille, vous trouverez en bas du papier un lecteur grooveshark compilant ces 50 morceaux.



50. Dj Signify - Low Tide (feat. Aesop Rock) [Bully]
49. Bishop Allen - The Ancient Commonsense of Things [Dead Oceans]
48. Elysian Fields - Climbing My Dark Hair [Vicious Circle]
47. Editors - Papillon [Kitchenware]
46. Handsome Furs - Legal Tender [Sub Pop]
45. Miss Kittin & The Hacker - Suspicious Minds [Nobody's Bizzness]
44. Mando Diao - Dance With Somebody [Vertigo]
43. Delorean - Big Dipper [BCore]
42. Toy Fight - High Noon [City Slang]
41. Edward Sharpe & The Magnetic Zeros - Jade [Community Music]

40. The Sunshine Underground - Coming To Save You [City Rockers]
39. We Were Promised Jetpacks - Roll Up Your Sleeves [Fat Cat]
38. Junior Boys - Hazel [Domino]
37. The Veils - Sit Down By The Fire [Rough Trade]
36. St. Vincent And The National - Sleep All Summer (Crooked Fingers cover) [Merge]
35. The Lonely Island - Boombox (feat. Julian Casablancas) [Universal Republic]
34. Broken Records - If Eilert Loevborg Wrote A Song, It Would Sound Like This [4AD]
33. Jeffrey Lewis and The Junkyard - Bugs & Flowers Rough Trade]
32. The Pains of Being Pure at Heart - Young Adult Friction [Slumberland]
31. Noah and The Whale - The First Days of Spring [Cherrytree]

30. Orelsan - No Life [3è Bureau]
29. Conor Oberst - Roosevelt Room [Merge]
28. Four Tet - Love Cry [Domino]
27. The Very Best - Warm Heart Of Africa (feat. Ezra Koenig) [Moshi Moshi]
26. Sophia - There Are No Goodbyes [The Flower Shop]
25. Grand Duchy - Black Suit [Cooking Vinyl]
24. The National - So Far Around The Bend [4AD]
23. Benjamin Biolay - La Superbe [Naive]
22. Dear Reader - Great White Bear [City Slang]
21. The Black Eyed Peas - I Gotta Feeling [Interscope]

20. Atlas Sound - Walkabout (feat. Noah Lennox) [Kranky]
19. DatA - One in a Million (Club Version) [Naive]
18. Mumford & Sons - The Cave [Islands]
17. Ash - Arcadia [Atomic Heart]
16. Gonjasufi - Holidays [Warp]
15. Mélanie Pain - Helsinki (feat. Julien Doré) [Cinq7]
14. Emmy The Great - The Easter Parade [Close Harbour]

13. Magnolia Electric Co - Rider.Shadow.Wolf [Secretly Canadian]
12. Annie - Songs Remind Me of You [Smalltown Supersound]
11. Bruce Springsteen - The Wrestler [Columbia]
10. Loney Dear - Distant [Polyvinyl]
09. Malcolm Middleton - Red Travellin' Socks [Full Time Hobby]
08. Anti-Pop Consortium - Volcano (Four Tet Remix) [Big Dada]
07. Vic Chesnutt - Chinaberry Tree [Constellation]

06. Metric - Gimme Sympathy [Last Gang]
05. Fuck Buttons - Surf Solar [ATP]
04. Dominique A - Immortels [Cinq7]
03. Animal Collective – Brothersport [Domino]
02. Arnaud Fleurent-Didier - France Culture [Sony]
01. Phoenix - Lisztomania [Cooperative Music]


















Ci-dessous, dans le lecteur Grooveshark, vous trouverez les 50 chansons sus-cités, classés dans l'ordre de la place 1 à la place 50:


mardi 12 mai 2009

Dear Reader – Replace Why With Funny [City Slang]

C'est fou comme on peut avoir des préjugés un peu stupides. Quand j'ai entendu parler pour la première fois de Dear Reader il y a quelques semaines (et notamment grâce à Pitseleh), la seule chose qui m'a sauté aux oreilles était... qu'ils étaient sud-africains. Et bizarrement, cela m'a un peu repoussé. J'ai tout de suite pensé que ce groupe devait naviguer quelque part dans les eaux troubles de la world music, style musical qui m'est totalement inconnu et pour lequel - tout au moins pour le moment - je n'ai aucune (ou presque) affinité.

Quelle erreur. Un plantage en beauté. Une écoute, une simple écoute des deux premières chansons de ce 'Replace Why With Funny' aura suffit à me confronter à mes contradictions. Car cet album là, le premier pour le trio sous ce nom là (Harris Tweed c'est Dear Reader avec un membre en plus), est un disque pop d'une beauté rare en cette année 2009. Un enchaînement de douceurs pop, extrêmement bien arrangées, où le banjo succède aux violons, où la guitare prend appui sur une batterie raffinée, le tout toujours soutenu par des chœurs envoûtant.

Rappelant aussi bien Emmy The Great (le grain de voix de Cherilyn MacNeil n’est pas si éloigné de celui de l’auteur de ‘First Love’, comme sur Great White Bear) que Fiona Apple (ces élans vocaux quand elle prend d’assaut son piano. Voir Never Goes), mêlant et mariant avec un touché divin des titres tantôt nerveux (Out Out Out), tantôt énergique (Way of The World, tube en puissance) et souvent délicats (Bend, Release Me), touchant parfois au sublime avec The Same, grande chanson de pop orchestrale, ‘Replace Why With Funny’ est un premier disque terrifiant de beauté, pleins de chansons aux contours sereins mais à la réalité triste.

Il y a huit jours, ils étaient sur la scène du Kao à Lyon, en première partie de Get Well Soon. Et si le set de Konstantin Gropper était plus qu'honnête, je n'ai eu d'yeux que pour la première partie. Ce trio charmant de Johannesbourg, véritable révélation pop de mon printemps 2009. (sortie: 20 février 2009)

Son:
Myspace (6 titres en écoute de ce 'Replace Why With Funny')
Site officiel


Deux chansons en écoute (j’aurais osé, j’en aurais mis deux de plus). La première, Great White Bear, est une douceur incroyable qui explique où se réfugier quand rien ne va (à savoir : dans le ventre d’un ours polaire!) et la seconde, The Same, où la mélodie est assurée essentiellement par des chœurs, malheureusement plus en écoute ici mais et .

Et pour finir, le clip de Dearheart, le premier single extrait de ce ‘Replace Why With Funny’: