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lundi 30 mars 2026

[Track of The Day] Kim Gordon - PLAY ME

Échappée de Sonic Youth suite à son divorce après 27 ans de mariage d'avec Thurston Moore, celui-ci préférant la délaisser pour des femmes beaucoup plus jeunes, Kim Gordon continue son petit bonhomme de chemin et revient avec un troisième effort solo, 'PLAY ME', toujours chez Matador Records.

Un disque dans la lignée du précédent 'The Collective', tout en changeant de vision. Si sa musique est toujours torturée, insaisissable, tumultueuse, no wave par bien des aspects, l'ensemble est plus pop dans toutes ses acceptions actuelles, moins indus et, sans doute, plus accessible. Mieux, la reine Gordon imprime ici plus que jamais une touche urbaine et trap qui font de quelques uns des titres de 'PLAY ME' (dont la chanson titre, en écoute aujourd'hui) des productions hip-hop de haute volée, aux beats puissants, martelés, et auxquels son chant - et son flow finalement - se marrie parfaitement bien. Kim Gordon a beau aller sur ses 73 ans, elle est plus actuelle que jamais.

Album : PLAY ME
Année : 2026
Label : Matador Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, PLAY ME de Kim Gordon est également en écoute ci-dessous :

Le clip de PLAY ME, la chanson d'ouverture de 'PLAY ME', le nouvel album de Kim Gordon :

lundi 5 août 2024

[Track of The Day] Laetitia Sadier & Storefront Church - La Langue Bleue

Laetitia Sadier a toujours été une femme de collaboration. Que ce soit avec les brésiliens de Mombojó, Atlas Sound, Adrian Younge, Common, Jarvis Cocker ou Benjamin Schoos sur Je Ne Vois Que Vous (une des plus grandes chansons pop la plus grande chanson pop des années 2010), ses featuring se comptent par dizaine. Et ce n'est pas 2024 qui va changer cette trajectoire (elle sera, par exemple, du nouvel album de Thurston Moore).
 
Non contente d'avoir publié un très bel album cette année ('Rooting For Love'), la plus anglaise des françaises est également de La Langue Bleue, single voué malheureusement à le rester (elle le confiait à la table du merchandising après son concert au Sonic en mai dernier) qu'elle a composé pour 'Monsieur Spade' (série d'AMC, diffusée en France sur Canal+, où Clive Owen tient le rôle principal) et enregistré avec les californiens de Storefront Church. Une chanson ample, à l'orchestration imposante mais léchée, qui n'est pas sans rappeler quelques esthètes français du genre (Vannier, Legrand). Un morceau trop court (c'est son seul défaut) mais à la beauté aussi cinématographique qu'instantanée, où Laetitia Sadier chante et parle sur « la comédie de la vie ». Sublime.

Album : La Langue Bleue 7"
Année : 2024
Label : Duophonic Super 45s

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, La Langue Bleue de Laetitia Sadier et Storefront Church est également en écoute ci-dessous :

mardi 21 février 2023

[Track of The Day] Thurston Moore - Hypnogram

Délaissé depuis quelques années, il n'est pas impossible que je m'intéresse à nouveau à Thurston Moore, la faute à Hypnogram, son très réussi nouveau single. Une longue chanson qui fait la part belle à une mélodie pleine de guitares, qui sonne comme une grande mélopée électrique, jamais dans l'épate mais qui préfère lézarder, flâner et que Thurston Moore conduit d'une voix calme et apaisée.

Un titre qui se retrouvera sur le prochain album de Thurston Moore, dont on ne sait rien à l'heure qu'il est. Mais c'est bien accessoire : Hypnogram n'a pas besoin d'être entourée d'autres chansons pour être écoutée et aimée, elle se suffit à elle-même.

Album : -
Année : 2023
Label : The Daydream Library Series

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En plus des playlists Spotify, Deezer et YouTube, Hypnogram de Thurston Moore est également en écoute ci-dessous :
 

mardi 12 mai 2020

[Track of The Day] Violent Soho - Slow Down Sonic

Originaire de Brisbane en Australie, voilà Violent Soho, un quatuor tout ce qu'il y a de plus intéressant (et porté à ma connaissance par le jamais avare en bons conseils Guillaume, ancien des furieux Nine o'Nine et The Sapphics). Un groupe un temps signé sur Ecstatic Peace! Records, le label de Thurston Moore ('Violent Soho' en 2009).

'Everything Is A-OK' est leur cinquième album. Un disque où flotte un air franchement nineties et délicieux, qui sent bon le grunge (les premières notes de Lyin On The Floor vous rappellerons sans doute quelque-chose) et ravive le souvenir des Radish de Ben Kweller. Un ensemble bien monté et bien construit, qui alterne calme et tempête, pas avare d'hymnes à hurler (Vacation Forever, Pick It Up Again, Lyin On The Floor), et au sein duquel on trouve la balade tuante Slow Down Sonic, qu'on jurerait chantée par Billy Corgan.

Album : Everything is A-OK
Année : 2020
Label : Pure Noise Records


En plus des playlists Spotify, Deezer, YouTube et Qobuz, Slow Down Sonic de Violent Soho est également en écoute ci-dessous :


Autre très bonne chanson de 'Everything is A-OK' de Violent Soho, voilà Lying on the Floor :


Quelques clips de Violent Soho à voir, notamment celui original et réussi Pick It Up Again, ainsi que celui de Vacation Forever :





lundi 23 juillet 2018

[Track of The Day] Luby Sparks - Thursday

Après un mois de Coupe du Monde couplé à quelques semaines de vacances, me voilà de retour au boulot, alors que la majorité d’entre vous va commencer à partir prendre ses quartiers d’été.

Et plutôt que de pleurer à grosses larmes sur la mise au placard de shorts, tongues et autres lunettes de soleil, partons écouter un peu de musique pour se mettre du baume au cœur à défaut de crème solaire.

Pour se faire, quoi de mieux que les Luby Sparks, quintette japonais originaire de Tokyo, dont les plus avertis d’entre vous (et dont je ne fais pas partie) ont pu découvrir le talent au 'IndieTracks Festival' en juillet 2017.

Depuis leur prestation, le groupe a sorti une split cassette avec Yuck avant de lancer en janvier dernier son premier album, sobrement intitulé 'Luby Sparks', dont il est question aujourd’hui.
Sorte de The Pains of Being Pure at Heart version 90s, avec quelques élans musicaux mais également vocaux qui rappellent Sonic Youth (certains rappellent Thurston Moore), la musique souvent nerveuse, parfois simplement pop, des Luby Sparks montre en tout cas que le groupe aime les guitares, la mélancolie qui peut s’en dégager et les mélodies aguicheuses.

Album : Luby Sparks
Année : 2018
Label : Space Shower Music

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En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Thursday de Luby Sparks est également en écoute ci-dessous via son clip :



Autre chanson de Luby Sparks, voilà Hateful Summer, version cette fois tirée de leur 45-tours sortis en février 2017 :


Enfin, parce qu'il faut bien un peu de calme et de langueur, voilà donc The Short Lived Girl et sa jolie basse : 



mercredi 11 octobre 2017

[Track of The Day] Michael Chapman - The Prospector

Samedi dernier, le Sonic de Lyon avait invité une légende. Oui, une légende du folk : Michael Chapman, vieux monsieur de 76 ans à la casquette bien vissée sur la tête, et les doigts d'une dextérité folle.

Il fallait le voir sur scène, seul, éteignant tous les murmures d’une péniche pourtant assez bien remplie. Il fallait le voir dérouler ses accords de guitare, les répéter et étirer ses chansons sur près de 10 mns, sans jamais lasser son auditoire, avec un jeu aussi envoûtant que merveilleux.

Né en 1941 à Leeds, Michael Chapman m’était jusqu’alors totalement inconnu. Pourtant il semble être considéré comme l'égal d'un Bert Jansch, d'un Nick Drake, d'un Richard Thompson et d'un Jackson C. Frank ; est encensé par, au choix, David Bowie (qui lui piquera Mick Ronson) et autres Thurston Moore (la légende veut qu'un des albums de Chapman aurait été le déclencheur pour la formation de Sonic Youth). Et a une carrière riche et fournie, avec plus de 50 albums à son actif - et autant d'années de carrière derrière lui.

Le dernier en date s'appelle justement '50' et est là aussi bien pour marquer le coup que pour remettre en lumière un artiste trop méconnu. Pris en main par Steve Gunn, très entouré dans l'enregistrement de cet album, il est difficile ici de ne pas penser à Johnny Cash lorsque Rick Rubin décida de donner à l'homme en noir une seconde vie; voire à Okkervil River ressuscitant Roky Erickson.

Pour Michael Chapman, '50' est son premier « american record ». Il propose 10 chansons pour près d'1h de musique folk où ses compositions (tantôt de nouveaux titres, tantôt des relectures de ses plus beaux morceaux) sont soit nues comme des vers (quand bien même son jeu fait croire le contraire), soit habillées d'électricité, de banjo, de cordes ou de chœurs.
Mais une chose frappe à l'écoute de cet album sublime et de cette voix nullement fatiguée : ce sont bien 50 années de folk qui nous contemple. Et de quelle manière !

NB : Découvrant l'artiste, difficile d'en dire plus. Mais la chronique très complète de Pinkushion saura combler les nombreux vides !

Album : 50
Année : 2017
Label : Paradise of Bachelors

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En plus des lecteurs Deezer et Spotify, The Prospector de Michael Chapman est également en écoute ci-dessous, aux accents Neil Young-ien :


Autre chanson tirée de ce '50' de Michael Chapman, That Time of Night



Et pour finir le trailer de ce '50' de Michael Chapman :



mardi 28 octobre 2014

Foxygen - ... And Star Power [Jagjaguwar]

L'an dernier, le troisième album de Foxygen 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' (rien que ça) avait été une belle surprise, malgré ses défauts éparpillés ici et là qui m'avaient empêché de tomber totalement sous le charme de ce duo de Los Angeles.

Une année plus tard, revoilà les Foxygen, toujours chez Jagjaguwar. Sauf que cette fois, leur nouvel album dure deux fois plus longtemps que le précédent : 82 mns et 24 morceaux, excusez du peu !

Devant l'annonce, j'ai freiné rapidement des quatre fers,  pensant que les défauts de 'We Are the 21st Century Ambassadors of Peace and Magic' allaient se multiplier à l'envie sur une aussi longue durée. Et les premières critiques plutôt sévères ne m'ont pas poussé à chercher plus loin.

Un jour, chez mon disquaire favori, '... And Star Power' faisait office de fond sonore. Et j'ai été assez surpris d'être justement agréablement surpris. Et depuis, cet album tourne très régulièrement chez moi.

Cette nouvelle sortie de Foxygen c'est un concept album, genre fourre-tout nawakesque entre folk brinquebalant, rock 60s lo-fi, chansons acoustiques sublimes, glam-rock séduisant, psychédélisme à tous les étages, le tout emballé dans une production dégueulasse mais qui va bien à l'ensemble.

Un disque à la linéarité quasi-inexistante (la première partie se tient globalement), qui souffle le chaud et le froid, capable d'une première partie impeccable (jusqu'à la 12è chanson c'est impeccable, avec en point d'orgue la partie « Star Power » et ses 4 chansons enchainées), de quelques chansons largement dispensables (Cold Winter/Freedom et ses 6mns insupportables, pour ne citer qu'elle) et d'une fin parfaite (Everybody Needs Love notamment).

'...And Star Power' est un disque sans doute trop long (quelques jams psychédéliques dispensables), n'est pas à comparer à 'Wowee Zowee' et 'The Beatles' (pour ne citer que deux des albums sans grande unité musicale mais à la classe absolue), et est rempli de références ; difficile de ne pas penser à Thurston Moore sur 'Tree Outside The Academy' avec cette voix d'enfant sur Cold Winter / Freedom, aux Ramones sur 666, notamment dans la façon de chanter, ou à beaucoup de groupes pop des 10 derniers années (Star Power III: What Are We Good For).

Mais '... And Star Power' des Foxygen a un charme indéniable. Ce côté foutraque, ces nombreuses chansons qu'on dirait enregistrées en 1972, tout ceci fait de '... And Star Power' est un sacré disque. Un album qui a plein de défauts, mais qui sont au final peut-être sa principale force. (sortie : 14 octobre 2014)

Son : 
'... And Star Power' de Foxygen est en écoute chez Spotify et Deezer
Le site officiel de Foxygen

Acheter '... And Star Power' de Foxygen



Dans le lecteur grooveshark, vous pouvez écouter Everybody Needs Love, une des très grandes chansons de '... And Star Power', en mode montagne russe et délirante à souhait.
En plus, trois autres morceaux de ce nouvel album de Foxygen :

How Can You Really, certifié tube de '... And Star Power' :




Cosmic Vibrations, certifié second single de '... And Star Power' :



Et enfin, finissons par le clip de Coulda Been My Love :


mardi 5 novembre 2013

[Track of The Day] Lee Ranaldo and The Dust - Ambulancer

Depuis la rupture entre Thurston Moore et Kim Gordon, Sonic Youth n'est plus. A défaut d'avoir de nouvelles chansons du quatuor, il reste trois projets solos :
- Celui de Thurston, déjà évoqué dans ces pages depuis quelques années déjà, mais dont le dernier album 'Demolished Thoughts' était au mieux ennuyeux. Un Thurston Moore qui enchaine depuis les projets : dernier en date : avec 'Vi är alla guds slavar', avec Mats Gustafsson.
- Celui de Kim Gordon, Body/Head, qui passait vendredi dernier au Sirius, une péniche lyonnaise (oui, Kim Gordon sur une péniche lyonnaise. Qui l'eût cru), concert auquel j'ai eu le mauvais gout de ne pouvoir me rendre.
- Celui de Lee Ranaldo et de Steve Shelley, histoire de boucler la boucle.

Lee Ranaldo, l'homme de l'ombre de Sonic Youth mais pas le moins important. Sa carrière solo ne date pas d'hier (premier effort en 1987). Mais après un 'Off The Wall', poussif, Lee Ranaldo ramène dans son giron Steve Shelley et monte The Dust. Premier album, 'Last Night on Earth', un disque solide, mais aux morceaux qui parfois s'éternisent sans avoir grand chose à dire (une chanson de 3'30, une de 5'00 et les 7 autres ne descendent pas, au mieux, en dessous de 6'24).

Loin d'être mauvais, tenant la route, 'Last Night on Earth' n'est pas pourtant pas un album mémorable. On notera tout de même un Lecce, Leaving, très REM dans l'esprit, un Ambulancer qu'aurait pu sortir Sonic Youth, et un Late Descent #2 au clavecin surprenant.

Signalons quand même que bien que séparés, les Sonic Youth ont toujours un point commun : celui de tous sortir chez Matador. On se quitte, on se déchire. Mais on reste en famille.

Album : Last Night on Earth
Année : 2013
Label : Matador


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Ambulancer est également en écoute sur le youtube de Matador Records et ci-dessous :



Lecce, Leaving, autre très bonne chanson de 'Last Night on Earth', est également en écoute ci-dessous :


jeudi 19 janvier 2012

[Track of The Day] Lee Ranaldo - Off The Wall

«No Zob in Job» est une expression assez répandue dans le monde du travail traditionnel. Une religion presque pour certains patrons.
Plus délicat, le «No Zob in Bands». Un coup de «same players shoot again».
Dernière séparation en date, un des plus anciens couples du rock, Thurston Moore et Kim Gordon. Et qui devrait annoncer la fin du groupe le plus influents des 30 dernières années, Sonic Youth.

Loin de ces considérations personnelles, le compère des deux «ex» Lee Ranaldo, les tempes grisonnantes, reprend la guitare et a composé un nouvel album solo, 'Between the Times and Tides' à venir le 20 mars prochain.
Premier extrait, Off The Wall est un single très pop à la guitare au son inimitable, porté par cette voix trop peu utilisée chez Sonic Youth, rythmée par Steve Shelley - de la partie donc. Une chanson qui a de l'allure. Une sacrée.

Album: Between the Times and Tides 
Année: 2012
Label: Matador

Off The Wall est en cadeau, légal, sur la page de Matador consacrée à Lee Ranaldo. Ici même.

vendredi 6 janvier 2012

Bilan 2011 - Top 50 Albums: 30-11


Deuxième partie de ce top album 2011. Vingt autres disques qui auront marqué mon année de fort belle manière. Vingt albums aux univers divers mais à la qualité que je n'arrive pas à remettre en cause.

Mais avant de dérouler ces disques classés de la 30è à la 11è place, il est une nouvelle fois temps de présenter quelques autres blogs s'étant adonné à l'exercice du top:
Do Not Touch My Crossfader
Pichenettes
Ocean of Noise
I Know You've Come to Take My Music Away (30-21)
Domino Records Staff List
Muzik et Cultures
Dans Ton Culture

Ceci fait, lancer nous donc dans ces 20 nouveaux albums. Dont une chanson de chaque est disponible en écoute dans le lecteur grooveshark situé au bas de ce papier.
Bonne lecture et bonne(s) écoute(s).



30. Son Lux – We Are Rising [Anticon]
Je ne suis peut-être obsédé que par Sufjan Stevens, mais il me semble difficile de ne pas souvent penser à Sufjan Stevens à l’écoute du troisième album de Ryan Lott aka Son Lux. Sons cristallins et/ou électro sur nappes de cordes, mélodies qui divaguent et partent un peu dans tous les sens, pour un voyage en pleine lumière. Deuxième essai, deuxième réussite.
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29. J Mascis – Several Shades of Why [Sub Pop]
Non content d’avoir su reformer avec talent son Dinosaur Jr, non content d’en avoir profité pour sortir deux très bons disques comme si le temps n’avait pas d’emprise sur ce groupe, voilà t-y pas que J Mascis sort un album acoustique et enregistré sans batterie, où viennent à peine sonner quelques riffs dont notre homme est fan. ‘Several Shades of Why’ est une réussite, remplie de belles mélodies où Mascis semble trouver le juste ton à chaque fois. Et dans la course au meilleur disque de «légende de l'indie-rock qui débranche les amplis», J Mascis remporte sans problème devant la décevant dernière livraison de Thurston Moore.
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28. Radical Face – The Family Tree, The Roots [Bear Machine]
Si les pubs Nikon sont aussi réussies, c’est également grâce à Welcome Home de Radical Face. Un artiste qui malgré une notoriété naissante (bien que tardive) se retrouve… sans Morr Music, ces derniers l’ayant lâché pour on ne sait trop quelles raisons. Seul, Ben Cooper revient aux affaires avec tout d’abord le premier Ep de la série ‘The Bastards’ (voir ici) mais surtout un nouvel album ‘The Family Tree, The Roots’, dans la lignée de ce bijou qu’est ‘Ghost’. Peut-être pas aussi brillant que son prédécesseur, mais bien au-dessus de la mêlée d’une pelletée de groupe, où les fulgurances succèdent aux moments de pure grâce.
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27. Fucked Up – David Comes to Life [Matador]
Hardcore-punk jusque là, ces tarés de canadiens de Fucked Up mettent un peu d’eau dans leur vin et rendent leur musique moins radicale que par le passé. Tout cela reste relatif, mais il y a un côté plus classique dans leur son, bien que Damian Abraham continue de beugler comme c’est pas permis. Conçu comme un rock-opéra racontant l’histoire de David, garçon sans intérêt dont la vie change irrémédiablement lorsqu’il rencontre Veronica. Et dont la vie ne sera plus la même quand celle-ci décède dans une explosion. Dix-huit titres hurleurs, à l’efficacité immédiate. Jubilatoire. Et libérateur.
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26. L’Altra – Telepathic [Acuarela]
Moins éthéré que leur chef d’œuvre de 2002 ‘In The Afternoon’, ce quatrième album des chicagoans de L’Altra n’en reste pas moins une bien grande réussite. Remettant les choses dans le bon ordre après 6 ans d’inactivité et un troisième disque médiocre, L’Altra propose avec ‘Telepathic’ un album ouaté dans lequel de belles mélodies n’hésitent pas à venir se lover. De la pop qui vole, qui plane…
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25. Kim Novak – The Golden Mean [Kütu Folk]
Un des regrets de l’année, c’est de ne pas avoir parlé en ces pages de Kütu Folk, label clermontois, aux pochettes « faites main », et aux goûts très surs. La preuve avec la signature de Kim Novak pour leur second album ‘The Golden Mean’, dont l’artwork à ce je ne sais quoi de Manic Street Preachers. Délaissant les waves qui leur allaient bien, les Kim Novak partent dans une direction plus rock, qui prend autant à New-York qu’aux années 60. Un changement de trajectoire qui leur va bien.
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24. Ghostpoet – Peanut Butter Blues & Melancholy Jam [Brownswood Recordings]
Nominé au Mercury Prize (oui, je sais, pour ce que ça vaut), signé chez Gilles Peterson, Ghostpoet, producteur hip-hop/électro aux faux airs de Devonte Hynes, n’est pas forcément des plus abordables. En tout cas pour moi. De premières écoutes pénibles et puis au final, un disque qui sera revenu plus que fréquemment sur ma platine. Electro-hip-hop enregistrée dans le brouillard et entourée d’une voix rappelant furieusement les élans vocaux de Roots Manuva, ‘Peanut Butter Blues & Melancholy Jam’, au-delà de son sacré titre, est un grower comme on dit.
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23. Eleanor Friedberger – Last Summer [Merge]
A l’instar de son frère Matthew, la belle Eleanor Friedberger, chanteuse des Fiery Furnaces, s’est lancée en solo cette année. Et pour quel résultat ! ‘Last Summer’ est un album de pop parfait, comme savent le faire les Fiery Furnaces. Ici, ses chansons sont d’une simplicité folle et d’une efficacité du même acabit, allant droit au but plutôt que de prendre des détours idiots. Et la voix d'Eleanor porte tout cela sur ses frêles épaules. Classe.
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22. Lanterns on the Lake – Gracious Tide, Take Me Home [Bella Union]
Le nom d’un groupe est très important. Lanterns on the Lake n’aura pas pris le sien par défaut. Car il représente exactement ce que le sextet de Newcastle propose: un mélange de douceur et délicatesse, d’univers langoureux. Une pop aérienne, lumineuse, rêveuse, qui fait étalage de beauté, tout simplement. Une des plus belles découvertes de 2011 assurément. Et un album qui restera, à l’image du ‘In The Afternoon’ de L’Altra.
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21. Atmosphere – Family Sign [Rhymesayers]
La pochette est jolie. Et Atmosphere calme le jeu. En intronisant un guitariste et un clavier, le duo de Minneapolis popise son propos et la joue. Ici, pas de beats agressifs ou de flow ravageur. Non. Juste un album, ‘Family Sign’, apaisé, beau, excellemment bien produit, bien posé. Indie hip-hop de haute tenue.
