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jeudi 20 août 2026

[Track of The Day] Baxter Dury - Schadenfreude (feat. JGrrey)

Quatre heures du matin ce dimanche. La cousinade annuelle touche à sa fin dans un parc arboré et plutôt vert de la campagne ardéchoise. Le gin fizz coule à flots et nous sommes encore une quinzaine vaillants à bavasser et danser sur une playlist concoctée par une cousine de 22 piges, douée, dj autant dans l'âme et dans les faits (elle mixe régulièrement et commence à composer) qui, pendant son enfance, passait les mêmes soirées sur les genoux de votre serviteur à faire danser la famille. Soudain, voilà que se lance une chanson étonnante, très électro mais pop à la fois, mené par un chant spoken word en contrepoint d'une voix féminine lascive. Étonnante mais surtout aussi belle qu'efficace, à la production mouvante et cotonneuse.

Elle s'appelle Schadenfreude (en écoute aujourd'hui), porte très bien son nom et est l'œuvre de Baxter Dury, fils de Ian et artiste anglais que je ne fréquente plus depuis son 'Floor Show' de 2005 (et pourtant Cocaine Man, quelle chanson) sans trop savoir pourquoi (à dire vrai, j'ai même l'impression de systématiquement et volontairement zapper ses disques dès qu'ils me tombent sous l'oreille). Le morceau se trouve sur 'Allbarone', son dernier album en date publié il y a un an. Un disque magnifique et immédiat, très électro, plein de beats soignés et accompagnées de mélodies marquantes qui, si j'avais pris le temps de m'y intéresser, aurait fini sans doute dans le haut de mon panier 2025. Tout comme Schadenfreude, tube absolument irrésistible qui, sous ses airs torturés, ne veut vous aucun mal, bien au contraire.


Album : Allbarone
Année : 2026
Label : Heavenly Records / PIAS

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En écoute dans les playlists Spotify, Deezer, Tidal, YouTube et dans la colonne de gauche du blog

En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Schadenfreude de Baxter Dury et JGrrey est également en écoute ci-dessous :

Schadenfreude, chanson immense de 'Allbarone', l'album de Baxter Dury paru en 2025 :

 

lundi 9 mars 2026

[Track of The Day] The Altered Hours - Such a Steal

Derrière cette bien jolie pochette se cachent deux découvertes : The Altered Hours, un quintette originaire de Cork en Irlande dont il va falloir creuser la discographie, et leur troisième album, du même nom. Un disque sorti le 7 novembre dernier et, comme tant d'autres, sacrifié sur l'autel de la fin d'année, où tous les médias d'importance étaient plus occupés à tirer le bilan de 2025 - souvent très consensuel d'ailleurs - plutôt que de s'intéresser à des groupes qui avaient des choses à dire. Mais que voulez-vous, c'est devenu une habitude, chez ces gens là, une année dure dix mois seulement.

Et tout ceci est bien dommage car 'The Altered Hours' est un album extrêmement réussi (et on en reparlera dans ces pages en fin d'année : il aura toute sa place dans la section "Les Oubliés") et tout aussi bien produit, éclectique autant qu'électrique, rock autant que psyché, shoegaze autant que folk-rock, pas exempts d'éclats (superbe TNT), d'ambiances hantées, de balades contemplatives quand elles ne sont pas simplement superbes, comme Such a Steal (en écoute aujourd'hui), chanson au rythme langoureux, à la tonalité mélancolique et qui fait la part belle à des guitares riffeuses qui n'en demandaient sans doute pas tant.

Album : The Altered Hours
Année : 2025
Label : Pizza Pizza Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Such a Steal de The Altered Hours est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson remarquable extraite de 'The Altered Hours' de The Altered Hours, voilà leur tube, TNT :

mercredi 18 février 2026

[Track of The Day] Pan American / Chelsea Bridge - Another Blue

L'année de 2025 de Pan American fut collaborative avant tout. Vous me direz, c'est un peu ce qui représente Mark Nelson depuis qu'il a lancé son aventure solo, mais tout même : deux albums, l'un, 'New World, Lonely Ride', avec Michael Grigoni, l'autre, 'Interior of an Edifice Under the Sea' avec Kramer. Mais également 'Tender Things', un Ep passé encore plus inaperçu que les deux disques précités, aussi court que beau, que l'ancien Labradford a publié en février 2025 avec une certaine Chelsea Bridge (Mallory Linehan de son vrai nom), artiste américaine qui fait dans l'ambient et l'expérimental (et tout ce que cela recouvre), avec une prédominance pour le violon, elle qui a eu une formation de violoniste au conservatoire de Chicago.

Fort de ce premier disque, Pan American et Chelsea Bridge ont également publié à la toute fin de 2025 Another Green, vieille chanson que Mark Nelson avait dans ses tiroirs depuis quelques années, et Another Blue. Deux morceaux intimement liés, le second étant une relecture du premier. Car si Another Green est plein d'une ambiance vaporeuse et évanescente, où électronique et violon se tournent autour et se complètent, Another Blue (en écoute aujourd'hui) est le même morceau duquel la partie électronique a été supprimée, et toutes les pistes de violons (elles sont au nombre de quatre) ont été remixées et amplifiées. Et le résultat est stupéfiant, très néo-classique dans l'esprit, magnifiquement cinématographique, mélancolique à souhait et beau comme jamais.

Si Pan American et Chelsea Bridge devraient se retrouver sur 'Fly The Ocean In A Silver Plane', le prochain album du premier prévu pour le 20 mars prochain, cela serait heureux de les voir continuer leur dé/reconstruction d'Another Green : il y a tout un spectre de couleurs à leur disposition, prêt à être imaginé.

Album : -
Année : 2025
Label : Northern Spy Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Another Blue de Pan American et Chelsea Bridge est également en écoute ci-dessous :

En bonus, voilà Another Green, la matrice qui donnera ensuite Another Blue de Pan American et Chelsea Bridge :

mardi 27 janvier 2026

[Track of The Day] Radioactivity - Analog Ways

Dix tout pile après leur deuxième album, Radioactivity est revenu aux affaires l'été dernier avec 'Time Won't Bring Me Down'. Si cette intro on ne peut plus bateau sonne à vos oreilles comme celle de quelqu'un qui attendait impatiemment le retour du groupe et qui s'étonnait d'une si longue absence, sachez qu'il n'en est rien : Radioactivity était jusqu'il y a quelques semaines encore tout à fait inconnu à mon bataillon. Mais, à en croire ce que j'ai pu en lire, pas de la scène texane où il a sa petite notoriété voire un petit statut de légende indie du coin, notamment Jeff Burke, un des (si ce n'est le) leaders et surtout principal compositeur.

Basé initialement à Denton, où le groupe s'est fondé et a exercé ses talents au début des années 2010, avant que la vie, les envies personnelles et le COVID ne fassent éclater tout cela, Radioactivity est aujourd'hui un groupe éclaté sur le territoire américain mais qui n'a rien perdu de son envie de jouer et d'écrire ensemble. Un quatuor composé de membres d'autres groupes punk de la scène texane dont Radioactivity était un des parangons.

Pourtant, à l'écoute de 'Time Won't Bring Me Down', cette étiquette de groupe punk et/ou garage prend du plomb dans l'aile. Car sur les dix chansons de cet album composé et enregistré au fil de l'eau et sur près d'une décennie par Radioactivity, on est plus sur un mélange de power-rock et power-pop, avec une prédominance de guitares nerveuses et souvent endiablées certes, mais à l'écriture punk moins marquée. Ce qui n'est pas un frein à son charme loin de là : court (11 morceaux pour 30 minutes), efficace, 'Time Won't Bring Me Down' est un disque réussi, très séduisant, qui culmine sur Analog Ways (en écoute aujourd'hui), chanson remarquable, pop dans l'âme et à la mélodie empreinte de mélancolie. 

Album : Time Won't Bring Me Down
Année : 2025
Label : Dirtnap Records / Wild Honey Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Analog Ways de Radioactivity est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson réussie de 'Time Won't Bring Me Down' de Radioactivity, voilà Shell :

mercredi 21 janvier 2026

[Track of The Day] Molly Nilsson - How Much Is The World

Toujours dans mes pérégrinations 2025, voilà aujourd'hui un disque absolument charmant découvert au hasard de bilan de fin d'année. Celui de Molly Nilsson, suédoise installée à Berlin et qui a une carrière de près de vingt ans derrière elle. Je le précise car je ne crois pas avoir déjà posé mes oreilles sur un de ses albums jusque-là. Et son 'Amateur', sorti le 1er octobre dernier, donne envie d'en savoir - beaucoup - plus, plein de synth-pop et d'électro-pop qu'il est, entouré d'une sorte d'aura lo-fi et/ou DIY.
 
De cet album séduisant, remarquable par moments même, on retiendra surtout deux chansons : le pop-punk absolument jouissif Get a Life et How Much Is The World (en écoute aujourd'hui), balade synthétique et pop (à moins que ce ne soit l'inverse), ample, pleine de mélancolie, au rythme à tomber à la renverse, à la voix de Molly Nilsson belle comme tout, cachée derrière sa bulle d'écho, dont le texte, critique du capitalisme effréné dans lequel nos sociétés occidentales se noient chaque jour un peu plus, prend depuis le début de l'année une pertinence encore plus grande.

Album : Amateur
Année : 2025
Label : Night School Records / Dark Skies Association

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, How Much Is The World de Molly Nilsson est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Amateur' de Molly Nilsson, voilà Get a Life :

Le clip de How Much Is The World, un des singles extraits de 'Amateur' de Molly Nilsson :

mardi 20 janvier 2026

[Track of The Day] Autocamper - Red Flowers

On a beau faire en sorte de ne les utiliser que comme jukebox géant et base de découvertes immense et très pratique, il arrive qu'à cause des plateformes de streaming (devenues en une dizaine d'années des compagnons de route quotidiens), on passe à travers de quelques albums pour lesquels on a une certaine appétence. C'est en tout cas mon cas.

Prenez Autocamper, groupe originaire de Manchester. Après quelques singles prometteurs, les voilà signés chez Slumberland Records qui, au printemps dernier, commencent à teaser la sortie future d'un premier album. N'ayant pas retenu la date mais très intéressé, j'ai attendu la sortie officielle, visité chaque vendredi la page Spotify du groupe espérant que le disque soit enfin disponible. Et puis rien. Chaque semaine, le même résultat : leurs derniers singles et rien de plus. Je me suis dit alors que ce que j'avais pris pour un premier album n'était en fait qu'une collection de singles, et que la suite viendrait sans doute en 2026.

Sauf que, non. Autocamper a bien publié en 2025 son premier album, 'What Do You Do All Day?'. Il contient bien les trois singles poussés en amont, Again, Red Flowers et Proper. Sauf que, hormis ces trois chansons, le disque n'a pas été diffusé sur les plateformes de streaming (et quelles qu'elles soient d'ailleurs) mais uniquement sur Bandcamp, lieu refuge et si essentiel pour la musique indépendante.

Choix audacieux à notre époque tant les plateformes centralisent tout et offrent une visibilité (certes souvent de façade) à nulle autre pareille - en tout cas si votre algorithme est bien réglé. Et choix payant au final, Autocamper ayant vendu une bonne partie de ses pressages, qu'ils soient vinyle ou CD (ces gens, au contraire de beaucoup d'autres, savent faire les choses bien).

Un succès indie, d'aucuns diront de niche, mais mérité tant 'What Do You Do All Day?' est un sacré premier effort. Un disque de jangle-pop aux élans rock, aux atours do-it-yourself, pas avare de quelques tubes (Again, Linnean, Proper) de mélodies catchy, de guitares fiévreuses et de soupçons mélancoliques, que les voix de Jack Harkins et Niamh Purtill chantent diablement bien. Comme sur Red Flowers (en écoute aujourd'hui), bien belle balade sublimée par une flûte du meilleur effet. 

Ne reste plus désormais qu'à trouver une copie de cet album. Car c'est le problème quand on passe à côté d'un disque d'un groupe comme Autocamper, à la notoriété balbutiante : la quantité de pressage est limitée, mais la qualité des compositions fait que six mois après sa sortie, ils ont déjà tout vendu.

Album : What Do You Do All Day?
Année : 2025
Label :  Slumberland / Safe Suburban Home

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Red Flowers d'Autocamper est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'What Do You Do All Day?' de Autocamper, voilà Linnean :

Le clip de Again, la chanson d'ouverture de 'What Do You Do All Day?' d'Autocamper :

 

jeudi 15 janvier 2026

[Track of The Day] Mina Tindle - Pour Le Soleil

'Compass Rosa'. Voilà un disque qui, bizarrement, n'a pas trop fait parler de lui en fin d'année dernière. « Bizarrement » parce que derrière ce quatrième album de la parisienne Mina Tindle se trouve du beau monde : Bryce Dessner de The National, qui joue autant qu'il produit le disque, James Mc Alister, croisé notamment sur 'The Planetarium', le Quatuor Zaïde et… Sufjan Stevens, très discret depuis le beau 'Javelin' et quelques soucis de santé qu'on annonce derrière lui, qui ici joue (piano, synthé) autant qu'il chante (quatre morceaux sur les dix de l'album), prolongeant ainsi sa collaboration avec la française débutée sur le précédent disque de cette dernière, 'SISTER', où il partageait avec elle le joli Give a Little Love .

« Bizarrement » parce que tout est beau dans cet album très Sufjan-ien, de la voix et du chant de Mina Tindle, tantôt en anglais (où sa fragilité rappelle souvent Emiliana Torrini époque 'Fisherman's Woman'), tantôt en français (où là c'est plus l'ombre de France Gall qui volette à travers son chant, ses inflexions et sa douceur) aux compositions très mélancoliques, dont l'inspiration est à chercher du côté de 'The Ascension', dont 'Compass Rosa' reprend certains codes.

Mais encore plus bizarre, malgré mon adoration absolue de Sufjan Stevens, ce n'est pas une chanson en duo avec lui qui est en une de ce papier. Pourtant, il y avait de quoi faire avec How Many (quelle merveille d'ouverture) ou Heaven Thunder (sorte de titre écarté du tracklisting final de 'The Ascension'). Mais partons sur Pour Le Soleil. Une chanson en français, à la composition superbe, aux arrangements soyeux (dont les cordes évoque la fin de l'épopée 'Illinoise'), à la progression belle comme jamais, où Mina Tindle sonne plus qu'ailleurs sur 'Compass Rosa' comme une France Gall de la fin des années 70. En un mot comme en cent, splendide, pour celle qui est en train de s'imposer comme la Laetitia Sadier de son temps.

Album : Compass Rosa
Année : 2025
Label : S76

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Pour Le Soleil de Mina Tindle est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson très réussie de 'Compass Rosa', voilà Heaven Thunder, que Mina Tindle chante avec Sufjan Stevens :

Le clip/paroles de How Many, la chanson d'ouverture de 'Compass Rosa', un des quatre morceaux que Mina Tindle partage le micro avec Sufjan Stevens : 

mercredi 14 janvier 2026

[Track of The Day] Lord Huron - Who Laughs Last (feat. Kristen Stewart)

Toujours avec le regard fixé sur l'année 2025 (décidément riche, quoi que certains en disent), évoquons aujourd'hui Who Laughs Last de Lord Huron, une chanson qui va bientôt fêter ses un an - elle a été le premier single extrait de 'The Cosmic Selector Vol. 1', le cinquième album des américains. Et à côté de laquelle je suis totalement passé l'an dernier.

Une chanson que le quatuor a enregistré avec l'actrice Kristen Stewart, qui ici joue une jeune femme au volant de sa voiture, qui traverse de longues plaines où la lumière disparait peu à peu, en monologuant, d'une voix un peu douce et un peu lasse, sur cette plongée dans la pénombre et sur la peur et la fascination qu'elle lui inspire. 

Quid de Lord Huron ? Ils sont autour, et assurent le tempo et attendent, tapis dans l'ombre, qu'une fenêtre s'ouvre pour mieux débouler. C'est évidemment au moment du refrain qu'ils prennent le lead, avec la voix de Ben Schneider comme porte-étendard, transformant ce road-trip un peu hanté/poisseux en chanson rock remarquable. Il eut été de ne pas la mentionner dans ces pages. Même avec un an de retard.

Album : The Cosmic Selector Vol. 1
Année : 2025
Label : Mercury Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Who Laughs Last de Lord Huron, avec la participation de Kristen Stewart, est également en écoute ci-dessous :
 

Le clip de Who Laughs Last de Lord Huron et avec Kristen Stewart :

mardi 13 janvier 2026

[Track of The Day] Tchotchke & The Lemon Twigs - Tchotchkes

Peut-on écouter une chanson ou un disque de Noël quand, justement, Noël est derrière nous ? Grande question, peut-être pas philosophique certes mais qui mérite d'être posée. Car tout de même, ce genre est très circonscrit à une période plutôt courte et devient désuet une fois le 25 décembre passé. Que fait-on alors quand on découvre une chanson de haute volée après les fêtes, quand foie gras, huitres et autres papillotes ont été digérées et que la routine a repris le pouvoir ? Hé bien, on s'en émerveille quand même.

Le morceau en question est Tchotchkes et est l’œuvre de Tchotchke, un trio féminin de New-York, et du duo des frères D'Addario The Lemon Twigs, groupe qui semble avoir retrouvé une nouvelle jeunesse depuis sa signature chez Captured Tracks. Deux groupes qui ne sont pas des inconnus l'un pour l'autre, loin de là : Tchotchke a déjà ouvert la scène aux Lemon Twigs ; ces derniers ont produit et joué sur les deux albums de ces dames ; et, histoire de faire un point gossip, la bassiste Eva Chambers fréquente Michael D'Addario tandis que la batteuse Anastasia Sanchez est, elle, en couple avec Brian D'Addario. Une affaire d'amour et d'amitié donc.

Et Tchotchkes dans tout cela ? Bien qu'elle parle de Noël, de ces moments où on tient à acheter le plus beau et le plus cher cadeau du monde à celle/celui qu'on aime alors qu'il/elle ne souhaite rien de plus qu'un bibelot qui lui correspond, c'est avant tout une merveilleuse chanson pop, à la veine formidablement Beach Boys (la voix de Michael D'Addario sonne de plus en plus comme celle de Brian Wilson jeune), aux arrangements soignés, pleine d'harmonies vocales magnifiques - si propres aux auteurs de 'Pet Sounds' -, et à la mélodie emballante qu'on a envie de chanter à tue-tête. Aussi bien un 13 janvier, un 20 mars qu'en plein milieu de l'été. Des morceaux comme cela, ça se déguste tous les jours. 

Album : -
Année : 2025
Label : Captured Tracks

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Tchotchkes de Tchotchke & The Lemon Twigs est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Tchotchkes de Tchotchke & The Lemon Twigs :

lundi 12 janvier 2026

[Track of The Day] The Royston Club - Shivers

Après une pause nécessaire suite au bilan de l'année 2025 (en quatre épisodes), il était temps d'ouvrir 2026, mon chapeau en ayant marre d’avoir été oublié je ne sais où. Mais avant de complètement passer dans cette nouvelle année et de se focaliser sur les nouveaux singles et albums à venir, continuons de prospecter 2025, car les différents top annuels lus ici et là n’ont pas été avares de découvertes qui étaient totalement passées sous mon radar.

Commençons avec The Royston Club, quartet originaire de Wrexham au Pays de Galles, ville dont j'avais jusque-là uniquement croisé le nom en regardant le classement du Championship, championnat dont le Wrexham A.F.C. (qui vient de fêter ses 161 ans) est un pensionnaire régulier. Et surtout Shivers (en écoute aujourd'hui), la chanson qui ouvre leur deuxième album, publié en août dernier, 'Songs For The Spine'. Une chanson pleine d’allant, d’énergie et d'urgence, de riffs généreux, d'une basse superbe et d'une seconde partie qui lui confère ce qu'il faut pour être un tube évident.

Certes, le reste de l’album est moins emballant, la faute à des compositions trop communes pour se démarquer de la scène britannique actuelle et des balades trop maniérées pour être vraiment touchantes, mais il y a quelques prémices ici qui font dire que si, à l’instar du club de sa ville, The Royston Club est encore à ce jour un groupe coincé dans la D2 de la pop et du rock britannique (ce qui est tout sauf une insulte pour moi), il n'est pas dit qu'il y reste éternellement. Surtout si leur avenir s’inscrit dans la lignée de Shivers, première chanson de l'année 2026 dans ces pages donc. Année que je vous souhaite d'ailleurs la plus belle possible.

Album : Songs For The Spine
Année : 2025
Label : Run on Records / Modern Sky UK

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Le clip de Shivers, la chanson d'ouverture de 'Songs For The Spine' de The Royston Club :

mercredi 24 décembre 2025

[Track of The Day] Julii Sharp - Chrysalis

Avant le dernier « Album 2025 » prévu vendredi, et avant la traditionnelle séquence « Bilan annuel », place aujourd'hui à la dernière « Track of The Day » de l'année, et si vous voulez mon avis, pas la plus vilaine. La chanson se nomme Chrysalis et est extraite de 'Burning Line', le premier album d'une certaine Julii Sharp qui, comme son nom ne l'indique pas, est toulousaine. Une artiste repérée dans les pages des toujours sûrs (et toujours là !) Benzinemag début décembre.

Et quelle belle surprise ! Un disque d'indie-rock, mais à la langueur certaine, où si l'électrique règne en maître, le folk, autant dans les ambiances que dans l'écriture, n'est jamais très loin. Un album très réussi, chanté dans un anglais impeccable et sans accent, où volent ici et là les âmes de Nina Nastasia (beaucoup) et Laura Veirs (surtout), notamment sur, donc, Chrysalis, sans doute le titre le plus énervé, le plus enlevé et le plus marquant de 'Burning line'. Une chanson furieusement rock, et tube d'un album en forme de véritable coup de cœur.

Album : Burning Line
Année : 2025
Label : Only Lovers Records / Modulor

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Chrysalis de Julii Sharp est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Pirate in the Room de Julii Sharp, le single extrait de 'Burning Line' :

mardi 23 décembre 2025

[Track of The Day] Haley Heynderickx & Max García Conover - Cowboying

Dès que l'on évoque la musique folk, instantanément, la figure tutélaire de Bob Dylan s'impose. Encore aujourd'hui, tout ce qui sort et sonne folk lui est invariablement comparé (et par moi le premier). Comme si l'on ne pouvait pas se défaire (à raison) de l'aura gigantesque de celui qui a donné ses lettres de noblesse au genre - au moins à un niveau médiatique. Pourtant, il y a un homme qui avant Dylan était la matrice de tout (ou presque) : Woody Guthrie. Un homme né en 1912, mort à seulement 55 ans, mais dont les protest-songs ont inspiré toute une génération de musicien à la fin des années 50 et au début des 60 (Pete Seeger, Joan Baez, même Springsteen, et évidemment Dylan, qui en était fan).

Sur 'What of Our Nature', c'est à ce même Woody Guthrie que Haley Heynderickx et Max Garcia Conover rendent hommage. Non pas en reprenant ses chansons ou celles qu'il a laissées dans un tiroir, mais en essayant de composer « à la manière de », en mettant la politique au centre, le tout saupoudré, évidemment, de folk. Et c'est plutôt très réussi. Sans doute beaucoup moins engagé que le maître en la matière (la chronique de pitchfork l'explique d'ailleurs très bien, voir plus bas), le duo américain n'est tout de même pas en reste, avec notamment des titres comme Song for Alicia, Buffalo, 1981 ou In Bulosan's Words. Mais, à la différence de Woody Guthrie, au folk plus brut et qui va à l'essentiel, Haley Heynderickx et Max García Conover, sans habiller leurs chansons de fioritures, alignent les moments folk de grande beauté, aussi lumineux qu'aériens et dont le mélange de leurs deux voix évoquent (forcément) Bob Dylan et Joan Baez. Bref, en dix chansons et trente-deux minutes de haute tenue, Haley Heynderickx et Max García Conover rendent un très bel hommage à non pas un mais trois des piliers de cette musique à nulle autre pareille.

Bonus : La belle chronique de Pitchfork de 'What of Our Nature' de Haley Heynderickx & Max García Conover est à lire ici

Album : What of Our Nature
Année : 2025
Label : Fat Possum Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Cowboying de Haley Heynderickx & Max García Conover est également en écoute ci-dessous :

Autre chanson remarquable de 'What of Our Nature' de Haley Heynderickx & Max García Conover, voilà Mr. Marketer :

Le clip de Fluorescent Light, un des singles extraits de 'What of Our Nature' de Haley Heynderickx & Max García Conover :

 

lundi 22 décembre 2025

[Track of The Day] Jim White and Trey Blake - Down To The River We Go

Après avoir évoqué par deux fois cette année Willow Avalon, autrice d'un premier album splendide 'Southern Belle Raisin' Hell' (et accessoirement, ma révélation 2025), il était plus que temps de parler de son paternel, Jim White qui, à bientôt 70 ans, a publié en janvier dernier, un disque aussi sombre qu'habité. 

Il s'appelle 'Precious Bane' et a été enregistré avec l'anglaise Trey Blake, une artiste rencontrée au sortir d'un concert de l'américain à Londres, qui lui avait offert le roman... 'Precious Bane', écrit en 1924 par Mary Webb. Intrigué, Jim White va donner suite à cette première rencontre et les deux vont ainsi créer une longue relation épistolaire qui, bien des années plus tard, trouve une concrétisation musicale des plus belles.

Enregistré à distance (lui aux États-Unis, elle en Angleterre), ce disque est un long voyage entre folk et country, où guitare, banjo, flûte, clavier, harmonica et autres marimba se partagent la vedette. Mais ce n'est pas un voyage lumineux et chaleureux. Ici, la balade est sombre, hantée, comme si l'on traversait des plaines désertées et désolées, sous un ciel bas, noir et orageux (la pochette est un bon résumé). Le chant (que les deux se partagent) est à l'unisson, notamment celui de Trey Blake - que Jim White présente comme la « UK's undiscovered Patti Smith » et qui a ce je ne sais quoi d’Édith Piaf - si belle, si particulière, si habitée, si unique plus simplement, comme toutes ces voix qui n'avaient pas envisagé un jour de chanter.

Porté par des titres comme Down To The River We Go (en écoute aujourd'hui), l'ouverture Ghost Song, Rushing In Waves ou His Lady, ténébreux à bien des égards, et rappelant autant Nick Cave que Tom Waits, 'Precious Bane' est un album qui prend son temps pour installer son ambiance funeste, pour mieux raconter ses histoires et élever au plus haut sa noirceur et sa mélancolie. Et qui touche souvent au sublime.

Album : Precious Bane
Année : 2025
Label : Fluff and Gravy Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Down To The River We Go de Jim White and Trey Blake est également en écoute ci-dessous :

Autre très belle chanson extraite de 'Precious Bane' de Jim White et Trey Blake, voilà Rushing In Waves :

Le clip de Rushing In Waves, le single extrait de 'Precious Bane' de Jim White et Trey Blake :

mardi 16 décembre 2025

[Track of The Day] Lone Deer Laredo - Rambling Fish

Marketée et poussée par des mastodontes qui n'ont pas d'autres solutions que de faire prendre la sauce auprès du grand public sous peine de voir la - leur - bulle exploser en plein vol et créer une crise sans précédent, l'Intelligence Artificielle est devenue incontournable dans le débat public. Mais dans nos vies ? C'est encore à prouver.

Pourtant, le pli a été pris par beaucoup. Les créas IA s'enchainent, toutes plus réalistes les unes que les autres, mais toujours (à l'heure actuelle en tout cas) avec ce grain et cette patine encore reconnaissable et manquant incroyablement d'âme. 

Qu'en est-il de la musique ? Il s'avère que près d'un tiers de la musique mise en ligne chaque jour sur Spotify, Deezer et compagnie (environ 40 000 chansons) est créée entièrement par l'Intelligence Artificielle. Pire, des "groupes IA" connaissent même un certain succès, trompant l'utilisateur alors qu'aucune création humaine n'est derrière (l'exemple de The Velvet Sundown l'été dernier). Désespérant.

D'où désormais une certaine méfiance à chaque découverte d'un groupe dont les informations sont plus que parcellaires. C'est le cas de Lone Deer Laredo. Un duo finlandais composé de Paola Suhonen et Olli Happonen, qui fait dans la folk/americana presque orchestrale au cachet 70s, dont les albums sont disponibles sur les plateformes de streaming… mais pas bien plus (pas de bandcamp, à peine quelques chansons sur soundcloud). Leur label ? Ivana Helsinki Records, une structure lancée et conduite par... Paola Suhonen elle-même, mais qui est avant tout un grand bazar artistique, lorgnant autant vers la mode, le design que le cinéma, qu'une maison de disque.

Heureusement, en fouillant bien les méandres du net, on finit par trouver quelques photos de showcase que Lone Deer Laredo a donné il y a quelques années, des chroniques ici et là de leurs premiers disques. Et c'est à peu près tout. C'est peu, certes, mais c'est déjà ça. Surtout, cela valide donc leur existence réelle. Et cela aurait été dommage que ce ne soit pas le cas. Car leur 'Lone Deer Laredo, Vol. 3 (3/7)' a une belle gueule. Troisième album d'une série de sept, débutée en 2019, toujours enregistré à Nashville, toujours produit par Brad Jones, toujours avec la même pochette où seule la couleur de fond change, ce disque propose une americana très bien ouvragée, joliment corsetée de mélodies soignées et qui sent bon, donc, les années 70. La voix de Paola Suhonen est belle, les arrangements autour d'elle sont plutôt raffinés et la magie opère assez rapidement - il suffit de lancer Rambling Fish (en écoute aujourd'hui) sa flute traversière légère, sa guitare qui slide à ses côtés, pour s'en rendre compte.

Lone Deer Laredo existe donc bien et n'est pas une création uniquement composée de 1 et de 0. Reste à savoir désormais si 'Lone Deer Laredo, Vol. 3 (3/7)' sortira un jour en version physique, comme ses deux prédécesseurs. Peut-être. Peut-être pas. On ne sait pas. Et on ne le saura sans doute jamais. La stratégie du secret est quelque-chose qui m'échappe mais j'imagine que cela participe à la séduction. Et plutôt que se plaindre, on se satisfera avant tout d'avoir d'aussi jolies mélodies à se mettre sous l'oreille.

Album : Lone Deer Laredo, Vol. 3 (3/7)
Année : 2025
Label : Ivana Helsinki Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Rambling Fish de Lone Deer Laredo est également en écoute ci-dessous :
 

lundi 15 décembre 2025

[Track of The Day] Cory Hanson - Bird on a Swing

En 1969, pour ouvrir son deuxième album 'Songs From a Room', Leonard Cohen avait choisi Bird on the Wire. Une chanson destinée à être une de ses plus célèbres compositions, qui marqua son monde à l'époque (Tim Hardin la reprendra et lui donnera même le titre de son album de 1971), à tel point même que Kris Kristofferson, à son écoute, demanda à ce que les trois vers inauguraux (« Like a bird on the wire / Like a drunk in a midnight choir / I have tried in my way to be free ») figurent sur sa pierre tombale le jour il passerait de l'autre côté.

Cinquante-six ans plus tard, Cory Hanson ouvre son quatrième album 'I Love People' par Bird on a Swing. Et il est difficile de ne pas y voir une référence évidente au chef d’œuvre de Cohen. A ceci près que Cory Hanson renverse tout. Musicalement déjà où, à l'ambiance presque austère de Bird on the Wire, Bird on a Swing oppose un folk plein de pop, aux légers accents country, aux chœurs soulful à souhait, mené par une mélodie au piano, certes mélancolique, mais enjouée. Stylistiquement aussi : là où Bird on the Wire voyait un narrateur épris de liberté qui s'excusait de ceux qu'il avait pu blesser en devenant libre, Bird on a Swing est une chanson où le héros vit mal cette libération : le texte est amer (« I can count on my friends / Like I count on my debts »), désabusé (« I'm a lonely bitter soul / I got sadness in my skull / And I'm only kind to strangers / They're the only people I don't know ») voire désespéré par moments (« I rode on the darkest range / I worked a thousand graveyard hours / I have no blood left in my veins »), et l'on se dit très vite que cette liberté gagnée est beaucoup plus contrainte que souhaitée (« That's the cost of being free »).

Et le résultat final est grandiose. Car Bird on a Swing est sans doute une des toutes meilleures chansons d'ouverture de 2025. Vous comprendrez donc qu'à quinze jours de la quille, il était temps pour moi de l'évoquer. Surtout quand on sait que 'I Love People' de Cory Hanson est sorti le 25 juillet dernier.

Album : I Love People
Année : 2025
Label : Drag City

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, Bird on a Swing de Cory Hanson est également en écoute ci-dessous :

Le clip de Bird on a Swing, chanson qui ouvre 'I Love People', le nouvel album de Cory Hanson :

mercredi 10 décembre 2025

[Track of The Day] The Radio Field - It's Alright (feat. The Baumhoff Explosives)

Alors que la fin d'année approche à grands pas, essayons de consacrer les prochains jours et semaines à toutes ces chansons et tous ces disques que je n'ai pas encore eu le temps d'évoquer dans pages. A ces albums qui méritent qu'on s'y attarde, et quand bien même, une nouvelle fois, si l'habitude des médias et des plateformes de streaming veut qu'une année dans le monde de la musique ne dure que dix mois et demi.

Premiers à ouvrir le bal, le nouvel album des allemands (de  Düsseldorf) de The Radio Field (projet solo de Lars Christian Schmidt devenu depuis quatuor), 'Air and Sunlight'. Un disque qui reprend le style iconographique de son prédécesseur 'Don'ts And Dos' (2023), qui va à l'essentiel (dix chansons pour 31 minutes), absolument charmant, basé sur un socle - évident - de jangle-pop mais qui ne s'y cantonne pas. Flirtant plus souvent qu'à son tour avec un power-rock (pour ne pas dire indie) qu'il maitrise totalement, plein de riffs efficaces (magnifique Apogee, superbe Same en toute fin, qui n'est pas sans rappeler les Luxembourg Signal et leur fameux Laura Palmer), lorgnant même sur des ambiances shoegaze (What It Takes), 'Air and Sunlight' est un - très - bel album, qui fait montre d'un talent de composition certain, qui ne lésine pas sur les mélodies catchy (pour ainsi, toutes ou presque le sont) où transpire souvent une mélancolie douce, les guitares sautillantes ou nerveuses mais toujours chiadées, et dont les invités nombreux (The Baumhoff Explosives, Klee, Crystal, Herr Wade, Mimi Welldirty), apportent tous un petit plus aux morceaux - notamment les voix féminines. Un petit bonbon pop pour la faire courte.

Album : Air and Sunlight
Année : 2025
Label : Subjangle / Less Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, It's Alright de The Radio Field (avec la participation de The Baumhoff Explosives) est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait de 'Air and Sunlight' de The Radio Field, voilà Apogee :

Le clip de Ride With Me, un des singles extraits de 'Air and Sunlight' de The Radio Field :

jeudi 4 décembre 2025

[Track of The Day] MEMORIALS - In The Weeds

Duo composé de Verity Susman (Electrelane) et Matthew Simms (Wire, dans sa formation la plus récente), MEMORIALS avait épaté son monde l'an passé avec un premier album, 'Memorial Waterslides', genre indie-rock psyché et post-punk à la sauce Stereolab quand elle n'est pas Broadcast. Alors que la suite serait dans les tuyaux, les deux compères s'offrent un 45-tours pour finir l'année, à la diffusion très limitée certes (250 exemplaires, signés, estampillés à la main, numérotés, et évidemment déjà sold-out vous vous en doutez) mais au contenu savoureux.

Si les informations manquent pour la face-B, la face-A In The Weeds (en écoute aujourd'hui) a un sacré chien. Une chanson que MEMORIALS présente comme suit : « When life gives you lemons, make a dub/folk song! ». Tout un programme. Et il est vrai qu'il y a une patine dub (la production est formidable) qui entoure cette excellente chanson, sorte de grande messe pop gourmande mais turbulente, pleine de strates, aux claviers comme des orgues, à la batterie motorik, aux guitares éparses comme répétitives, et à la voix haut perchée.

Album : In The Weeds 7"
Année : 2025
Label : Fire Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, In The Weeds de MEMORIALS est également en écoute ci-dessous :
 

mardi 2 décembre 2025

[Track of The Day] Chronophage - Anti-Miracle

Après un 'Chronophage' qui ne tenait malheureusement pas la comparaison à la classe et la claque que fut la découverte 'Th'pig'kiss'd Album' en 2020, revoilà les texans de Chronophage. Et plutôt en grande forme. Signé désormais chez les californiens de Post Present Medium, le quatuor d'Austin a publié en juillet dernier un nouvel Ep, 'Musical Attack: Communist + Anarchist Friendship' (disponible au format 45-tours, voir plus bas).
 
Un disque qui voit Chronophage partager son temps entre rock à la Guided By Voices (Self Education), post-punk qui s'ignore, pop - quand elle n'est pas jangle - qui s'illumine d'un coup (Swords 'n' Sandals) ou se met à sautiller (Anti-Miracle, en écoute aujourd'hui), le tout enrobé d'une production lo-fi qui leur va bien au teint. Comme enregistré pied au plancher (quatre chansons pour tout juste neuf minutes), cet Ep de Chronophage part dans tous les sens, mais transpire de tant de sincérité, est si jouissif et a ne lésine pas sur les mélodies qu'il est difficile de ne pas en tomber fou.

Album : Musical Attack: Communist + Anarchist Friendship Ep
Année : 2025
Label : Post Present Medium

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Autre chanson extrait de cet Ep de Chronophage, voilà Self Education, qui ouvre 'Musical Attack: Communist + Anarchist Friendship Ep' :

lundi 1 décembre 2025

[Track of The Day] Pain-Noir - Soleil bas

Il y a onze ans, François-Régis Croisier avait abandonné ses habits de St. Augustine pour mieux enfiler sa tunique de Pain-Noir. Projet entièrement chanté en français, il s'était rapidement matérialisé par 'Pain-Noir', album lancé via un financement participatif, qui évoquait les mains calleuses des paysans, le travail aux champs et toute une ribambelles d'histoires venues du passé sur fond de folk et de pop délicates et mélancoliques.

Et puis... plus rien. Ce premier album de Pain-Noir dev(r)ait rester le seul. En tout cas officiellement, car François-Régis Croisier a déclaré il y a quelques semaines de cela qu'un deuxième album avait été enregistré dans les années qui ont suivi - avant de vite préciser qu'il ne verrait jamais le jour en tant que tel. Mais plutôt que de laisser ces chansons inédites dans des tiroirs, il a décidé d'en dévoiler trois de plus, Dix Ans Plus Tôt ayant été déjà publiée en 2020 : Les animaux sont partis, La balle (est passée près du cœur) et Soleil bas (en écoute aujourd'hui). Trois petites beautés, dans la lignée de 'Pain-Noir', toujours avec cette ambition folk (dans son acception la plus pure, une musique solitaire et qui touche à l'intime) chevillée au corps et au coeur, toujours ces ambiances sombres, comme hantées parfois, toujours cette sincérité qui transpire de chaque sillon, toujours ces mélodies pleines de mélancolie.

Album : 2 Ep
Année : 2025
Label : -

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Autre chanson inédite récemment publiée par Pain-Noir, voilà La balle (est passée près du cœur) :

jeudi 27 novembre 2025

[Track of The Day] Daily Toll - A Light

Au départ duo (Kata Szász-Komlós et Jasper Craig-Adams), désormais trio (Tom Stephens), Daily Toll est un groupe originaire de Sidney en Australie qui, après avoir autoproduit quelques singles et Ep entre 2021 et 2024, vient de publier 'A Profound Non-Event', son premier album... chez les anglais de Tough Love Records. Cheminement curieux donc et difficulté à comprendre comment le pays continent n'a pas trouvé un label digne de ce nom pour les signer sur place. Car si les Daily Toll veulent nous faire croire que ce premier album est un évènement insignifiant, il n'en reste pas moins que 'A Profound Non-Event' est un disque qui a de la gueule et un sacré chien.

Sorte de pop lo-fi aux accents folk qui rappelle par moments les néerlandais de Lewsberg, de jangle-pop brute et de post-punk léthargique, cet album, peu avenant de prime abord, regorge de petites pépites désabusées, mené par une rythmique métronomique qui lui donne un côté diablement hypnotique. Et si l'on aurait pu choisir l'évident Killincs comme Track of The Day, on préfèrera A Light (en écoute aujourd'hui), chanson de clôture et balade lancinante superbe qui, si elle n'est pas à l'os, sonne comme telle. Car s'il est important de bien ouvrir un disque, il est encore plus important de bien savoir le finir. Surtout quand c'est le premier. Et ça, les Daily Toll l'ont bien compris.

Album : A Profound Non-Event
Année : 2025
Label : Tough Love Records

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En plus des playlists Spotify, Deezer, Tidal et YouTube, A Light de Daily Toll est également en écoute ci-dessous :

Autre extrait (et chanson majeure) de 'A Profound Non-Event' de Daily Toll, voilà Killincs :