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lundi 21 novembre 2022

MGMT - 11•11•11 [MGMT Records]

Petite curiosité que ce live de MGMT que vient de publier le groupe sur son propre label (après avoir quitté Columbia). De un parce que MGMT en concert n'a pas une grand réputation sur scène (vu une seule fois en 2008. Je n'avais pas tenu vingt minutes avant de prendre mes cliques et mes claques). De deux parce que le live date du 11 novembre 2011. Onze ans pour sortir un concert des cartons ? Vraiment ? Oui vraiment. Car celui-ci est particulier.
 
En 2011, le Guggenheim Museum demande à MGMT s'ils veulent bien venir jouer lors d'une rétrospective consacrée à Maurizio Cattelan, plasticien italien alors célébré par le musée new-yorkais. Le groupe accepte mais plutôt que de venir jouer quelques uns de leurs nombreux tubes, il décide de composer un set spécial de 45 minutes avec uniquement des chansons inédites
 
Et puis plus rien. Jusqu'au 11 novembre dernier où, onze ans pile après la seconde des deux dates prévues, MGMT a décidé de publier '11•11•11', l'enregistrement officiel de cette soirée, mixé par le groupe et Dave Fridmann. Le résultat ? Brillant. Et ce n'est pas franchement une surprise, MGMT sortant de 'Congratulations' et étant alors à l'apogée de sa créativité (assertion qui n'est en rien une critique sur la suite de leur carrière). Psyché, souvent hallucinatoire, '11•11•11' est un voyage aérien - parfois sous psychotropes que l'on prendrait par plaques de douze - que l'on ferait affalés dans des nuages douillets.
Évoquant plus souvent qu'à son tour Air (Forest Elf époque 'Moon Safari', Unfriend époque '10000hz Legend'), MGMT livre ici un live très cohérent à tel point qu'il est difficile de ressortir une chanson plutôt qu'une autre (mais tout de même, on notera Tell It To Me Like It Is, longue et lente montée hypnotique et psychée qu'un gimmick pop des plus délicieux vient parachever)

Le public présent au Guggenheim Museum les 10 et 11 novembre 2011 était-il au courant que MGMT n'allait pas jouer Time To Pretend, Kids, Flash Delirium, Siberian Breaks et autres Electric Feel mais dix chansons inédites et, les fans confirmeront ou pas, jamais rejouées depuis ? Sans doute pas, mais à en croire les applaudissements qui éclatent quand Under The Porch et sa country psychédélique prennent fin, ils n'ont pas été déçus de la surprise. Onze ans plus tard, moi non plus. (Enregistrement : 11 novembre 2011 - Sortie : 11 novembre 2022)

Plus :
'11•11•11' de MGMT est à l'écoute sur leur page bandcamp
'11•11•11' de MGMT est à l'achat sur leur page bandcamp
'11•11•11' de MGMT est en écoute, notamment, sur Spotify et Deezer
Pour commander la version vinyle de '11•11•11' de MGMT, cliquez ici
 
Trois chansons de '11•11•11' de MGMT en écoute aujourd'hui. Tell It To Me Like It Is, le meilleur morceau de l'album (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer et Youtube). Puis Forest Elf, tout de Air vêtu. Et enfin, Under The Porch, country sous cachetons :
 

 

jeudi 29 février 2024

MGMT - Loss Of Life [Mom + Pop / MGMT Records]

Je ne sais pas trop quoi penser de 'Loss Of Life', le nouvel album de MGMT. Grand cru en devenir ou disque joliment exécuté mais qui rejoindra leur 'MGMT' de 2013 au rang des albums mineurs d'un groupe pourtant majeur des quinze dernières années ('Oracular Spectacular', 'Congratulations', 'Little Dark Age') ? L'avenir nous le dira tant la musique et les compositions du duo Benjamin Goldwasser / Andrew VanWyngarden ne se dévoilent pas toujours aux premières écoutes (je fais partie de ces gens qui n'ont pas saisi le génie de 'Congratulations' immédiatement).

Quoiqu'il en soit, 'Loss of Life' est un de prime abord un disque réussi. MGMT va chercher son inspiration dans les années 80, pour le meilleur (Nothing Changes qu'on pense longtemps être une balade à la Cure, le parfait People In The Streets) comme pour le pire (le duo sans grand intérêt avec Christine and The Queens Dancing In Babylon, toutes ces guitares dégoulinantes marquées du sceau d'une époque un peu trop pompière et qui a plutôt mal vieilli, que Brian May n'aurait pas reniées) ; mais aussi dans les années 90 (évident Bubblegum Dog, le brit-pop Mother Nature, sorte de rencontre entre Oasis et Sophia).

Pas dénué de grands moments, c'est pourtant à la toute fin de l'album que MGMT vient composer un véritable miracle : Loss of Life. La chanson qui clôture le disque du même nom, alors que sa partie 2 l'ouvrait ; comme si l'album ne devait être qu'une boucle infinie. Un morceau sur notre impréparation à la mort d'un être cher (« You can sail off the edges of the earth, greet the workers of the universe, still nothing prepares you for loss of life »), qui sonne comme du Beach Boys époque 'Pet Sounds' qui aurait été produit par Air. Un titre somptueux et qui voit des cuivre s'avancer peu à peu, prendre de la place et de l'ampleur, qui ont moins à voir avec les trompettes de l'Apocalypse du Nouveau Testament qu'avec les trompettes de la déesse Pheme dans la mythologie grecque, qui déifiait les héros par ses chants de Renommée et qui sonnent ici comme une sorte de célébration du défunt et d'une porte d'entrée vers le Monde d'après.

Je ne sais donc pas si 'Loss Of Life' de MGMT va s'imposer dans mes oreilles cette année. Si chaque écoute va lui faire prendre une autre dimension. Ce qui est sûr par contre, c'est qu'il n'est pas dit qu'on écoute une chanson de clôture plus belle et plus touchante que Loss Of Life en 2024. (Sortie : 23 février 2024)

Plus :
'Loss Of Life' de MGMT est à l'écoute sur leur page bandcamp
'Loss Of Life' de MGMT est à l'achat sur leur page bandcamp
'Loss Of Life' de MGMT est également
en écoute et à l'achat ici

Trois chansons de 'Loss Of Life' de MGMT en écoute aujourd'hui. A tout seigneur tout honneur, ouvrons le bal avec le sublime Loss Of Life dont j'ai beaucoup parlé au-dessus (en écoute également dans les playlists Spotify, Deezer, YouTube et dans la colonne de gauche du blog). Enchaînons avec People In The Streets. Et terminons par le très brit-pop Mother Nature :

Les clips de Bubblegum Dog et de Nothing To Declare, deux des singles extraits de 'Loss Of Life' de MGMT :

mercredi 10 mars 2010

[Track of The Day] MGMT - Flash Delirium

'Congratulations'. Voilà peut-être l'album le plus attendu de l'année. Il faut dire qu'après le carton d''Oracular Spectacular', lancé dans la route d'un Time to Pretend mondial, il y a de quoi.

Depuis quelques semaines, les premières informations tombent concernant ce nouvel album d'MGMT. On sait donc qu'il sera produit aussi bien par Dave Fridmann (déjà là sur le premier) que par par Pete Kember (ex-Spacemen 3 et plus connu sous le nom de Sonic Boom).

Entre autres choses, les MGMT ont annoncé dans les interviews qu'ils n'allaient pas refaire de tubes à la Time to Pretend ou à la Kids, que les morceaux seraient longs et psychédéliques avant de dévoiler une pochette rappelant plus un jeu vidéo (on dirait Tails, l'écureuil copain de Sonic The Hedgehog) qu'un album d'un groupe de musique - mais après la pochette de 'Oracular Spectacular' on n'est finalement pas si surpris que ca.

En grand fan du premier album (lire ici), j'ai donc pris mon mal en patience jusqu'à cet après-midi, où deux titres ont fait leur apparition sur le net. Congratulations, on ne sait pas trop comment (mais on prend quand même) et Flash Delirium, premier titre offert par MGMT (en échange d'un mail).

Et le premier regard qu'on peut avoir sur ces deux chansons, c'est indubitablement que Ben Goldwasser et Andrew VanWyngarden ont avalé des camions de disques de Bowie. L'influence du créateur de Ziggy Stardust se faisait sentir sur 'Oracular Spectacular', mais sur Flash Delirium et Congratulations, c'est l'évidence même.

La première est une chanson qui préfère prendre de petits chemins tortueux à une longue ligne droite à peine troublée par quelques virages, et son mélange de glam, psychédélisme et choeurs marqués du sceau du grand David, s'il n'est pas évident aux premières écoutes, se découvre rapidement. Congratulations, quant à elle, est une très belle balade, là aussi glam jusqu'aux bouts des ongles vernis.

Ma crainte était, suite aux premières reviews des chanceux ayant pu écouter la bête, de tomber sur un disque fourre-tout, prenant à droite, à gauche, au milieu dans une sorte gloubigoulba indigeste, où à trop vouloir faire on devient ridicule (en gros, reproduire ce qu'a fait Islands avec 'Arm's Way' ou un plantage dans les très grandes largeurs). Il n'en est, pour l'instant, rien: MGMT mène sa barque de main de maitre. 

Album: Congratulations 
Année: 2010 
Label: Columbia 

Flash Delirium est en téléchargement gratuit et légal, sur le site de MGMT, contre une simple adresse e-mail, en cliquant ici.

jeudi 31 janvier 2008

MGMT - Oracular Spectacular [Columbia]

'This is our decision to live fast and die young / We've got the vision, now let's have some fun / Yeah it's overwhelming, but what else can we do? / Get jobs in offices and wake up for the morning commute?’. Voila comment débute Time to Pretend, le morceau qui ouvre ‘Oracular Spectacular’, le premier album de MGMT (duo de ptits gars de Brooklyn) et - surtout - une des merveilles de l'année 2008 qui s’ouvre à peine (et qu’il sera assez difficile de détrôner des plus hautes marches de mon podium de décembre prochain, je l’annonce avec onze mois d’avance).

Oh, bien sûr, je vous vois venir avec vos petits doigts levés et vos airs renfrognés : « euh didonc l’ami, tu disais pas déjà ça du British Sea Power y a à peine une semaine ? ». Oui, j’avoue. Mais c’est tout moi ça : quand j’aime, je m’enthousiasme, je m’emballe, j’aime être plein d’emphase pour des groupes qui me touchent. Et comme j'aime partager...

Alors oui, ce MGMT me plaît au plus haut point. Un disque foutraque dans le genre du Yeasayer (avec qui ils tournent d’ailleurs). Mais en mieux encore. Imaginez une seconde : un peu de Grandaddy, beaucoup de Sleepy Jackson (dans la voix et les ambiances), un poil de Beck, un brin d’Animal Collective (dans les rythmiques surtout) et du David Bowie (flagrant sur Weekend Wars et Handshake). En gros, de la pop psyché comme il faut, avec des synthés de partout, de la reverb comme s’il en pleuvait, une production aux oignons (merci Dave Fridmann), des références dans tous les sens - mais largement digérées - et un côté kitsch des plus savoureux.

‘Oracular Spectacular’ pue la classe, aligne les tubes et les grands morceaux – allez, au hasard, deux, comme ça : Kids (qui sent les remix à plein nez avec sa production electro) et Electric Feel (groovy et funky), voir plus bas – et des textes qui tiennent vraiment la route.

Comme celui du début de cette chronique. Car c’est peut-être aussi cela qui me plait chez ce groupe : ce j’m’en-foutisme auquel on aspire un peu tous, ce besoin de vivre plutôt que de suivre une voie toute tracée, cette nécessité de prendre des risques et de faire comme bon nous semble, de tout envoyer balader, les conventions et le reste, de ne pas vivre avec des regrets – car qu’y a-t-il que de pire que les regrets ?, d’oser et d’oser oser. Toujours. Voilà le sentiment qui transpire de cet album.
Et c’est assez paradoxal au final quand on pense que MGMT est la contraction de Management (leur ancien nom de scène) et que ‘Oracular Spectacular’ sort sur une bonne grosse major qui va bien. Une ambivalence qui joue sûrement aussi, inconsciemment.

Ces New-Yorkais semblent tellement vrais, tellement tarés (à voir absolument, plus bas : le clip de Time to Pretend, summum kitschouille, avec couleurs pétantes, troupeaux de zèbres sous ecsta et une bande de tarés fans de tir à l’arc. Du grand art) qu’on adhère automatiquement. ‘I'll move to Paris, shoot some heroin and fuck with the stars / You man the island and the cocaine and the elegant cars’, qu’ils disent dans Time to Pretend. Jeunes branleurs va.... bougez pas, j’arrive! (sortie: 22 janvier 2008)

Nb : l’album est sorti à l’automne 2007, mais de façon digitale. Physiquement, il n’est sorti qu’en 2008. Et comme un mp3 mal encodé ne remplacera jamais un disque bien physique, je considère donc qu’il est bien de 2008.

Nb2: il existe une cover-bis. A tel point qu'on ne sait laquelle utiliser. Je ne résiste pas à vous la coller ci-dessous. Parfaitement dans l'esprit:














Son :
Myspace
Site officiel

Pour bien faire, deux titres, comme d’habitude, Kids et Electric Feel, malheureusement plus en écoute:


Et pour finir, et comme promis, le clip de Time to Pretend (ça se voit que j’aime ce morceau, qui date pour info de 2005 et de leur premier et seul Ep, ou pas ?), décalé à souhait, avec un chat volant pour monture, des couleurs que l’on croyaient mortes avec les années 80 et un mauvais goût délicieux :



Et si vous voulez la vidéo en excellente qualité (et sur votre disque dur), cliquez-là. En plus, c'est tout ce qu'il y a de plus légal, ça provient de leur site officiel.

jeudi 3 janvier 2019

Bilan 2018 : « Albums » (40-21)


Après les formats courts et autres compilations et rééditions (voir ici), le Top 50 de mes chansons de l'année (en écoute là), passons aux albums. Et autant le dire de suite, l'année fut belle. Mais avant cela, regardons un peu les choix des sites et autres blogs amis ou voisins :

Quarante disques, répartis en deux parties. Voilà donc la première avec les albums classés de la 40è à la 20è place. Avec de bien jolis disques, du folk français, des popeux lyonnais, des vieilles de la vieille, un retour d'un écossais à la mélancolie intouchable, des confirmations et des espoirs. Ce n'est que le début, mais quelle année, je pense qu'on peut le dire et le redire.

Et comme il vaut mieux mettre quelques notes sur quelques mots, au bas de ce papier se trouvent deux lecteurs, un Spotify, un Deezer, proposant une chanson tirée de chacun des albums présentés ci-dessous (et dans l'ordre croissant). Bonne(s) écoute(s) !

Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)
Top 50 « Chansons »
Top 15 « Ep, 7", Compilations & Rééditions »

40. Malcolm Middleton - Bananas [Triassic Tusk Records]
Après s’être essayé à différentes choses, avec plus ou moins de réussite, Malcolm Middleton retrouve ses premières amours, ses mélodies pop pleines de rock et accouche avec 'Bananas' du petit frère de 'Waxing Gibbous', avec chansons à tiroirs et textes aussi drôles que mélancoliques. Et il n'est jamais aussi parfait que lorsqu'il écrit et chante des chansons tristes.


39. Dr. Octagon - Moosebumps: An Exploration Into Modern Day Horripilation [Bulk]
Totalement déconnecté de la réalité hip-hop du moment, qu’elle soit française ou américaine (il faudra que je me plonge un jour dedans), la sortie d’un nouvel album de Dr. Octagon reste un évènement pour moi, surtout quand il est aussi réussi. Kool Keith, Dan the Automator et DJ QBert pondent là un disque « à l’ancienne », mais diablement efficace. 


38. Julien Ledru - Along The Road I Had Traveled [–]
Fan de Godspeed (entre beaucoup d’autres), graphiste, batteur de The Ready Mades, Julien Ledru passe au projet solo avec un album plein de fingerpicking, et d’un peu de field recording, l'ombre de John Fahey n'étant jamais bien loin. Mieux, sorti uniquement au format numérique, et vu sa qualité, le disque se voit offrir un pressage vinyle (venez participer au crowdfunding !). Précieux.


37. Courtney Barnett -  Tell Me How You Really Feel [Milk! Records]
L’an dernier, l’ennui qu’avait provoqué chez moi le disque de Kurt Vile et Courtney Barnett était assez dingue. Mais qui donc avait plombé au final cet album ? La question trouve sa réponse en 2018, vu que les deux protagonistes ont sorti chacun de leur côté un nouvel album. Résultat, l’un est d’un ennui complet, le second est brillant et confirme tout le bien que je pense de la demoiselle depuis sa découverte.


36. Satellite Jockey - Modern Life vol.2 [Another Record / AB Records / Montagne Sacrée Records]
Pop chiadée aux belles mélodies montées en épingles à coups de clavecin, cuivres, d'un trio guitare-basse-batterie et autre orgue, ce 'Modern Life Vol.2' reprend là où les lyonnais de Satellite Jockey avaient laissé le volume 1, en ancrant cette fois leur univers dans une pop plus 70s. Cette collection commence à avoir une sacrée gueule.


35. The Breeders - All Nerve [4AD]
Passé une première écoute décevante, le dernier album des Breeders de Kim Deal s’est révélé à moins et s'est avéré être un sacré disque. Indie-rock échappé d’une décennie révolue mais qu’on remet au goût du jour, et que le groupe maitrise mieux que personne.


34. FACS - Negative Houses [Trouble In Mind]
Premier album d’ex-Disappears, ce disque n’est pas à mettre dans les oreilles du premier dépressif venu, tant rien ne vient éclairer ce post-punk aux atours très cold. Minimal sans l'être vraiment, langoureux, noisy, porté par une basse profonde et une guitare aiguisée comme jamais, il est en tout cas brillant. Ce qui est plutôt pas mal pour un disque aussi sombre vous en conviendrez.


33. Parquet Courts - Wide Awake [Rough Trade]
Porté par des paroles aussi drôles qu'engagées, 'Wide Awake!' confirme que Parquet Courts continue d'être un acteur essentiel de la scène indé actuelle. Et prouve s’il en était besoin qu’ils sont capables d’écrire des compositions posées et pop comme beaucoup plus punk, mais toujours foutraques et incroyablement cool.


32. En Attendant Ana - Lost and Found [Montagne Sacrée / Buddy Records]
Pop garage sur production presque agressive, guitares dans tous les sens, formidablement relevées par une trompette qui confirme leurs idées mélodiques, ce 'Lost and Found', en plus d’une qualité indéniable, vient de se voir offrir une carrière internationale avec la distribution de l’album outre-Atlantique chez Trouble In Mind Records. Excusez du peu.


31. Numb.er - Goodbye [Felte]
Projet de David Fribourg entouré de cinq musiciens crédités, Numb.er plonge les deux mains, les bras, et finalement le corps tout entier dans un mélange de post-punk, de shoegaze, de cold-wave et de distorsions sombre mais réjouissant.


30. Advance Base - Animal Companionship [Run For Cover]
Il a beau avoir changé de nom de scène, Owen Ashworth, autrefois derrière Casiotone For The Painfully Alone, ne change pas. Évoluant désormais sous le pseudonyme d'Advance Base, sa voix reste reconnaissable entre mille. Comme ses chansons d'ailleurs, souvent langoureuses quand elles ne sont pas tristes, toujours dans un ensemble synthétique-pop qu’il maitrise à merveille.


29. 王若琳 - 摩登悲劇 (Joanna Wang - Modern Tragedy) [Sony]
Pop déguindée, entièrement chantée en anglais, qui part dans tous les sens, entre cabaret, skits qui voient une Joanna Wang chanter une bluette en faisant la vaisselle, chansons pop-rock à tiroir, douces mélodies mélancoliques et autres titres comme enregistrés avec du matériel des années 20 : ce 'Modern Tragedy' est de la belle ouvrage assurément. Et également la rencontre de beaucoup de choses, notamment des Fiery Furnaces et des Starlight Mints, le tout contant l'amour, la déception, l'espoir, les cœurs-brisés, les ruptures souhaitées ou subies et les sempiternelles erreurs que nous répétons dès qu'il s'agit de sentiments.


28. Shannon & The Clams - Onion [Easy Eye]
Produit par Dan Auerbach, 'Onion' retourne aux sources de la pop musique actuelle. Rappelant aussi bien les Beatles - et assimilés - que les girls group de l'époque, il est une franche réussite, nostalgique mais pas rétrograde tant les titres qui s'y trouvent sont de qualité. 



27. Starcrawler - Starcrawler [Rough Trade]
Court premier album pour ce quatuor californien mené par la voix de la jeune Arrow de Wilde (qui a terminé le lycée il y a un peu plus d’un an) et nouvelle signature Rough Trade. Vingt-sept minutes au compteur pour un disque qui fait dans le rock, qu’il soit hard ou grunge. Prometteur.


26. MGMT - Little Dark Age [Columbia]
Un jour on se retournera sur la discographie de MGMT, et on se dira sans doute « ouais, quand même hein ». Parce qu’à l’exception d’un peu passionnant 'MGMT' en 2013, que lui reprocher ? Rien. La preuve avec ce 'Little Dark Age', inspiré, inspirant, rempli de tubes (mais ces types savent-ils écrire autre chose ?) et de sonorités eighties mélodiquement imparables.


25. jeremy messersmith - Late Stage Capitalism [Glassnote]
Cinquième album de l’américain et sans doute le plus plus arrangé de sa discographie. Mais aussi le plus sombre et sarcastique (lire cet excellent papier à ce propos), malgré ses intentions mélodiques et musicales toutes Burt Bacharach-iennes, sa très belle voix et ses orchestrations pétaradantes (voir ici).


24. Jerry David DeCicca - Time The Teacher [Impossible Ark]
Un piano, quelques cuivres discrets, des chœurs presque soul : voilà comment résumer ce disque. Mais il faudrait ajouter qu'il rappelle aussi bien Leonard Cohen, le premier Chris Garneau qu'Over The Rhine et permet d'imaginer la rencontre entre Bob Dylan et Nick Cave. 'Time The Teacher' ou un bien bel album, apaisant et touchant.


23. Aidan Moffat & RM Hubbert - Here Lies The Body [Rock Action]
Alors qu’un nouvel album d’Arab Strap serait sur les rails (lire ici), Aidan Moffat s’est associé en 2018 avec son collègue de label RM Hubbert. Un disque d’une très grande beauté où les mélodies de RM Hubbert se marient à merveille avec l’accent à couper au couteau d’Aidan Moffat. Et s'il avait enfin trouvé son Malcolm Middleton 2.0 ?


22. Gruff Rhys - Babelsberg [Rough Trade]
Très mélodieux, ambitieux (toute l'orchestration est l'oeuvre du BBC National Orchestra of Wales), 'Babelsberg' est sans doute le plus beau disque de Gruff Rhys à ce jour (c’est dire), le plus seventies de tous et où il sonne plus souvent qu'à son tour comme un Lee Hazlewood gallois.


21. Spiritualized - And Nothing Hurt [Bella Union]
On pourra ergoter que Jason Pierce a ressorti ses vieilles formules et a sorti un album plus que jamais Spiritualized. Oui, certes. Mais vu que les chansons, l’inspiration et les mélodies sont là, que demander de plus ? Rien. Petit-frère de 'Ladies & Gentlemen We Are Floating In Space', duquel ressort, notamment, une sublime Damage (voir ici).


Bilan 2018 : 
Top « Albums » (20-01)


Et comme prévu, voilà donc un lecteur Spotify et un lecteur Deezer avec une chanson extraite de chacun des albums présentés ci-dessus. Et disposées dans l'ordre croissant. Bonne(s) écoute(s) !




lundi 6 février 2012

[Track of The Day] A Place to Bury Strangers - Onwards To The Wall

Aussi bien emballé par leurs deux premiers albums (voir ici et là) que par leurs prestations soniques (vu un soir où ils ouvraient pour MGMT, leur mur du son était fascinant, tout le contraire de MGMT dont je me suis promis de ne plus jamais les voir en concert, quoique me fasse dire leurs albums), les new-yorkais d'A Place to Bury Strangers ne changent pas une formule qui gagne avec un nouvel Ep décapant, comme toujours.

Sorti sur leur nouveau label Dead Oceans (qui a, mois après mois, un roster de plus en plus classe), cet Ep, il s'appelle 'Onwards To The Wall'.

Le son des A Place to Bury Strangers n'a jamais été aussi carré (et c'est loin d'être une tare) et envoie des décibels tout du long en donnant à ses compositions des atours très mélodieux. Noisy autant que shoegaze, 'Onwards To The Wall' est un cinq titres épatant et qui confirme A Place to Bury Strangers comme une des valeurs les plus sures de la scène musicale actuelle.

Album: Onwards To The Wall Ep 
Année: 2012
Label: Dead Oceans


Ci-dessous, le clip de So Far Away, premier extrait de ce 'Onwards To The Wall Ep' a avoir vu le jour. Une chanson à télécharger gratuitement et légalement sur le site de Dead Oceans en cliquant ici.



lundi 10 novembre 2008

[Track of The Day] MGMT - Kids (Soulwax Remix)

MGMT est toujours dans toutes les cordes vocales suite à leur impressionnant premier album, 'Oracular Spectacular'. Justice s'était planté royalement avec sa cover de Electric Feel. Soulwax, pas du tout échaudé (faut dire aussi qu'ils sont parmi les meilleurs remixeurs du monde, comme le confirme leur compilation (pour le fun, mettons le titre en entier) 'Most of the remixes we've made for other people over the years except for the one for Einstürzende Neubauten because we lost it and a few we didn't think sounded good enough or just didn't fit in length-wise, but including some that are hard to find because either people forgot about them or simply because they haven't been released yet, a few we really love, one we think is just ok, some we did for free, some we did for money, some for ourselves without permission and some for friends as swaps but never on time and always at our studio in Ghent'. Record de Fiona Apple battu), tente l'expérience avec le titre Kids. Résultat? Un bonheur de remix, dans une pure tradition Soulwaxienne. Ça doit emballer sec sur le dancefloor.

Album: Kids 7"
Année: 2008
Label: Columbia

lundi 16 juin 2008

Track of The Day (10-16 juin 2008)

Une semaine pleine de nouveautés et, j'espère, de découvertes. (et toujours en écoute dans le lecteur deezer à droite)

Lundi 16 juin 2008:
* Sufjan Stevens - Free Man In Paris (Joni Mitchell cover) [Nonesuch]
Le grand Sufjan Stevens l'an dernier avait, à l'occasion d'un album Tribute à Joni Mitchell, sorti sa version de Free Man in Paris. Une reprise réussie, très Sufjanienne (depuis 'Come on Feel The Illinoise', le gus a vraiment un son à lui) et qui rend bien hommage à cette grande dame qu'est Joni Mitchell.
(disponible sur A Tribute to Joni Mitchell, 2007)

Dimanche 15 juin 2008:
* Micah P. Hinson - A Dream of Her [Houston Party]
Alors que je viens d'apprendre que le grand Micah P. Hinson revient en septembre prochain avec un nouvel album ('Micah P. Hinson & the Red Empire Orchestra'), retour sur une de ses merveilles (ce mec là en a trop), A Dream of Her. Tremblez poils de mes bras, tremblez!
(disponible sur Presents a Dream of Her Ep, 2007)

Samedi 14 juin 2008:
* Wire - All Fours [Post Everything]
Retour des vétérans du post-punk, cinq ans après leur dernier album en date. On reviendra sur le disque plus précisément quand les écoutes se seront accumulées dans mes oreilles. Sachez toutefois que ce 'Object 47' se termine par ce All Fours dément. Fan le -Twist-, fan!
(disponible sur Object 47, 2008)

Vendredi 13 juin 2008:
* Kiko - Slave of My Mind [Different]
Ce n'est pas un nouveau venu sur la scène électro française mais parions qu'il va exploser cette année. Ses sets sont déments (il faut être clair, net et précis), son premier album sort chez Different et son premier single Slave of My Mind est juste magique. Neuf minutes pour devenir esclave de Kiko. Oh yeah!
(disponible sur Slave of My Mind, 2008)

Jeudi 12 juin 2008:
* MGMT - Time to Pretend (2005 version) [Cantora]
Comme quoi, il faut un peu de temps pour peaufiner un titre. Prenons MGMT, révélation (et album?) de l'année qui avant de fignoler son Time to Pretend - qui aurait été en d'autres temps un hymne générationnel - avait sorti une première version beaucoup plus discrète et electro, dénudée de ses atours percutants de 2008. Il en reste quand même une version à découvrir et loin d'être désagréable.
(disponible sur Time to Pretend Ep, 2005)

Mercredi 11 juin 2008:
* Nagisa Ni Te - Me, On The Beach [Jagjaguwar]
Quand, en 2001, Jagjaguwar avait réédité le premier album de 1995 du groupe, un forumeur de La Caverne (ah, quelle communauté c'était!) me l'avait (à moi et à d'autres) fortement conseillé. Et en effet, Nagisa Ni Te, un groupe japonais chantant en japonais et faisant de la pop-folk, a de la gueule. J'avais même eu un vrai coup de foudre pour ce titre là, Me, On The Beach, à la mélodie particulièrement entêtante.
(disponible sur On The Love Beach, 2001)

Mardi 10 juin 2008:
* Styrofoam - Bright Red Helmet [Nettwerk]
A tout ceux qui cherchent un palliatif à Postal Service et leur electro-cheap, ce groupe est fait pour vous. Le disque est une très grande réussite. Et ce Bright Red Helmet encore plus. On y revient dans quelques jours.
(disponible sur A Thousand Dreams, 2008)

lundi 13 décembre 2010

Top Albums des Blogueurs 2010

Le Top Blogueurs 2010 : La sélection des meilleurs albums de l’année


15 en 2008, 37 en 2009, nous sommes cette année 60 blogueurs musiques francophones à vous présenter au travers d'un classement commun les 20 albums qui nous auront collectivement le plus marqué en 2010. En espérant en toute humilité vous permettre de redécouvrir certains disques ou mieux d'en découvrir de nouveaux...


The Radio Dept - Clinging To A SchemeThe Radio Dept - Clinging To A Scheme


Branche Ton Sonotone : Les suédois de The Radio Dept. creusent le sillon d'une pop douce et fantomatique avec un acharnement de surdoués. Leur dernier opus a la couleur d'un coucher de soleil sur un lac scandinave : mélodies diaphanes, tourbillons distordus et rythmiques hypnotiques sont au rendez-vous d'un album qui a un goût d'insaisissable. Un charme nordique, à la fois enjoué et nostalgique, distant et incroyablement émouvant. A lire la critique du Golb et de Branche Ton Sonotone

En écoute sur Spotify


Syd Matters - BrotheroceanSyd Matters - Brotherocean


La musique à Papa : Mon histoire avec Syd Matters ? Cela me rappelle ces filles que l'on rencontre comme ça au hasard d'une soirée et auxquelles on n'attache d'abord pas vraiment d'importance. Pas qu'elles soient moches, loin de là, mais on les trouve un peu ...chiantes, manquant de fantaisie. Et puis, un jour, c'est la révélation. On ne comprend pas vraiment pourquoi : est-ce nous qui avons changé ou est-ce elles ? En tout cas, 'Brotherocean' a résonné comme une évidence. Comme s'il n'y avait rien eu avant. Et tant pis, s'il n'y a rien après... «A moment in time », comme disent les anglais. A lire la critique de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes et de So Why One More Music Blog

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Deerhunter - Halcyon DigestDeerhunter - Halcyon Digest


Esprits Critiques : Réussir un mélange est une chose compliquée. Si vous mélangez des couleurs dans un verre, il y a des chances que vous obteniez un cocktail maronnasse peu appétissant. La musique de Deerhunter, ça pourrait être ça. En mêlant de la noirceur, du son brut, du kraut, des mélodies presque pop et un son aquatique, le risque de gloubiboulga est présent. Pourtant, la bande à Bradfortd Cox a (encore) livré une œuvre subtile et unique, et arrive (encore) à polir un genre qu'il faudrait créer pour eux. Ils savent en tout cas faire monter une ambiance en neige, profiter de ce son vaporeux pour que le brouillard précipite en averse et mener vers une fusion encore plus fluide entre l'écriture et le son. A lire les critiques de Tasca Potosina et de Ears Of Panda

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Pantha du Prince - Black NoisePantha du Prince - Black Noise


Playlist Society : 'Black Noise' est un lac perdu dans les montagnes : derrière son romantisme pictural et ses sonorités enivrantes et apaisantes se cachent les traits des tornades à venir et des rayons du soleil qui comme chez Turner caressent les tragédies. Les mélodies électroniques de Hendrik Weber nous guident alors dans la taïga, se dérobent et nous abandonnent face à l'aurore boréale. A lire la critique de Pop Revue Express et le live report de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes



Joanna Newsom - Have One On MeJoanna Newsom - Have One On Me


Brainfeeders & Mindfuckers : Joanna Newsom ne s'impose jamais nulle part. Elle se fraie un chemin délicatement, avec grâce, avec le temps de son côté. Elle effleure du son de sa harpe, comme une caresse derrière l'oreille, sa voix est devenue satin, mais au fond, rien n'a changé. Elle reste impossible à apprivoiser, toujours insaisissable. Elle s'échappe par tous les détours, dans cette forêt qu'elle dessine en trois disques et quelques chansons. Il suffit donc d'être patient, de la laisser s'approcher peu à peu, puis de se plonger entièrement dans la mystique lumineuse de 'Have One On Me'. Alors Joanna Newsom devient cette amie imaginaire qui ne peut sortir que d'un rêve. Mais tout est bien réel. A lire les critiques de Playlist Society et de Listen See Feel



Mount Kimbie - Crooks & LoversMount Kimbie - Crooks & Lovers


Chroniques Automatiques : 'Crooks & Lovers', trop court, bancal mais pourtant tellement maitrisé, contient des morceaux frisant la perfection, qui dragueront tous les cœurs sensibles. Mélancolie electronica matinée de rythmes 2-step, Mount Kimbie, c'est surtout mini-jupes et arcs-en-ciel, bitume et claquements de doigts. Bonheur. A lire les articles de Brainfeeders & Mindfuckers et de Musik Please



Cougar - PatriotMGMT - Congratulations


Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ? : MGMT avait réussi à prouver sa capacité à coller quelques tubes imparables au milieu d'un album fadasse. Le «toujours difficile deuxième album» en est l'antithèse : pas de morceau direct (hormis l'imparable Brian Eno) mais un album fabuleux de complexité, de richesse, une pièce montée de folie(s) et de «plus» qui jamais ne touchent au «trop». Si c'est ça l'avenir du space-rock (ou du prog), on signe des deux mains, et on attend la synthèse en sifflotant Flash Delirium. A lire les critiques de Des Oreilles dans Babylones et du Golb

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Zola Jesus - StridulumZola Jesus - Stridulum


Unsung : Pour la première fois, Zola Jesus s'est enregistrée en studio, entourée de musiciens professionnels. Cette production soignée met surtout en valeur sa voix profonde, ce timbre légèrement rauque à donner des frissons, renforcé par la réverbération, l'atmosphère angoissante entre rythmiques 80's, piano entêtant, et des textes emprunts de doutes, d'espoirs fragiles, et de complaintes mélancoliques. Cet émouvant 'Stridulum' révèle une jeune artiste talentueuse. A lire les articles de Little Reviews et Toujours Un Coup d'Avance !



Gil Scott Heron - I'm New HereGil Scott Heron - I'm New Here


Arbobo : Une histoire d'ange déchu, une histoire vraie. Une histoire de phœnix, de père putatif du rap extrait de tôle par un producteur aux doigts d'or. Il a serré la main du diable, le bougre. Gil Scott-Heron vient peut-être de publier son plus bel album, le plus noir, creusé à mains nues dans le bitume crasseux de New York. Ça saigne, ça saigne mais c'est vivant. C'est palpitant. A lire les critiques de My(Good)Zik et du Choix de Mlle Eddie

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LCD Soundsystem - This is HappeningLCD Soundsystem - This is Happening


I Left Without My Hat : James Murphy a beau s'en amuser et assurer le contraire («You wanted a hit, but that's not what we do»), ses Lcd Soundsystem, tout en popisant leur propos, n'auront pas franchement changé leur fusil d'épaules avec 'This is Happening', troisième et ultime album du groupe. Continuant de rendre hommage à la musique contemporaine par divers emprunts voulus ou fortuits (du Velvet Underground par ci, du Bowie par là), 'This is Happening' est un disque aux contours rock, aux beats toujours synthétiques, mais à la vision globale très pop. Surtout, il n'est rien de moins qu'une belle épitaphe pour une des aventures discographiques les plus passionnantes et emballantes de ces dix dernières années, au fronton de laquelle le mot plaisir semble avoir été gravé en lettres d'or. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et La Musique à Papa

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Sufjan Stevens - The Age of Adz Sufjan Stevens - The Age of Adz


Ears of Panda : 5 ans après 'Come On Feel The Illinoise', Sufjan Stevens nous revient, non sans quelques doutes, avec son projet le plus personnel et sûrement le plus risqué. Retrouvant ses premières amours pour la musique électronique sans abandonner pour autant son goût pour la pop baroque, le compositeur de 35 ans accouche d'un disque pour le moins étonnant. Le génie détruit pour mieux reconstruire et nous offre cet album d'un genre nouveau; à l'ambition démesurée, aux sons hachés, rugueux, épileptiques même, sans perdre jamais de sa superbe. On retrouve alors, dans l'essence même de ce disque, ce doux rêveur toujours en perpétuel mouvement, qui nous avait laissés sans nouvelles depuis bien trop longtemps. A lire les critiques de Esprits Critiques et Brainfeeders & Mindfuckers

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Flying Lotus - CosmogrammaFlying Lotus - Cosmogramma


So Why One More Music Blog : Le prodige originaire de la Cité des Anges s'affranchit sur ce troisième album des formats classiques en terme de durée et des carcans trop étroits d'un genre que l'on définissait comme l'abstract hip-hop. Entouré de musiciens talentueux et confirmés, élégant dans son costume de chef d'orchestre qui lui sied à merveille, il dirige des micro-symphonies aussi organiques qu'électroniques, laissant parler son héritage et s'exprimer sa fibre jazz. A lire les critiques de De La Lune On Entend Tout et de Nuage Noir

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Caribou - SwimCaribou - Swim


Pomme de Pin : Hypnotique et viscéral, réfléchi et instinctif, cérébral et dansant, sur 'Swim', Caribou mêle boucles électroniques et rythmiques tribales et en profite pour réconcilier la tête et les jambes. L'expression Intelligent Dance Music reprend des couleurs et en une tournée tellurique, toutes batteries dehors, Dan Snaith fait mentir tous les clichés sur les mathématiciens. A lire les critiques de Five Minutes et So Why One More Music Blog

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Owen Pallett - HeartlandOwen Pallett - Heartland


C'est entendu : Débarrassé de son pseudo geek à souhait (Final Fantasy), Owen Pallett brandit l'étendard de son patronyme civil comme le symbole d'une ambition enfin assouvie. Auto-proclamé Seigneur Divin du Royaume de 'Heartland', il décore cet univers d'arrangements subtilement magnifiques et réalise un chef d'œuvre pop dont la lecture révèle une mise en abyme homo-érotico-créatrice digne de tous nos louanges. A lire les critiques de Feu à Volonté et de Ears Of Panda

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Janelle Monae - The ArchAndroidJanelle Monae - The ArchAndroid


Le Gueusif Online : Une torpille de soul-funk qui n'oublie pas d'être outrancière, voire parfois un peu kitsch, mais qui détonne certainement dans le paysage musical monochrome de cette année 2010. Une voix, une présence et un talent à suivre, que ce soit en studio ou en live, où toute la classe de Janelle Monàe resplendit. A lire les critiques de With Music In My Minds et Music Lodge

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The Black Keys - BrothersThe Black Keys - Brothers


Le Choix de Mlle Eddie : Ô Dan Auerbach que ta voix est belle ! «C'est pour mieux te régaler», pourrait-il me répondre. Le duo d'Akron s'autorise tout sur cet album : rock, blues, pop et même soul, avec une production qui n'a jamais été aussi bonne. Un poil trop lisse, diront certains, par rapport à ses prédécesseurs. C'est vrai, mais ce qu'ils perdent en abrasivité ils le gagnent en diversité. Et Auerbach n'a jamais aussi bien chanté. Ce Brothers, c'est la grande classe. A lire les critiques de La Quenelle Culturelle et du Gueusif Online

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Beach House - Teen Dream.Beach House - Teen Dream


Hop : Beach House tutoie enfin les sommets avec ce troisième album. Plus faciles d'accès, plus immédiates que par le passé, les chansons de Beach House brillent ici par l'éclat des mélodies, par la beauté triste et bouleversante des arrangements assez somptueux que l'on trouve tout au long de ces dix hymnes à la mélancolie qui évoquent la froideur d'une piste de danse au petit matin. A lire les critiques de Between The Line Of Age et du Choix de Mlle Eddie

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Four Tet - There is Love in YouFour Tet - There is Love in You


Good Karma : Obsédant : c'est le moins que l'on puisse dire de ce cinquième album de Kieran Hebden. Très loin de son groupe de post-rock Fridge, l'Anglais a choisi la musique électronique pour s'exprimer en solo. En résulte un disque inspiré par le jazz, la house et l'electronica. Il y livre des compositions aussi bien dansantes qu'introspectives, à l'inspiration et la production impeccables. Lumineux. A lire les critiques de Chroniques Automatiques et de I Left Without My Hat

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Swans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The SkySwans - My Father Will Guide Me Up A Rope To The Sky


Where Is My Song : A l'heure des come-backs périmés et après 13 ans de silence, les Swans réactivés offrent un album magistral, oppressant, monolithique, volontiers misanthrope, beau comme un mensonge et sale comme la vérité. Une rigoureuse apocalypse. Bande son idéale pour la fin du monde civilisé, que l'on peut désormais attendre avec sérénité. A lire les critiques de Playlist Society et du Golb

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Gonjasufi - A Sufi and a KillerGonjasufi - A Sufi and a Killer


Des Oreilles Dans Babylone : Sans aucun doute possible l'ovni musical de 2010, Sumach Ecks a surpris tout le monde. Débarqué de nulle part bien qu'actif depuis les années 90, il est sorti de son désert de Mojave parrainé par Warp pour nous livrer un disque intemporel et inclassable. Soul chamanique, hip hop dérangeant, rock bordélique, chaque plage de cet objet unique accouche d'un genre nouveau. Il y a tant d'inventivité et d'imagination dans cet album qu'il est impossible d'en faire le tour en moins de cent écoutes. Passer à côté serait une erreur monumentale. A lire les critiques de Chroniques Electroniques et de Les Insectes sont nos amis



Les participants au Top des Blogueurs 2010 :


Alain de Soul Kitchen, Anakin de Attica Webzine, Arbobo de Arbobo, Benjamin F de Playlist Society et de Ricard SA Live Music, Benjamin L de Le Transistor, Benoit de Pop Revue Express et de Hop, Catnatt de Heaven can wait, Cedric de So Why One More Music Blog, Daniel de Listen See Feel, Dat' de Chroniques Automatiques, Dr Franknfurter de The Rocky Horror Critic Show, Dragibus de Les insectes sont nos amis, Eddie de Le Choix de Mlle Eddie, Edouard de Ears of Panda, Ed Loxapaq de Chroniques Electroniques, Elliott de Weirdbrowser, Neska de Adiktblog, Fabien de Kdbuzz, GT de Music Lodge, Gui Gui de Les Bons Skeudis et du Mellotron, Guic'The Old de Laisseriez-Vous Votre Fille Coucher avec un Rock-Addict ?, Jimmy de Nuage Noir, Joanny de Discobloguons, Joe Gonzalez de C'est entendu, Joris de Tasca Potosina, JS de Good Karma, Ju de Des Oreilles Dans Babylone, Julien LL de Des Chibres et Des Lettres, Junko de Unsung, Laure de Not For Tourists, Laurent de Rocktrotteur, Leroy Brown de I'll give her mélodies, Marc de Esprits Critiques, Martin de Branche Ton Sonotone, Matador de Between The Lines Of Age, Michael de Crystal Frontier, Mmarsup de Little Reviews, Myriam de Ma mère était hipster, Nathan de Brainfeeders & Mindfuckers, Nicolas de Soul Brotha Music, Olivier de Feu à Volonté, Olivier R de Where Is My Song, Paco de De La Lune On Entend Tout, Paul de Pomme de Pin, Pauline de E-Pop, Pierre de Musik Please, Rod de Le Hiboo, Romink de My(Good)Zik, Sabine de With Music In My Mind, Sfar de Toujours un coup d'avance !, Ska de 7 and 7 is, Sunalee de Bruxelles Bangkok Brasilia, Sylphe de Five-Minutes, Systool de Le Gueusif Online, Thibault de La Quenelle Culturelle, Thomas de Le Golb, Twist de I Left Without My Ha, Vincent de La musique à Papa, Violette de Rigolotes chrOniques futiLes et insoLentes, Xavier de Blinking Lights


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