mercredi 30 septembre 2009

[Track of The Day] Jon Hopkins - Light Trough The Veins

J'attendais beaucoup de cet album, vu les avis dithyrambiques que j'avais pu lire à son propos (Branche Ton Sonotone, parmi d'autres). La presque fan-attitude d'un ami globbe-trotter avait même renforcé la certitude de tomber sur un bijou.
Dernièrement, j'ai enfin posé mes oreilles sur ce 'Insides' de Jon Hopkins. Et j'avoue en ressortir déçu. L'alliage classique/electro (pour faire simple) ne fonctionne pas, l'ensemble est mal produit, l'electro qui jonche (c'est le mot) les passages dits classiques (et réussis) est rapidement insupportable par son manque de subtilité criant.
Pis, au petit jeu des comparaisons, Jon Hopkins reste en retrait par rapport à des Four Tet ('Rounds' évidemment), Ryan Teague voire même Max Richter (même si le genre est un peu différent), qui ont déjà tenté ce genre d'aventures musicales, mais avec bien plus de discernement et de touché que le londonien.
Bref, une déception assez forte dans l'ensemble que ce 'Insides' de Jon Hopkins, dont on ressortira quand même un Light Trough The Veins, belle réussite ambiante et aérienne de neuf minutes. 

Album: Insides 
Année: 2009 
Label: Domino

mardi 29 septembre 2009

[Track of The Day] Finn Andrews - Turn From The Rain

Oh la belle surprise que voilà! Après un 'Sun Gangs' décevant avec ses Veils, et de retour après une tournée américaine dans son appartement londonien, Finn Andrews compose, comme ça, sur le coin d'une table, une petit quelque chose au nom de Turn From The Rain.

Une chanson qui fait espérer à un retour en forme des Veils dans les prochains mois. Ce type a un touché mélodique incroyable quand il s'y met: la mandoline là, toute bête (Pitseleh devrait aimer), me ferait presque frisonner. Et cette façon qu'il a de rendre le tout lumineux est vraiment fascinant. On lui pardonnera donc la durée de ce Turn From The Rain (2'17 seulement) et sa fin un peu trop sèche.

Comme Finn Andrews est quelqu'un de sympathique, il propose de télécharger gratuitement cette chanson en très haute qualité, avec format au choix (mp3, Flac, Ogg, AAC ou Apple Lossless) et en ajoutant un artwork. Il appelle même à faire tourner l'info.
A l'heure où les débats sur le déclin sans fin de l'industrie musicale font rage, voilà donc une attitude surprenante, en forme de responsabilisation de public bienvenue. En espérant que nombreux sauront lui rendre la pareille la prochaine fois qu'ils passeront chez un disquaire. 

Album: - 
Année: 2009 
Label: -

La chanson est donc en téléchargement gratuit, si l'on vient cliquer ici.

lundi 28 septembre 2009

[Track of The Day] Jeremy Messersmith - Tatooine

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais il y a un an, j'avais évoqué ici un jeune artiste originaire du Minessota, Jeremy Messersmith.
Un garçon auteur d'un album, 'Silver City', qui m'avait vraiment plu (à tel point qu'il finira dans mon top albums de l'année), pleins de références qu'il était, des Beach Boys aux Beatles, de Sufjan Stevens à Elliott Smith.
Hier soir, alors que j'essayais tant bien que mal d'évacuer les derniers résidus de champagne de mon corps fatigué, je tombe chez Jeremy Messersmith, comme ça, par hasard.
Il venait de poster sur son site internet une nouvelle chanson, une démo semble t-il, Tatooine.
Une chanson qui aurait un lien avec la trilogie de Star Wars, dont Jeremy Messersmith est un grand fan. J'aimerais le confirmer. Mais comme je n'ai jamais vu ces fameux films en entier (en gros, j'ai du voir la moitié de 'La Guerre des Etoiles', et c'est tout), je ne m'y hasarderai pas.
Tout ce que je peux faire pour le coup, c'est juste vous inciter à écouter ce Tatooine, jolie balade pop de 2'30, idéale compagne d'un lundi ensoleillé. 

Album: - 
Année: 2009 
Label: -

Et voilà une vidéo pour illustrer ce Tatooine. Cheap à souhait.


Tatooine est en téléchargement gratuit sur le site de Jeremy Messersmith. Il suffit juste de cliquer ici.

vendredi 25 septembre 2009

[Track of The Day] Kiko - Cala Rossa

Histoire de bien se mettre dans le bain pour les soirées du week-end, et vu que cela quelques temps que je n'ai pas posté un morceau électro dans ces pages, voilà Cala Rossa, titre qui ouvre l'Ep du même nom, du grenoblois Kiko, sorti courant juin dernier et encensé par pas mal de ses confrères.
J'avais pour ma part découvert le bonhomme l'an passé avec son redoutable Slave of Mind (en écoute ici). Ce Cala Rossa, parsemé de quelques notes de glockenspiels et soutenu par un rythme incroyable, est un véritable hymne de techno minimale. Savoureux, brillant, ce titre est un appel à la fête.
On reparlera bientôt dans ses pages de Kiko, le français venant de sortir un 'Nevermind Ep' de haute volée également. 

Album: Cala Rossa Ep 
Année: 2009 
Label: Afulab

jeudi 24 septembre 2009

We Were Promised Jetpacks – These Four Walls [Fat Cat]

Mais comment font-ils? Non mais je suis sérieux! Comment l'Écosse fait elle pour sortir constamment des artistes si talentueux? Non parce que l'Écosse, c'est même pas 80 000 km² de superficie pour à peine plus de 5 millions d'habitants. Rien du tout à côté de nombreux pays, même des plus petits (les Pays-Bas ou la Belgique, deux fois moins grand, deux fois plus peuplés).

Alors comment font-ils pour aligner, années après années, au hasard johnny marr, Arab Strap, The Jesus and Mary Chain, Franz Ferdinand, The Twilight Sad, Broken Records ou James Yorkston? Grâce à la pluie quotidienne? Aux distilleries? A la bière? Aux lacs? Tout ca ne peut décemment pas être une simple coïncidence.

Dans tous les cas, il va falloir trouver. Car l'afflux continue! La preuve avec le premier album des We Were Promised Jetpacks (pourquoi faire simple etc), combo d'Edinburgh aujourd'hui à Glasgow, qui débarque férocement, toutes guitares en avant !

‘These Four Walls’ est un disque de rock-post-punk-pop très efficace (dès la première minute de It's Thunder And It's Lightning, c’est une évidence), qui navigue entre The Wedding Present et The Apparitions, avec des airs de The Twilight Sad (cette façon d’alourdir le son), le tout mené par une voix où perce parfois un accent écossais reconnaissable entre tous et quelques notes de xylophone, innocemment lâchée ici et là.

Produit par Peter Katis (le mec derrière le premier album de leurs copains de label, découverts grâce à eux, Frightened Rabbit), ‘These Four Walls’ est également un disque qui a quelques atours post-rock. Si Keeping Warm de plus de 8 mns en est l’exemple parfait, c’est surtout le triptyque de milieu d’album Conductor, A Half Built House et This Is My House, This Is My Home qui est encore plus parlant avec ses montées lentes et ses explosions finales inexorables. Du tout bon.

Bref, voilà en quelques mots sans queue ni tête un rapide aperçu de ce qui sera peut-être un futur grand groupe au nom improbable, We Were Promised Jetpacks. Certes, c’est un peu tôt, mais vu le plaisir qui ressort de l’écoute de ce ‘These Four Walls’ – j’aurais pu faire témoigner mes pieds tant je n’arrête pas de les fracasser contre mon parquet à l'écoute de cet album, j’avoue, je mettrais bien quelques piécettes sur eux, si j’étais joueur. Et puis comme en plus l'Écosse ne devrait pas tarder à dominer le monde (cherchez pas c’est comme ca), je me dis que je prends pas trop de risque au final. (sortie: 15 juin 2009)


Son :
Myspace (Trois titres de
'These Four Walls' en écoute)

Deux titres en écoute, as usual. Le nerveux Roll Up Your Sleeves et un Keeping Warm, à deux visages (malheureusement plus en écoute).


Pour finir, le clip du premier single,
Quiet Little Voices: