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lundi 16 mars 2026

[Track of The Day] Olivia Rodrigo - The Book of Love (The Magnetic Fields cover)

En 1995, l'ONG War Child avait lancé lancé la compilation 'HELP' pour venir en aide aux population en guerre (c'est la guerre en ex-Yougoslavie qui avait déclenché le mouvement). Un disque de vingt morceaux, devenu mythique avec le temps sans doute plus pour son casting (une bonne partie de la britpop de l'époque, Massive Attack, Sinéad O'Connor, The Chemical Brothers) que pour la qualité de ses chansons (seul le merveilleux Lucky de Radiohead, alors totalement inédit, sortait du lot).

Trente ans plus tard, la période actuelle étant plus que jamais désespérante, War Child relance sa belle initiative avec la petite sœur de 'HELP', la simplement - et forcément - nommée 'HELP(2)'. Au générique, un éventail assez large d'artistes d'aujourd'hui (Young Fathers, Wet Leg, Nilüfer Yanya, Big Thief, The Last Dinner Party, Black Country, New Road, Kae Tempest, English Teacher, Fontaines D.C.) ou presque (Pulp, Depeche Mode, Anna Calvi, Bat For Lashes, Foals), dont une bonne tripotée déjà mentionnés dans ces pages.

A l'instar de sa devancière, 'HELP(2)' est alléchante sur le papier, mais le résultat est le même : il y a peu de choses à sauver dans cette compilation qui n'est pas loin d'être un supplice à écouter - un supplice d'ennui, mais un supplice quand même. Ce n'est pas que c'est laid ou raté, c'est juste que c'est insipide au possible, sans âme, sans intérêt. Un éventail de chansons qui ressemblent plus à des face-B à peine potables qu'autre chose (mention spéciale au morceau de Pulp) quand ce ne sont pas des reprises lénifiantes (Sunday Morning du Velvet Underground par Beth Gibbons, Lilac Wine de Jeff Buckley par Arooj Aftab et Beck), portées par une production lourdingue au possible.

Pas grand chose à sauver donc, à quelques exceptions près (Parasite de English Teacher et Graham Coxon, Sunday Light avec Anna Calvi, Nilüfer Yanya, Dove Ellis et Ellie Rowsell) et notamment la reprise de The Book of Love de The Magnetic Fields par Olivia Rodrigo (en écoute aujourd'hui). Parce que l'originale est merveilleuse (l'américaine prouve une nouvelle fois son très bon goût), et parce que cette version en apesanteur, tout en délicatesse, qu'Olivia Rodrigo chante très justement, est belle comme tout (bien aidée en cela par Graham Coxon à la guitare et Ed Harcourt au piano). C'est peu mais c'est déjà ça. Ah, qu'on est loin de 'Dark Was The Night' ...

NB : Malgré tous ses défauts, n'oublions pas le but de cette compilation : amasser des fonds pour aider les populations (et surtout les enfants) des pays en guerre. Et c'est plus que louable. On peut aider l'ONG War Child en achetant 'HELP(2)' ou en faisant des dons directement sur le site de War Child.

Album : HELP(2)
Année : 2026
Label : War Child Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, la reprise de The Book of Love de The Magnetic Fields par Olivia Rodrigo, avec Ed Harcourt et Graham Coxon à la musique, est également en écoute ci-dessous :

mercredi 16 juillet 2025

[Track of The Day] Mên An Tol - Not Ideal

Le saviez-vous ? Mên An Tol est le nom d'un site mégalithique des Cornouailles, célèbre pour sa pierre circulaire trouée accompagnée de deux autres pierres dressées, et auxquelles on attribue des pouvoirs miraculeux et notamment de guérison.
Sans aucun lien avec d'éphémères homonymes, à l'accent circonflexe près, du début des années 2010, Mên An Tol est également le nom du groupe du jour. Un quintet londonien, dont le chanteur Bill Jefferson est originaire des... Cornouailles (ceci expliquant cela), aux têtes et à la musique on ne peut plus anglaises et qui s'apprête à publier son deuxième Ep de l'année.

Un disque ('This Land'), promis pour fin septembre prochain, produit par le Fontaines D.C. Carlos O’Connell et qui s'annonce par Not Ideal (en écoute aujourd'hui), chanson qui ne fait pas dans le neuf, mais qui a le bon goût d'être bien mené, mélodiquement impeccable et mélancolique à souhait. De  la belle ouvrage indie-pop.

Album : This Land Ep
Année : 2025
Label : Mên An Tol Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Not Ideal de Mên An Tol est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Not Ideal, premier extrait de 'This Land', le nouvel Ep de Mên An Tol :

lundi 11 novembre 2024

[Track of The Day] Amyl and the Sniffers - Bailing On Me

Sur 'Comfort To Me', Amyl and The Sniffers n'y allait pas par quatre chemins : en ligne droite, à fond tout du long, aussi punk que garage, avec du gabba gabba hey dans l'esprit. Trois ans après l'album de la révélation (des tubes comme Hertz aident il faut dire), les australiens reviennent avec un troisième album, 'Cartoon Darkness', toujours aussi punk dans l'âme (et au cas où vous en doutiez, la crétine pochette est là pour le rappeler), mais avec quelque-chose en plus : deux balades. Enfin « balade »... Pour Amyl and The Sniffers s'entend. Disons si vous préférez qu'ils ralentissent le tempo. Et que cela leur va - très - bien.

Si Big Dreams a de faux-airs de Fontaines D.C. des débuts et fait poindre une fureur contenue, c'est surtout Bailing On Me (en écoute aujourd'hui) qui est la plus intéressante. Une chanson aux effluves plus pop que punk (c'est sans doute la plus pop de leur répertoire d'ailleurs) où Amy Taylor chante tout en retenue et désinvolture, avec de la mélancolie dans la voix (est-ce que ce cœur brisé est le sien ?) avant d'être suppléée par quelques sifflements du meilleur effet. On ne peut plus charmant.

Album : Cartoon Darkness
Année : 2024
Label : Rough Trade Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bailing On Me d'Amyl and the Sniffers est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 26 août 2024

[Track of The Day] Fontaines D.C. - In The Modern World

J'aurais aimé que cela dure plus longtemps tant le coup de coeur avait été réel, mais à mon corps défendant, mon intérêt pour Fontaines D.C. s'est arrêté aussi vite qu'il s'est produit. Après la sortie de leur premier album 'Dogrel', sympathique mais finalement décevant eu égard à leurs premiers singles, j'ai eu l'impression à l'écoute de leurs disques suivants qu'ils essayaient de jouer la partition qu'on attendait qu'ils jouent, pour paraitre plus « sérieux », plus « profond », plus  «mature ». Et j'ai trouvé (même sur 'Skinty Fia', leur disque le plus remarqué jusque là) que tout sonnait faux, quand bien même quelques chansons ici ou là arrivaient à m'accrocher l'oreille. 

N'étant donc pas un spécialiste du groupe et ayant un intérêt assez limité pour leur musique, je ne me risquerais pas à juger après assez peu d'écoutes leur nouvel album, 'Romance' (le premier hors de chez Partisan Records et le premier également sans Dan Carey aux manettes - c'est James Ford qui s'y colle cette fois). Mais tout de même, dans ce disque on trouve In The Modern World, le dernier single extrait quelques jours avant la publication de 'Romance'. Une chanson superbe, pleine de langueur et de mélancolie, d'orchestration soignée, où des choeurs soyeux font un beau contrepoint au chant si reconnaissable et marquant de Grian Chatten. Un morceau qui me fait beaucoup penser à Oasis (qui, malheureusement pour Fontaines D.C., vient en un tweet d’accaparer toute la lumière des jours à venir dans la sphère musicale).

Album : Romance
Année : 2024
Label : XL Recordings

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, In The Modern World de Fontaines D.C. est également en écoute ci-dessous :

Le clip de In The Modern World de Fontaines D.C. :

vendredi 19 janvier 2024

Sprints - Letter to Self [City Slang]

Avec leur quasi sans-faute jusque-là, dire que j'attendais impatiemment ce premier album des Sprints est un joli euphémisme. Car il aura fallu le temps (quatre ans) pour les voir enfin passer au long format, après une pelleté de singles et d'Ep tous plus réussis les uns que les autres (dont une bonne partie a été chroniquée dans ces pages). Mais c'est chose faite depuis le 5 janvier dernier et la sortie de 'Letter to Self', chez City Slang (choix surprenant tant je pensais que Rough Trade ou Domino allaient les récupérer).

Un album qui, s'il n'est pas immense, ne déçoit pas une seconde. Un disque entre post-punk et garage, aux nuances noise-rock, ambitieux, engagé et enragé par moments, qui s'il va piocher chez Dinosaur Jr. (la fin de A Wreck (A Mess)) ou chez The Futureheads (soit les Sprints ont rendu un hommage à The Beginning of The Twist sur l'intro d'Adore Adore Adore, soit c'est un pompage sans vergogne) a sa propre couleur et son propre caractère. Extrêmement bien produit (c'est Daniel Fox de Gilla Band, désormais compagnon de route de longue date, qui est aux manettes), cet album au tracklisting bienvenu (un démarrage torturé et presque exigeant, une fin décapante) recèle bien de grands moments.

C'est dans la seconde partie d'ailleurs qu'on retrouve Literary Mind, le dernier (et épatant) single publié en 2022 et qu'on pouvait ressentir comme la première pierre de ce 'Letter to Self'. Sauf que les Sprints l'ont réenregistré pour l'occasion. Et ils en donnent une version plus resserrée (la chanson perd quasiment trente secondes) et rapide, beaucoup plus nerveuse avec des guitares qui semblent être mille et la voix de Karla Chubb très en avant qui prend clairement le lead. Le Literary Mind de 2024 tranche donc avec son prédécesseur et n'est ni meilleur ni moins bon que la version d'origine : il est juste différent et bien plus adapté à la tonalité des chansons qui l'entourent. Mais surtout, il est sacrément, mais alors sacrément jouissif et euphorisant.

D'autres s'enticheront sans doute d'une chanson différente, mais Literary Mind, en plus d'être la meilleure chanson de Sprints à ce jour, est pour moi la pierre angulaire de 'Letter to Self'. Un disque brillant, très convaincant, qui confirme toutes les promesses que les dublinois avaient laissées poindre, et est bien plus qu'un simple ersatz de Fontaines D.C. comme j'ai pu le lire ici et là (une analyse un peu trop feignante si vous voulez mon avis). Espérons juste que les Sprints ne suivent pas la trajectoire de leurs homologues irlandais, continuent à écrire de bonnes chansons et ne se prennent pas trop au sérieux en voulant passer pour ce qu'ils ne sont pas. Car dans ce cas, aussi incroyable que cela puisse paraître, le meilleur des Sprints serait à venir. (Sortie : 5 janvier 2024)

Plus :
'Letter to Self' de Sprints est en écoute sur leur page bandcamp
'Letter to Self' de Sprints est à l'achat sur leur bandcamp
'Letter to Self' de Sprints est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer


Quatre chansons de 'Letter to Self' de Sprints en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, Literary Mind, version 2024, sans doute la meilleure chanson à ce jour du groupe (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Puis Shaking Their Hands et ses faux-airs calmes. Ensuite A Wreck (A Mess) dont on jurerait que le solo de la fin est l’œuvre de Jay Mascis. Et enfin, histoire d'avoir un point de comparaison Literary Mind mais dans sa version single / 2022 :

Beaucoup de chansons de 'Letter to Self' de Sprints ont eu droit à un clip. Alors choisissons-en deux : ceux de Heavy (gros single) et de Up and Comer :

 

Pour finir, un documentaire qui vient de paraître : dix minutes sur l'enregistrement de 'Letter to Self' de Sprints :

 

mercredi 26 janvier 2022

[Track of The Day] Lewsberg - Six Hills

Les Lewsberg auraient-ils décidé de passer la vitesse supérieure ? Après deux très beaux premiers albums sortis sur leur propre structure, voilà les néerlandais signer sur leur premier label, les anglais de Speedy Wunderground. Au programme (pour l'instant ?), un premier 45-tours, 'Six Hills'. Tout court : en face-A, la partie 1, en face-B la deux. 
 
Mais au-delà de ces considérations presque administratives, c'est la production de Six Hills qui surprend : puissante, carrée, elle frappe d'entrée. C'est Dan Carey qui est derrière tout cela. Un producteur anglais qui a produit pléthore de disques dont les plus connus se nomment 'Tonight: Franz Ferdinand', 'Bright Green Field' de Squid, les albums de Fontaines D.C. ou encore 'Schlagenheim', le premier Black Midi. 
 
Carey est aussi un des trois fondateurs de Speedy Wunderground. Mais surtout, son travail sied totalement à ces Lewsberg qui semblent vouloir s'émanciper de leurs premières aventures et de cette production capitonnée, parfois brumeuse, qui leur convenait pourtant parfaitement. Car Six Hills est un formidable single, porté par une mélodie toute Lewsberg-ienne et reconnaissable entre mille, une rythmique rigide et hypnotique, bien mise en avant, et des guitares noisy qui s'écharpent dans le fond. Bref, le Lewsberg 2.0 est sur le point de débarquer, et cette chanson en est la preuve éclatante.

Album : Six Hills 7"
Année : 2022
Label : Speedy Wunderground

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Six Hills de Lewsberg est en écoute ci-dessous :
 
 
Le clip de Six Hills de Lewsberg :
 

mercredi 3 février 2021

[Track of The Day] Shame - 6/1

Quand bien même 'Songs of Praise' était un premier album sympathique (mais dont il ne me reste rien ou pas grand chose), je n'aurais pas parié un penny sur la capacité de Shame à sortir un second de cet acabit là. On parle souvent d'« album de la maturité » à tort et à travers, mais il faut bien avouer que l'expression prend tout son sens à l'écoute de ce 'Drunk Tank Pink' : plus fort, plus malin, plus homogène (la production de James Ford n'y est sans doute pas étrangère), plus torturé, plus déroutant aussi, avec un post-punk fait de ruptures imprévues, qui part se faire cabosser dans tous les sens par du math-rock et des moments presque hardcore (l'enchainement 6/1 et Harsh Degrees), qui n'oublie jamais un côté pop qui lui va bien et ne laisse véritablement respirer l'auditoire que le temps des superbes Human, For a Minute et Station Wagon.

Au final, au contraire du deuxième album l'an passé de leurs homologues irlandais de Fontaines D.C. qui se voulait être un virage « adulte » mais sonnait trop faux pour être sincère, Shame remet tout à plat, change de braquet et d'ambition (la pochette magnifique en est une preuve implacable) et sort un disque aussi puissant que réjouissant. Qui l'eût cru ?

Album : Drunk Tank Pink
Année : 2021
Label : Dead Oceans

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, 6/1 de Shame est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Drunk Tank Pink' de Shame, voilà le superbe et sombre Human, For a Minute :


Autre chanson extraite de 'Drunk Tank Pink' de Shame, Snow Day et son clip :

lundi 11 janvier 2021

[Track of The Day] The Clockworks - Enough Is Never Enough

Le saviez-vous : Alan McGee n'en a pas fini avec la musique. Alors que le film sur son Creation Records (à qui l'on doit The Jesus and Mary Chain, Primal Scream, My Bloody Valentine, Felt et autres Oasis, évidemment) est en cours de montage, voilà que l'irlandais, désormais sexagénaire a lancé il y a deux ans un nouveau label, Creation23 (on ne se refait pas).

