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dimanche 26 décembre 2021

Bilan 2021 : Top 15 « 7", Ep, Réédition & Compilation »


Nous sommes le 26 décembre, 2021 est sur le point de tirer sa révérence et
si je suis ravi de la voir disparaitre, je ne suis pas pour autant sûr d'avoir hâte de découvrir 2022 tant celle-ci devrait être, vu les dernières nouvelles assommantes qui se répètent, un copié-collé pas forcément enviable.
Pour autant, si 2021 vu à bien des égards détestables, elle n’en reste pas moins une bien formidable année musicale. On le verra dans ce premier papier et les trois qui suivront, elle aura même été de très haute volée, avec des albums mémorables, des découvertes incroyables, des confirmations implacables et des disques que je sais d’ores et déjà entrés dans mon panthéon personnel.

Mais avant d’aller plus loin et de détailler ces quinze premiers disques, entre 45-tours, Ep, compilations et autres rééditions, quelques liens vers les sites amis et/ou voisins qui eux aussi ont tiré le meilleur de l’année écoulée :
- Les 10 albums de l’année selon la rédaction de Benzine
- Les meilleurs Ep de 2021 des précieux For The Rabbits
- Les 20 meilleurs Ep de l’année selon The Revue
- Le bilan 2021 d’Addict Culture
- Les choix de la rédaction de Section 26

Mais revenons en à nos moutons et démarrons donc ce bilan musical 2021 par, comme le veut la tradition, les formats courts, les rééditions et autres compilations. Un sacré cru comme je le disais plus haut, avec son lot d’Ep épatants, ces compilations qu’on poncera jusqu’à plus soif et ces rééditions d’albums incroyables et jusque là passés sous mon radar. Tout est à lire, brièvement, ci-dessous. Et pour bien faire les choses, en bas de page se trouve des lecteurs Spotify et Deezer pour écouter un morceau de chacun des disques présentés. Bonne lecture et bonne écoute !


Bilan 2021 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)

Top 40 « Albums » (40-21)


7"

Pale Blue Eyes - Motionless / Chelsea 7" [-]
Il n’aura suffit que d’un 45-tours pour que le trio Pale Blue Eyes séduise son monde - et surtout ses compatriotes de Full Time Hobby chez qui ils vont poursuivre leurs aventures discographiques. Et ce deux titres en dit beaucoup sur le talent de ces anglais de Totnes : une envie de dream-pop aux guitares shoegaze sur Chelsea et un Motionless en face-A, indie-pop aérienne, catchy au possible, aux touches synthétiques et qui ne cesse de monter en puissance pour mieux éclater sur un refrain qu'on dirait robotique.
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Emma Tricca - It Don't Bother Me / Good Morning Diner 7" [Dell'Orso Records]

Italienne désormais domiciliée à Londres, Emma Tricca aura été un de ces immenses coup de cœur qui arrivent sans crier gare. La faute à une composition magnifique en face-B et à une reprise splendide de It Don't Bother Me de Bert Jansch, à la relecture ample et à la belle orchestration (et où, pour info, Steve Shelley officie derrière les fûts).
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EP

A Place to Bury Strangers - Hologram Ep [Dedstrange]

Si les new-yorkais d’A Place to Bury Strangers ont perdu de leur jusqu'au boutisme des débuts, s'ils ont mis un peu de pop dans leur moteur, leur intransigeance et leur talent restent intacts. Preuve en est avec ce 'Hologram Ep', qui ne manque ni shoegaze, de noise ou de disto et encore moins de tube (Playing The Part, où A Place to Bury Strangers sonneraient presque comme Blonde Redhead).
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Bestfriend - Places I’ve Lived Ep [-]

Premier Ep du duo canadien Bestfriend, composé à distance, à la bedroom pop synthétique, touchante et nostalgique, comme une rencontre entre A Weather et The Postal Service. Très prometteur. Et heureusement, la suite serait déjà dans les tuyaux (et le titre tout trouvé : 'Places I've Left').
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Cub Scout Bowling Pins - Heaven Beats Iowa Ep [Guided By Voices Inc. / Rockathon Records]

Si à l’écoute de ce premier Ep de Cub Scout Bowling Pins vous entendez beaucoup de Guided By Voices, pas d’inquiétude, c’est tout à fait normal : c’est bien la bande à Robert Pollard qui est derrière. Nouvelle itération pour ce groupe plus que prolifique, et une sacrée réussite pour une première sortie, courte, nerveuse, aux relents 70s et qui se conclue par la chanson titre, le genre de chansons qui vous font une année.
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Kishi Bashi - Emigrant Ep [Joyful Noise Recordings]

Deux reprises (une de Dolly Parton, une des Regina Spektor) et quatre nouvelles compositions, qui n’auraient pas dépareillées sur son 'Omoiyari' de 2019 : Kishi Bashi ne se sera pas foutu de nous pour faire patienter pour son prochain album. Un artiste qui prouve qu’il semble savoir mieux que beaucoup comment composer des chansons pop mélancoliques et aux arrangements délicats.
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Lumer - Disappearing Act Ep [Beast Records / Bleakhaus Records]

Quartet originaire de Leeds, aux quelques Ep disséminés ici et là, aura sorti sans doute - jusque là - son coup de maitre avec 'Disappearing Act Ep', disque à la grande efficacité et au post-punk certes, mais qui ne se départit pas d’un certain côté pop. Et au-dessus plane un chant so british et que l’on aura du mal à ne pas aimer.
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Mannequin Pussy - Perfect Ep [Epitath]

Après un épatant 'Patience' en 2019, les américains de Mannequin Pussy n’auront pas fait de détail avec ce 'Perfect Ep', indie-rock marqué du sceau des nineties jusqu’au bout des ongles et portés par deux chansons qui en d’autres temps auraient connu un bien autre succès : Control et To Lose You.
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Sprints - Manifesto Ep [Nice Swan Recordings]

Daniel Fox, le bassiste des furieux ex-Girl Band et nouveau Gilla Band, ce premier Ep des irlandais de Sprints est une grosse claque, punk en diable et à l'urgence revigorante. Le genre de disque qui ne pouvait que sortir chez les toujours aussi parfaits Nice Swan Recordings.
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REEDITION


Karate - Karate [Numero Group]

Au début des années 2000, à l'époque où je passais mes journées sur les forums Internet, j'étais arrivé sur le forum de La Caverne, une formidable communauté amoureuse des Arts en général et de musique en particulier. Là, grâce à un des membres éminents des lieux (Piezo pour ne pas le nommer), j'avais découvert Karate, groupe alors inconnu à mes oreilles, dont le dernier effort 'Some Boots' avait eu plus que ses faveurs. De là, j'avais plongé dans la discographie des bostoniens et j'étais tombé amoureux de 'Karate', leur premier album, réédité par Numero Group cette année, vingt-six après sa sortie. Et sachez le, l'effet n'a pas changé : leur slowcore matiné de post-hardcore reste toujours aussi irresistible. Le rock indé à son sommet.
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L’Altra - In The Afternoon [Talitres]

A l’époque des balbutiements d’Internet, l’album d''In The Afternoon' de L’Atra a sans doute été un des premiers albums que j’ai téléchargé sur Soulseek. En moins d’une écoute, je savais que j’allais chérir ce disque pendant des années. Et vingt ans plus tard, cet album des chicagoans continue régulièrement de tourner sur ma platine CD. Et sans doute bientôt sur ma platine vinyle, vu que Talitres a eu l’excellente idée de le rééditer en LP, et en ajoutant quatre très belles chansons au tracklisting d’origine. Pour les amoureux de 2002, rassurez-vous : ce chef d’oeuvre est toujours un chef d’oeuvre.
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My Own - Non Wake Up Clocks [Greed Recordings / Zéro Egal Petit Intérieur / Araki / Pied de biche / Day Off]

Ils se seront mis à cinq labels pour rééditer 'Non Wake Up Clocks' de My Own, rien que ça. Et la pépite oubliée (vendue comme telle par Michel Malégeant de Greed Recordings) méritait bien ça. Car quelle découverte ! Groupe français à la carrière courte ('Non Wake Up Clocks' sera son unique album), My Own aime le noise, les ruptures, les élans presque post-rock et autant Sonic Youth que le Blonde Redhead des débuts. Un disque fracassant et en tous points passionntants.
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Martin Newell - The Off White Album [Captured Tracks]

Sorti en 1995 chez Humbug, il aura fallu une réédition de Captured Tracks vingt-six ans plus tard pour découvrir, totalement par hasard, 'The Off White Album'. Lors d’une première écoute à l’aveugle, pensant qu'il s'agissait d'un album de 2021, et sans connaître ni l’auteur, ses accointances avec la poésie ou avant d’apprendre qu’il avait été formidablement produit par Louis Philippe, je m’étais dit au bout de quelques chansons que si le niveau de la deuxième partie de l’album était du même acabit de la première, alors je tenais indubitablement mon album de l’année. Il n’en est rien donc, mais avec ses chansons pop, romantiques, psyché, lettrées et très Beatles-ienne, 'The Off White Album' est autant la réédition que la découverte de l’année

The Beach Boys - Feel Flows: The Sunflower & Surf's Up Sessions 1969–1971 [Capitol]
A l’instar de Bob Dylan et de son 'Springtime In New-York' (voir plus bas), cette réédition ne plonge pas dans la période faste des Beach Boys, celle dans laquelle ils assommaient le monde de leur voix et du talent de leur génie de meneur, Brian Wilson. Pour autant, la période 'Sunflower' et 'Surf’s Up' est tout sauf anodine et mérite vraiment qu’on s’y attache. Ne serait-ce que pour 'Sunflower', disque diablement aimé par l’auteur de ces lignes. Ce coffret a le bon gout de plonger la tête la première dans les sessions d’époque et de prouver, à qui en doutait encore, que même dédaigné par tout le monde à l’époque, les Beach Boys étaient quand même un groupe hors du commun.
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Bob Dylan - Springtime In New York: The Bootleg Series, Vol.16 (1980-1985) [Columbia]
A chaque année son Bob Dylan. Alors oui, entre 1980 et 1985, nous ne sommes pourtant plus dans l’âge d’or de Dylan qui l’a vu enchainer les chef d’oeuvres comme d’autres enchainent les chansons oubliables. Pourtant, cette compilation, si elle n’est - peut-être - pas aussi passionnante que ses devancières ('The Bootleg Series Vol. 12: The Cutting Edge 1965-1966', 'The Bootleg Series Vol. 14: More Blood, More Tracks' ou 'The Bootleg Series Vol. 5: Live 1975 - The Rolling Thunder Revue', pour n’en citer que trois), ce 'Springtime In New York' n’est pas avare de grands moments, de chansons oubliées. Un coffret qui prouve que même dans sa décennie maudite, il était encore un sacré songwriter. Et qu’on a eu à l’époque un peu trop tendance à l’oublier.
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Bilan 2021 :
Top 50 « Chansons »
Top 40 « Albums » (20-01)
Top 40 « Albums » (40-21)

Pour mieux découvrir les 15 disques dont il est question ci-dessus, une chanson de chacun se trouve dans les lecteurs Spotify et Deezer ci-dessous :


jeudi 9 septembre 2021

[Track of The Day] Francis Lung - Bad Hair Day

Sensation, ne fut-elle qu'indie, du début des années 2010, l'aventure WU LYF (pour « World Unite! Lucifer Youth Foundation ») n'aura été que de courte durée (un 12" qui avait excité son monde et un album qui n'a rien perdu de sa beauté en dix ans) tant les quatre jeunes anglais avaient eu du mal à se remettre de leur succès plutôt fulgurant.

Retombés depuis dans l'anonymat, tous les membres du groupes ont pour autant continué à monter des groupes. Et notamment Tom McLung, le bassiste, qui s'est lancé en solo en 2019 sous le nom de Francis Lung, et dont le second album 'Miracle' est sorti au début de l'été. Un disque qui s'ancre loin de WU LYF et qui préfère épouse les contours d'une pop toute Elliott Smith-ienne - et donc Beatles-ienne - et aux quelques élans Beach Boys.

Tout en rondeur, 'Miracle', s'il se perd un peu dans sa seconde partie, ravira tous les amoureux de la belle pop lettrée, aux chansons bien arrangées, orchestrées et qui aiment les guitares qui en font beaucoup mais qui savent s'arrêter à temps avant d'en faire trop. Un album où les mélodies brillantes, qui cachent des paroles pas toujours réjouissantes, apparaissent comme un gros cocon dans lequel il est incroyablement douillet d'aller se lover. Et qui débute par un Bad Hair Day (en écoute aujourd'hui) à la guitare qui jangle parfaitement.

NB : A lire, la chouette interview que Francis Lung a donné à SoundofViolence
 
Album : Miracle
Année : 2021
Label : Memphis Industries

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Bad Hair Day (et son intro sur Spotify et Deezer, tant les deux parties sont indissociables) de Francis Lung est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'Miracle' de Francis Lung, voilà Blondes Have More Fun :

Le clip de Bad Hair Day de Francis Lung :

mardi 24 novembre 2020

[Track of The Day] Beach Youth - Love Yourself II

Pendant ce temps-là, du côté de Caen, les Beach Youth vont bien, merci pour eux. Après deux Ep remarqués (dont 'Singles Ep' dans ces pages), ceux qui se définissent comme un "surf-pop band" viennent d'enfoncer le clou avec Love Yourself II, une chanson on ne peut plus sautillante et estivale, et second extrait de leur premier album à venir en 2021, 'Postcard'.

Alors oui, à son écoute, on se dit qu'il aurait été bienvenu de la sortir cet été (c'est un autre single, Two Bedrooms, qui a eu cet honneur), qu'on aurait aimé danser sur ses guitares et sa mélodie ensoleillées. Mais on se satisfera pleinement d'en profiter en novembre et en ces temps de contraintes toujours plus déprimantes. En dansant dans son salon, seul ou avec sa moitié. Mais en dansant tout de même.

Album : Postcard
Année : 2021
Label : Music From The Masses (FR) / WeWant2Wecord (FR) / Shelflife (USA)

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En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Love Yourself II de Beach Youth est également en écoute ci-dessous :

 

Le clip de Love Yourself II de Beach Youth :

jeudi 14 décembre 2017

[Track of The Day] Beach Youth - Diary

Il y a eu l’époque des groupes en « The ». Et il y a désormais les groupes en « Beach » : Beach House, Beach Fossils, Menace Beach, Beach Baby, Beach Beach, j’en passe et des meilleurs. Et désormais… Beach Youth.

Eux, ils sont caennais, sont quatre et ont la pop à guitare dans la peau. Dans une veine à la Aline voire à la Granville, les Beach Youth chantent pour le coup eux en anglais. Un chant plutôt assuré d’ailleurs, pas trop « français » (la voix pas tant mis en avant que cela jouant aussi).

‘Singles’ est leur premier Ep qui regroupe, ô hasard, leurs premières chansons. Elles sont au nombre de 5 (une sixième, Waves, se trouve sur la version vinyle) et si tout ne me convainc pas totalement, tout ceci est prometteur.

A retenir Days, chanson à faire gigoter les pieds plus que de raisons, mais surtout Diary, titre qui ferme ce ‘Singles Ep’. Une chanson, de loin la plus longue des cinq, rappelant les Radar Brothers sur son introduction, prouvant que cette jeunesse plagiste pourrait faire son trou.

Album : Singles Ep
Année : 2017
Label : Beau Travail


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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Diary de Beach Youth est en écoute ci-dessous :



Autre titre de ce ‘Singles Ep’ de Beach Youth, Days :



Le clip de Diary de Beach Youth :



vendredi 24 décembre 2010

Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010


Le top des blogueurs à la grande élégance avait ouvert les hostilités et depuis les tops tombent comme à gravelotte. Chez Requiem pour un Twister, chez Blake ou chez Cecile ou Benjamin. Tandis que La Buze fait son top des concerts qu'il a ... raté en 2010!

Car oui, comme toute fin d'année qui se respecte et comme le veut la tradition, voilà donc le top de fin d'année. En tout cas, le mien. Histoire de faire un bilan de l'année écoulée, de ce que j'ai aimé, adoré et écouté plus que de raisons.


Comme à chaque fois dans ces pages, tout va se passer en trois parties:

1) Une sélection de 20 Eps, 7", Compilations et tout le tralala

2) Une sélection de 50 chansons/singles

3) Une sélection de 50 albums pour finir, les 50 à mes oreilles


Vous trouverez un lecteur grooveshark en bas de chaque top présentant une chanson de chacun des disques présentés. En espérant que chacun y trouve son compte en chouettes ritournelles.


Ainsi, pour débuter, petit retour sur une année riche en formats courts et en compilations. Une sélection qui met de côté les rééditions (j'aurais pu citer celles d'Arab Strap, mais il faut bien faire quelques choix) pour mieux se concentrer sur une flopée d'Ep exquis et autres 7" de haute tenue. Notamment.


Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 'Albums 2010': 30-11
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'


7"










Je pourrais sélectionner bien plus de quatre seven-inch. Mais l’affaire serait un peu longue. Et il faut savoir trancher.
Commençons donc avec un peu de soul et la sublime reprise de Femme Fatale du Velvet Underground par Aloe Blacc, servie dans un très bel écrin (Aloe Blacc – Femme Fatale 7" – Stones Throw – +).

On enchaîne par LE groupe qui fait le plus honneur à ce très beau format qu’est le 45 tours ces dernières années, The Pains of Being Pure at Heart, auteur cette année de deux sorties de très grande qualité, mais dont la plus récente est au-dessus. Deux chansons qui laissent présager du meilleur pour leur nouvel album à venir, plus shoegaze-noisy rock que jamais. (The Pains of Being Pure at Heart – Heart In Your Heartbreak 7" – Slumberland – +)

On continue avec le duo canadien de Japandroids et leur garage-punk-noise (que sais-je encore). Moins bruyant que leur 'Post-Nothing', 'Heavenward Grand Prix 7"' a un côté noise-pop plus prononcé. Et est d'une efficacité qui vous prend aux oreilles pour ne plus vous lâcher. (Japandroids Heavenward Grand Prix 7" Polyvinyl)

Et que dire de la belle Laura Marling et de sa guitare folk qui rend un vibrant hommage à deux monstres de la musique que sont Jackson C. Frank et Neil Young ? Merci, tout bêtement (Laura Marling – Blues Run The Game 7" – Third Man Records – +)











12"