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20. Nicolas Jaar - Space is Only Noise [Circus Company]
Au-delà du fait que le titre de l'album est extrêmement bien trouvé, 'Space is Only Noise' aura été une découverte et une belle surprise de 2011. Pour son premier effort, Nicolas Jaar compose là une musique électronique insaisissable, très organique, aux textures très travaillées, tout en y ajoutant sa voix et quelques samples bienvenus. D'ailleurs, l'introduction, bien que dans un style différent, rappelle énormément l'intro de 'Lift Your Skinny Fists to the Sky Like Antennas to Heaven' de Godspeed You ! Black Emperor. Pas si illogique que cela tant on sent une vraie démarche artistique et sans compromission de cet artiste new-yorkais.
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19. Kurt Vile – Smoke Ring for My Halo [Matador]
Folk aérien et sous substances illicites (insère ici ta préférée), guitare bluesy, chant traînant. Voilà pour la faire courte. Mais au-delà de cela, ce ‘Smoke Ring for My Halo’, nouvel album de Kurt Vile, me fait penser à pleins de choses. Ou d’artistes. Ou les deux. Mais impossible de mettre le doigt dessus. Donc j’écoute. Et j’aime. Sans me poser plus de questions que cela.
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18. Iceage – New Brigade [Escho]
Chercher des informations sur Iceage sur Internet revient à passer en revue pas mal de pages de résultats concernant les films du même nom. Le Iceage (tout accroché. Ice Age est un autre groupe) qui nous intéresse aujourd’hui est danois et n’est en rien affilié à Dreamworks. Mais plutôt au punk teinté d’ambitions waves. ‘New Brigade’ ou le disque de 2011 qui vient vous hurler aux oreilles. Fort. Et en 24 mns.
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17. 13 & God – Own Your Ghost [Alien Transistor]
Si le premier ne m’avait pas touché (les univers de Notwist et de Themselves se croisant plus qu’ils ne se rencontraient), ce deuxième album de la collaboration entre deux sommités dans leur genre m’aura bien plus parlé. Entre flow hip-hop et mélodies électro pop, 13 & God arrive là à sortir un bel album de crossover. Dont les écoutes successives le rendent rapidement quasi-parfait.
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16. Cheveu – 1000 [Born Bad]
Rock, punk, noisy, gueulard, lo-fi, cheap : voilà comment décrire ce second album de Cheveu. Indéniablement un grand disque, où le je m’en foutisme de l’ensemble est un trompe l’œil. Cheveu aligne les compositions solides, fait partir sa musique dans tous les sens, rajoute des violons ici, amène un peu de pop au débotté. Du n’importe quoi jouissif en quelques sortes.
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15. Mates of State – Mountaintops [Barsuk]
Les disques passent et les Mates of State s’éloignent à chaque fois un peu plus du cheap de leurs débuts. Pourtant, difficile de ne pas s’enthousiasmer pour ce ‘Mountaintops’, le septième album du duo Jason Hammel/Kori Gardner (mari et femme, faut il le rappeler). De la pop enflammée voire carrément grandiloquente par moments (Palomino, pour ne citer que cette chanson), quelques balades tuantes… Et si finalement le cheap des débuts leur allait bien au teint, ce virage entamé il y a de cela quelques albums déjà, leur sied presque encore mieux. C’est dire.
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14. dEUS – Keep You Close [PIAS]
Si ‘The Ideal Crash’ avait consacré la bande belge mené par Tom Barman, la suite avait été de mal en pis avec des albums tentant de retrouver une grandeur belle et pourtant bien passée. Surprise : dEUS n’est pas encore mort. La preuve avec ce ‘Keep You Close’ qui voit le groupe retrouver son allant d’antan dans une ambiance pop-rock, où les mélodies et les grands titres se bousculent (au premier rang desquels Ghost, évidemment).
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13. Destroyer – Kaputt [Merge]
A la première écoute, j’ai détesté cet album. Ce saxophone (vous savez l’instrument responsable de tant de chansons massacrées dans les années 80) si vieillot, si froid… Et puis je l’ai réécouté. Et je l’ai peu à peu aimé. Et au final, ‘Kaputt’ doit être un des albums les plus écoutés en 2011.
Premier vrai coup de cœur pour le groupe de Dan Bejar qui ne m’avait jamais vraiment touché, ‘Kaputt’ est un grand disque. Qui a le bon goût de réhabiliter, ne serait-ce qu’un temps, ce satané instrument.
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12. Kangding Ray – Or [Raster-Noton]
Découvert grâce à B2B, cet album a été un choc instantané. Je ne suis pas le plus à même à parler de musique électronique, mais ce ‘Or’ est aussi fascinant qu’entêtant. Entre ambiant, glitch, sons organiques de tous poils, ‘Or’ est l’album électro que j’aurais découvert le plus tardivement. Mais que j’aurais sans doute le plus écouté.
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11. The Pains of Being Pure at Heart – Belong [Slumberland]
The Pains of Being Pure at Heart ou un coup de cœur qui dure depuis maintenant près de 3 ans. Que ce soit par les sorties de 7’’, les concerts (celui qu’ils ont donné au Sonic à Lyon cette année était formidable, confirmant que ce groupe ne sait QUE composer des tubes) ou les albums. ‘Belong’ aura fait débat. Pas pour moi. The Pains of Being Pure at Heart musclent un peu leur jeu, la production, mais continuent de composer des chansons comme personne. C’est bien simple, chacun des 11 titres de ‘Belong’ mériterait de connaître une sortie single. Et puis finir un album par un titre comme Strange, ça vous pose un groupe.
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Et un lecteur grooveshark présentant une chanson de chacun des albums du dessus, un!




Pour rappel:
Top 50 'Albums 2011' - 10-01
Top 50 'Albums 2011' - 50-31
Top 50 'Chansons 2011'
Top 15 'Mixtape, Ep, 12", (Ré)Édition et 7"'

lundi 11 avril 2011

[Track of The Day] Thurston Moore - Benediction

Moi et Beck on n'a jamais été trop pote. Le petit génie américain ne m'a que très rarement touché avec ses disques (ok, à quelques exceptions près genre 'Odelay') aux compositions que j'ai toujours trouvé bien vaines.
Dans le même temps, j'ai une grande affection pour Thurston Moore, pour le personnage et pour son histoire avec Sonic Youth.

Alors quand j'apprends que Beck et Thurston Moore vont s'associer (ils sont amis depuis un moment) pour la sortie du nouvel album de ce dernier 'Demolished Thoughts', mon cœur balance. Et puis la raison l'emporte.

A dire vrai, je ne sais pas ce que donnera cet album. Ce qui est sur en revanche c'est que le premier extrait Benediction présente un Thurston Moore très assagi qui laisse Beck lui présenter des cordes enveloppantes dans lesquelles il fond sa voix et sa mélodie avec talent. Et qu'il donne envie de voir le résultat final de cet album.
Peut-être qu'au final, il n'y aura donc pas de choix à faire. Et que c'est Thurston Moore qui va finir par me faire apprécier Beck. Confirmation prévue pour le 24 mai prochain.

Album: Demolished Thoughts
Année: 2011
Label: Matador

mercredi 5 janvier 2011

Top 50 'Albums 2010': 30-11


La blogosphère n'en finit plus de présenter ses tops. Et elle a bien raison! Arbobo a donc sorti son top, en 3 parties (les disques cools, les disques plus que cools, le gros 4 des disques top top cools), Lyle aussi avec notamment un numéro 1 qui a vraiment de la gueule, tout comme Benoit de Hop-Blog (forcément classe avec un surprenant numéro 2) tandis que Matador propose de revenir sur l'année 2010 en un clin d'œil!

En ce qui concerne ce blog, deuxième partie de mon top albums de l'année, avec les albums classés de 11 à 30. Avec comme à chaque fois, un lecteur tout en bas de l'article présentant une chanson de chacun des albums listés.

Pour rappel:
Top 'Albums 2010': 10-01
Top 50 'Albums 2010': 50-31
Top 50 'Chansons/Singles 2010'
Top 20 'Ep, 7", 12", Compilations et Rééditions' 2010



30. Frightened Rabbit – The Winter of Mixed Drinks [Fat Cat]
Parent pauvre médiatique d’Écosse, Frightened Rabbit n’en est pas moins un des groupes les plus intéressants du pays d'Arab Strap. Plus que jamais folk-rock, ‘The Winter of Mixed Drinks’ est un album très efficace, concentré d’hymnes indie qu’il est difficile de ne pas chanter à tue-tête.
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29. Caribou – Swim [Merge]
Pop psychédélique pleine d'électro, le dernier album de Caribou est un euphorisant de taille. Porté par 9 chansons, 'Swim' va piocher aussi bien du coté de Four Tet (et de son folktronica) que de Junior Boys voire par instants d'Animal Collective. Grand album, ouvert et fermé par deux chansons absolument sublimes.
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28. Jim O'Rourke – All Kinds of People Love Burt Bacharach [AWDR]
Jim O’Rourke a raison : tout le monde aime Burt Bacharach. Et il le prouve en rendant un vibrant hommage à l’œuvre du maître. Ainsi, Jim O’Rourke convie quelques amis (Thurston Moore notamment) et quelques artistes nippons (dont la très grande majorité sont d’intéressantes découvertes) pour mieux reprendre quelques standards de Bacharach. Des relectures fidèles et respectueuses mais ne manquant pas de sève. Le grand Burt en aura été touché pour sur.
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27. The Magnetic Fields – Realism [Nonesuch]
Troisième et dernière étape d'une «no-synth trilogy», 'Realism' est un disque qui s'échappe des contours tortueux de 'Distortion' pour mieux se jeter dans une british-folk de la fin des années 60 des plus délicates. Production soignée, cuivres, cordes (dont une harpe), clavecin et mélodies délicieuses, ce 'Realism' respire la classe et aurait eu son mot à dire à l’époque où ce mouvement était à son apogée. C’est dire.
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26. Janelle Monáe – The ArchAndroid [Atlantic]
Elle aurait pu être une chanteuse de plus, capable de sortir des tubes incroyables et des albums décevants (entrez ici Gwen Stefani, Rihanna et autres Nelly Furtado version 2). Si Tightrope était plus qu’un tube, Janelle Monáe n’en a elle pour autant pas oublier de tenir la longueur sur album. ‘The ArchAndroid’ est un disque qui évite les écueils des artistes susnommées, ne lésinant pas sur les mélodies et les arrangements malins ; et ne se limitant pas au seul Tightrope pour renverser les têtes.
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25. Joanna Newsom – Have One On Me [Drag City]
Qui aurait prédit qu’une harpiste serait une des plus grandes stars de la scène indie actuelle? Je ne suis même pas sur que Joanna Newom elle-même y aurait pensé.
Et pourtant, la grande prêtresse de la folk, c’est elle. Une musique lumineuse sur lesquels viennent se poser des textes de plus en plus chantés et de moins en moins couinés. ‘Have One On Me’ est un album très long (triple album) mais dont l’écoute (en plusieurs fois) s’avère être un enchantement répété.
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24. Ted Leo and the Pharmacists – The Brutalist Bricks [Matador]
Avec sa pochette, avec un label comme Matador, difficile de s’imaginer ‘The Brutalist Bricks’ autrement que marqué par les années 90. Ted Leo and the Pharmacists aura été une sacrée découverte en 2010 pour votre serviteur, surtout pour un groupe officiant depuis de nombreuses années déjà. Rock à guitares enjouées et qui aiment riffer, cet album est une sorte d’hommage à une décennie dont Matador fut longtemps un des portes paroles.
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23. The Roots - How I Got Over [Def Jam]
Ce 'How I Got Over' est d'une délicatesse et d'un touché surprenant qu'on ne connaissait pas chez les partenaires des ?uestlove. Naviguant entre soul, ambiance jazzy et titres r'n'b, invitant du beau monde, de John Legend à Monsters of Folk en passant par Joanna Newsom (la voix nasillarde de la belle dans un monde de beats vaut le détour), The Roots ralentissent le tempo et proposent un nouvel album apaisé et d'une grande cohérence. La régalade en somme.
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22. The Ex - Catch My Shoe [Ex]
Pour un 30è anniversaire, quoi de mieux qu’un nouvel album ? Et un grand disque s’il vous plaît? The Ex, six ans après son dernier album en date (et qui était déjà bon comme c’est pas permis), remet le couvert avec un ‘Catch My Shoe’ qui voit notamment la rencontre de leur post-punk avec des cuivres hispanisants. Moins rendre dedans de prime abord que leurs derniers essais (en tout cas en général) mais pas moins bon.
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21. John Roberts - Glass Eights [Dial]
Electro ? House? Deep-house ? Je n’en sais trop rien au final. Sûrement les trois à la fois. En tout cas, ‘Glass Eights’ (découvert grâce à B2B de Chroniques Électroniques, dont la critique de l’album se trouve en cliquant sur le « + » en dessous de ce texte), par ses beats, la subtilité de ses changements de rythmes, sa production impeccable et ses mélodies, m’aura éminemment touché cette année.
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20. Aberfeldy – Somewhere to Jump From [Tenement]
Petit frère de ‘Young Forever’ et ‘Do Whatever Turns You On’, ‘Somewhere to Jump From’ aura mis quatre années pour sortir des doigts et du cerveau des Aberfeldy. Malgré cette période bien trop longue, le résultat est à la hauteur des espérances. Les écossais reprennent leurs ingrédients favoris (bluettes pop ensoleillées) et font de ce troisième album un disque charmant à tous niveaux, qui replace les Aberfeldy successeurs désignés des Belle and Sebastian qui n’en finissent plus de tourner en rond.
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19. Crocodiles – Sleep Forever [Fat Possum]
Tout en gardant une base noisy-pop teintée de shoegaze (ou l'inverse) qui faisait le charme de leur premier effort (salué ici), les Crocodiles pour leur deuxième album ‘Sleep Forever’ insufflent plus de pop (voire de soleil), de rock, la joue moins sombre, moins «cheap», plus porté vers l'attaque, avec une production plus efficace et accessible. Le tout paraîtra peut-être trop propre à certains (la production de James Ford y est pour beaucoup) mais les Crocodiles franchissent le Rubicon avec une grande aisance.
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18. Max Richter – infra [130701]
Prince de la musique de chambre électronisée, Max Richter aura sorti en 2010 son meilleur album depuis son chef d’œuvre de 2004, ‘The Blue Notebooks’. Il s’appelle ‘infra’ et est une suite de variations léchées de cordes et de pianos sur lesquelles vient se poser des distorsions radiophoniques. Exact opposé musical au final, mais complémentarité intelligente qui ne fait que ressortir un peu plus le beau de ses mouvements. Un, deux, trois ? Frissonnez.
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17. General Bye Bye – Girouette [Greed Recordings]
A chaque année son très bel album Greed Recordings. En 2010, ce sont les parisiens de General Bye Bye qui remportent la palme avec un premier effort à saluer. Un disque de rock nerveux, aux constructions alambiquées, où une influence toute Blonde Redhead-ienne (bien que Philippe, chef de cette tribu, s’en défende) plane au-dessus des compositions. Une preuve de plus que le rock en France, c’est possible.
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16. GonjaSufi - A Sufi and a Killer [Warp]
Album de l’année pour soixante blogueurs réunis, ‘A Sufi and a Killer’ est sans nul doute le disque le plus ouvert que j’aurais écouté en 2010. Pop psychédélique, rock débraillé, soul sous acides, funk organique, tout ici se succède pour former pourtant un ensemble on ne peut plus cohérent. Rajoutez à cela une voix presque caméléon, capable de s’adapter à chaque rythme offert sur un plateau par Flying Lotus, Gaslamp Killer et Mainframe, et vous tenez un des albums de l’année. Évidemment.
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15. Jeremy Messersmith – The Reluctant Graveyard [-]
‘The Reluctant Graveyard’ et sa pochette tragi-comique aurait été écrit par Elliott Smith qu’il aurait déjà reçu un succès critique et commercial. Car il y a beaucoup de choses qui rappelle l’auteur de ‘Either/Or’. Capable d’une finesse et d’un touché pop irréfutable, Jeremy Messersmith confirme – et de quelle manière ! – tout le talent qui vit dans ses mains.
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14. Arnaud Fleurent-Didier – La Reproduction [Columbia]
Il y eut l’aventure Notre Dame. Puis l’aventure French Touche, petit label parisien qui aura eu du nez pour sortir ‘Portrait du Jeune Homme en Artiste’, un des chefs d’œuvre (à mes yeux) des années 2000, le genre d’albums de pop à la française comme on en fait trop rarement.
Il y a aujourd’hui l’aventure major avec ‘La Reproduction’, un disque annoncé par l’inoxydable France Culture et qui est une réussite. Délaissant les aventures d’un jeune trentenaire en mal d’amour et d’affection pour mieux recentrer son propos sur la famille, Arnaud Fleurent-Didier parvient à force de textes finement écrits et d’orchestrations pop de grandes tenues à sortir un album d’une grande maturité. Et, c’est le plus important, d’une grande beauté.
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13. The Idyllists – st [Talking Bird]
Un de mes coups de cœur de l’année. Non signés, les américains de The Idyllists prouvent avec ce deuxième album toute l’incohérence de leur situation. Car ces gens là ont une vraie capacité à composer de bonnes chansons pop voire rock, un brin matinées de folk, et à créer plus souvent qu’à leur tour de véritables hymnes à découvrir (Empire State, Let’s Fly Away). Une sorte de Libertines pop et américain.
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12. Future Islands – In Evening Air [Thrill Jockey]
Il y a d’abord ce son marqué 80s. Il y a ensuite cette voix qui rappelle celle de Kurt Wagner de Lambchop. Il y a enfin ces compositions qui se valent presque toutes tant elles sont de très haut niveau. Car bien que porté par le splendide Swept Inside, ‘In Evening Air’ compte bien plus de tubes (Walking Through That Door, Vireo’s Eye, Long Flight) en son sein que bons nombres d’albums sortis cette année.
Un disque magnifique qui rend un vibrant hommage à une bien belle décennie en sortant un album qui n’aurait vraiment pas dépareillé à l’époque.
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11. Aloe Blacc – Good Things [Stones Throw]
Entouré par un groupe cinq étoiles, alternant les chansons pop-soul et soul-pop venues d’une autre époque, et n’hésitant pas à s’engager via ses textes, Aloe Blacc avec son deuxième album ‘Good Things’ n’aura pas déçu tout ceux qui attendaient, comme moi, ce disque de pied ferme après quelques singles de très haute tenue (I Need a Dollar, Femme Fatale). Mieux : il aura confirmé sur scène cette année tout le talent qui vit dans son corps.
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Et comme prévu, vu qu'il est quand même plus simple de (re)découvrir un album avec du son, un lecteur compilant une chanson de chacun des albums chroniqués ci-dessus: