Affichage des articles triés par pertinence pour la requête monsters of folk. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête monsters of folk. Trier par date Afficher tous les articles

vendredi 24 juillet 2009

[Track of The Day] Monsters of Folk - Say Please

Les gus ne doutent de rien: Monsters of Folk. Rien de moins. Nom un peu pompeux pour un nouveau super groupe, formé, excusez du peu, de Conor Oberst et de son compère Mike Mogis de Bright Eyes, Jim James de My Morning Jacket et de M.Ward. A lire la liste des membres, on les excuse déjà de ce nom un poil péremptoire.
Formé durant une tournée commune - ou presque - des trois groupes, ces Monsters of Folk déboulent sans crier gare avec un premier album éponyme.
Tout est pour le moment réuni pour que cet album soit une réussite. Say Please, le premier extrait, est d'ailleurs assez alléchant, même lorsqu'il va flirter dangereusement avec quelques riffs un peu lourdingues, heureusement sans tomber dans l'excès.
On restera toutefois prudent: les super groupes, c'est toujours très bien sur le papier. Mais sur la longueur c'est autre chose. Réponse le 22 septembre prochain. 

Album: Monsters of Folk 
Année: 2009 
Label: Shangri-La Music

On peut télécharger gratuitement et légalement ce Say Please des Monsters of Folk en allant ici et si on n'est pas trop benêt.

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
+



29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
+


28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
+


27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
+


26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
+


25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
+


24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
+


23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
+


22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
+


21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
+


20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
+


19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
+


18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
+


17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
+


16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
+


15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
+


14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
+


13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
+


12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
+


11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
+


Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus:


lundi 2 août 2010

[Track of The Day] The Roots - Right On (feat. Joanna Newsom & STS)

Grâce soit rendue au roi fou, lecteur de ce blog et qui m'avait fortement conseillé un jour qu'il était occupé à commenter un de mes billets, d'écouter le dernier album de The Roots, 'How I Got Over'.

J'avoue que sans ce conseil avisé, j'aurais sûrement fait l'impasse tant leur 'Rising Down' de 2008 m'avait vraiment refroidi - un disque en pilotage automatique, tentant de surfer sans y arriver sur leur retour de flammes de 'Game Theory'.

J'ai bien fait. Car le combo originaire de Philadelphie remet les choses au clair. Oui, The Roots est un groupe mythique. Mais non The Roots n'a pas encore tout dit.
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme. 

Album: How I Got Over 
Année: 2010 
Label: Def Jam

Deux choses: il y a une très bonne chronique de ce 'How I Got Over' chez chroniques électroniques ici.

Et il y aussi le clip de The Fire, avec John Legend en featuring. Assez violent mais très beau et marquant. Bref, ce qu'aurait pu être le clip de Born Free de M.I.A, si Romain Gavras avait eu ne serait qu'un embryon de talent.

mercredi 25 mars 2020

[Track of The Day] Bright Eyes - Persona Non Grata

C'est qu'ils se seront fait désirer les bougres. Neuf ans qu'ils auront mis pour revenir aux affaires. Alors oui, 'The People's Key', malgré l'excellent Shell Games, n'était pas leur meilleur album - loin s'en faut. Mais de là à mettre le groupe sous cloche ?

Vous me direz, ceci aura permis à leur tête de proue Conor Oberst d'aller vadrouiller en solo, mais aussi à droite avec The Mystic Valley Band, à gauche avec Jim James et M. Ward pour Monsters of Folk et dernièrement avec Phoebe Bridgers pour le très grower projet Better Oblivion Community Center. Mais à bien y regarder, rien qui ne valait ce qu'il pouvait proposer jusque là avec ses acolytes Mike Mogis et  Nate Walcott.

Les Bright Eyes sont donc de retour, eux qui avaient teasé leur monde au tout début de l'année en lançant leur compte instagram. Il se disait de source sûre qu'un album était sur le feu. Il l'est 3 mois plus tard, même si l'on en sait pas plus pour le moment. Avant d'en dire plus dans quelques temps, le groupe ravive sa flamme en publiant un premier titre, Persona Non Grata, sans rien ajouter d'autres (à part que la tournée du printemps était évidemment annulée). Et on se contentera de cette première chanson avec de la belle cornemuse, dépressive à souhait et très dans l'air du temps, où l'alchimie entre les trois compères opère toujours et où on retrouve le Conor Oberst qu'on a tant aimé.

Album : -
Année : 2020
Label : Dead Oceans


En plus des playlists Spotify, Deezer et SoundsGood (Apple Music, Qobuz, etc), Persona Non Grata de Bright Eyes est également en écoute ci-dessous :



lundi 20 novembre 2017

[Track of The Day] Conor Oberst - Empty Hotel by the Sea

Il y a encore quelques années, les disques de Bright Eyes brillaient de mille feux. Puis, peu à peu, Conor Oberst et ses copains ont perdu la flamme, leurs derniers albums ne contenant que de simples flammèches. Et ce projet a été mis entre parenthèses.
La carrière de Conor Oberst ne s’est pour autant pas arrêtée, et vu son talent de compositeur comme de parolier, c'eut été ballot vous admettrez.
Il a ainsi multiplié les disques que ce soit sous son propre nom, accompagné de The Mystic Valley Band ('Outer South') ou formant le temps d'un album un super groupe, Monsters of Folk, dont l'intérêt se limita finalement aux membres le composant (Conor Oberst donc, Jim James, M. Ward et Mike Mogis). Rien de bien remarquable en somme. L’an passé, Conor Oberst a sorti ‘Ruminations’, son sixième album solo. Un disque guitare-harmonica-piano-voix assez dénudé, très cru, joli et que sombre mais assez anodin au final.

Mais l'américain semble tenir énormément à ce disque vu qu’il a décidé de lui donner une seconde vie en le réenregistrant entièrement en compagnie d'un groupe cette fois (ce qui, soit dit en passant, n'est pas vraiment la norme dans ce sens là). Et ce sont les Felice Brothers qui s'y sont collés, plus Jim Keltner, batteur qui a officié sur bon nombres de disques ces dernières décennies, dont certains de Neil Young, Bob Dylan, John Lennon, George Harrison et même... Starmania.

A l'écoute de 'Salutations' (c'est donc le nom de cet album full band), une chose est sûre : si la pochette est plus lumineuse que celle de 'Ruminations', l'homme qui flotte a priori sans vie au milieu de sa piscine nous rappelle vite que les chansons sont les mêmes (agrémentées de sept nouveaux titres), et qu'on n'est pas là pour rigoler.

Sans doute trop long, l'ensemble prend en tout cas un second souffle bienvenu. Et cela va définitivement au teint et surtout la voix de Conor Oberst. Mieux, les sept chansons supplémentaires se révèlent être parmi les meilleures du disque ; Empty Hotel by the Sea, en écoute aujourd'hui, est d'ailleurs la plus réussie (et est une sorte de suite textuelle au Let's Not Shit Ourselves (To Love and to Be Loved) de Bright Eyes).
Plus Dylanien que jamais sur certains passages (Napalm en est le meilleur exemple, et à tous les niveaux), Conor Oberst ne ressuscite peut-être pas avec ‘Salutations’ ses Bright Eyes. Mais il en ranime l'esprit lors de quelques - courts - passages.
Espérons que ceux-ci lui donneront envie de relancer la machine d'un des groupes qui m'a procuré certains de mes plus beaux émois musicaux des années 2000. Parce que franchement Conor, ça fait bientôt 7 ans, il est temps mon gars.

Album : Salutations
Année : 2017
Label : Nonesuch


Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Empty Hotel by the Sea de Conor Oberst est également en écoute ci-dessous :


lundi 22 décembre 2008

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations & Rééditions' 2008

Il fallait bien que je m'y mette à mon tour. Après Erwan, après Mr Meuble, après Cécile, après Benoit ou encore Lyle, Petite routine annuelle qui a son charme, voilà donc mon top de l'année. Qui se divise en trois parties (on n'est pas un geek à moitié). Aujourd'hui, lundi 22 décembre, première partie avec le top des Ep, 7", Compilations et autres rééditions de l'année.
Par contre, pas de classement cette fois: il serait assez stupide de classer des disques qui n'ont pas le même format, le même objectif, etc. Donc, c'est plus une liste des "non-albums" sortis cette année et qu'il faut avoir, selon moi, au moins écouté sinon acheté en 2008.
Bref, une liste de 20 noms. Et un lecteur (au bas de cette page) qui reprend un titre de chacun des opus présentés ici, histoire d'avoir quelques notes à se mettre sous l'oreille.

Demain: le top singles de l'année.

7"

MGMT - Kids 7" [Columbia]
Sur le 7’’ de Kids, on retrouve notamment (et surtout) LE remix de l’année, celui de Soulwax. Un remix qui rend ce titre, pourtant déjà très efficace, une petite bombe dancefloor. Et le pire, c’est que le reste (Of Moons, Birds And Monsters) est presque du même tonneau !
Myspace



The Notwist - Boneless 7" [City Slang]
Boneless est un des singles extraits du réussi 'Me, The Devil + You' de The Notwist. En face b, on retrouve le titre "remixé" (même s'il vaudrait mieux parler de cover) par Panda Bear. C'est tout bonnement incroyable. La relecture est complète, totale. L'originale est loin mais sublimée dans le même temps. Panda Bear est fou. Et un petit génie.
Myspace


Jim O'Rourke - Despite the Water Supply 7" [Touch]
Première sortie de Jim O'Rourke depuis 2006 avec ce 7" dans la série "limited edition 7"" pour Touch. Deux titres de drone, de musique expérimentale, presque atmosphérique, qui vole au-dessus de cordes qui font furieusement penser au début de Moya de Godspeed You ! Black Emperor. Huit minutes dans les hauteurs.
Myspace



Ep

Air France - No Way Down Ep [Sincerely Yours]
Pop guillerette et sautillante avec des idées qui rappellent les Avalanches, pleine d'électronica, et teintée d'ambiant et de musique atmosphérique, ce deuxième Ep des suédois de Air France est une petite sucrerie dont a assez de mal à se passer. Un disque qui sent bon le soleil et le vent dans les cheveux.
Myspace
Chronique


Animal Collective - Water Curses Ep [Domino]
Plus les années passent, plus les Animal Collective se rendent accessibles. Mais sans se fourvoyer pour autant. Cet Ep est la continuation du triptyque démarré avec 'Sung Tongs' en 2004. Toujours plus pop, avec ce côté barré qui les caractérise, toujours psyché, toujours délicieux. Même quand ils sortent des Eps de quatre morceaux, ils mettent la concurrence à genoux. Fou.
Myspace
Chronique

Born Ruffians - Little Garcon Ep [Warp]
Dernier Ep en date pour le groupe pop-folk tourmenté, cette fois avec Little Garcon, plein de clappings et de joie. Une chanson aux faux airs d'optimisme. On trouve surtout sur ce disque le remix de Four Tet de I Need A Life (grand moment, grande classe) ainsi que trois inédits (dont le réussi Ready For Bed).
Myspace



Breathe Owl Breathe - Ghost Glacier Ep [Fox on a Hill]
Ce 'Ghost Glacier Ep' est une divine surprise, mélange de trois voix, de guitare, de banjo, de violoncelle, de glockenspiels ou de plastic toys. Un bien beau disque de folk mélodique et mélancolique (aux relents Irish parfois), assez sombre mais qui donne envie d'en savoir plus sur ces jeunes gens du Michigan.
Myspace
Chronique


ColdplayProspekt’s March Ep [Capitol]
Suite de leur excellent ‘Viva la Vida or Death and All His Friends’, cet Ep a sacrément du chien, avec 5 inédits (dont une version chantée de Life In Technicolor, qui prouve que le groupe pour cet album n’est en rien tombé dans la facilité) et trois titres «remixés». Coldplay enfonce le clou. Et ça ne fait même pas mal.
Myspace
Chronique


Guernica - Who Are Your Songs For? Ep [Vlas Vegas]
Ressorti à la rentrée dernière par les incroyables Greed Recordings, Guernica est un groupe Belge. Guernica fait dans le post-punk voire l'avant-rock. Guernica est du genre explosif, nerveux, avec cette voix qui rappelle tantôt Tom Smith (Editors) tantôt Tom Barman (dEUS). Guernica a une volonté mélodique qui ne le quitte pas tout au long des six titres de ce mini-album. Guernica avec premier Ep sort un disque monstrueux. Chef d'oeuvre?
Myspace
Chronique

Iron & Wine - Lovesong Of The Buzzard Ep [Transgressive]
Lovesong of the Buzzard est ici la tête de proue de cet Ep de trois titres (dont deux nouveaux), tiré à 1000 exemplaires, des Iron & Wine, qui prouvent une fois de plus que le groupe de Sam Beam prend toujours un soin précieux à composer de beaux Eps avec de grandes chansons
Myspace



KyteTwo Sparks Two Stars Ep [Kids]
Aérienne. La musique de Kyte est aérienne, perclue de notes de xylophones lumineuse. On a envie de se lover dans et de ne plus penser à rien. Bien bel Ep.
Myspace
Chronique




The Mountain Goats & Kaki King - Black Pear Tree Ep [Cadmean Dawn]
The Mountain Goats, bien aidé par la guitariste américaine Kaki King, font de cet Ep un petit bijou de musique acoustique, très touchant, sans production, sûrement enregistré "live". Des morceaux pour la plupart assez déchirants, avec les voix de Kaki King et celle de John Darnielle qui se mélangent et font merveille. Indéniablement un des plus beaux Ep de l'année.
Myspace

NudgeInfinity Padlock Ep [Audraglint]
Voilà un Ep qui ne laissera pas indifférent. Entre autres mené par Honey Owens (membre de Jackie-O Motherfucker), Nudge propose via cet Ep un voyage interstellaire tantôt dans un folk dépouillé et vaporeux, tantôt dans un post-rock shoegazien, tantôt dans une minimale aérienne. Bref, quatre titres vraiment beaux.
Myspace
Chronique


Piano Magic - Dark Horses Ep [Make Music Mine]
Nouvel Ep pour Piano Magic. Trois titres plus calmes que sur leur précédent album, mais peut-être plus habités. Suivi d'un titre plus poppy, avec Klima à la voix, à la manière de Blonde Redhead. Toujours le même souci de qualité chez Piano Magic. Toujours le même résultat.
Myspace
Chronique

Laura Veirs - Two Beers Veirs Ep [Raven Marching Band]
Laura Veirs et ses lunettes rondes reviennent dans l'actualité avec un Ep, sorti en édition limitée, 'Two Beers Veirs Ep'. Un disque de cinq titres, cinq reprises venant d'artistes lui ayant donné l'envie de faire de la musique, de Mississippi John Hurt à Irving & Webster. Une guitare et la voix de Laura Veirs: bref, un tout délicatement parfait.
Myspace



Compilations

Arabian Prince - Innovative Life: The Anthology 1984-1989 [Stones Throw]
Stones Throw (et pour une fois pas via Now-Again) compile une série de 12" d'Arabian Prince, sortis entre 1984 et 1989. Entre hip-hop, new-wave et electro, celui qui sera plus tard un membre du N.W.A, semble poser, avec son flow à la Prince, quelques bases du hip-hop qui est sur le point de tout écraser sur son passage. Fascinant.
Chronique


Belle & Sebastian - BBC Sessions [Jeepster]
Ces 'BBC Sessions' sont un passage essentiel pour qui veut connaître Belle & Sebastian et en apprécier les moindres aspérités. Rien de moins. Assurément la compilation de l'année, pleine de relectures enthousiastes. Qui plus est de la part d'un groupe essentiel de ces 20 dernières années.
Myspace
Chronique


Sufjan Stevens - Astral Inter Planet Space Captain Christmas Infinity Voyage (Christmas Songs Vol. VIII) [-]
L’ami Sufjan Stevens continue, comme chaque année, de composer des chansons de noël pour sa famille et ses amis. Voilà donc le volume 8, qui a fait son apparition sur la toile il y a quelques jours seulement. Un volume 8 avec un côté futuro-kitsch (la pochette en est la preuve) qui recèle quelques pépites délicieuses, finalement assez éloignées de ce que pouvait donner 'Greetings from Michigan the Great Lake State' et 'Come On Feel The Illinoise'.
Myspace

Rééditions

Idaho - The forbidden Ep /Alas (Special Edition) [Talitres]
Rééditionde deux Eps sortis en 1997 et 1998, par l'indispensable Talitres Records. On ajoute à cela quelques inédits et on obtient un album/compilation absolument dément de la part d'un des groupes majeurs du slow-core (notamment).
Myspace
Chronique



Rodriguez - Cold Fact [Light In The Attic]
Artiste inconnu chez lui, aux Etats-Unis mais véritable star en Afrique et en Australie, Rodriguez voit son album de 1969 réédité. Une véritable découverte pour moi. 'Cold Fact’ est un disque de folk psyché, éclaboussé de pop et de blues, le tout aussi bien ancré sur son époque, les années 60 que sur les années 70 et entouré d’une production soulful, très Motown, au son très chaud.
Myspace
Chronique


Et 20 titres donc, un pour chacun des disques présentés, à écouter ci-dessous:


mercredi 28 décembre 2022

Bilan 2022 : « Albums » (40-21)


Après les Ep, 45-tours et autres rééditions, continuons à dérouler les disques qui auront fait mon année 2022 en passant par la case albums. Comme chaque année, ils sont quarante au programme publiés en deux temps : ceux classés de la place 40 à 21 et vendredi, les vingt premiers.

Mais avant de plonger la tête la première dans ces albums là, comme le veut la coutume, voilà quelques liens à cliquer pour aller voir ce que d'autres ont tirés de 2022 :
- Le top 100 des albums de 2022 selon les précieux The Quietus
- Les choix de la rédaction et des lecteurs de Benzine
- Les 10 albums de Mind Riot Music
- Les 24 albums de l’année selon Bandcamp Daily
- Le top albums de la rédaction d'Addict Culture

Vingt albums disais-je donc. Vingt disques brillants, avec de vraies découvertes, des coups de coeur gros comme ça, du revenant, des chansons cachées depuis 11 ans, des réponses australienne au buzz du moment, des collaborations de légende, entre autres. Des disques de qualité qu'il a été difficile de ne pas classer plus haut (pour autant que ceci ait une quelconque importance) et qui m'auront accompagnés de longs moments en 2022 - et même quotidiennement pour certains. Et comme lire c’est bien mais écouter c’est mieux, en bas de ce papier se trouvent deux lecteurs Deezer et Spotify dans lesquels vous trouverez une chanson de chacun des albums cités ci-dessous. Bonne lecture, bonne(s) écoute(s) !



 
40. Swami John Reis - Ride The Wild Night [Swami Records]

Swami John Reis, sa carrière longue comme le bras comme leader d'une pelleté de groupes post-hardcore et rock, a décidé de se lancer en solo. En résulte un disque de trente minutes qui ne s'embarrasse pas de détails entre garage et power-rock, plein d’énergie, de fougue et de tubes à la pelle (la chanson titre pour ne citer qu’elle). Un album « continue à fond, on freinera quand on pourra toucher le virage du doigt », aussi immédiat qu'addictif.
En savoir plus


39. Peel Dream Magazine - Pad [Slumberland Records / Tough Love Records]Il y a dans les quinze chansons de 'Pad' un peu de Kings of Convenience pour la délicatesse de la voix, pas mal de pop des 60/70s (la pochette étant là pour le confirmer) et beaucoup de Beach Boys. Un très bel album aux airs d'un Burt Bacharach minimaliste, et qui évoque une sorte de sunshine pop rêveuse de fin d'été, quand le soleil tape moins fort, que les jours commencent à raccourcir et les soirées à rafraîchir


38. A Place to Bury Strangers - See Through You [DedStrange]

'See Through You' est le sixième album d’A Place to Bury Strangers et voit le trio de Brooklyn redevenir on ne peut plus intransigeant et bruyant au possible, avec une production au couteau, mais sans délaisser totalement ses élans « pop » récents. Un grand cru, noisy à souhait, évidemment.


37. Animal Collective - Time Skiffs [Domino Records]

Loin de la hype de leurs débuts, Animal Collective prouve avec 'Time Skiffs' à quel point le groupe a toujours ce petit truc en plus de composition, cette folie qui n'appartient qu'à eux - quand bien même beaucoup se sont inspirés de leurs travaux. Un album qui est une sorte de retour aux sources, un melting pot de 'Spirit They're Gone Spirit They've Vanished', 'Sung Tongs', 'Feels' et 'Strawberry Jam'. De la folk-pop sous acide, que l'on imagine dirigée par un Panda Bear, réel patron de l'organisation animale, d'où s'échappent encore des petits bijoux, si ce n'est bricolés, au moins tordus dans tous les sens.

36. Nyx Nótt - Themes From [Melodic Records]

Voilà un énième disque brillant par une des deux têtes pensantes d’Arab Strap. Un concept album totalement instrumental, centré autour de la télévision, où les huits morceaux retranscrivent l'idée qu'Aidan Moffat se fait des génériques d'émissions ou de films de télévision. Un ensemble de qualité, presque d'une autre époque, dont le meilleur résumé vient d’Aidan Moffat lui-même : « a walk through a neon Soho after a few cocktails ».


35. Field Medic - Grow your hair long if you’re wanting to see something that you can change [Run For Cover Records]

Sans conteste la plus belle « touche » (comme on disait quand j’étais ado) de l’année. Un très joli disque de folk, de pop et de folk-pop, bien achalandé (c’est la première fois qu’il a un groupe avec lui), triste mais beau, beau mais triste.
34. Jockstrap - I Love You Jennifer B [Rough Trade]

Premier album pour le duo Ellery/Skye et première réussite. Un disque d'avant-garde, d'art-pop, de glitch-pop (si tant est que ce terme existe), de balades sublimées, de r&b et d'électronica, plutôt fourre-tout mais à la cohérence remarquable.
Acheter


33. Marie-Flore - Je sais pas si ça va [6&7]

Totalement inconnue à mes oreilles jusque là, beau coup de coeur que la découverte de la parisienne Marie-Flore et de son troisième album. Difficile de résister à cette voix qui semble autant désabusée, trainante que sûre de ce qu’elle exprime, de ces mélodies mélancoliques et aux atours déprimés, et de ces textes souvent amers sur l’amour, les relations, la vie.


32. Steph Green - Thanks for That [Mashed Potato Records]

Une des très belles pochettes de 2022 pour ce disque qui a tout du mini-album (9 chansons, quelques 20 minutes) de la part de l’américaine Steph Green. Un 'Thanks for That' entre folk et rock à l'aura lo-fi délicieuse et qui rejoint le haut de la scène de songwriteuse qui ne cesse d’exploser depuis quelques années.
Acheter


31. The Mountain Goats - Bleed Out [Merge Records]

Avec pour pierre angulaire les films d’actions en tout genre et de toute époque qu’il a consommé en grande quantité au moment des confinements, John Darnielle a écrit un nouveau disque brillant pour ses Mountain Goats. Un concept-album sur les anti-héros, qui voyage entre pop joliment troussée, balades belles à pleurer et élans rock sacrément efficaces.


30. Hudson Mohawke - Cry Sugar [Warp]

De l'électro-trash à des sonorités qu'on dirait composées par Vangelis tout en faisant plus que flirter avec le rap, 'Cry Sugar' vous trimballe dans tous les sens, passe du tout au tout constamment, et n'en reste pas moins passionnant à bien des égards tout au long de ses 73 minutes et 16 morceaux.  Un disque qui ne vous met jamais dans le confort et vous prend à défaut à chaque titre.
Acheter


29. Pusha T - It’s Almost Dry [Def Jam Recordings / Getting Out Our Dreams]

Hip-hop, soul, funk sont au programme de cet album de Pusha T, disque incongru par sa durée (35 minutes, aucun remplissage) mais tellement délicieux de bout en bout. Un 'It's Almost Dry' venant avec son lot de featuring cinq étoiles (Kid Cudi, Jay-Z, Clipse) et une chanson majuscule, Dreaming of The Past, qui utilise un sample de la reprise de Jealous Guy de John Lennon par Donny Hathaway en 1972 et sur lequel Pusha T et Kanye West (compositeur du morceau) viennent rapper.


28. Bill Callahan - YTI⅃AƎЯ [Drag City]

Si les disques de Bill Callahan sont souvent de bonne facture, cela faisait presque dix ans que l’ancien Smog ne m’avait pas retourné à ce point. Un disque sublime, sans doute un de ses meilleurs, parcouru de titres majuscules (Naked Souls !), aux orchestrations léchées et à la poésie vibrante.
Acheter


27. Body Type - Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising [Poison City Records]

Power-indie-pop aux accents punk, 'Everything Is Dangerous But Nothing's Surprising' est une sorte de réponse australienne à Wet Leg, de la part d’un quatuor féminin actif depuis six ans et qui ne s’en laisse pas compter. Gros coup de coeur.


26. Oceanator - Nothing's Ever Fine [Big Scary Monsters / Polyvinyl Record / Plastic Miracles]

Plein de petits hook pour relancer ses chansons, malin et jamais passéiste, 'Nothing's Ever Fine' est un disque qui fuzz, qui pop, aux guitares belles comme tout. Finalement, son seul vrai défaut sa pochette, lambda au possible et qui ne rend pas justice à cet excellent album qui dévoile une sacrée artiste dont on n'avait pas soupçonné jusque là tout le talent.
Acheter


25. Nas - King's Disease III [Mass Appeal]
Troisième volet de la série 'King’s Disease', cet album de Nas est en quelque sorte mes retrouvailles avec celui qui aura ambiancé ma fin d’adolescence. Un disque où tout est net et précis, où le flow est percutant et les productions classieuses, engageantes et même jubilatoires.


24. Rosalía - Motomami [Columbia Records]

Pas vraiment la cible première de ce genre d’albums, j’ai été totalement happé par la folie Rosalía. Il faut dire qu’il y a de quoi dans ce 'Motomami' où se mêlent autant de r&b que de hip-hop, de trap, de reggaeton que de flamenco revisité et servi à la sauce 2022. Un album pas loin d’être gigantesque et qui est brillant de bout en bout.
Acheter


23. Sea Power - Everything Was Forever [Golden Chariot Records]

Sans doute un peu zappé par tout le monde en cette période de bilan car sorti très tôt en 2022, ce retour des désormais Sea Power (ils ont abandonné le « British ») est pourtant grandiose. Nerveux à souhait, mélancolique comme jamais, aux deux voix toujours aussi complémentaires, 'Everything Was Forever' est un des meilleurs album du groupe jusque là. Quel retour !
Acheter


22. Danger Mouse & Black Thought - Cheat Codes [BMG]
Une association qui sur le papier faisait rêver : d’un côté Danger Mouse, producteur touche à tout. De l’autre Black Thought, patron avec ?uestlove de The Roots. Le résultat est sans appel : c’est évidemment brillant, produit à la perfection, au flow précis de Black Thought et aux invités de prestige (A$AP Rocky, Raekwon, Run the Jewels, Michael Kiwanuka, Joey Bada$$) dont MF Doom pour un featuring venu de l’au-delà.
Acheter


21. MGMT - 11•11•11 [MGMT Records]

Les disques « live » font rarement recettes chez moi. Et quand ils le font, ils n’atterrissent pas dans cette partie là du bilan. Sauf que ce live de MGMT y a toute sa place - et c’est dire sa qualité tant la réputation des new-yorkais est plutôt piteuse en matière de concert. Enregistré il y a onze ans, il ne contient QUE des inédits du groupe, jamais rejoués depuis, et composés spécialement pour une rétrospective consacrée au plasticien italien Maurizio Cattelan. Psyché, souvent hallucinatoire, '11•11•11' est un voyage aérien - parfois sous psychotropes que l'on prendrait par plaques de douze - que l'on ferait affalés dans des nuages douillets.
Acheter




Comme promis, vous trouverez une chanson de chacun des disques présentés dans les lecteurs Spotify et Deezer et ci-dessous (de la place 21 à 40) :