L'idée ? Toujours la même : continuer à sortir des disques. Initialement, le label devait publier des 45-tours. Mais la crise du coronavirus, les usines de pressage qui ferment et le coût exorbitant de production (« who’s got £7.99 to buy a 7″ single? ») l'ont recentré, pour le moment en tout cas, sur des sorties uniquement digitales.

Une des dernières en date est The Clockworks. Un quatuor originaire de Galway en Irlande. et dans la lignée des Fontaines D.C. (enfin disons avant qu'ils ne se prennent trop au sérieux et composent l'album de la maturité le doigt sur la couture). Leur dernier single Enough Is Never Enough est sorti en novembre dernier est un sacré tube de moins de 3mns, entre post-punk et indie-rock, totalement immédiat et qui aurait sans doute fait partie des meilleures chansons écoutées l'an passé si j'avais eu la chance de le découvrir avant.

NB : Alan McGee en dit plus sur Creation23 dans cette interview pour le NME en août dernier

Album : -
Année : 2020
Label : Creation23

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Enough Is Never Enough de The Clockworks est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Enough Is Never Enough de The Clockworks :

Le premier teaser du film 'Creation Stories' est quant à lui à voir ici :

mercredi 10 juin 2020

[Track of The Day] Fontaines D.C. - I Don't Belong

En à peine plus d'un an, les Fontaines D.C. n'auront pas chômé. Vous me direz, autant battre le fer tant qu'il est chaud. Après le buzz - plutôt mérité - autour de leur premier album 'Dogrel' en avril 2019, les revoilà avec le second, 'A Hero's Death', qui sortira fin juillet prochain, une nouvelle fois chez Partisan Records.

Histoire de bien lancer l'affaire, les Irlandais sortent ce vendredi un 45-tours, avec deux face-A, qui se retrouveront toutes deux sur l'album. Et si la chanson titre reste dans une veine connue du groupe, c'est surtout I Don't Belong qui intéresse. Fontaines D.C. prend ici son temps, se pare d'atours plus sombres, ne se départit jamais de son rythme lancinant et porte haut une sorte de mantra répété plus que de raison, « I don't belong to anyone, I don't wanna belong to anyone ». Prometteur.

Album : A Hero's Death / I Don't Belong 7"
Année : 2020
Label : Partisan Records

En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, I Don't Belong de Fontaines D.C. est à l'écoute ci-dessous :



 

mercredi 1 janvier 2020

Bilan 2019 : Top 50 « Chansons »


Après avoir mis en avant les Ep et autres rééditions qui m'auront marqué en 2019 (lire Bilan 2019 : Top 15 « 7", Ep, Compilations & Rééditions »), passons donc aux chansons/morceaux qui auront fait mon année 2019.

Mais avant cela, faisons un petit tour du côté des voisins qui ont de belles choses à partager :
Le top 100 chansons « en vrac » de Serge Le Rezza
Le toujours essentiel « Best of Songs » de Sean de Said The Gramophone
Les meilleurs singles de l'année de Sami de Hot Fidélité

Cinquante chansons disions-nous. Cinquante titres qui auront rythmé mon année, qui l'auront rendu plus belle (quand bien même les thèmes abordés dans beaucoup de ces 50 chansons ne sont pas les plus joyeux) et qui m'auront beaucoup touché pour certains d'entre eux. Des confirmations, des artistes à côté desquels je ne peux pas passer, des révélations ; et énormément de titres dans lesquels je pourrais me noyer pour l'éternité. Bref, 50 chansons et comme le veut la tradition, le 1er janvier. En espérant que cela vous aide à vous remettre de la soirée d'hier. D'ailleurs, bonne année. Et donc bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2019 :

50. Olivier Rocabois - Ship of Women
49. Jeffrey Lewis & The Voltage - LPs
48. Beabadoobee - I Wish I Was Stephen Malkmus
47. Iorigun - Wasting My Time
46. Surf Curse - Hour of the Wolf

45. Royal Chant - Shutdown Corner
44. The Chats - Pub Feed
43. Hand Habits - What’s The Use
42. Johnnie Carwash - Lazy
41. Sufjan Stevens - Love Yourself

40. Velvet Negroni - Feel Let
39. Fontaines D.C. - Too Real
38. Guided By Voices - Mumbling Amens
37. James Yorkston - Shallow
36. Lala Lala & Why - Siren 042

35. Exhauster - Denim
34. Orouni - Son of Mystery
33. The Get Up Kids - Lou Barlow
32. The Leisure Society - Leave Me To Sleep
31. Entracte Twist - Les Esses

30. Josienne Clarke - If I Didn’t Mind
29. Swans - What is This?
28. Four Tet - Teenage Birdsong
27. Girlpool - Hire
26. The Stroppies - My Style, My Substance

25. Business of Dreams - Ripe for Anarchy
24. Bastien Lallemant - Danser Les Filles
23. Phoebe Bridgers - Georgia Lee (Tom Waits cover)
22. Papercuts - Blues Run The Game (Jackson C. Frank cover)

21. Weyes Blood - Everyday
20. Kishi Bashi - A Song For You
19. Over The Rhine - Let You Down
18. Froth - Department Head
17. The Murder Capital - For Everything

16. Nick Cave & The Bad Seeds - Hollywood
15. Mannequin Pussy - Drunk II
14. The Love Coffin - Nothing at All
13. Fews - More Than Ever
12. Accident - Oh Amalia
11. Jenny Lewis - Wasted Youth

10. Coldplay - Arabesque (feat. Stromae)
09. Daphni - Just
08. Girl in Red - Bad Idea!
07. Big Thief - Not

06. Lankum - The Wild Rover
05. Julia Jacklin - Body
04. Joseph Fisher - Chemin Vert
03. Wych Elm - Susan Smith
02. Purple Mountains - Margaritas at the Mall
01. Crack Cloud - The Next Fix






Comme promis, voilà quelques players vous permettant d'écouter les 50 chansons présentées ci-dessus sur la plateforme : Spotify et Deezer. Bonne(s) écoute(s) ! 




Bilan 2019 :



mardi 20 août 2019

The Murder Capital - When I Have Fears [Human Season Records]

Les premiers extraits annonçant 'When I Have Fears' étaient plutôt prometteurs. Mais ils ne présageaient pas d'un tel premier album pour les dubliners de The Murder Capital.

De prime abord, on pourrait comparer ce disque du quintet irlandais à ceux d'Idles ('Joy as an Act of Resistance.') ou de Fontaines D.C. ('Dogrel'), avec qui ils partagent ce post-punk furieux (évidents More is Less ou Don't Cling to Life, les deux titres les plus courts de l'album et sans doute les plus énervés). Mais cela serait bien réducteur et aller un peu trop vite en besogne.

Car The Murder Capital sont bien plus que cela. Et plus les écoutes de 'When I Have Fears' passent, plus l'évidence se fait prégnante. Il y a quelque-chose de « profond », de plus « grand » qui émerge de ce disque. Peut-être est-ce la mort flirtant autour de certaines de leurs compositions (le suicide d'un de leurs amis ayant nourri l'inspiration du disque); peut-être sont-ce ces paroles travaillées et pleines de mélancolies.

Et peut-être - et sûrement même - aussi cela vient de sa musicalité. Produit à la perfection avec une justesse incroyable (le tout est un beau mélange d'agressivité et de rondeur), fourmillant de petits détails et de guitares ne cessant de se renvoyer la balle, 'When I Have Fears' se révèle être un disque extrêmement puissant, qui recèle de beaucoup de choses diverses mais à l'unité sidérante : un je-ne-sais-quoi du Joy Division de 'Unknown Pleasures', des chansons furieuses et d'autres au calme apparent mais à la violence sous-jacente (et qui n'explose pas toujours), des tenues de notes toutes post-rockiennes, des morceaux au carcan brut mais que The Murder Capital arrivent à faire voler en éclat pour y faire rentrer de la lumière (superbe mise à nue de For Everything qui ouvre le disque), des balades crépusculaires (How the Streets Adore Me Now, tant Nick Cave) et même quelques emprunts riffesques au Shine On You Crazy Diamond de Pink Floyd (Slowdance II).

C'est un peu tout cela qui fait de 'When I Have Fears' un album terrifiant de classe. Appelés à faire parler d'eux, The Murder Capital, sans nullement décevoir, sortent un disque assez loin de ce que l'on pouvait attendre, loin de la case dans laquelle on voulait les ranger, mais d'une très grande qualité. Impressionnants débuts discographiques. (Sortie : 16 août 2019)

Plus :
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'écoute ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est à l'achat ici
'When I Have Fears' de The Murder Capital est, notamment, en écoute sur Spotify et Deezer

Trois chansons de 'When I Have Fears' de The Murder Capital en écoute aujourd'hui. For Everything, la chanson qui ouvre l'album, formidable morceau en deux temps qui se découvre une richesse mélodique dans sa seconde partie (en écoute également dans les playlists Spotify et Deezer dans la colonne de gauche de ce blog). Puis More Is Less, le morceau le plus « Idles » de l'album. Et enfin la superbe balade noire How the Streets Adore Me Now :






Pour finir, les deux clips tirés de ce 'When I Have Fears' de The Murder Capital : Green & Blue et Don't Cling to Life :




jeudi 25 avril 2019

[Track of The Day] Fontaines D.C. - Too Real

Sensation annoncée, les petits frères cachés irlandais d'Idles et leur premier album étaient attendus au tournant après une poignée de singles tous plus épatants les uns que les autres.

Et le virage a été particulièrement bien négocié tant 'Dogrel' est une belle réussite et qui a le bon goût de prendre de l'ampleur au fur et à mesure des écoutes.

Punk et post-punk sous bien des aspects, presque grunge par moments (Hurricane Laughter), rappelant le Oasis des débuts - moins musicalement que dans la construction de ce premier album : leur « But I'm gonna be big » de la première chanson Big qui fait écho au « Tonight I'm a rock 'n' roll star » qui ouvrait 'Definitely Maybe' des mancuniens, ces quelques balades pop aguicheuses - et porté par un chant parfois j'm'en foutiste, avec un accent marqué et des plus savoureux, et des paroles sociales, 'Dogrel' a décidément tout pour lui. Les Fontaines D.C. étaient annoncés comme « The Next Big Thing ». Ils le sont. Indéniablement.

Album : Dogrel
Année : 2019
Label : Partisan Records


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Too Real, sans doute le tube de ce 'Dogrel' de Fontaines D.C., est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson évidente, voilà Hurricane Laughter de Fontaines D.C.:


Pour finir, le clip de Too Real :



mardi 1 janvier 2019

Bilan 2018 : Top 50 « Chansons »


Après le Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions », passons au traditionnel « Top 50 Chansons ». Cinquante morceaux qui auront rythmés mon année, qui l’auront égaillée, qui l’auront rendu triste, qui l’auront fait danser. Bref, qui auront fait mon année. 

Mais avant de dérouler ce classement, petit coup d’œil chez les voisins et autres blogs amis (ou pas d'ailleurs) :
Le traditionnel « Rewind » de Starsky, en trois parties : A, B et C

Mais cinquante chansons disais-je. Une bien belle année, avec des titres marquants, comme le numéro 1, avec ses 12mns entre hurlements et de riffs imparables, un habitué, la meilleure chanson du disque de l'année, des chansons power-pop épatantes, un ex-boys bander qui m'épate toujours autant, le tube fascinant du (peut-être) meilleur groupe français actuel et autres joyeusetés.   Tout en bas de ce classement se trouvent deux playlists, comme le veut la tradition : une Spotify, une Deezer. Parce que s’il y a bien un papier qui nécessite un « player », c’est bien celui-là. 
Bonne(s) écoute(s) et bonne année 2019 !

Bilan 2018 :

50. FIDLAR - Alcohol
49. The Gallant Club - Dear Lost Kingdom
48. Teleman - Family of Aliens
47. Ryan Rebo - Boogieman
46. Insecure Men - Burried in the Bleak

45. Luje - The Log Lady
44. Agoria - Embrace (feat. Phoebe Killdeer)
43. Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter
42. Neneh Cherry - Kong
41. Rat Columns - Sometimes We’re Friends

40. Tunng - Flat Land
39. Franz Ferdinand - Feel The Love Go
38. Gallant - TOOGOODTOBETRUE (feat. Sufjan Stevens & Rebecca Sugar)
37. FONTAINES D.C. - Chequeless Reckless
36. Art Brut - Wham! Bang! Pow! Let’s Rock Out!

35. Villagers - Again
34. Jetstream Pony - Self-Destruct Reality
33. Lens Mozer - Cut My Heart in Two
32. Satellite Jockey - Novembre
31. Malcolm Middleton - Salamander Gray

30. Bonnie ‘Prince’ Billy - The Best of Folks
29. Alpaca Sports - Summer Days
28. Smokescreens - The Lost Song
27. Son Lux - Dream State
26. IDLES - Samaritans

25. Starcrawler - Love’s Gone Again
24. Chevalrex - L’adversaire
23. The Last Detail - Fun Fair
22. The Decemberists - Severed
21. The Dunts - Witch Hunt

20. Numb.er - State Lines
19. Flasher - Who’s Got Time?
18. Donald Pierre - (Elle est partie) Ma Panthère
17. MGMT - Me and Michael
16. Lou Barlow - Love Intervene

15. Okkervil River - The Dream and the Light
14. Adrian T. Bell - Nail Me Baby
13. Grandaddy - Bison on the Plains
12. Big Red Machine - People Lullaby
11. jeremy messersmith - Purple Hearts

10. Justin Timberlake - Say Something (feat. Chris Stapleton)
09. Spiritualized - Damaged
08. The Beths - Not Running
07. Marissa Nadler - Blue Vapor

06. We Were Promised Jetpacks - The More I Sleep, The Less I Dream
05. Car Seat Headrest - Bodys
04. Iceage - Catch It
03. Phoebe Bridgers + Noah & Abby Gundersen - Killer + The Sound
02. The Limiñanas - Dimanche (feat. Bertrand Belin)
01. Deafheaven - Canary Yellow



Bilan 2018 :
Top « Albums » (20-01)
Top « Albums » (40-21)
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

Comme promis, voilà les deux players, compilant ces 50 chansons : un Spotify et un Deezer. Bonne(s) écoute(s) !





lundi 31 décembre 2018

Bilan 2018 : Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »


Comme le veut la coutume, il était temps de s'atteler à cet exercice aussi vain que passionnant qu'est le bilan de l'année musicale écoulée. Car on est quand même le 31 décembre et que 2019 est à portée de main. Et comme chaque - presque - année, commençons comme d'habitude par un bilan des disques courts, des singles, des compilations et autres rééditions. 

Mais avant de dérouler tout ceci, allons donc voir ce qu'ont aimé les sites amis (ou non) :

Revenons donc à nos moutons. Quinze disques ici, comme j'en ai pris l'habitude depuis quelques années. Avec un peu de tout : un super groupe de filles aux talents incroyables, un chanteur échappé de ses cœurs purs, un barbu folkeux qui arrive à la toute fin de l'année avec une de ses plus belles chansons, le futur du rock, une compilation au casting XXL et trois géants de la musique coffrés. Enfin notamment. Bref, tout ce qui aura marqué mon année.

Et comme le veut la tradition, au bas de l’article se trouve un lecteur spotify et un lecteur deezer contenant une chanson de chacun des disques présentés. 
Bonne(s) écoute(s) !


Extended Play (EP)

boygenius - boygenius Ep
Le super groupe de l’année (et peut-être des années à venir), c’est elles : Julien Baker, Lucy Dacus et Phoebe Bridgers. Trois personnalités, déjà très intéressantes quand elles officiaient chacune de leur cotés (avec une préférence pour Phoebe Bridgers), et qui le sont encore plus quand elles sont trois. L'effort était très attendu, et il ne déçoit pas tant les qualités de chacune rejaillissent dans les six chansons de cet Ep. Espérons que ce super groupe ne s'arrête pas là.
Label : Matador
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Cold Cave - You & Me & Infinity Ep
Première sortie (hors single) de Cold Cave depuis 2015, cet Ep est autant une surprise qu’une confirmation que Wesley Eisold a quelque-chose de particulier. Quatre titres, quatre sacrées chansons, dark au possible avec en point d’orgue un Glory parfait, aux nappes de synthés imparables.
Label : Heartworm
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Fort Jams - Far Out Ep
Depuis sa découverte, le label Plastic Jurassic (et ses quelques sorties) ne me déçoit jamais. Ce premier Ep de Fort Jams, artiste venu de Portland, plein de pop mélancolique et estivale, est en tout cas enthousiasmant. Tout est ici délicat, mélodiquement travaillé. Nul doute que ses prochaines livraisons seront attentivement suivies (en tout cas dans ces pages).
Label : Plastic Jurassic
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Jetstream Pony - Self-Destruct Reality Ep
Depuis ma découverte l’an passé de The Luxembourg Signal, c’est un des groupes parallèles de Beth Arzy qui attire tout mon intérêt : Jetstream Pony. Après un 45-tours remarqué, les anglais ont sorti en 2018 leur premier Ep, moins noise-pop que précédemment mais où leur indie pop (ou rock parfois) a des guitares épatantes et une rythmique d’une grande efficacité. Un groupe plus que jamais à suivre.
Label : Kleine Untergrund Schallplatten
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The Natvral - Know Me More Ep
Derrière le nom de The Natvral se cache Kip Berman, l’homme derrière un des groupes préférés de ces pages, The Pains of Being Pure at Heart (et ce malgré un dernier album plus qu’en demi-teinte). Ici, pas d’envolées particulières, on fait dans l’intime, dans le feutré parfois, entre folk et rock. Kip Berman est là, avec sa guitare, déroule ses chansons, avec une facilité indéniable et déconcertante. Et il en profite pour reprendre Suzanne de Leonard Cohen. Beau, simple, tout bêtement.
Label : Kanine Records
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The Yearning - Take Me All Over The World Ep
Premier gros coup de cœur de 2018, cet Ep de The Yearning fait dans la pop de chambre légère, joliment mise en musique (piano, trompette, xylophone, haut-bois, …), avec beaucoup de swing, de la bossa, des ambiances jazzy et de comédies musicales. Délicat et mélancolique jusqu’au bout des doigts, il est sans conteste mon Ep de l'année. Avec quelques chansons de plus, il aurait même fait un somptueux album de l'année.
Label : Elefant Records
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7" / 45-tours

Lou Barlow - Love Intervene / Don’t Like Changes 7"
Sorti à l’occasion du Record Store Day, épuisé depuis, ce 45-tours aura permis à l’homme de Dinosaur Jr., Sebadoh ou The Folk Implosion (choisis ton camp camarade) de planter là un des bijoux pop de l’année, où la toujours très belle voix de Lou Barlow fait merveille. Une chanson totalement imparable qu'on retrouvera sans nul doute dans quelques jours, dans un autre classement.
Label : Joyful Noise Recordings


Bonnie 'Prince' Billy & Naked Shortsellers - The Best of Folks / Harbour Men 7"
J’ai lâché depuis longtemps la carrière de Bonnie 'Prince' Billy, mais en écoutant son tout dernier 45-tours sorti le 21 décembre dernier, je me demande pourquoi. « Split 7" » comme on dit, ce disque est la concrétisation d’une amitié de 20 ans entre Will Oldham et Leo Meijer, néerlandais fan de l’anglais qui, à la fin des années 90 et dans un internet balbutiant, avait créé un site consacré à l’homme derrière Palace Brothers. Un site devenu au fil des temps une vraie référence (Will Oldham lui même le qualifiera de « official unofficial website ») et créera une vraie amitié entre les deux personnages. Une amitié qui nous amène à ce 45-tours. Bonnie 'Prince' Billie occupe la face-A d’une chanson sublime, belle et froid, tandis que Leo Meijer, accompagné de quelques acolytes (et du même Bonnie sur le 4è couplet) chante la non moins réussie Harbour Men. La surprise de toute fin d’année. Quand on vous dit qu’il faut toujours attendre pour faire ses tops de fin d’année.
Label : Tiny Room Records


Fontaines D.C. - Chequeless Reckless / Boys in the Better Land 7"
Si 2018 aura été l’année de la confirmation d’IDLES (on y reviendra dans quelques jours), 2019 pourrait/devrait être celle des Fontaines D.C., les petits frères irlandais du combo de Bristol. Auteurs de singles épatants sortis sur pas moins de quatre 45-tours/singles cette année et parmi lesquels il a été difficile de trancher, leur punk/post-punk (ce qui est une facilité d’écriture car ils sont sans doute plus que cela) est d’une efficacité sans borne. En 2005 on aurait parlé de « next big thing ». Et on aurait eu raison.
Label : Trigger Party


Rat Columns - Sometimes We're Friends 7"
Premier 45-tours sorti par Slumberland pour fêter ses 30 ans d’existence en décembre 2019, ce disque de Rat Columns est une sacrée découverte. Mélodies aussi entêtantes que cold, avec une guitare triste à pleurer et suppléée par un violon plaintif, et qui ne cesse de prendre une place toujours plus grande. Grand cru.
Label : Slumberland Records


Sufjan Stevens - Lonely Man of Winter 7"
Que serait une année musicale sans une nouveauté de Sufjan Stevens ? Voilà donc Lonely Man of Winter, chanson composée à l’époque de la sortie du premier coffret de Noël  en 2006 (qui a connu, pour info, une édition vinyle cette année) et destinée uniquement au gagnant du concours « Xmas Song Xchange Contest » en 2007. Onze plus tard, le gagnant (Alec Duffy) publie la chanson (réenregistrée pour l’occasion) sur le label de Sufjan Asthmatic Kitty Records. Et vous savez quoi ? C’est évidemment magnifique.
Label : Asthmatic Kitty Records


COMPILATIONS


Sophie Calle - Souris Calle
Un jour, en 2014, la (entre autre) plasticiennne Sophie Calle a perdu son chat Souris. De la douleur de la perte de cet compagnon de route de 16 ans, est née une compilation. Trente-sept chansons, qui parlent toutes de Souris. Et qui sont signées par un casting XXL, ou plutôt XXXXXL, jugez plutôt : Alex Beaupain, Jarvis Cocker, Christophe, The National, Benjamin Biolay, Pharrell Williams, Florent Marchet, Michael Stipe, j’en passe et pas des moindres. Une compilation assez incroyable quand on y pense.
Label : Perrotin


REEDITIONS


The Beatles - The White Album - 50th Anniversary Edition
Forcément, pour ses 50 ans, nous nous devions d’avoir droit à une réédition du mythique « double-blanc » des Beatles. Sans grand intérêt en ce qui concerne le nouveau mix de l’album original (le coffret Mono fait très bien l'affaire et respecte sans doute bien plus l’œuvre originale), cette édition vaut pour les 3 disques de sessions et surtout pour les 'Esher Demos', soit 27 chansons de l’album en version acoustique (et d'autres qui finiront sur 'Abbey Road') Des démos de travail, absolument remarquables, que je n’avais jamais écouté et qui sont pour la plupart renversantes.
Label : Apple Records


Bob Dylan - More Blood, More Tracks: The Bootleg Series Vol. 14
Depuis que, via sa fameuse collection 'Bootleg Series', Columbia avait publié les 'Basement Tapes' et toutes les sessions de sa trilogie « rock » du milieu des années 60, la prochaine étape très attendue était forcément les sessions de 'Blood on the Tracks', chef d’œuvre des années 70, à l’histoire compliquée (voir ici). Sorti à l’automne dernier, ce coffret de 6 cds est un bonheur de chaque instant, où Dylan essaie, visite et revisite toutes les chansons du disque (et pas que), dans des versions différentes de l’originale, musicalement ou textuellement. Qu’il est bon d’être fan de Bob Dylan décidément…
Label : Columbia


Songs: Ohia - Love & Work - The Lioness Sessions
Depuis le décès de Jason Molina, Secretly Canadian, son label de toujours réédite à intervalles réguliers certaines de ses œuvres les plus marquantes (et c’est peu de le dire). Au tour de 'The Lioness', un de ses albums les plus réussis, sur lequel officient, entre autres, des membres d’Arab Strap. Et si le disque n’a pas pris une ride, c’est surtout pour le disque additionnel que réside l’intérêt de cette réédition, tant il est renversant et dont l’ensemble aurait même mérité de sortir sur un album en bonne et due forme : plus que jamais, avec un rien, Jason Molina fait un tout. Qu'est ce qu'il manque bordel...
Label : Secretly Canadian
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Comme promis, voilà donc les playlists Spotify et Deezer présentant une chanson de chacun des disques présentés ci-dessus. En espérant que cela vous donne l'envie d'en savoir plus :