A chaque année son groupe qui fera l’année 2011. Le grand gagnant de 2010 est Wu Lyf (World Unit/Lucifer Youth Foundation), originaire de Manchester et très mystérieux sur son identité, pour qui le net semble avoir pris fait et cause depuis quelques semaines déjà. Auteur d’un premier 12" intriguant avec lo-fi empreint d’ambiance de cathédrale et voix habitée et décharnée, les Wu-Lyf sont quelque part la rencontre entre le Animal Collective des débuts (certes en beaucoup moins expérimental) et Mark E. Smith. Plus que très prometteur. (Wu Lyf – Heavy Pop 12"+)



S'il n'a pas la folie du leader de The Fall, Simmo, chef de troupe des Souvaris, est tout de même fou. Simmo aime aussi les bisous. Et la France. D’ailleurs, c'est tout Souvaris qui aime notre contrée hexagonale. A tel point que le groupe partage l’affiche avec Sincabeza, combo girondin, sur un ‘Clown Jazz 12"’, disque qui voit les anglais de Nottingham s’éloigner du post-rock de leurs débuts pour mieux embrasser une musique aussi rock, math, noise que jazz qui leur va bien. Et vu que Sincabeza via son punk et son atmosphère tendue fait le boulot, vous comprenez pourquoi ‘Clown Jazz 12’’’ se retrouve dans ce top 20. (Souvaris / Sincabeza – Clown Jazz (Split 12") – Gringo – + )


Stupéfiant. ‘Archer on the Beach 12"' de Destroyer est stupéfiant. Un disque qui voit Dan Bejar inviter Tim Hecker et Loscil pour deux chansons d’ambiant splendides où le leader du groupe canadien se met littéralement au service de ses deux invités d’un jour. Deux très longs morceaux dont un Grief Point renversant (Dan Bejar parle, Loscil s’occupe du reste). (Destroyer – Archer on the Beach 12" – Merge – +)




C'est l'électro qui clôt ce quatuor de 12". Vu que leur première collaboration avait été fructueuse, l’allemand Boys Noise et l’anglais du Bosphore Erol Alkan ont remis ça pour un split 12’’ qui mêle aussi bien puissance sonore que longues montées lancinantes s’achevant dans de grandes déflagrations. Et à chaque fois, l'efficacité en point de mire. (Boys Noize / Erol Alkan – Avalanche/Lemonade 12" – Phantasy Sound – + )





Ep












La large sélection des Eps débute par ‘Leaves Eclipse The Light Ep’ d’Eluvium, disque qui fait suite au très bon ‘Similes’ où Eluvium (aka Matthew Cooper) se découvrait un organe vocal sur des compositions toujours éthérées et planantes. Ici, trois chansons, dont une originale (de près de 11 mns) et un remix aussi subtil que divin de Four Tet. (Eluvium – ‘Leaves Eclipse The Night Ep’ – Temporary Residence – +)

Un titre qu'Eluvium peut partager avec Low qui propose de télécharger gratuitement depuis quelques semaines son ‘Live at Eindhoven Ep’, enregistré en janvier 2009 dans une église. Low, un groupe qui à chaque nouvelle sortie semble repousser toute épreuve du temps. Car ces quatre titres live sont un bonheur absolu. Fins, habités, ces versions live sont à l’image de Low : essentielles. (Low – ‘Live at Eindhoven Ep’+)

Vous voulez un autre artiste essentiel ? Prenez Florent Marchet alors. Continuant à alimenter sa belle discographie, albums après albums, Florent Marchet a sorti de sous sa peau de bête six chansons de noël. Souvent comparé à Sufjan Stevens, le berrichon suis la même voie que l’américain. Il aurait eu tort de se priver : son Ep propose des relectures de classiques bien trouvées, avec en point d’orgue une bien belle version instrumentale et électrique de Petit Papa Noël. (Florent Marchet & Le Courchevel Orchestra – Noël's Songs Ep – Nodiva – +)

Mondrian n’est pas aussi confirmé que Florent Marchet. Forcément, ils viennent de sortir leur premier disque. Mais si leurs prochains essais discographique ont le coffre de leur ‘Pop Shop Ep’, nul doute qu'ils perceront très vite. Voilà un disque épatant où se mêle clappings, banjos, piano et chant en anglais ; Bref, le symbole d’une pop française (ou frenchy) qui se porte comme un charme. (Mondrian – Pop Shop Ep+)

Troisième disque français de ce top, ‘3’ de Rien est le premier disque d’un triptyque annonçant la soit-disant fin du groupe en 2014. Rock, qu’il soit post, math ou prog, ‘3’ voit les grenoblois tracer leur route sur fond d’hyper espace, avec toujours ce soin si particulier accordé à la production de leurs compositions. Ces gens là ont définitivement TOUT pour eux. (Rien – 3 – Amicale Underground – +)












L’autre qui a tout pour lui, c’est Sufjan Stevens. Auteur d’un retour aussi fracassant qu’inattendu, un des héros de l’auteur de ces lignes aura commencé par amadouer son auditoire par un des Ep les plus longs de l’histoire (60mns, 8 titres !), véritable retour en fanfare, en mélodies, en guitare, en cordes, en chœurs et en cuivres. Enivrant. (Sufjan Stevens – All Delighted People Ep – Asthmatic Kitty – +)

Depuis leur premier album, les Mumford and Sons sont devenus de vrais chouchous de ces pages. Leurs mélodies, leur entrain, tout me plait chez eux. Sous le nom de The Wedding Band, le groupe a sorti un 4 titres, disponible uniquement en vinyle (et à leurs concerts), entre folk, country et musique traditionnelle. Qui donne envie d’en écouter bien plus. (The Wedding Band – The First Dance Ep)

Première sortie de Warmest Chord, label formé notamment par des ex-Rough Trade, 'Evertide Ep' a été un coup de foudre eighties instantané. J'ai découvert ce groupe d'un seul homme (Jack Tatum) par ce biais là. Et sur les trois titres, ce voyage sur les terres du shoegaze, d'une pop quelque peu rêveuse et d'ambiances rappelant certaines des Cure, est bien plus qu'agréable. (Wild Nothing - Evertide Ep - Warmest Chord)

Mais s’il ne devait rester qu’un seul Ep sur cette année 2010, cela serait assurément lui : la collaboration entre Mumford and Sons, Laura Marling et le collectif indien Dharohar Project. Un mélange de mélodies anglo-saxonnes avec ambiances indiennes. A moins que cela soit l’inverse. Décapant, très inspiré, efficace comme rarement, cet Ep ne contient que quatre chansons. Mais même après des dizaines et des dizaines d’écoutes, il est toujours aussi difficile de s’en passer. Ah, Meheni Rachi... (Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project – Mumford and Sons, Laura Marling and Dharohar Project Ep – Island – +)











Compilations


Plongée remarquable dans l’œuvre d’avant-garde de David Sylvian, ‘Sleepwalkers’ est une compilation comme on en fait que trop rarement. Intelligente, foisonnante, passionnante, elle est une formidable porte d’entrée dans l’esprit talentueux de cet indie-crooner auteur de certains de mes plus beaux émois. Histoire de faire les choses bien, la pochette de l’album est en totale adéquation avec la compilation qu’elle orne. Must-have. (David Sylvian – Sleepwalkers – SamadhiSound – +)



Très talentueux eux aussi, les Piano Magic continuent leur petit bonhomme de chemin, alignant les albums comme si de rien n’était. Leur dernière livraison en date est une compilation faites maison où le groupe anglais propose une relecture plus acoustique de certaines de ses plus belles chansons. Aventure qui aurait pu s’avérer vaine et poussive. Il n’en est rien, loin de là. (Piano Magic – Home Recordings – Second Language)



La découverte des Carissa’s Wierd, je la dois à J-P de Next Music qui au détour d’un papier m’avait converti en moins d’une chanson qu'il ne faut pour le dire à ce groupe de Seattle. Il faut dire que leur pop/pop-rock, leurs mélodies tristes mais belles, pleines de cordes et portées par de jolis grains de voix très harmonieux, sont extrêmement touchants. Séparé depuis 2003, Carissa’s Wierd aura sorti cette année ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’, au titre qui reflète bien l’esprit de leurs chansons. Une compilation qui vaut le détour. (Carissa’s Wierd – ‘They'll Only Miss You When You Leave (1996-2003)’ – Hardly Art)



Histoire de faire les choses bien, et comme prévu, voilà un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des disques évoqués ci-dessous. Bonne(s) écoute(s)!




vendredi 28 décembre 2007

Top 50 'Albums 2007': 30-11

Et voilà la suite, le classement du numéro 30 au numéro 11. Avec un titre par album en écoute, plus bas.



30. Thee, Stranded HorseChurning Strides [Talitres]
Sorte de réponse masculine (et française !) à Joanna Newsom, Thee, Stranded Horse est un disque fascinant. Parce que cet album là aurait pu être un truc chiant comme la pluie après un brushing. Et puis non. Basé autour de la kora, cet instrument africain qui sonne comme une rencontre entre une harpe et une mandoline, 'Churning Strides' est un peu le disque «je t’invite à un voyage. Et c’est moi qui paye» de l’année.


29. A Place to Bury Strangersst [Killer Pimp]
My Bloody Valentine rencontre New Order et dansent sur les cendres de Ian Curtis qui n’arretent de faire des aller-retours de son cercueil au devant de la scène. Noisy cold-wave shoegaze et tout le toutim. Voire même plus si affinités. On devrait réentendre parler de ces jeunes américains. Et rapidement.



28. BeirutThe Flying Cup Club [Ba Da Bing]
Après un premier album frais mais rapidement lassant, le névrosé Beirut franchit le cap du deuxième album avec élégance, talent et grâce, avec un 'Flying Cup Club' indéniablement beau. Toujours les mêmes ambiances d’Europe de l’Est et un opus qui gagne en cohérence et qui ne peut s’écouter que d’une traite au risque de passer à côté de pleins de choses.


27. Dinosaur JrBeyond [Domino]
Devant tous les échecs des reformations de groupes mythiques/à succès/légendaires, celle de Dinosaur Jr était un énorme risque : écorner l’image d’un des tous meilleurs groupes indé de la fin des années 80. Résultat ? Un bonheur. C’est carré, c’est propre et c’est réussi. La reformation qui fait plaisir, rock jusqu’au bout des ongles et intransigeant comme par le passé. Un exemple qu’on aurait aimé que les Stooges suivent.

26. Arcade FireNeon Bible [Merge]
Deuxième album plus qu’attendu après le formidable Funeral, Neon Bible’ m’a déçu aux premières écoutes. Les leaks de quelques chansons, deux mois avant la sortie, ça gâche un peu tout, quoiqu’on en dise. Et puis réenregistrer No Cars Go, je n’y voyais pas un intérêt énorme.
Il y a eu ensuite leur concert à Fourvière en juillet et il m’est rentré dans la peau. Et, ô surprise, ça ne m’a même pas fait mal. Et s’il est moins cohérent, il n’en reste pas moins très bon, avec quelques élans de pop grandiloquente mes amis, je vous dis que ça.

25. Chris Garneau - Music For Tourists [Absolutely Kosher]
Sorti au tout début de l’année, ce Music for Tourists est peut-être le premier disque que j’ai écouté en 2007. Et malgré les écoutes, malgré le temps, il aura tenu la route. Et bien. Un album tout au piano, au-dessus duquel vole l’ombre de Cat Power dont l’ami Chris Garneau pourrait être le pendant féminin. Ca ne respire pas la joie de vivre. On pourrait même dire que c’est complètement tristouille et déprimé. Mais c’est beau. Et histoire de finir en beauté, Garneau se pique au jeu de la cover et reprend plus qu'honorablement Between The Bars du grand et feu Elliott Smith.

24. LCD SoundsystemSound of Silver [DFA]
Les quelques écueils du premier album sont effacés. Et le second opus remporte la mise. Murphy et ses potos réussissent le tour de force de se renouveler sans changer de formule, toujours la même : du rock et dansant qui plus est, le tout sans concession. Et afin d’enfoncer le clou, 'Sound of Silver' a le don de compter en son sein le tube de cette année, 'All My Friends' (dont l’Ep du même nom est du même tonneau que l’album, pleins de remixes pertinents).

23. Iron & WineThe Shepherd's Dog [Sub Pop]
Sam Beam s’éloigne de son folk délicat et invite du monde sur son nouveau disque. Des instruments dans tous les sens, toujours ce même sens de la mélodie et un pop-folk inspiré avec des textes engagés bien comme il faut. Bref, l’homme se réinvente et sort un (nouveau) grand cru. Comme d’hab.



22. Justice - † [Ed Banger]
Depuis la sortie de leur remix tonitruant du Never Be Alone Again de Simian en 2003, on savait que Justice allait devenir énorme. La question était juste de savoir quand. 2007 aura donc été leur année. Et ‘†’ un album taille patron, d’une très grande cohérence, influencé à mort par Daft Punk (comme tous les artistes électro du moment, de Digitalism à Boys Noize) et qui savent pondre des tubes avec une régularité ahurissante. Album dancefloor (voire même plus) de l’année.

21. Apples in StereoNew Magnetic Wonder [Simian]
Inspiré par Pink Floyd (pour leur nom), potes de labels des Olivia Tremor Control, Neutral Milk Hotel et autres Beulah, fan de l’œuvre Beach Boys-ienne, les Apples in Stereo sont ma révélation power-pop de l’année. Des voix au vocoder, du rock, de la pop, le tout habilement aéré par quelques plages instrumentales, 'New Magnetic Wonder' est un bijou à vous donner le sourire, même un lundi matin, à 7h30 du matin, avec -7°C dehors.

20. Blonde Redhead – 23 [4AD]
Blonde Redhead poursuit son virage pop entamé avec Misery is a Butterfly et sort un disque détonnant. J’avais espéré un retour aux sources des débuts, quand on les comparait encore à Sonic Youth. Et puis finalement, ce style là leur va si bien. Quelle richesse mélodique ! Quel son ! Loin de faire une redite du précédent album, Blonde Redhead confirme qu’ils ont une classe folle. Et s’imposent définitivement (oui, vous me direz, ça fait un bail) comme un des groupes les plus passionnants de ces 15 dernières années. Pas moins.

19. Clap Your Hands Say Yeah! – Some Loud Thunder [Wichita]
Moi qui étais resté plus que circonspect à l’écoute de leur premier album, insupportable après 5 titres, je ne m’attendais pas à une telle claque. Car oui, ce nouvel album des Clap Your Hands Say Yeah! est un petit régal jubilatoire, blindé de mélodies et de jolis petites idées pour les enjoliver. Dans ce disque là, on retrouve un peu du 'Revolver' des Beatles, un peu de Pixies (le titre d’ouverture est un hommage flagrant), du Violent Femmes aussi. Et la voix, si désagréable sur le premier album, passe beaucoup mieux ici. Comme quoi, quand y a des chansons, c’est tout de suite plus intéressant…

18. Thurston MooreTrees Outside The Academy [Ecstatic Peace]
Deuxième album solo pour un des leaders du groupe rock le plus important des vingt dernières années, 'Trees Outside The Academy' est d’une grande sobriété, en commençant par la pochette où l’ami Thurston se prend pour Joey Ramone. Un disque qui sent, qui respire Sonic Youth, en plus pose et moins bruitiste, embellie par le joli violon de Samara Lubeski.

17. The Shape Of Broad MindsCraft Of The Lost Art [Lex]
Un disque de hip-hop à la personnalité toute entière. Quintette sur le papier, The Shape Of Broad Minds est en fait un duo : celui de jaWWAAD et Jneiro Jarel (et de ses trois autres noms de scène : Panama Black, Dr Who Dat et Rocque). Et deux bonshommes qui balancent des prods ciselés, entre jazz et hip-hop, assez psychédéliques et abstrackt et qui rappellent Madlib. Un album dans lequel il est dur de rentrer. Et autrement plus difficile d’en sortir.

16. Malcolm Middleton – A Brighter Beat [Full Time Hobby]
Deuxième album solo pour la moitié de (feu) Arab Strap. Un second opus qui tient la longueur cette fois, rock énervé faisant courbettes à quelques délicieuses chansons pop mélancoliques, le tout sous couvert d’écriture dépressive. Un disque charmant, pertinente solution pour lutter contre le toujours vivace trauma que la mort d’Arab Strap a engendré.


15. C-Rayz Walz and Parallel Thought – Chorus Rhyme [Urchin Studios]
Deuxième opus d’un triptyque discographique de l’ami C-Rayz, ce 'Chorus Rhyme' est un bijou de hip-hop limite old-school, produit à la perfection, plein de punch-lines, de scractchs, de rimes percutantes. Et, cerise sur le pancake, C-Rayz et Parallel Thought pondent un titre dément, de quinze, avec plus de trente emcee qui se succèdent au micro. Grand. Mais alors grand hein.

14. Liars – st [Mute]
Quatrième album des New-Yorkais, peut-être leur plus accessible, plus brut et rock et moins torturé que par le passé. Un album enjoué, maîtrisé, nerveux, avec du tube (Plaster Casts of Everything bordel !) qui, s’il ne prend pas les risques des précédents, est encore une fois une confirmation de tout le talent de ces trois gugusses.



13. Low – Drums & Guns [Sub Pop]
Les années ont beau passer sur le trio américain, elles ne semblent pas avoir d’emprise sur eux. Les mesquins diront bien sur que leurs meilleures années sont derrière eux. Et cela voudra dire qu’ils n’auront pas écouté ce ‘Drums & Guns’ qui montre un groupe dans un état des plus intimiste, torturé, sombre et gentiment expérimental. Dave Fridmann aux manettes et un groupe peut-être pas à son apogée. Mais pas loin.


12. Pumice - Pebbles [Soft Abuse]
Malgré sa pochette de 'Benjamin Biolay en vacances à Cabours', Pumice joue dans la sphère tourmentée. Un disque délicieusement bruitiste, plein de pop déglingué et de larsen, avec du drone par-dessus tout ça (magique Spike/Spear). Un disque tourmenté, vraiment bon, parcouru de titres qui pourraient être des tubes et qui vous arrivent dans la gueule sans savoir comment.


11. Magik Markers – Boss [Ecstatic Peace]
Une voix (y a du Kim Gordon chez elle), du noise, une signature sur le label d’une des têtes de proue du rock indé: un disque coup de boule frontal. La bande à Moore est fan depuis un bail déjà. Et y a de quoi. Un disque surprenant, qui prend à revers son auditoire à chaque nouvelle chanson. Incroyable.




Comme précédemment, le lecteur deezer qui va bien: