Affichage des articles dont le libellé est Track of the day 2017. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Track of the day 2017. Afficher tous les articles

jeudi 25 janvier 2018

[Track of The Day] Hurray For The Riff Raff - Pa'lante

Après Lens Mozer, autre découverte que je dois à Sean de Said The Gramophone, voilà Pa'lante de Hurray For The Riff Raff.

Niveau nom de groupe, on est pas loin du grand n'importe quoi, mais on n'est plus à ça près de nos jours. Donc Hurray For The Riff Raff ou un groupe venu de la Nouvelle-Orléans et mené par la voix de Alynda Segarra, dont l'organe rappelle par moments celui de Fiona Apple.

La chanson dont il est question aujourd'hui se trouve sur le dernier album en date - le  septième - de Hurray For The Riff Raff, 'The Navigator'. Un disque sympathique même si pas follement passionnant sur la longueur mais à la toute fin duquel on peut donc trouver Pa'lante (qui se traduirait par « avançons !», désolé j'ai fait allemand LV2), superbe chanson  qui évoque le sort de la culture et de l'histoire Porto-Ricaine.

La chanson est très engagée (« To all who had to hide, I say, ¡Pa’lante! To all who lost their pride, I say, ¡Pa’lante! To all who had to survive, I say, ¡Pa’lante! To my brothers, and my sisters, I say, ¡Pa’lante! ») et le fait avec une beauté musicale admirable et découpée en trois actes : le piano et la voix calme de Alynda Segarra sur le premier, une mélodie plus enlevée voire sautillante sur le second et enfin, le retour du piano-voix, avec une Alynda Segarra au chant vibrant et touchant. Bref, du grand art.

Album : The Navigator
Année : 2017
Label : ATO Records

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Pa'lante de Hurray For The Riff Raff est également en écoute ci-dessous :



Pa'lante de est également en écoute via youtube :


mercredi 24 janvier 2018

[Track of The Day] Lens Mozer - All My Friends

Si 2017 est morte, ne l'évacuons pas aussi sec. Car il y a bien de belles choses auxquelles nous sommes passés à côté, moi le premier.

D'ailleurs, en ce qui me concerne, le « Best of Songs 2017 » de Sean, grand ordonnateur en chef du vénérable Said The Gramophone recèle quelques petites merveilles (les 100 titres sont en écoute et à télécharger ici). La preuve en est avec All My Friends de Lens Mozer.

Une chanson qui n'a rien à voir avec celle de LCD Soundsystem. Ici, pas de piano répétitifs et obsédant à l'infini. Non, une chanson un brin psyché, avec une guitare pleine d'effets sur laquelle l'américain vient poser sa voix montant très haut et une mélodie qui transpire le spleen par tous les sillons.

All My Friends est le premier single de Lens Mozer donc, et a priori pas le dernier vu que le californien est en train d'enregistrer son premier album. Et pour ainsi dire, j'ai très hâte d'en savoir plus.

Album : -
Année : 2017
Label : Plastic Jurassic

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), All My Friends de Lens Mozer est en écoute ci-dessous, que ce soit via bandcamp ou via son clip :






jeudi 18 janvier 2018

[Track of The Day] Hamilton Leithauser - Heartstruck (Wild Hunger) (feat. Angel Olsen)

Autre chanson de 2017 à laquelle je suis totalement passé à côté, Heartstruck (Wild Hunger) de Hamilton Leithauser, la voix de feu The Walkmen, et Angel Olsen. Sortie en octobre dernier, je l'aurais découverte plus tôt, nul doute qu'elle aurait terminé bien haut dans mon top chansons de l'année.

Car c'est peu dire que cette chanson est en tous points formidable. Un titre délicieusement vintage, comme sorti tout droit de la fin des années 50, où le mariage des deux voix fait merveille.
Heartstruck (Wild Hunger) respire la passion et l'interprétation de Hamilton Leithauser autant que celle d'Angel Olsen semblent comme habitées. Le Where the Wild Roses Grow de 2017 en quelques sortes.

Album : - 
Année : 2017
Label : Glassnote


Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Heartstruck (Wild Hunger) de Hamilton Leithauser et Angel Olsen est en écoute ci-dessous via son clip :



lundi 25 décembre 2017

[Track of The Day] Randolph's Leap - Warm Oustide

25 décembre oblige, écoutons donc en ce lundi férié une chanson de Noël. Celle-ci est tirée de 'From Olive Us To Olive You', une compilation de Olive Grove Records, autant à but musical que solidaire, tous les bénéfices étant à reversé au CDH UK.

Au programme de cette compilation, une belle brochette d'artistes, essentiellement venus du roster de Olive Grove Records : State Broadcasters (dont il n'est jamais trop tard pour découvrir 'A Different Past', leur magnifique dernier album sorti cette année), Campfires In Winter, Henry & Fleetwood, Woodenbox et autres The Son(s).

Deux chansons se détachent des neuf autres de ce 'From Olive Us To Olive You' : l'épatant duo Christmas Eve Alone entre Carla J. Easton (de TeenCanteen et Ette) et Eugene Kelly (The Vaselines) et surtout Warm Oustide de Randolph's Leap, superbe chanson pop, avec son orgue synthétique du meilleur effet. Alors oui, tout ceci ne respire pas forcément la joie et le bonheur, mais c'est beau, donc que demander de plus ? 
En tout cas, des compilations de Noël de cet acabit, j'en veux tous les mois de décembre. Bonnes fêtes à toutes et tous.

Album : From Olive Us To Olive You
Année : 2017
Label : Olive Grove Records

Acheter (à partir de 0.50£)



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Warm Oustide de Randolph's Leap est également en écoute ci-dessous :


Pour finir, Christmas Eve Alone de Carla J. Easton et Eugene Kelly, la chanson qui ouvre ce 'From Olive Us To Olive You' d'Olive Grove Records :



jeudi 21 décembre 2017

[Track of The Day] Percolator - Law & Order

« Dans le système judiciaire, les crimes sexuels sont considérés comme particulièrement monstrueux. À New-York les inspecteurs qui enquêtent sur ces crimes sont membres d'une unité d'élite, appelée « Unité Spéciale pour les victimes ». Voici leurs histoires. (Boum boum) ».

Voilà une introduction bien débile pour évoquer Law & Order, la chanson qui m'a fait aimer 'Sestra', ce premier album (si je ne dis pas de bêtises) de Percolator, trio irlandais formé de Ian Chestnutt, Eleanor Myler et John ‘Spud’ Murphy, découvert il y a quelques semaines seulement.
Une chanson qui démarre presque calmement, avant que les guitares ne fassent leur œuvre. Le répit au milieu est de courte durée, un maelström sonore venant remettre le tout dans le droit chemin, avant que les Percolator reprennent le fil de leur chanson, mais en bien plus puissant et en alignant les couches de guitares.

Mais c'est plus globalement tout 'Sestra' qui est une claque comme on les aime. Un disque qui regorge d'influences et de sonorités diverses et qui est un peu le pendant « rock » du superbe album de James Holden (à découvrir ici). Il y a aussi bien du shoegaze, kraut-rock, de la noise (pop et rock), des drones, des guitares fuzz, de la reverb', des passages lumineux (ce Yellow Fire !) et mélodiques, que des rythmiques martiales et tonitruantes. 
« Pfu, en gros, le groupe est incapable de choisir un style, se cherche et pond un disque fourre-tout, c'est ça ? » me direz-vous ? Hé bien non, car tout est cohérent et s’enchaîne impeccablement. 'Sestra' a une vraie personnalité malgré la somme d’influences qui s'y trouve. Mieux, histoire de bien faire les choses, les Percolator terminent l'aventure par Binkle, chanson monstre de shoegaze de 10'40". Des gens de très bons goûts.

Sorti en avril dernier chez Penske Recordings, félicitons nous qu'un label français, Permafrost, sorte également ce 'Sestra' et pour rien (12€, voir lien plus bas). Car tenons le nous pour dit : Percolator est une des grandes révélations de 2017. Et un groupe à suivre assurément. Dire que je les ai raté à Lyon en juin dernier...

Album : Sestra
Année : 2017
Label : Penske Recordings / Permafrost

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog),  Law & Order de Percolator est également en écoute ci-dessous :



Pour finir, voilà Binkle, la chanson monstre donc qui clôt ce 'Sestra' de Percolator :


mercredi 20 décembre 2017

[Track of The Day] Richard Dawson - Weaver

On continue la semaine consacrée aux disques dont j’aurais voulu parler plus tôt mais dont je ne sais pas trop comment m’y prendre.
Voilà ainsi ‘Peasant’, le huitième album de Richard Dawson, artiste anglais originaire de Newcastle. Ou une plongée la tête la première dans un folk, avant, progressive ou orchestral de premier choix.

Se posant en véritable conteur, Richard Dawson place son disque, sa musique et ses histoires au Moyen-Âge dans la contrée de Bryneich (Bernicie en français) vieux royaume du nord de l'Angleterre et du sud de l’Écosse actuelles, depuis longtemps disparu.

'Peasant' s'ouvre sur Harald, un court instrumental où Richard Dawson et ses compagnons semblent s'accorder avant de démarrer Ogre (le single de l’album). De là, et durant 56 mns et 10 titres, l'album va dévoiler  une musique chaotique, rempli de clappings, de chœurs à l’unisson ou dépareillés, qui murmurent autant qu’ils crient, de harpe, de guitares parfois presque désaccordées, de rythmiques prenantes, de cordes effleurées ou maltraitées, noisy ou pop. Mais surtout, et c’est essentiel, encore plus quand il est question de folk, de chansons, d'histoires et de mélodies.

De toutes les chansons de ce ‘Peasant’, c’est Masseuse qui résume sans doute le mieux l'album (ses 11 mns referment l'aventure). Mais c'est Weaver qui retient l’attention, en tout cas la mienne. Une chanson qui passe par tous les états et qui se terminent en apothéose de chœurs qui semblent jouer leurs vies, et dont l'ensemble rappelle plus que jamais MiNORS.

Pour la faire courte, 'Peasant' de Richard Dawson est sans doute le disque de chez Domino qui aura fait le moins de bruit cette année, mais qui est sans aucun doute le plus beau sorti par l’écurie de Laurence Bell en 2017.

NB : Pour en savoir bien plus sur ‘Peasant’ de Richard Dawson, je vous conseille l’excellente chronique (comme souvent) de The Quietus

Album : Peasant
Année : 2017
Label : Domino

Acheter



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Weaver de Richard Dawson est également en écoute ci-dessous via son clip :


Autre single de ce 'Peasant' de Richard Dawson, Ogre et son clip là-aussi :



lundi 18 décembre 2017

[Track of The Day] ENTRANCE - I'd Be A Fool

Attaquons l’avant-dernière semaine de l’année qui devrait, si tout va bien, permettre d’évoquer des disques dont j’essaie de parler depuis des semaines voire des mois sans y arriver.

Commençons donc par ENTRANCE (oui, en majuscule), le nom de scène de Guy Blakeskee, californien d’origine dont le dernier album en date sous ce pseudonyme date de … 2004. Treize ans plus tard, voilà donc ‘Book of Changes’, le cinquième album d’ENTRANCE et le premier à attérir sur mes oreilles (et ce sur les bons conseils de Julien, l'homme qui possède beaucoup trop de disques).

Un des disques que j’ai sans doute le plus écouté de l’année, mais donc, bizarrement, un des albums dont je n’arrive pas vraiment à parler.

Pour la faire courte, je vous dirais donc que ‘Book of Changes’ a été enregistré avec des gens talentueux (Paz Lenchantin, Franz Lenz, Jessica Tonder, Lael Neale, Derek James ou Will Scott) et que ENTRANCE le décrit comme suit : « a poetic song cycle about the seasons of the heart, tracing an emotional journey through longing and emptiness to peace and redemption ».

Surtout, il y a dans quelque-chose d’assez hors du temps, presque anachronique qui se dégage de ce ‘Book of Changes’, de ses mélodies folk-pop et de cette voix qui pourra agacer (mais qui chez moi a tout l'effet inverse). Un peu à l'image de cette très belle pochette en quelque sorte.

Des 10 titres qui composent l’album, c’est vers I’d Be a Fool que va ma préférence : une très belle chanson, subtilement et élégamment arrangée (comme tout le reste d’ailleurs), avec de jolis chœurs, des violons discrets mais qui donnent un corps à l’ensemble et une belle guitare qui donne le « la » tout du long à ce disque parmi les plus beaux écoutés cette année.

Album : Book of Changes
Année : 2017
Label : Thrill Jockey


Acheter


En plus de la playlist Spotify (le disque est absent de Deezer de façon incompréhensible) dans la colonne de gauche de ce blog, I'd Be a Fool d'ENTRANCE est en écoute ci-dessous :



Autre chanson en écoute ce jour, Revolution Eyes, très belle conclusion de ce 'Book of Changes' d'ENTRANCE :


jeudi 14 décembre 2017

[Track of The Day] Beach Youth - Diary

Il y a eu l’époque des groupes en « The ». Et il y a désormais les groupes en « Beach » : Beach House, Beach Fossils, Menace Beach, Beach Baby, Beach Beach, j’en passe et des meilleurs. Et désormais… Beach Youth.

Eux, ils sont caennais, sont quatre et ont la pop à guitare dans la peau. Dans une veine à la Aline voire à la Granville, les Beach Youth chantent pour le coup eux en anglais. Un chant plutôt assuré d’ailleurs, pas trop « français » (la voix pas tant mis en avant que cela jouant aussi).

‘Singles’ est leur premier Ep qui regroupe, ô hasard, leurs premières chansons. Elles sont au nombre de 5 (une sixième, Waves, se trouve sur la version vinyle) et si tout ne me convainc pas totalement, tout ceci est prometteur.

A retenir Days, chanson à faire gigoter les pieds plus que de raisons, mais surtout Diary, titre qui ferme ce ‘Singles Ep’. Une chanson, de loin la plus longue des cinq, rappelant les Radar Brothers sur son introduction, prouvant que cette jeunesse plagiste pourrait faire son trou.

Album : Singles Ep
Année : 2017
Label : Beau Travail


Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Diary de Beach Youth est en écoute ci-dessous :



Autre titre de ce ‘Singles Ep’ de Beach Youth, Days :



Le clip de Diary de Beach Youth :



mercredi 13 décembre 2017

[Track of The Day] Lux’s Dream - Little Bean

Les Decibelles font dans le punk. Les Satellite Jockey dans la pop ouvragée. Les Luje dans un rock teinté de 90s. Dernière découverte  lyonnaise en date (merci Ninie !), voilà Lux’s Dream, « projet solo en trio voix-piano-synthé » (ce sont ses propres termes) de Sacha Navarro-Mendez, dont le dernier aboutissement est ce ’Tako Tsubo Ep’ sorti il y a quelques semaines.

Au programme, 6 titres de pop électronique, dream (sublime Little Bean, chanson du jour lumineuse) mais pas que, car parfois heurtée, aux quelques élans vocaux punks (My Own Steps), hip-hop (la production autour du piano de Hollow Shell) mais qu'elle chante à chaque fois d'une voix belle et qui se renouvelle.
On trouve aussi sur ce 'Tako Tsubo Ep' un Winter Solstice où elle fait se rencontrer le piano de Sufjan Stevens et l’élégance de Joanna Newsom. Oui, les rêveries de Lux’s Dream sont faites de tout ceci.

Album : Tako Tsubo Ep
Année : 2017
Label : L’Affect Records & Archipel

Acheter



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Little Bean de Lux's Dream est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson de ce 'Tako Tsubo Ep' de Lux's Dream, voilà Winter Solstice :



mardi 12 décembre 2017

[Track of The Day] Animal Collective - Man of Oil

Après un ‘Painting With’ en 2016, disque musicalement toujours très fouillé (ou fouillis pour les haters) mais avec un chant pop au possible et une volonté de composer des titres faciles et rapidement mémorisables, le groupe de Baltimore est revenu cette année avec deux Ep, qui respirent comme rarement chez eux la sérénité.

Totalement passé à côté, remercions avant tout Ariane qui m’a remis dans le droit chemin. Deux disques bien différents l’un de l’autre : d’un côté, ‘The Painters Ep’, qui se veut dans la lignée de ‘Painting With’, où les voix se croisent et se rebondissent dessus dans un ensemble très pop, même si les Animal Collective ralentissent l'allure.

De l’autre, ‘Meeting of The Waters Ep’, disque enregistré uniquement par Avey Tare et Geologist. Un album contemplatif à souhait, comme un retour aux sources, bricolé et aérien, d’où se dégage un Man of Oil absolument parfait (en écoute aujourd'hui), à la mélodie douce et simple, mais où la production continue de fourmiller de détails légers. Et mieux, la voix d’Avey Tare rappelle celle de Stephen Malkmus.

Album : Meeting of The Waters Ep
Année : 2017
Label : Domino



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Man of Oil d'Animal Collective est également en écoute ci-dessous :



Histoire de bien faire les choses, voilà Jimmy Mack, extrait de ‘The Painters Ep’ d’Animal Collective :


lundi 11 décembre 2017

[Track of The Day] Jason Molina - Solitude (Black Sabbath cover)

L’an passé, Secretly Canadian avait mis en vente un 45-tours de Jason Molina reprenant Townes Van Zandt, à l'occasion du Record Store Day, rendant à cette opération son vrai sens, dévoyé un peu plus chaque année. Deux chansons où Jason Molina rappelait comme jamais Jackson C. Frank.

Son label de toujours continue à aller piocher dans ce qui semble être d'innombrables archives du leader de Songs: Ohia décédé il y a déjà plus de 4 ans, en publiant un 45-tours de reprises de Black Sabbath.

Enregistrées à la fin des années 90, les deux chansons composant ce disque sont courtes (la seconde n'est d'ailleurs pas lisible sur le 45-tours, la face-B étant une œuvre gravée de Will Schaff), mais belle, intimiste (il y a sa guitare, sa voix et c'est tout), ténébreuse et sombre, à l'image de Jason Molina. Qu'est ce qu'il manque putain...
 
Album : The Black Sabbath Covers 7’’
Année : 2017
Label : Secretly Canadian

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Solitude de Black Sabbath mais par Jason Molina est en écoute ci-dessous :




Pour finir, voilà la version originale de Solitude par Black Sabbath :


vendredi 8 décembre 2017

[Track of The Day] Sufjan Stevens - Tonya Harding (in Eb major)

Mercredi, alors que la France perdait son héros national, Sufjan Stevens sortait deux versions d’une même chanson consacrée à Tonya Harding, la patineuse américaine à l’origine du plus gros scandale de ce sport lorsqu’elle avait envoyé quelqu'un tenter de fracasser à coups de barre à mines les jambes de Nancy Kerrigan, son équipière (et concurrente) d’alors en sélection nationale, ce juste avant les Jeux Olympiques de Lillehammer de 1994.

Dernièrement, dans le monde merveilleux de l'Internet, nous étions d'ailleurs quelques uns à deviser sur le sujet à l’occasion de la future sortie d’un biopic consacré à Tonya Harding (bande-annonce plus bas). Et nous nous étonnions que, pour un pays si enclin à mettre sur pellicule le moindre moment de gloire ou de descente aux enfers de ses concitoyens, il n’y avait pas eu à ce jour un film retraçant l’histoire tumultueuse (car l’histoire de Tonya Harding ne s’arrête évidemment pas au cassage de jambes de sa compatriote) de cette patineuse pas comme les autres.

Ce film va donc voir le jour et s’appellera ‘I, Tonya’. Sufjan Stevens, qui semble sincèrement aimer la patineuse de l’Oregon, a offert au producteur du film deux versions d’une chanson, simplement nommée Tonya Harding. Mais il semblerait que l’équipe du film ne lui ait pas trouvé de place. Pourtant (et le clip le prouve, voir plus bas), cette chanson, en plus d’être une vraie déclaration d’amour à la patineuse («  So fight on as you are My American princess May God bless you with incense You’re my shining American star »), possède une vraie force cinématographique.

Que ce soit dans sa version D Major ou Eb Major, Sufjan Stevens continue ici de tracer le sillon de ‘Carrie & Lowell’. Délicat, chanté d'une voix presque aérienne, Tonya Harding est une belle composition, dont la sincérité de Sufjan Stevens transpire de toutes parts.
Ces deux morceaux s'accompagnent aussi d'un long texte intitulé « Tonya Harding, My Star » revenant sur la vie de la championne américaine et sur les raisons de l'attachement de Sufjan Stevens à la star déchue (à lire ici), lui qui avoue essayer d'écrire sur elle depuis l'âge de 15 ans.

Ce Tonya Harding (qui sortira en 45-tours début 2018) prouve en tout cas que plus les années passent et plus Sufjan Stevens aime à sortir des chansons comme ça, au débotté. Ne suivant que son instinct et souhaitant autant partager ses nouveaux albums, des disques live, des compilations de chutes de studios que des inédits vieux de 10 ans. Qu'il en soit remercié à nouveau.

Album : Tonya Harding 7''
Année : 2017
Label : Asthmatic Kitty

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Tonya Harding (in Eb major) de Sufjan Stevens, très dépouillée, est également en écoute ci-dessous :



Tonya Harding (in D Major), l'autre version de ce 45-tours, plus orchestrée et plus lente, est également en écoute ci-dessous :


Le clip de Tonya Harding (in D Major), sur des images de la patineuse en 1990 lors des championnats de patinage des États-Unis :




Pour finir, la bande-annonce de ‘I, Tonya’, le film à venir sur Tony Harding, sans chanson de Sufjan Stevens donc :



jeudi 7 décembre 2017

[Track of The Day] Bill Baird - Never Go Home Again

En réponse à Aidan Baker et ses innombrables sorties (celui qui connaît toute sa discographie a mon respect le plus immense), voilà Bill Baird, artiste découvert grâce à Benthom de Benzine.

On n’est pas forcément sur le même nombre de sorties, mais quand même : trois albums rien qu’en 2017 pour ce musicien texan assez prolixe, que ce soit en groupe ou son son propre nom.

Pour être tout à fait honnête, ses deux premiers disques ne sont pas véritablement renversant. 'Baby Blue Abyss' n'ayant pas un intérêt dingue, concentrons-nous sur 'Easy Machines', le premier sorti en 2017. Un disque finalement anecdotique, manquant de cohérence et d’unité, pas toujours inspiré, mais où Bill Baird garde le meilleur pour la fin.

Car pour clore 'Easy Machines', le texan pond deux chansons particulièrement réussies. So Says Me, indie-pop aux guitares qui ne semblent jamais vouloir s'arrêter de riffer. Et un Never Go Home Again (en écoute aujourd'hui) qu'on dirait tout droit sortie de l'esprit des We Are Catchers. 

C'est peu mais elles ont le pouvoir assez fou de donner envie de réévaluer 'Easy Machines'. Sauf qu'à la réécoute, le constat reste le même sur les 8 premières pistes. Jusqu'à ces deux chansons donc, qui donne envie, etc. Un cercle sans fin. De l'intérêt de toujours soigner la fin d'un album en somme.

Album : Easy Machines
Année : 2017
Label : Talk Show

Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Never Go Home Again de Bill Baird est également en écoute ci-dessous : 


Et voilà donc la deuxième chanson très réussie de ce 'Easy Machines' de Bill Baird, So Says Me :


lundi 4 décembre 2017

[Track of The Day] Утро - Что-то не то творится (Something is going wrong)

Originaire de Rostov-sur-le-Don, les russes de Motorama en sont à quatre albums, tous chantés en anglais. Pour autant, ils n’oublient pas leur langue d’origine et continuent d’alimenter leur projet parallèle, Утро (Utro en français), où tout est chanté en russe.

Intitulé sobrement ‘Third Album’, ce troisième disque d’Утро est un condensé de 8 morceaux froids, sombres, où claviers, basses et rythmique clinique sont maîtres de cérémonie. Post et cold à tous les niveaux, 'Third Album' ne fera sans doute pas danser les foules, mais saura trouver sa place dans toute Dark 80s Party qui se respecte. Avec en point d'orgue Что-то не то творится (Something is going wrong pour la version originale).

Album : Third Album
Année : 2017
Label : Talitres

Acheter



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Что-то не то творится (Something is going wrong en anglais) de Утро est également en écoute ci-dessous :


Autre chanson tirée du 'Third Album' d'Утро, voilà Мне снилось, что я спал (soit en anglais I dreamt that I was sleeping) :




vendredi 1 décembre 2017

[Track of The Day] Makeness - Day Old Death

On va la faire courte. Et ne pas s’étaler. Un parce qu'il fait froid. Deux parce qu'on est jeudi. Et trois parce que je ne connais pas Kyle Molleson, producteur écossais qui officie sous le nom de Makeness.

Les seules choses que je peux vous dire à son propos, c’est qu'il vient de signer chez Secretly Canadian et que deux titres d’un album à venir sont déjà disponible.

Le morceau dont il est question aujourd'hui s'appelle Day Old Death, à l'électro mélodieuse qui donne envie de danser lascivement.

A mettre très fort donc. Et notamment si vous habitez autour du Sonic à Lyon, juste pour emmerder les quelques riverains qui mènent la vie dure à cette péniche de concert aux goûts toujours très sûrs. Cette dernière vient d'apprendre que sa dérogation de fermeture tardive n'était pas renouvelée. J’imagine que l’attitude de quelques connards du coin n’y est pas pour rien. Mais il faut les comprendre ces fameux riverains : coincés entre un pont autoroutier et un de la SNCF, c'est bien le Sonic qui doit les déranger.
Alors le temps que l'affaire s'arrange une nouvelle fois (espérons), le Sonic fête ses derniers moments « clubbing » avant un certain moment. Allez, viens, ça sera bien. Forcément.

Album : -
Année : 2017
Label : Secretly Canadian

Acheter



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Day Old Death de Makeness est également en écoute ci-dessous :



Premier extrait de l'album de Makeness à paraitre chez Secretly Canadian, voilà Loud Patterns :



Pour finir, le clip de ce Day Old Death de Makeness :



jeudi 30 novembre 2017

[Track of The Day] Kaitlyn Aurelia Smith - I Will Make Room For You (Four Tet Remix)

Les remix et Four Tet, c'est comme Max Richter et les bande-originales de films ou de séries : c'est une seconde peau.

Alors que le dernier album en date de l'anglais est sorti il y a quelques semaines et que, je m'en rends compte, je n'ai toujours pas posé la moindre oreille dessus (hormis Two Thousand and Seventeen dont il était question dans ces pages), Four Tet continue donc de remixer à tout va.

Un des derniers exemples en date est celui de I Will Make Room For You, une chanson de Kaitlyn Aurelia Smith. Et comme à chaque fois, il excelle dès qu'il s'agit de la gente féminine.

Et si la pochette représente tout ce que je déteste, ce remix a plus de consistance que ces affreux cocktail-bars qu'on nous installe à tous les coins de rue. Bien plus.

Album : -
Année : 2017
Label : Western Vinyl

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), le remix de Four Tet de I Will Make Room For You par Kaitlyn Aurelia Smith est également à écouter ci-dessous :


I Will Make Room For You par Kaitlyn Aurelia Smith, mais cette fois l’original, est quant à lui en écoute là :


mercredi 29 novembre 2017

[Track of The Day] Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason - Used and Confused

Projet annuel de 12 singles, le super groupe composé de Sin Fang, Sóley et Örvar Smárason aura rythmé beaucoup des parutions de ces pages sur les 6 premiers mois de 2017 (voir Random Haiku Generator, Love Will Leave You Cold, Wasted, Black Screen, Slowly, Citrus Light).

Pour autant, suite à deux morceaux moins convaincant, je les ai mis de côté. Pour mieux les retrouver via Used and Confused, la chanson de septembre.

Un titre le plus « tubesque » des 11 parus jusque là. J'écouterais plus les radios commerciales, je me serais fendu d'un petit « Used and Confused ou la chanson la plus Rihanna-esque de Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason ». Mais comme ma connaissance de la discographie récente de la plus célèbre des Barbadiens est quasi-nulle, je vais m'abstenir.

Mais Used and Confused a tout ce qu'il faut pour séduire le plus grand nombre : il a tous les atours d'une chanson mainstream très bien produite, aux effets de manche assez imparable.

Album : -
Année : 2017
Label : Morr Music

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Used and Confused de Sin Fang, Sóley & Örvar Smárason est également en écoute sur un des deux liens ci-dessous :





mardi 28 novembre 2017

[Track of The Day] PicaPica - Small Time/Secret

PicaPica est avant toute chose un mélange de deux voix précieuses, qu’on dirait venues d’une époque révolue : celles de Josienne Clarke et Samantha Whates. Deux voix qui chantent, doucement,  aux harmonies mélodieuses, sur les quelques accords de guitare qui les accompagnent.

PicaPica c’est également Adam Beattie et Sonny Johns, qui composent toute la musique de ce quatuor (si j'ai bien tout saisi).

PicaPica c'est enfin la nouvelle signature de Rough Trade Records, qui sortira le premier Ep du groupe, 'Spring & Shade' le 8 décembre prochain.

Small Time/Secret est le premier extrait de cet Ep (5 chansons au programme). Une très douce mélodie, des voix qui se mélangent pour n'en former qu'une, quelques accords qui donnent le la de l'affaire. Franchement anecdotique de prime abord, cette chanson de PicaPica se révèle pourtant très vite belle comme tout. Sans doute que ses atours de chant de veillée de Noël n'y sont pas pour rien.

Album : Spring & Shade Ep
Année : 2017
Label : Rough Trade

Acheter



En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Small Time/Secret de PicaPica est également en écoute via son clip ci-dessous :


lundi 27 novembre 2017

[Track of The Day] Mari Samuelsen - Timelapse

La seule fois où j’ai croisé Mari Samuelsen, c’était en 2015 lors de la sortie de ‘The Chopin Project’, le disque de Ólafur Arnalds et Alice Sara Ott. Elle participait à un des morceaux. Avant, après, je ne crois pas être tombé sur cette violoniste norvégienne (peut-être a t-elle déjà joué avec Max Richter ceci dit), et la découverte de son dernier album en date donne vraiment envie d’en savoir plus sur ses collaborations ou ses enregistrements précédents.

Or, c’est difficile, car les infos à son sujet sont parcellaires. Rien qu’un exemple : sa page wikipédia n’existe qu’en trois langues (le norvégien, forcément, le tchèque et l’espagnol) et tient en cinq lignes. RateYourMusic n’a rien à son propos. Discogs à peine plus.

Alors plutôt que perdre notre temps, parlons plutôt de ‘Nordic Noir’, le dernier album en date de Mari Samuelsen. Composé en partie par certains de ceux qui écrivent les bandes originales des séries policières scandinaves, reprenant de l'autre des œuvres d’Arvo Pärt ou d’Ólafur Arnalds, cet album de Mari Samuelsen est d’une beauté folle. Du genre à pouvoir mettre vos sens en émoi alors que vous n'aviez rien demandé.
Accompagnée de piano, de violoncelle et plus généralement d'une orchestration de qualité, Mari Samuelsen rend le tout plus beau avec son violon qu'elle mène d'un doigté délicat.

Entre musique de chambre et néo-classique, aussi cinématographique (la première partie) qu’évanescent, chuchotant et quasi ambient (tout le milieu de l’album), ce ‘Nordic Noir’, est d'une mélancolie à se damner et d’une grande beauté. Et Timelapse, le morceau qui ouvre l'album (en écoute ce jour), une merveilleuse porte d'entrée.

Album : Nordic Noir
Année : 2017
Label : Decca Classics

Acheter


En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Timelapse, le morceau qui ouvre 'Nordic Noir' de Mari Samuelsen, est également en écoute ici :



vendredi 24 novembre 2017

[Track of The Day] Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris - Tin Chapel

En 2008, pour la chronique de 'Fantasma Parastasie', l'album qu'il avait sorti avec Tim Hecker, j'avais compté le nombre de sorties discographiques qu'Aidan Baker avait à son actif, collaborations comprises. A l'époque donc, nous en étions à 113 albums.

Réapparu dans mon radar grâce à Mathieu de Random Songs, profitons donc pour faire un point. Ainsi, le canadien basé à Berlin en est, neuf ans plus tard, à 136 albums (dont 24 live), 20 Ep… et tout ça cette fois sans compter tous les autres groupes dans lesquels il a officié ou officie encore.

Bref, les années passent mais Aidan Baker ne change pas ses habitudes. Enregistrer, toujours plus enregistrer. Chacun jugera d'une telle productivité.

D'ailleurs, 'Noplace', le disque dont il est question aujourd'hui est son cinquième de l'année. Sorti il y a 15 jours, il ne sera même pas le dernier de 2017 vu qu' 'Aberration' est prévu pour début décembre !
Mais revenons à 'Noplace'. Composé avec Simon Goff (violoniste anglais) et Thor Harris, (batteur de Swans qui faisait déjà des merveilles sur 'The Past is not a Flood' de Hospital Ships), deux artistes avec lesquels Aidan Baker a déjà collaboré, 'Noplace' est un disque langoureux, uniquement instrumental, rempli de longues mélopées lancinantes, extatiques ; ticket pour un voyage en apesanteur. De l'ambient avec pour seules armes guitare, violon et batterie.

Album : Noplace
Année : 2017
Label : Gizeh Records


Acheter

En plus des playlists Spotify et Deezer (colonne de gauche de ce blog), Tin Chapel du trio Aidan Baker / Simon Goff / Thor Harris est également en écoute ci-dessous :
 


Autre morceau de 'Noplace', voilà Red Robin :