mercredi 2 novembre 2022
[Track of The Day] black midi - Eat Men Eat
mercredi 21 août 2024
[Track of The Day] Geordie Greep - Holy, Holy
Un disque nommé 'The New Sound', orné d'une pochette tirée d'une œuvre de l'artiste japonais Toshio Saeki, qui a été enregistré autant au Brésil qu'à Londres avec une pelletés de musiciens, et qui s'annonce par un Holy, Holy de plus de six minutes. Une chanson dantesque qui part dans tous les sens, qui a autant de black midi, de jazz-rock épate bourgeois, de pop classieuse et chiadée, de prog-rock 70s, d'essence de cabaret que d'ambiances sud-américaines et funky, où la voix de Geordie Greep fait merveille, véritable métronome de cette folie furieuse. Un morceau survolté, qui passe par bien des états, que d'aucuns trouveront kitsch mais que je trouve pour ma part incroyablement réussi et délicieusement excessif.
Année : 2024
Label : Rough Trade Records
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Le clip de Holy, Holy de Geordie Greep :
lundi 24 novembre 2025
[Track of The Day] The Orchestra (For Now) - Amsterdam
Deux disques aux facettes finalement assez différentes : 'Plan 75 Ep' (sorti en mars dernier), romantique et lumineux à bien des égards mais où le feu couvait sous la glace, et sa suite publié le 31 octobre, 'Plan 76 Ep' qui reprend les mêmes éléments mais les triture, les torture et y ajoute une touche post-hardcore, rendant une grande partie du disque beaucoup plus tendue, nerveuse et furieuse. Et si Deplore You / Farmers Market en conclusion (qui laisse entrevoir de nouveaux horizons pour le groupe) aurait fait une très belle Track of The Day, le cœur (on ne se refait pas) ira toutefois vers Amsterdam - seconde chanson (sur neuf !) du répertoire de The Orchestra (For Now) à évoquer le nom d'une ville après Escape From New-York, beauté de 'Plan 75 Ep' - qui oscille entre art-rock, post-punk, indie-rock, orchestration grandiloquente et ruptures brutales. Un grand morceau de la part d'un groupe dont on devrait assurément reparler en 2026 : vu leur productivité, on imagine sans mal que leur premier album est déjà dans les tuyaux.
Album : Plan 76 Ep
Année : 2025
Label : -
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Autre chanson tout à fait recommandable de 'Plan 76 Ep' de The Orchestra (For Now), voilà Impatient qui ouvre le disque :
Le clip de Hattrick, le single extrait de 'Plan 76 Ep' de The Orchestra (For Now) :
lundi 3 octobre 2022
[Track of The Day] Courting - Famous
jeudi 12 septembre 2024
[Track of The Day] Moreish Idols - Pale Blue Dot
Depuis 2013, Speedy Wunderground a publié quarante-neuf 45-tours. Toujours avec le même design, toujours avec une grande ambition artistique, et avec toujours Dan Carey à la production. Le 1er octobre, c'est le quintet londonien de Moreish Idols qui viendra s'ajouter à la liste et être donc le cinquantième single du label avec Pale Blue Dot. Une chanson remarquablement produite, très mélodique, aux belles harmonies vocales, à la rythmique essentielle, et comme construit sur plusieurs strates mais qui s'agencent avec bonheur les unes aux autres. Un morceau qui fait plus qu'honneur à Speedy Wunderground, label ô combien indispensable.
Année : 2024
Label : Speedy Wunderground
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lundi 29 août 2022
[Track of The Day] The Lounge Society - No Driver
mercredi 22 février 2023
[Track of The Day] Do Nothing - Happy Feet
Dans une scène anglaise qui ne cesse de se régénérer (Gilla Band, Black Country, New Road, Shame, Squid, Sports Team, Sprints, black midi, Courting, j'en passe et un paquet en plus), n'aurait-on pas totalement éludé et oublié de célébrer les Do Nothing comme il se doit ?Passé bien trop rapidement sur leur 'Glueland Ep' de 2021, moi qui avais adoré leur 'Zero Dollar Bill Ep' l'année précédente, j'en suis pour mon état d'esprit et mon impatience d'alors. Réécouté dans la foulée de leur nouveau single Happy Feet (en écoute aujourd'hui) et, on l'espère, annonciateur d'un premier album à venir, ce disque a une classe folle et pue le post-punk à tous les niveaux. A se demander d'ailleurs s'ils ne sont pas les plus fidèles représentants du genre de toute la joyeuse bande anglaise actuelle.
Et Happy Feet me direz-vous ? Sans doute encore au-dessus de leurs compositions d'avant. Car si le post-punk leur reste plus que jamais chevillé au corps et aux médiators, si la voix de Chris Bailey rappelle toujours un peu plus celle de Paul Smith des Maxïmo Park, ils introduisent ici un peu plus de pop que par le passé, un peu plus de mélancolie aussi pour un résultat épatant. Donc oui, cent fois oui, mettons les Do Nothing au centre du jeu. Le quatuor de Nottingham a beaucoup trop de talent à revendre pour qu'on les laisse à côté.
Année : 2023
Label : Exact Truth
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Le clip de Happy Feet de Do Nothing :
mardi 1 octobre 2019
[Track of The Day] Josienne Clarke - If I Didn't Mind
mercredi 14 mai 2025
[Track of The Day] Model/Actriz - Vespers
'Pirouette' est leur deuxième album, sorti au début du mois de mai. Un disque tout à fait remarquable, sorte de rock-industriel plein d'electro/dance-(post)punk, mais pas avare d'une bonne dose de pop qui permet aux mélodies de faire mouche, si ce n'est à chaque fois, au moins plus que souvent, sombre derrière ses beats et ses ambiances noisy, pas avares de beauté incroyables (la sublime balade Acid Rain qui a ce je ne sais quoi d'Hospital Ships, la belle chanson de clôture Baton) et qui s'ouvre par Vespers, morceau au rythme stroboscopique, chanté d'une voix haute et claire, à l'efficacité implacable. Un titre qui résume à lui seul 'Pirouette' et qui ne m'enlèvera pas de l'idée que Model/Actriz ont beau être américains, ils sonnent vraiment comme des anglais.
Album : Pirouette
Année : 2025
Label : Dirty Hit / True Panther Records
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Autre chanson extraite de 'Pirouette' de Model/Actriz, voilà le sublime Acid Rain :
mercredi 26 janvier 2022
[Track of The Day] Lewsberg - Six Hills
mardi 28 décembre 2021
Bilan 2021 : « Albums » (40-21)
Après les quinze Ep, 45-tours et autres compilations/rééditions qui auront rythmé mon 2021, place aux quarante albums qui auront égayé de bien mornes journées tout au long de cette année d’enfer. Une année d’ailleurs très réussie, où j’aurais trouvé mon bonheur plus souvent qu’à mon tour. Quarante disques donc qui m’auront plus qu’emballé et qui me semblent plutôt assurés de devenir des classiques chez moi dans les années qui viennent.
- Le meilleur des Ep et des albums de 2021 pour Marc Mifune chez Esprits Critiques
- Le top albums de Austin Town Hall
- Les top individuels de la rédaction de Pop News
- Le Bilan de l'année chez Mind Riot Music
- Les 20 meilleurs albums selon For The Rabbits
Mais place à cette première sélection de vingt disques. Vingt albums classés de la 40è à la 21è place. Avec au programme la relève de l’indie-pop, deux légendes qui s’unissent pour faire un album aussi psyché qu’entêtant, de la messe noire, du Abba en moins clinquant, du rock noise, des voix belles à pleurer, un habitué de ces bilans de fin d’année, j'en oublie et pas des moindres.
Et comme lire c’est bien mais écouter c’est mieux, en bas de ce papier se trouvent deux lecteurs Deezer et Spotify dans lesquels vous trouverez une chanson de chacun des albums cités ci-dessous. Bonne lecture, bonne(s) écoute(s) !
Pearl Charles, américaine venue de Los Angeles, aime les productions toute en rondeur, les seventies, et les slides guitares délicieuses. Et elle le fait savoir sur 'Magic Mirror', son troisième album, à la pochette dans le ton, qui fait penser à du ABBA, mais sans le clinquant et la grandiloquence des compositions.
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Le second album de The Reds, Pinks & Purples continue de creuser le sillon de 'You Might Be Happy Someday'. Porté par une pochette aux couleurs pastel aussi belles que celle du premier opus, les chansons sont ici mélancoliques à souhait, habillées de guitares jangle-pop aussi lumineuses que déprimées. Et ce n’est sans doute pas la dernière fois que l’on retrouvera le groupe dans ces bilans de fin d’année, Glenn Donaldson ayant annoncé il y a quelques semaines un troisième album de The Reds, Pinks & Purples pour la fin janvier prochain.
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Treizième album de Jay-Jay Johanson, 'Rorschach Test' est, pour ce que j'en sais, sans doute un de ses plus beaux. Un disque qui hésite et navigue entre ambiance jazzy et trip-hop, tantôt marqué, tantôt évasif et mélancolique, que le suédois porte de sa belle voix pleine de spleen.
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Voir Sufjan Stevens et Angelo De Augustine sortir un album ensemble n’est en rien surprenant. Ils sont sur le même label et le second est un peu le fils musical du premier. Ce qui est encore moins surprenant, c’est de voir la beauté des compositions qui ressort de cette collaboration en quatorze titres, avec le cinéma comme base principal. Du folk délicat et lumineux, qui voit Sufjan Stevens revenir à nouveau à ses premières amours, que le duo chante de voix diaphanes.
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Qui sont-ils ? D’où viennent-ils ? Difficile à dire tant les informations à leur sujet sont parcellaires. Tout juste sait-on qu’ils sont londoniens. Alors contentons nous de musique. Husband présente celle-ci comme inspirée de The National, Radiohead, Nick Cave ou PJ Harvey. On rajouterait bien The Twilight Sad, Puressence et Get Well Soon à la liste. Mais l’idée est là. Au programme donc, de belles chansons aux mélodies corsetées dans des ambiances sombres et lourdes que viennent éclaircir quelques guitares lumineuses et un piano des plus justes. Un disque qui alterne morceaux de bravoure et balades noires, porté par une voix qui flirte régulièrement avec un chant crooner. Et un ensemble qui, s’il manque d’une production à la hauteur du reste, fait montre d’un sacré talent de composition et d'écriture.
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Découvert via son ami Will Toledo, Naked Days est le projet Degnan Smith où, de façon peu surprenante, on entend beaucoup de Car Seat Headrest (Toledo est à la production, mais pas que). Folk mais aux quelques éruptions rock, soigné avec de belles constructions sachant faire monter la sauce, 'My Head Hz' fait partie de ces albums anodins de prime abord mais qui finalement vous accompagnent toute une année.
Après un premier album lambda et dont il ne reste pas grand chose, les anglais de Shame remettent tout à plat, changent de braquet et d'ambition avec 'Drunk Tank Pink'. A tous les niveaux, cet album est plus fort, plus malin, plus homogène, plus torturé, plus déroutant aussi, avec un post-punk qui se fait cabosser dans tous les sens par du math-rock et des moments hardcore, qui ne laisse pas vraiment l’auditoire respirer mais qui n’oublie son côté pop. Avec leur premier album ils jouaient le ventre mou de Ligue1. Là, ils sont en quart de Ligue des Champions.
Des trois albums très attendus en 2021 du côté de l’Angleterre, ce sont finalement les Squid qui coupent l’herbe sous le pied de Black Country, New Road et Black Midi. Plus abouti que ceux de leurs confrères, 'Bright Green Field' est un disque qui ne déçoit pas et qui est même impressionnant. Très bien construit, avec des titres forts (Narrator, incroyable fait d’armes post-punk) intelligemment placés pour mieux relancer la machine, et porté par une pochette somptueuse, ce premier album de Squid fera sans doute date.
Il était évident que leurs deux premiers excellents Ep allaient attirer du monde. Et il n’est pas étonnant de les voir signer sur une structure telle que 4AD. Car Dry Cleaning le mérite. Car son post-punk arty, son trio guitare/basse/batterie et la voix monocorde de Florence Shaw, qui parle plus qu'elle ne chante, comme complètement détachée de son environnement proche, le mérite. L’album très attendu après d’aussi bons débuts ne déçoit aucunement. Et ils sont finalement vraiment à part sur la scène actuelle.
Pour ceux qui, comme moi, aiment une indie-pop à guitares des années 80, entre jangle et twee-pop, avec une vibe C86, ce premier album de Chime School est fait pour vous. Entre influence américaine et anglaise, il a tout (mélodies, guitares, rythme échevelé) pour plaire. Le meilleur album du genre de 2021.
Groupe belge dont 'Sauvé' est le troisième album, It It Anita aura été un méchant coup de poing en 2021. Du rock énervé, à la batterie puissante, qui aime le noise et des envies de destructuration (tout en restant toujours en ligne). Un disque qui vous chope au colbac dès la chanson d’ouverture Ghost pour ne vous relâcher que 45 minutes plus tard.
De prime abord, cet album de The Limiñanas et Laurent Garnier ne m’a pas convaincu. Passé trop vite dessus, je trouvais que les perpignanais se répétaient trop, tombaient dans le cliché, un peu à l’image du 'Diabolique' sorti il y a deux ans sous l’entité L’Épée. Et puis, il y a eu quelques réécoutes et tout s’est installé, enclenché. Le mariage entre les deux est évident et est la rencontre parfaite pour raconter l’histoire de ces deux gamins perdus, partis dans un road trip destructeur. Un disque aussi psychédélique, cinématique qu’enivrant.
Album singulier que ce 'Vol. 1' du suédois JJULIUS. Une ambiance minimaliste, dépressive voire lugubre où post-punk désabusé (et dans le même temps langoureux), éléments plus expérimentaux et éclaircies pop et lumineuses se cotoient dans un ensemble hypnothique et qui devient très vite évident.
Nouvel album de la française Colleen. Qui réussit une nouvelle fois son coup. Enregistré à Barcelone et dans les tuyaux depuis un moment, il est de ces albums à l’atmosphère unique: soyeuse, cotonneuse, où virevolte ses mélodies répétitives et sa voix qu’on dirait chuchotante. Un disque qui aura accompagné beaucoup de mes fins de soirée, quand le lit vous appelle mais que vous tentez de résister pour on ne sait quelle raison.
Ne nous contorsionnons pas : cet album aurait du se retrouver dans le Top 15 « 7", Ep, Réédition & Compilation ». Car s'il accompagne beaucoup de mes fins de soirées, quand j’ai besoin d’une pop langoureuse et ouatée (on appellerait cela même de la « fog pop » dit-on), au-dessus de laquelle flotte comme un vent de Velvet Underground, c'est en écrivant cette bafouille que je me rends compte que 'If The Ceiling Were A Kite: Vol. 1' est en fait une compilation d’enregistrements des deux dernières années de ce quatuor californien, dont j’aurais découvert en 2021 le talent. Alors, va pour une compilation si tel est le cas. Mais va aussi pour album. Car tout de même, il y a une telle cohérence et une telle homogénéité dans ce disque que j’ai du mal à le voir autrement.
Souvent, il faut quelques écoutes pour tomber raide d’un disque. Pour ce troisième album de Curtis Harding, il aura fallu une minute de la chanson titre If Words Were Flowers. Orchestration ample, cuivre emballant, choeurs au diapason. Tout y est, sauf la voix de Curtis Harding, qui arrive dès le second morceau. Et qui ne fait que confirmer cette première impression. Oui, 'If Words Were Flowers', entre passé et présent, soul et hip-hop, avec une production délicieuse de bout en bout, est un régal de chaque instant, au charme immédiat.
Entre folk et pop, rock et presque wave avec quelques guitares qui slide doucement, une ambiance soulful par moment et même l'ombre de Jackson C. Frank qui plane ici et là, cet album est autant une belle découverte qu’un vrai coup de coeur pour une artiste à la vraie personnalité et au timbre délicieux.
Son précédent 'Caligula' n’avait pas réussi à séduire mes oreilles. Trop puissant, trop habité, trop tout en fait. Rien de tout cela avec 'Sinner Get Ready', qui ne fait pour autant pas dans la facilité. Un disque sombre et sur lequel repose bien des souffrances réelles (Kristin Hayden, qui officie donc sous le nom de Lingua Ignota, les raconte dans ce très long post éprouvant). Une vraie messe noire, terrifiante, où rien n'est feint et où Lingua Ignota habite véritablement ses chansons.
lundi 5 août 2013
[Track of The Day] Portugal. The Man - Waves
Album : Evil Friends
Année : 2013
Label : Atlantic
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